jeudi 7 mai - par micnet

Le concile de Chalcédoine : par delà le monisme et le dualisme !

J'ai souvent l'habitude de me plaindre, pour ne pas dire de pleurnicher (j'emploie ce terme à dessein tant l'importance de cette "plainte" est à relativiser, il y a franchement plus grave dans la vie...) du fait qu'agoravox tv ne propose plus que des articles au rabais, sans travail de fond, sans même un minimum d'effort rédactionnel ni de recherches en amont permettant une réflexion ou des débats contradictoires. Rien de plus facile en effet que de procéder à des copier/coller de vidéos. C'est évidemment le droit de chacun et agoravox nous offre cette liberté. Mais j'avoue avoir plus d'estime pour ceux, et ils sont de moins en moins nombreux ici, qui font l'effort de rédiger un texte avec un raisonnement articulé et des vidéos qui servent avant tout à appuyer et à illustrer la démonstration du texte proposé plutôt que des vidéos qui constituent "l'article" en tant que tel.

Aussi, je tiens à saluer au préalable l'auteur de cet article pour la qualité de celui-ci et invite tous les détracteurs dudit article à en faire autant, si tant est qu'ils en soient capables. Comme le dit l'adage :"La critique est aisée, mais l'art est difficile " . Donc mesdames et messieurs les détracteurs, à vos claviers ! Nous apprécierons alors à notre tour votre "immense talent" et pourrons constater aisément à quel point vous aviez raison de dénigrer cet auteur, tant vous aurez fait la démonstration implacable de vos qualités si supérieures en tout point. Cette remarque semble s'inscrire sur le ton de l'ironie mais ce n'est même pas le cas (quoiqu'un peu quand même, soyons honnête) car j'ai la conviction que si chacun acceptait de jouer ce jeu, les débats n'en seraient que de meilleure qualité.

Ceci étant posé, venons-en au fond du sujet car le présent article a pour but de répondre à l'article mentionné ci-dessus avec lequel j'ai un désaccord profond. Quelle est la thèse dudit article mentionné ? Tout simplement d'affirmer que le christianisme est un dualisme qui s'oppose à la vision "moniste-panthéiste" qu'incarnait notamment Plotin dans la droite ligne du panthéisme greco-romain. La thèse du présent article a pour objectif de démontrer que le christianisme dépasse cet vision binaire opposant le "monisme" au "dualisme" et que le concile qui fut probablement le plus fondamental de toute la chrétienté, à savoir le concile de Chalcédoine (451 ap JC), a battu en brèche cette binarité en se prononçant une fois pour toutes sur la nature du Christ.

Mais soyons précis et factuel en citant l'article mentionné à propos de l'affirmation de ce dualisme chrétien tel qu'il est défini par notre auteur agoravoxien : "En effet, dans le christianisme, Dieu crée la nature et l'homme à partir de rien, ce qui change radicalement le paradigme de la conception de la vision du monde par l'homme.
Dieu et l'homme ne sont fondamentalement pas de même nature, même si Dieu créé l'homme à son image pour lui donner la volonté, l'intelligence et le libre-arbitre. Le monisme panthéiste est incompatible avec le dualisme chrétien qui sépare le Créateur de la Création, Dieu est séparé de la nature, ce qui permet à l'homme de contempler et d'étudier de manière rationnelle la beauté du Monde."

J'affirme que cette définition du dualisme est totalement incompatible avec le dogme chrétien, et même catholique comme on va le voir. Mais avant d'évoquer, le concile de Chalcédoine proprement dit, il est important de bien définir les termes qu'on emploie et également de situer le contexte historique qui a précédé à ce concile si essentiel à la chrétienté.

 

1) Définitions

Dualisme religieux (source wikipedia) : doctrine qui postule la coexistence de deux principes éternels et inengendrés à l'origine de la création du bien (l'âme, le monde spirituel) et du mal (le corps, le monde matériel). Un Être mauvais est co-éternel au Dieu primordial. Il faut préciser, comme le rappelle également wiki, que ce dualisme est associé à la gnose ou au "gnosticisme", lequel gnosticisme a été rejeté par l'Eglise. Rappelons également que Platon est, pourrait-on dire, le véritable "inventeur" du dualisme en postulant un "monde des idées" supposé parfait en totale opposition avec notre monde matériel "mauvais".

 

Gnosticisme (source wikipedia) : "ensemble des mouvements religieux et philosophiques qui se développent au cours des IIe et IIIe siècles dans les limites de l’Empire romain, caractérisés par l’idée que la connaissance (en grec : gnôsis) des mystères de l’humanité, du divin et du monde, est possible et nécessaire au salut de l’âme après la mort. Cette connaissance s’obtient par un enseignement ésotérique et une expérience initiatique...Ces doctrines incluent généralement l’affirmation que les âmes des êtres humains sont emprisonnées dans un monde matériel intrinsèquement mauvais, créé par un dieu inférieur, imparfait voire mauvais, le Démiurge[1], à l’opposé duquel existe un autre dieu, supérieur et parfait, créateur des esprits et des âmes, plus éloigné, auquel on ne peut s’unir après la mort que grâce à cette « connaissance »[

 

Nestorianisme (source wikipedia) : "doctrine christologique affirmant que deux hypostases, l'une divine, l'autre humaine, coexistent en Jésus-Christ. Cette thèse tire son nom de l'un de ses défenseurs, Nestorius, patriarche de Constantinople (428-431). Son enseignement est déclaré hérétique et condamné par le concile d'Éphèse (430-431). "  Ainsi deux natures radicalement séparées cohabiteraient dans le Christ ; une nature humaine et une nature divine. Nous sommes là assez proches de l'affirmation de notre auteur agoravoxien qui affirme que la nature humaine serait radicalement différente de la nature divine.

 

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Monophysisme (source wikipedia) :  doctrine christologique apparue au Ve siècle dans l'Empire romain d'Orient en réaction au nestorianisme, et ardemment défendue par Eutychès. Elle affirme que le Fils n'a qu'une seule nature, qui est divine, et qui a absorbé sa nature humaine. En d'autres termes, les monophysites, situés à l'extrémité inverse du nestorianisme, estiment que le Christ est essentiellement de nature divine et qu'il s'est simplement "revêtu" d'une apparence humaine lors de sa vie terrestre. Ce qui confère là aussi à une vision dualiste d'une certaine manière mais de manière inverse au nestorianisme, c'est à dire refusant que le Christ, (Dieu lui-même) puisse être de nature semblable aux humains. Et c'est précisément ce monophysisme que l'Eglise a rejeté au travers du concile de Chalcédoine après avoir rejeté le Nestorianisme

 

2) Le concile de Chalcédoine ou l'union de la nature humaine et de la nature divine en Christ

Il est donc important d'avoir à l'esprit tous ces courants et l'influence qu'ils pouvaient représenter au sein de la Chrétienté pour comprendre le long cheminement qu'il a fallu avoir de se mettre d'accord sur la nature profonde du Christ. Contrairement à ce que pensent certains détracteurs du christianisme (certes pas tous), le dogme chrétien ne fut pas un long fleuve tranquille avec une entité papale de type pyramidal et dictatorial régnant sur les consciences des masses de manière autoritaire ; Les désaccords étaient profonds, on ne parle alors pas "du" chritianisme mais "des christianismes". De vrais débats contradictoires avaient lieu et le concile de chalcédoine en se prononçant une bonne fois pour toutes sur la nature du Christ fut si révolutionnaire pour l'époque qu'elle est encore largement incomprise, voire même parfois rejetée par certains chrétiens, aujourd'hui même.

Voici une vidéo explicative

 

La profession de foi de Chalcédoine

"Il (le concile) s'oppose en effet à ceux qui tentent de diviser le mystère de l'économie en une dualité de fils ; il repousse loin de l'assemblée des prêtres ceux qui osent dire passible la divinité du Fils unique ; il s'élève contre ceux qui imaginent, à propos des deux natures du Christ, un mélange ou une confusion ; il chasse ceux qui disent dans leur délire que la forme d'esclave que le Christ a reçue pour lui de nous est céleste ou de quelque autre substance ; et il anathématise ceux qui inventent la fable de deux natures du Seigneur avant l'union, mais n'en imaginent plus qu'une seule après l'union. Suivant donc les saints pères, nous enseignons unanimement que nous confessons un seul et même Fils, notre Seigneur Jésus Christ, le même parfait en divinité, et le même parfait en humanité, le même vraiment Dieu et vraiment homme (composé) d'une âme raisonnable et d'un corps, consubstantiel au Père selon la divinité et le même consubstantiel à nous selon l'humanité, en tout semblable à nous sauf le péché, avant les siècles engendré du Père selon la divinité, et aux derniers jours le même (engendré) pour nous et notre salut de la Vierge Marie, Mère de Dieu selon l'humanité,Un seul et même Christ, Fils, Seigneur, l'unique engendré, reconnu en deux natures, sans confusion, sans changement, sans division et sans séparation, la différence des natures n'étant nullement supprimée à cause de l'union, la propriété de l'une et l'autre nature étant bien plutôt gardée et concourant à une seule personne et une seule hypostase, un Christ ne se fractionnant ni se divisant en deux personnes, mais un seul et même Fils, unique engendré, Dieu Verbe, Seigneur Jésus Christ, selon que depuis longtemps les prophètes l'ont enseigné de lui, que Jésus Christ lui-même nous l'a enseigné, et que le Symbole des pères nous l'a transmis"

 

Sans mauvais jeu de mots (je ne voudrais pas blasphémer ;-)), voilà qui enfonce le clou ! Il n'y a ni natures humaine et divine "séparées" ni "fusionnées" en Jésus mais "unies" ! De plus, le concile de Chalcédoine, qui est un modèle de précision (chaque mot, chaque terme est soigneusement pesé, chacun ayant son importance) indique le plus clairement qui soit que Jésus est en "tout semblable à nous (humains) hormis le péché". Ajoutons que le concile ne fait que s'inscrire pleinement dans l'affirmation de Jésus selon laquelle :

"Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes."

(Jean 14 8-11)

 

Conclusion : Je recommande donc à mon "collègue" agoravoxien, fervent chrétien catholique, de se repencher sérieusement sur ce concile, et même sur l'histoire de l'ensemble des conciles dits "oecuméniques" et également sur les Ecritures qui montrent très clairement que le christianisme bien compris (suivant la formule désormais consacrée) se situe au-delà de la vision binaire moniste/dualiste.

Pour finir, et par esprit de provocation, je ne peux m'empêcher de faire un parallèle entre cette révolution que fut le concile de Chalcédoine avec cette autre révolution, mais de nature scientifique cette fois, que fut la mécanique quantique et cette dualité de "nature" du photon (là encore il s'agit de lumière) à la fois corpusculaire et ondulatoire. Ou, serais-je tenté de dire, cette union de la matière et de l'esprit.

Max Planck, considéré comme le "père" de la mécanique quantique a dit ceci :

"En tant qu'homme qui a consacré toute sa vie à la science la plus lucide, à l'étude de la matière, je peux vous dire, suite à mes recherches sur les atomes, ceci : Il n'y a pas de matière en tant que telle ! Toute la matière provient et n'existe qu'en vertu d'une force qui met les particules d'un atome en vibration et maintient ensemble ce système solaire le plus minuscule de l'atome... Nous devons supposer derrière cette force l'existence d'un Esprit conscient et intelligent. Cet Esprit est la matrice de toute matière"

 



108 réactions


    • micnet micnet 11 mai 13:43

      @Gollum

      Juste ceci :

      J’en déduis que tu as conservé religieusement, avec tout le culte dû, tes rognures d’ongles, tes touffes de cheveux laissées chez le coiffeur, sans oublier tes excréments laissés au fond des chiottes...

      Ah mais je peux te retourner l’argument : puisque la matière n’a strictement aucune importance étant donné que ton corps ne vaut pas mieux "qu’une vieille chaussette qu’on abandonne", j’en déduis que tu as des envies de suicide ? Et oui, puisque ça n’a aucune importance, autant se faire péter le caisson tout de suite tant qu’à faire, on gagnera du temps et ta chaussette puante ne t’encombrera plus. Tu vois, ça aussi c’est cohérent smiley


    • Gollum Gollum 11 mai 14:20

      @micnet

      Ben non ce n’est pas cohérent du tout c’est même de l’ezechielisme pur jus, tu pars d’un postulat pour aboutir à une conclusion dont on ne voit pas le rapport avec les prémisses de départ... 

      En bref quelque chose qui n’a pas d’importance ne peut pas pousser au suicide... C’est même plutôt l’inverse on doit se sentir à priori plus léger...

      Bref...


    • micnet micnet 11 mai 20:27

      @Gollum & Y2

      A propos du livre que j’ai évoqué plus haut La mort n’est pas la fin de notre existence (la supraconscience existe) écrit à 4 mains au-travers de la collaboration du docteur Manuel Sans Segarra et du témoignage du journaliste Juan Carlos Cebrian, voici quelques extraits de l’ouvrage qui postule, suite à l’expérience et l’accompagement des patients ayant vécu une EMI, que la "supraconscience" existe. Ce livre est intéressant parce que l’auteur principal (le docteur) fait l’éloge aussi bien de Jésus que de Spinoza ou même...de Teilhard de Chardin, sans oublier bien sûr CG Jung. Et, petite remarque qui ne sera pas pour vous déplaire, il estime que le théisme (comprendre en particulier le Dieu de l’AT considéré comme un "juge sévère" alors qu’il est amour) est réducteur. Il cite également et à plusieurs reprises les travaux de Penrose et Hameroff à propos de la "conscience quantique"

      Extraits :

      "Notre corps est la manifestation d’une énergie de basse fréquence. Après la mort physique, ce corps cesse d’avoir la forme que nous connaissons, mais cela ne signifie pas la fin de notre existence réelle.
      La conscience non locale, qui constitue notre réalité existentielle, perdure au-delà de la mort physique et s’affranchit du temps et de l’espace tels que nous les connaissons dans la réalité matérielle. Cette forme d’existence transcende les limites de notre corps physique. Notre conscience non locale poursuit donc son voyage au-delaà de la dimension physique après la mort de notre corps : même si ce dernier cesse de fonctionner, l’énergie qui le compose ne disparaît pas mais se transforme (suivant le principe de conservation de l’énergie) et continue d’exister différemment. Par conséquent, je tiens à souligner ceci : bien que la mort signifie la fin de notre corps physique tel que nous le connaissons, elle n’équivaut pas du tout à la fin de notre existence
      ."

      "Les témoignages (liés aux EMI) se recoupent sur les éléments suivants :

      1. La perception d’une expérience hyper-réelle. Les patiens décrivent souvent les EMI comme plus réelles que la réalité quotidienne elle-même.
      2. Une expérience hors du corps. Ils ont l’impression de quitter leur corps et de l’observer de l’extérieur, de même que tout ce qui se passe autour d’eux.
      3. Des perceptions extraordinaires. Certains racontent avoir entendu les pensées des autres ; d’autres parviennent à expliquer des faits s’étant déroulés au même moment que leur EMI mais à d’autres endroits, ou encore des choses sur le point d’arriver.
      4. Un tunnel ou un espace vide. Nombreux sont ceux qui décrivent un voyage à travers un tunnel, au bout duquel ils ont aperçu une lumière vive.
      5. Une autre dimension. Les patients peuvent avoir la sensation d’entrer dans une dimension différente, souvent décrite comme un bel endroit paisible.
      6. Des rencontres. Certains évoquent des rencontres avec d’autres personnes, comme des êtres chers disparus ou des figures protectrices."

      Et je termine par un extrait qui, j’en suis sûr, vous plaira smiley

      "Nous disposons de preuves scientifiques de l’existence d’une énergie quantique à l’origine de l’univers et de la vie. Notre corps est une énergie quantique à l’origine de l’univers et de la vie. Notre corps est une énergie transformée en matière, il est poussière d’étoiles générée transformée en matière, il est poussière d’étoiles générée à travers le big bang par Dieu, un Dieu si plein de bonté et d’amour qu’il se manifeste en chacun de nous dans la conscience non locale. C’est le Dieu compréhensif et miséricordieux que défendait le philosophe Baruch Spinoza (1632-1677), très différent du Dieu personnel du théisme classique, plutôt envisagé comme un juge sévère. Le Dieu de Spinoza — une réalité éternelle, infinie et parfaite — est celui de l’unité, de l’harmonie et de l’amour. Tout ce qui nous entoure est divin, et nous est donné par Dieu pour que nous en jouissions. La maison de Dieu n’est pas seulement dans les temples, mais dans toute la nature qui nous entoure. Tout prend sa source dans le divin.

      Jésus l’a exprimé sans détour : "Dieu est parmi vous mais vous ne le voyez pas." L’univers tout entier est connecté par une force, par une conscience intelligente. C’est la causalité descendante, l’énergie première."

      Je termine par une question qui me travaille depuis assez longtemps : j’ai la conviction intime que TOUTES les religions ont un dénominateur commun : le divin est amour. Est-ce exact ? (je pose la question mais je n’ai pas la réponse toute faite)


    • yoananda2 11 mai 20:42

      @micnet
      ouai c’est intéressant mais le baratin quantique ... bof bof ...
      faut savoir que les EMI ne sont pas toutes sympatoches, certains, c’est l’inverse du discours habituel "j’ai vu l’amour et je suis revenu transformé, sans peur". D’autres c’est exactement l’inverse. 

      Je termine par une question qui me travaille depuis assez longtemps : j’ai la conviction intime que TOUTES les religions ont un dénominateur commun : le divin est amour. Est-ce exact ?

      Non, c’est juste un dénominateur commun des humains domestiqués des sociétés pacifiées, des empires en somme, qui ont besoin de cette idéologie pour tenir la société. Les religions universalistes ont émergées en même temps que les empires. 

      Mais les autres religions sont différentes.


    • Gollum Gollum 12 mai 09:38

      @micnet

      Je partage les réserves de mon fiston sur cette instrumentalisation de la MQ...

      Jusqu’ici ça a plutôt créé de la confusion.. 

      TOUTES les religions ont un dénominateur commun : le divin est amour. Est-ce exact ?

      Yep peut-être... C’est la rengaine classique du new-âge basée sur du Guénon mal digéré...

      On peut aussi y voir un autre point commun, surtout pour les abrahamiques : une dose pas piquée des hannetons de superstition...et donc de bêtise pure..

      Quant à l’hindouisme le Yoga de l’amour, la Bahkti, est le dernier des Yogas... celui réservé aux brêles en quelque sorte... Le premier Yoga, Jnana Yoga, est lui fondé sur l’intelligence.. Ce dernier est censé être capable d’apporter la libération au cours de cette vie même.. Pour le Bahkti Yoga il faut plusieurs vies...

      Et puis faudrait définir l’amour. L’amour vu par quelqu’un empêtré dans ses problématiques personnelles n’est pas le même que celui qui n’en a plus.. 

      Sinon ces EMI, OBE, oui c’est intéressant... Ne pas en déduire par contre de survie des morts qui peuvent vous accueillir à bras ouverts... Le livre des morts tibétains proclame (si ma mémoire est bonne) que ce sont là illusions créées de toute pièce par le mort, encore attaché à son ancienne vie...  smiley


    • @Gollum
      tiens ! le club des autruches enculant les mouches religieuses avec ferveur se réveille smiley


  • Gollum Gollum 11 mai 10:02

    Ici un excellent texte explicatif sur la vision de Platon :

    https://www.philosophes.org/philosophies/philosophie-antique/le-timee-et-la-cosmologie-platonicienne-conception-du-monde-physique-et-rapport-avec-le-divin-et-les-idees/

    On remarquera la différence abyssale avec le Dieu créateur biblique, complètement jaloux et caractériel... sujet à des émotions trop humaines...

    Ici rien de tel. Un artisan qui façonne le monde d’après des idées, hors de l’espacé et du temps, donc éternelles, donnant ordre au cosmos..

    C’est quasi la vision de la science moderne les mathématiques étant ces fameuses idées façonnant l’univers par les lois physiques..

    Au point que nombre de chercheurs modernes se déclarent platoniciens (et pas bibliques vous l’aurez remarqué).. Par exemple Alain Connes, médaille Fields des mathématiques se déclare explicitement platonicien. Idem pour le prix Nobel de physique Roger Penrose.. Y en a probablement d’autres..


  • ffi 13 mai 21:09

    43. Il est vrai aussi qu’en Dieu est non seulement la
    source des existences, mais encore celles des essences, en
    tant que réelles, ou de ce qu’il y a de réel dans la possibili-
    té. C’est parce que l’entendement de Dieu est la région des
    vérités éternelles, ou des idées dont elles dépendent, et
    que sans lui il n’y aurait rien de réel dans les possibilités,
    et non seulement rien d’existant, mais encore rien de pos-
    sible (§ 20).

    46. Cependant il ne faut point s’imaginer avec
    quelques-uns, que les vérités éternelles, étant dépendantes
    de Dieu, sont arbitraires et dépendent de sa volonté,
    comme Descartes paraît l’avoir pris et puis M. Poiret. Cela
    n’est véritable que des vérités contingentes, dont le prin-
    cipe est la convenance ou le choix du meilleur ; au lieu que
    les vérités nécessaires dépendent uniquement de son en-
    tendement, et en sont l’objet interne (§ 180-184, 185, 335,
    351, 380).

    Leibniz, monadologie, 1714


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