mardi 7 avril 2015 - par maQiavel

Le christ révolutionnaire

« Jamais homme n’a parlé comme cela ! » est il écrit dans l’évangile de Jean. Les paroles de Jésus s’enracinent dans une pensée radicalement nouvelle et révolutionnaire, elles sont en effet provocantes et remettent en question des principes éprouvés et vont à l’encontre des dogmes et des clergés de l’obéissance et de la servitude.

 

Dans une scène de la mini-série télévisée de Franco Zeffirelli réalisée en 1977, Jésus joué par Robert Powell, chasse les marchands du temple et s’oppose aux pharisiens. Ce moment de radicalité contre le Temple de la marchandise fait mémoire.

 

 

La présence des marchands n’était pas facultative ils étaient indispensables pour que puisse exister le culte : il fallait bien qu’ils fournissent les bêtes qu’on offrait en sacrifice, il fallait bien aussi des changeurs d’argent. En faisant ce geste, Jésus attaquait le culte lui-même. 

 

" Détruisez ce temple, dit Jésus, et en trois jours, je le relèverai ". Le temple dont il parlait, c’était son corps, c’est-à-dire sa personne. C’est comme s’il disait : " Vous pouvez détruire le temple, puisque, je suis là ! "

 

A la samaritaine, il dira " L’heure vient, et c’est maintenant où vous adorerez ni au temple de Jérusalem ni au mont Garizim. Les vrais adorateurs adoreront en esprit et en vérité ! "

 

Le corps du Christ, le temple de Dieu, c’est nous : « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu » (1 corinthien 3 : 16).

 

coeur (1)

 

En chassant les vendeurs du temple, Jésus prend une position radicale quant aux trésors de ce monde que les mites et les vers peuvent consumer, que les voleurs peuvent cambrioler. C’est dans le ciel qu’ils doivent être amassés car notre cœur sera là où sera notre trésor (Mt 6, 19-21). Dans la même logique, nul ne peut servir deux maîtres. L’on aimerait l’un et l’on haïrait l’autre : on ne peut servir et Dieu et l’argent (Mt 6, 24). Quels sont donc ces trésors célestes ? Tout ce que j’offre, tout ce que je donne à mon prochain sans rien attendre en retour me rend plus riche. Les choses les plus importantes de la vie n’ont aucune valeur matérielle mais elles ont une immense valeur spirituelle. 

 

« Oui, il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu ! ». (Luc 18, 25)

 

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Les évangiles comparent d’ ailleurs le royaume à un trésor caché. Le « Royaume de Dieu » est un élément fondamental du message du Christ. Luc nous fournit une indication très claire : « La venue du Royaume de Dieu ne se laisse pas observer, et l’on ne dira pas : ‘Voici : il est ici ! Ou bien : il est là ! Car voici que le Royaume de Dieu est au milieu de vous » (Lc 17, 20-21). 

 

Le royaume de Dieu n’est pas une organisation secrète, ni une association structurée ni une entreprise hiérarchisée. Dans le royaume de Dieu, ce qui importe ce sont les valeurs de l’être, l’amour du prochain, le comportement envers autrui.

 

« Cherchez d’abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît » (Mt 6, 33). Le Christ place le royaume de Dieu au-dessus de tout. Il lui donne la toute première priorité. « A moins de naître d’eau et d’Esprit, nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu » (Jn 3, 5).

 

La puissance éclatante des paroles du Christ est là pour provoquer une métanoïa, une « conversion de l’esprit » permettant l’émergence d’un homme nouveau, ce qui implique un recommencement, une seconde naissance de nature spirituelle. La renaissance en l’esprit, l’accession à une conscience nouvelle est une révolution qui se déroule à l’intérieur de nous-mêmes, dans nos pensées, dans nos convictions, dans notre être.

 

Le message du christ est un programme de paix radicale : aimer ses ennemis, faire du bien à ceux qui nous haïssent, bénir ceux qui nous maudissent, prier pour ceux qui nous diffament.

 

Paradoxalement, il sait que celle-ci ne s’installe pas sans divisions et sans douleur. Mais il impose la tolérance et le pardon comme seule issue possible à l’escalade de la haine et de la violence. Pour y parvenir, il propose d’agir selon le modèle d’un Dieu capable d’un amour infini et promet en échange la vie éternelle. Le Christ enseigne une éthique à portée universelle : justice et partage, non-violence, liberté de choix, fraternité humaine. Le passage de la femme adultère dans l’évangile témoigne de la générosité du christ. Jésus discute du respect de la Loi avec des Pharisiens :

 

 

L’esprit de la loi peut se résumer à l’intérieur de ces deux commandements : il s’agit d’aimer le Seigneur ton Dieu, de tout ton cœur, toute ton âme, et toute ta pensée. Et aussi d’aimer ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes. Jésus affirme que toute la loi, si on la considère du point de vue de son essence, doit être comprise sur la base de ces deux commandements, ils sont au centre de l’enseignement de Jésus.

 

Jésus répétait constamment aux pharisiens qu’ils étaient des hypocrites. "Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! "Et dans le contexte de ce passage, être hypocrite veut dire accorder la priorité aux actes extérieurs de la loi et à la lettre au détriment des dispositions intérieures du cœur et de l’esprit. 

 

La parole de Jésus n’est pas faite pour séduire les plus hauts dignitaires du peuple juif. Aujourd’hui non plus, de semblables discours de la part de Jésus n’emporteraient pas l’adhésion des décideurs et des dignitaires de notre société.

 

Pourtant ces paroles ont survécu à tous les orages et en deux mille ans n’ont rien perdu de leur actualité.

 

Chaîne de LeBelPhilippe

François Brooks

 



126 réactions


    • Joe Chip Joe Chip 8 avril 2015 11:57

      @Semi Kebab

      Stalonien dans Rocky 4 quand il se bat contre le Russe, ce film a une dimension christique, quand Balboa s’avance sous les coups du géant russe et lui lance encore en signe de défi : frappe ! Frappe ! Vas-y cogne ! 

      Le premier Rocky s’ouvre sur une image de Jésus.


  • Semi Kebab 7 avril 2015 23:04

    JESUSCOPIE par un libre penseur qui ne se prend pas pour un procureur et s’en fout d’être un dégénéré ou non aux yeux de certains couillons. (de mémoire selon les souvenirs lointains d’un catéchisme enfantin)


    Né dans une étable : A l’inverse d’un Siddhartha Gautama né avec une cuillère en or dans la bouche : symbolique : peu importe vos lieux d’origine, la lumière peut éclairer chacun qui fait de sa vie une quête de vérité.


    Il enseignait jeune les écritures : Un enfant à haut potentiel à n’en point douter donc doté d’un haut QI qui lui permit de réfléchir plus que la moyenne et de dépasser même sa prédestinée pour la transcender.


    Il a disparu à partir de 12 ans je crois pendant une longue période il me semble, que les chrétiens ici présentme corrigent car je fais ce commentaire de mémoire pure, donc forcément sujet à contreverses et imprécisions, donc il a disparu ou pendant un certain nombre d’années ? Si on en croit les personnages d’exception qui ont marqué l’Histoire de leur existence, il y a pratiquement toujours une part d’ombre, un peu comme Maître Vergès qui a disparu à Cuba sans laisser d’adresse, il y a chez les gens touchés par la grâce ou décrits comme tels, une période obscure, où rien n’est indiqué, comme si l’on perdait la trace d’une Nabilla tombée en disgrâce après un coup de couteau foudroyant, un espace vierge dans sa future biographie pour les siècles des siècles, et si ces personnages hors du commun avaient besoin de s’isoler pour parfaire leur quête spirituelle et être préparés à accomplir leurs destinées si particulières, cela suppose un travail d’introspection que tente maladroitement et très pécuniairement de reprendre à son compte la psychanalyse largement laissée entre mains juives.


    Le message de Jésus est révolutionnaire car il ne s’adresse pas à des masses mais aux individus qui sont appelés à former masses. et si l’on souhaite que les masses soient les plus apaisées possible ou en paix entre elles, voire prospères dans la coopération et non l’affrontement ne serait il pas préférable que les individus qui composent ces masses soient les plus sains possible, épanouis au maximum, bien dans leurs êtres, bien dans leurs corps, bien dans leurs esprits, bien dans leurs âmes ? Mais nous en laisse t’on l’occasion dans ce monde du tout marchand et en pleine course contre le temps qui est aussi de l’argent, de la peur de la mort qui nous réduit justement à notre égalité commune, et de tous ces paramètres qui font l’univers dans lequel nous sommes nés sans avoir demandé quoi que ce soit ?

    Oui mais Jésus a dit aussi, vous êtes des agneaux que j’envoie parmi les loups. Et oui les loups sont déjà sur le terrain en train de bequeter et de préparer leur festin de demain et nous débarquons avec force naïveté et ingénue innocence dans un tourbillon qui nous dépasse et de loin d’autant plus si notre lieu d’origine est une étable et non une succursale de la banque Rotschild.

    Car le lieu de naissance est déterminant pour un individu qui part de toutes façons avec des chances inégales au départ après c’est à chacun de saisir les opportunités qui s’offriront à lui durant sa courte vie pour tenter de changer les charactéristiques de départ que l’on a selon les aléas de nos adn, lieux sociaux, richesses de départ, et multitudes de paramètres différents que nous sommes tous et toutes différents du voisin mais avec des points communs au niveau du cerveau reptilien.

    Et si Jésus c’était d’abord des indices pour nous en sortir dans la vie, à savoir ne pas se trahir et agir en bonne intelligence afin d’éviter un maximum de conflits tout en prenant sur soi les agressions quitte à devoir se retirer en solitude afin de se forger une personnalité endurcie à la manière du surhomme de Nietzsche afin de faire comprendre à d’autres par son propre sacrifice que le salut passe par l’acceptation de soi afin de n’être plus en conflit avec son voisin et que les biens matériels n’ont aucune valeur en regard de la vie qui ne demande qu’à s’exporter dans les confins de l’univers à partir d’une espèce que la nature espère être son chef d’oeuvre afin d’en comprendre les méchanismes pour que cette espèce se surpasse et se dépasse afin d’ensemencer des mondes extérieurs à notre galaxie pour féconder des terrains fertiles pour l’instant hors de notre portée car trop occupés à nous liquéfier les uns les autres pour assouvir nles désirs de nos propres nombrilismes au lieu d’oeuvrer sur le court laps de temps qu’il nous reste à quitter une terre éphémère pour perpétuer la vie sur d’autres mondes encore stériles qui n’atrtendent que notre main verte pour germer ?

    Vaste programme... Et dire que des mecs comme Cheminade sont considérés comme des demi mongoliens... Ouverture d’esprit, où est tu ?


  • Baston Labaffe Gaston Lagaffe 8 avril 2015 00:19

    Bien heureux les simples d’esprit car le royaume des cieux est à eux, en effet, plus d’instinct et moins d’intellect ne nous ferait pas d mal pour rester sur le chemin de la sagesse, car voyez où mène la masturbation intellectuelle, à des débats entre Onfray ou BHL, à des trillards de pixels quotidiens déversés sur internet via des échanges plus ou moins superficiels servant à masquer le manque de réponses à nos questions existentielles pendant que les requins de la finance, les marchands du temple spéculent sur le prix de nos existences, car l’argent est le seul nerf de la guerre, de la qualité de vie, de l’influence individuelle ou collective, le dieu fric domine tout et dispose de nous comme d’autant de relais incarnés en semblant d’êtres humains qui malgré qu’ils soient simples d’esprit n’en sont pas moins esclaves, heureusement pour les plus aveugles et les plus benêts, ils sont persuadés d’aoir de la chance et d’être privilégiés, malheur aux lucides, l’enfer de la dépression les guette à l’instar du dernier alpagué en date célèbre aux démons de l’antre de la folie : Guy Birenbaum. Nietzsche a connu les affres de la torture mentale au point d’en préférer la fuite dans la folie, beaucoup plus reposante à bien des égards, mais servira t’il, ce sacrifice presque volontaire, à lui faire croire qu’il est devenu simple d’esprit parce que fou ? Rien n’est moins sûr, que le royaume des cieux lui appartiennent, peut être éventuellement, de longues vacances méritées mais longtemps refusées à un cerveau qui ne demandait qu’un peu de repos avnat de tilter et s’évader loin par delà les frontières de son propriétaire... Douce nuit à vous smiley


  • Scalpa Scalpa 8 avril 2015 00:25

  • Semi Kebab 8 avril 2015 01:04

     

    Partons d’un point de vue différent, et si, les religions seraient une conséquence de la curiosité naturelle d’un organisme vivant voulant explorer son environnement externe mais aussi interne, je m’explique :

    Et si les religions étaient une sorte de psychanalyse individuelle présentée comme collective, nous faisons tous partie de l’humanité, nous sommes à son image, nous sommes les représentants d’une espèce définie, ok, disons que nous avons connaissance des religions par nos prédecesseurs, nos éducateurs, nos aînés, ok, mais aussi par des textes qui nous sont présentés comme dogmatiques et irréfutables, ok, un peu comme la loi Gayssot sur la $hoah, n’est ce pas ? Nous sommes presque contraints et forcés de prendre comme parole d’évangile les témoins ou les adeptes non pas de Jéhova mais des 3 religions du livre en ce qui concerne le monde plus ou moins occidental si on excepte la polynésie ou autres sous influences juives, musulmanes, chrétiennes, ce qui vaut aussi pour les autres mouvements plus ou moins mystiques des bouddhistes aux raëliens en passant par les hindouistes et autres paganismes lucifériens, peu importe même sectairement parlant comme des dogmes aux logos TF1, Confrérie paysanne, PMU, UMP, l’amicale des anciens enfants de choeur ou encore OM, PSG, bref, peu importe, tout ce qui peut ressembler à un rassemblement de plus d’un individu sous des croyances ou valeurs communes à priori nous sommes d’accord.


    Oublions un instant la multitude et concentrons nous sur nous même c’est à dire à nos niveaux individuels, ne sommes nous pas responsables, donc "dieux" d’un univers qui nous est propre et sur lequel nous régnons pour un laps de temps défini sur plus de 100000 milliards d’individus nommés cellules qui se retrouvent par obligation vitale d’être obligé de collaborer tant que faire se peut afin de faire vivre l’ensemble du corps pour qui elles bossent inlassablement jour et nuit ainsi que sept jours sur sept à la bonne marche de leur entreprise commune c’est à dire de nous faire vvre en tant qu’humain, ceux qui marchent debout, ceux qui se prennent pour le centre du monde eterne alors qu’ils ne connaissent pas pour la plupart le centre de leur univers interne un peu trop hâtivement nommé coeur par de présomptueux nucléopathes de pacotille ?


    Et si chacun de nous était un dieu responsable de ses 100000 milliards de cellules et organisateur en grand architecte inconscient mais instinctif, parfois guerrier quand il rêve de conquête, parfois défensif quand il se replie sur lui même en proie à des conflits internes à son propre organisme trop affaibli pour vouloir chercher querelle à son voisin qui est un autre univers en lui même donc une terre à explorer, voire à voler ?


    Alors cela voudrait dire qu’il ne faut jamais oublier de considérer l’infinmiment grand ou l’infiniment petit car au regard de notre dimension nous sommes une espèce d’entre deux au milieu d’une infinité de proportions échelonnées du plus grand au plus petit et dans le sein desquels se livre une constante bataille pour tenter de rester en équilibre dans la multitude de distortions des rapports de force qui nous tiraillent d’un côté et de l’autre nous menant forcément dans une grande confusion si nous nous laissons aller à l’illusion qu’il puisse y avoir un autre capitaine ou un dieu supérieur en la personne d’un plus charismatique humain que nous le soyons qui puisse par force physique ou mentale voire matérielle prendre l’acendant sur notre propre volonté afin que nous en oublions jusqu’à la réalité de notre propre liberté voire notre autorité sur les 100000 milliards d’individus qui nous composent afin de donner une apparence caractéristique et plus ou moins unique vu de l’extérieur au vaisseau que ces milliards d’êtres tentent au mieux de leurs moyens de faire évoluer pour une espérance de vie qui s’étend de 0 à 122 ans, l’âge record de Jeanne Calment, cette perspective d’observation calme en effet les désirs de grandeurs des plus audacieux de nos égocentriques qui, par des moyens artificiels, tentent d’approcher le rêve des rêves, devenir dieu à la place de dieu, sur une planète si petite et étroite, qu’ils oublient de rester le dieu de leurs esprits imaginatifs si vastes que la terre entière ne suffirait pas à contenir tant les univers de l’imagination humaine sont encore si vides et déserts mais surtout encore inexplorés.


    Donc pour résumer, et si les religions, n’étaient pas des cartes de navigations destinées à nous faire comprendre que le plus important dans la vie est de ne pas perdre de vue ce que nous sommes en vérité ?

    Ainsi soit il, Amen, et à bientôt, amis humains, compagnons de fortune, alliés de circonstances (athées...nuantes) atchoum.... A vos souhaits...


  • Semi Kebab 8 avril 2015 01:23

    Que nous reste t’il face à un monde bâtis sur multitude de mensonges pour s’y retrouver que de garder le seul fil rouge dont on dispose, à savoir : Ne pas se perdre nous même ? Et espérer que nous ne sommes pas les seuls à tenter d’y voir clair dans un horizon opaque, obscur, brouillé, faussé par des millénaires de malentendus dans le meilleur des cas, de mesonges volontaires déformés à tel point que l’essentiel pourtant visible sous nos yeux embrumés ne compte plus ou n’existe même plus au profit de mensonges se reproduisant en myriades de scorpions qui répandent à leur tour leur poison et de ces scorpions nous sommes tous les fils et filles qui sont emplis de venin car nous même epoisonnés par la force des choses et qu’il ne tient qu’à nous de trouver l’antidote qui convient à chacun de nos organismes pour tenter de soit s’habituer petit à petit au poison et devenir antidote sur un plus ou moins long terme, soit de se désintoxiquer radicalement en jouant quitte ou double en prenant le risque de se tromper de vérité et de s’enfoncer dans des certitudes faussement pieuses mais nous donnant l’impression d’être dans une vérité qui ne vaut pas plus qu’un mensonge avoué même à moitié pardonné. Le mieux est l’ennemi du bien, ne reste donc que la voie du milieu entre celle du bien et celle du mal car elle au moins, celle du milieu ne s’embarasse pas de faux semblant mais a le mérite de nous donner une chance de ne point basculer dans les deux extrêmes du vice et de la vertu et offre une alternance raisonnable entre les deux points de vue antagonnistes afin de nous épargner l’illusion du fanatisme. Grille, porte, ouvrir grille, ouvrir porte, coffre, ouvrir coffre, bingo... Cela ressemble curieusement à l’Alchimiste vous ne trouvez pas ? Rien d’étonnant car tout est lié puisque nous faisons partie d’un tout, inutile de lui donner inutilement une dimension mystique inutile, n’est ce pas, restons bêtement humains ou terre à terre et la jonction entre les étoiles pourra se faire de façon logique, pragmatique, humaine... Les pieds sur terre mais la tête dans les étoiles, faut bien retrouver un juste milieu entre deux extrémités infinies dans un corps fini.


  • Semi Kebab 8 avril 2015 01:36

    Les premiers seront les derniers, alors rassurons nous car apparemment nous tous ici, ne sommes pas des volontaires acharnés à vouloir à tout prix être dans le peloton de tête, alors patience, la donne s’inversera probablement... No stress les mecs, chiotte, les mecs...


  • Semi Kebab 8 avril 2015 01:48

    revenons à l’essentiel, que disent les religions de Summer à Star Wars en passant par les futilités du genre christianisme, judaïsme, islamisme, raëlisme ? Que la peur tue l’esprit amène au doute puis au mensonge, à la colère puis la haine, ok alors écoutons no midichloriens parler, que la force soit avec vous et si nous parvenions à parler à nos propres cellules sans interférence ni friture sur la ligne alors peut être que nous pourrions approcher une certaine fomre d’évolution, écoutons le jésus qui sommeille en nous tous (étincelle divine que nous ressentons tous au fond de nous) et faisons le parallèle entre l’origine de notre big bang natif (éjaculation, nom donné à la traditionnelle course de spermatozoïdes qui compte des millions de participants à chaque départ pour un seul vainqueur sur la ligne d’arrivée, à mettre enn parallèle avec nos voisins les végétaux et leurs modes de reproductions, entre autres, afin d’avoir une bonne idée de base à quel point nous ne sommes rien et beaucoup à la fois, tout le paradoxe humain)

    Et soyons des Gérard Majax de notre temps à un plan plus intéressant que de faire apparaître des lapins sous un chapeau alors que si nous le voulions bien, nous saurions nous soigner car les meilleurs médicaments pour nous mêmes, c’est nous mêmes, le dieu qui règne sur les milliards de cellules qui font que nous nous causons à travers divers pseudos plus originaux les uns que les autres... Peace & Love mes frères et soeurs, ayez confiance en vous, osez vous prendre pour le dieu de votre univers, en quête de diplomatie envers les autres dieux de la création, à peu près tout ce qui nous entoure et n’ayons pas honte d’exhiber une humilité de bon aloi qui tour à tour nous fait roi d’un jour et mort pour toujours... Nous ne sommes que des voyageurs aussi éphéères que des coléoptères diurnes vivant la nuit et le jour l’espace d’un rêve sur une grêve qui s’y échouera tôt ou tard...


  • enzo 8 avril 2015 02:11


    « Je ne sais qui m’a mis au monde ni ce que c’est que le monde ni que moi-même : je suis dans une ignorance terrible de toutes choses ; je ne sais ce que c’est mon corps, que mes sens, que mon âme et cette partie même de moi qui pense ce que je dis, qui fait la réflexion sur tout et sur elle-même, et ne se connaît non plus que le reste. Je vois ces effroyables espaces de l’univers qui m’enferment, et je me trouve attaché à un coin de cette vaste étendue, sans que je sache pourquoi je suis plutôt placé en ce lieu qu’en un autre, ni pourquoi ce peu de temps qui m’est donné à vivre m’est assigné à ce point plutôt qu’à un autre de toute l’éternité qui m’a précédé et de toute celle qui me suit. Je ne vois que des infinités de toutes parts, qui m’enferment comme un atome et comme une ombre qui ne dure qu’un instant sans retour. Tout ce que je connais est que je dois bientôt mourir, mais ce que j’ignore le plus est cette mort que je ne saurais éviter.

    Comme je ne sais d’où je viens, aussi je ne sais où je vais ; et je sais seulement qu’en sortant de ce monde, je tombe pour jamais ou dans le néant, ou dans les mains d’un Dieu irrité, sans savoir à laquelle de ces deux conditions je dois être éternellement en partage. 

    Voilà mon état plein de faiblesse et d’incertitude. Et de tout cela je conclus que je dois passer tous les jours de ma vie sans songer à chercher ce qui doit m’arriver. Peut-être que je pourrais trouver quelque éclaircissement dans mes doutes ; mais je n’en veux pas prendre la peine ni faire un pas pour le chercher, et après, en traitant avec mépris ceux qui se travailleront de ce soin - quelque certitude qu’ils en eussent, c’est un sujet de désespoir plutôt que de vanité- je veux aller, sans prévoyance et sans crainte, tenter un si grand événement, et me laisser mollement conduire à la mort, dans l’incertitude de l’éternité de ma condition future ».


    Blaise Pascal


  • Scalpa Scalpa 8 avril 2015 09:02

    Un vieil indien explique à son petit fils que chacun de nous a en lui deux loups 
    qui se livrent bataille. Le premier loup représente la sérénité, l’amour et la gentillesse.
    Le second loup représente la peur, l’avidité et la haine.

    "Lequel des deux loups gagne ?" demande l’enfant.

    "Celui que l’on nourrit", répond le grand-père.

    Sagesse amérindienne.

    Après CC a débarqué.



  • Scalpa Scalpa 8 avril 2015 09:05

    Nan-in, un maître japonais du XIXème siècle, reçut un jour la visite d’un professeur d’université américaine qui désirait s’informer à propos du Zen.

    Pendant que Nan-In silencieusement préparait du thé, le professeur étalait à loisir ses propres vues philosophiques. Lorsque le thé fut prêt, Nan-In se mit à verser le breuvage brûlant dans la tasse du visiteur, tout doucement. L’homme parlait toujours. Et Nan-In continua de verser le thé jusqu’à ce que la tasse déborde. 
    Alarmé à la vue du thé qui se répandait sur la table, ruinant la cérémonie du thé, le professeur s’exclama : "Mais la tasse est pleine ! ... Elle n’en contiendra pas plus ! 
    Tranquillement, Nan-In répondit : "Vous êtes comme cette tasse, déjà plein de vos propres opinions et spéculations. Comment pourrais-je vous parler du Zen, si vous ne commencez pas par vous vider ?".



  • Scalpa Scalpa 8 avril 2015 09:27

    Un homme captura un jour un serin. L’oiseau, si petit qu’il tenait dans la paume de sa main, tenta de négocier sa liberté en ces termes : 
    - Qu’attends-tu donc de moi ? dit-il. Je suis si petit, si maigre, je n’ai que la peau sur les os ! Rends-moi la liberté ! En échange, je te dirai trois vérités très utiles. 
    - Soit, dit l’homme. Mais comment pourrai-je savoir si tes vérités sont utiles pour moi ? 
    - C’est très simple, répondit le serin. Je te dirai la première vérité lorsque je serai encore dans ta main. Je te dirai la seconde lorsque je serai sur la branche de cet arbre ; ainsi, tu auras encore le pouvoir de me rattraper si cette vérité ne te convient pas. Enfin, je te dirai la troisième, la plus importante, lorsque je serai là-haut dans le ciel. 
    - D’accord, dit l’homme. Dis-moi la première vérité. 
    - La voici : si tu perds quelque chose, s’agirait-il de ta propre vie, tu ne dois pas le regretter.

    Voilà une vérité profonde, pensa l’homme : le non-attachement aux formes extérieures, en effet, est le secret de la vraie liberté. Et il ouvrit la main. L’oiseau s’envola sur la branche, d’où il proféra sa deuxième vérité : 
    Si on te raconte une absurdité, n’y crois sous aucun prétexte avant d’en avoir eu la preuve ! 
    - Très bien, dit l’homme, tu es beaucoup plus sage que ne le laissait prévoir ton minuscule crâne d’oiseau : l’être humain, en effet, est naturellement attiré par le mensonge et l’illusion, nés de sa convoitise ! Mais quelle est donc la troisième vérité ? 
    - C’est, lui répondit le serin qui planait désormais dans les hauteurs du ciel, que j’ai dans l’estomac, deux diamants gros chacun comme un de tes poings. Si tu m’avais tué, ta fortune était faite !

    Fou de rage, l’homme tenta de jeter des pierres au serin. Puis, s’accusant, maudissant sa stupidité, il se mit à pleurer sur son sort.

    - Imbécile ! s’exclama l’oiseau. Je t’ai dit de ne jamais regretter aucune chose, et tu regrettes déjà de m’avoir libéré ! Je t’ai dit de ne jamais croire une absurdité, et tu m’as cru lorsque j’ai prétendu, moi qui tiens dans la paume de ta main, avoir avalé deux diamants gros comme tes poings ! En raison de ta convoitise et de ton aveuglement, tu ne pourras jamais voler dans le ciel comme moi !


  • ldv07 ldv07 8 avril 2015 10:56

    Bonjour et merci pour ce post. Cette série de Zeffirelli m’a toujours bien plue. La dernière fois que je l’ai vue il m’a semblé constater que l’accent était bien plus mis sur les "paraboles" que sur la crucifixion qui passe assez vite à la fin. Je me suis dit que c’était volontaire, que "le message" délivré est bien plus important que "la souffrance" endurée.
    Je recommande dans le même esprit "l’enseignement de Ieschoua de Nazareth" de Claude Tresmontant (un peu ancien) qui développe aussi dans une vision révolutionnaire l’héritage de ce moment d’histoire.
    Je ne suis pas sur que le temple auquel il est fait référence dans ce passage vidéo soit la personne humaine uniquement. Je pencherais plus pour l’ensemble de la "création" qui est bafouée par l’esprit de "marchands". "Dieu" nous donnerais gratuitement de quoi subvenir à nos besoins pour devenir de véritables humains et nous nous en servons, en lui attribuant de la valeur (or) arbitraire, pour nous discriminer et flatter notre orgueil et présomption et nous évaluer les uns par rapport aux autres, il n’y a pas de petits pouvoirs qui ne vaille.
    Certes cela nous renvoie aussi à notre humilité. Quand il dit qu’il va le détruire en 3 jours et le reconstruire aussi vite, il parle, à mon sens, de l’esprit dans lequel nous sommes et qui utilisons le temple pour faire des "affaires". Il "peut" mettre à bas, par ses paraboles prises en profondeur, les fondements qui font croire à l’homme que le pouvoir de vie et de mort lui appartient, qu’il est l’unique maître de son destin par son désir ou sa volonté et dit le reconstruire en "réinformant" l’esprit de l’homme dans le bon sens de compréhension de la réalité et de son mystère, qui engendre l’humilité et la "justice" (justesse ?).
    En tous cas, bien que ni catho ni chrétien ni religieux (au sens institutionnel), je trouve cette histoire spirituellement intelligente et très signifiante pour qui sait voir et entendre...

    Merci


    • maQiavel maQiavel 8 avril 2015 22:57

      Bonjour ldv07
      -Je ne suis pas sur que le temple auquel il est fait référence dans ce passage vidéo soit la personne humaine uniquement. Je pencherais plus pour l’ensemble de la "création" qui est bafouée par l’esprit de "marchands". "

      ------> On peut également le voir ainsi , les deux interprétations ne sont pas contradictoires ...


  • Destouches 8 avril 2015 11:08

    Bravo maQiavel,
    Bravo Pegase,
    Bravo ffi,
    et tant d’autres...

    J’admire votre énergie consacrée à la défense le Christ alors que tout est mis en oeuvre aujourd’hui pour que nous le haïssions.
    Votre combat est remarquable.

    Bonne journée


    • Destouches 8 avril 2015 13:25

      @ZardoZ
      Bonjour Zardoz,

      C’est vrai, c’est une question que je me suis toujours posé, comme tout le monde. Imposteur ou pas ? Je n’ai pas la réponse à cette question, vous vous en doutez.

      Nous avons tous nos raisons de croire en Dieu ou non, le déclic, l’argument choc, qui fasse pencher la balance d’un côté ou de l’autre.

      Mais si vous passez à nouveau par là, j’aurais aimé que vous lisiez bien ces mots : si aujourd’hui je ne suis plus de votre avis, JAMAIS je ne me permettrai de vous traiter de mouton.

      La spiritualité est affaire de réflexion profonde et personnelle, tout comme l’est sûrement votre position. Le Christ ne nous apprend pas le respect, pas besoin de lui pour ça, mais il nous force à l’appliquer et à croire que ça sert à quelque chose.

      Bonne journée


    • Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 8 avril 2015 14:10

      @Destouches

      Sans doute Zardoz fait-il allusion au mouton par référence à l’Agneau de Dieu et à la parabole de la brebis égarée.  smiley


    • Soi même 8 avril 2015 17:20

      @Destouches, ( Le Christ ne nous apprend pas le respect ) visiblement quand tu as été gamin, on ta forcé à boire de l’eau bénite ....

      Pauvre martyre ......



    • Destouches 8 avril 2015 17:54

      Bonsoir,

      @Qaspard Delanuit

      Je savais qu’il avait un bon fond ce bougre !

      @Soi même

      Merci pour votre sollicitude, juste 30 ans de formatage républicain. Comme tous les gens normaux, j’ai de la sympathie pour les gens humiliés et calomniés en permanence.


  • Scalpa Scalpa 8 avril 2015 11:21

    Si il n’avait pas existé on vivrais aujourd’hui dans une société hyper matérialiste avec son cortège de nuisances, on l’a échappé belle, alors merci a JC et a tous ses apôtres et rendons a Juda ce qui appartient a JC a savoir pas grand chose.


  • Pepe el pepe 8 avril 2015 13:16

    @maQiavel
    Bonjour,
    En effet le sens du message du Christ est totalement revolutionnaire, c est pour cela que sa mort etait imminente, et il n a vecu que 3 ans apres que sa mission lui soit revelee.
    Ce que l on peut en retenir aujourd hui, est que notre attachement aux biens materiels prevale sur la verite et morale du partage, notre lachete et cupidite vont nous perdre, et notre fin est imminente aussi ..
    Bien a vous,


  • lupus lupus 8 avril 2015 21:27

    De quel jésus parle t’on ? Car seul Le jésus de Lyon est « la référence » en matière de charcuteries sèches de tradition.
    Le produit est réalisé à partir de viandes nobles triées et parées avec extrêmement de soin ; il fait l’objet d’une phase de maturation et d’affinage particulièrement importante pour la qualité gustative du produit fini.
    La matière première entrant dans la composition du produit est constituée exclusivement de viande de porcs et de coches et de gras dur de porc. Il est mis sous filet pour être bien maintenu, ce qui lui donne son empreinte spécifique et sa forme particulière de poire.


    • lupus lupus 9 avril 2015 12:44

      @ZardoZ
      ok et pense au sang du christ , un jésus sans un bon canon de 75 cl c’est péché


  • L’enfoiré 9 avril 2015 10:27

    "Pourtant ces paroles ont survécu à tous les orages et en deux mille ans n’ont rien perdu de leur actualité."


    Peut-être, mais c’est toujours en décrue.
    En 2050, l’islam pourrait être à égalité avec le christianisme.
    Ensuite, vient l’hindouisme et l’athéisme qui sont déjà à égalité, suivi par le bouddhisme....
     

  • herve_hum 9 avril 2015 20:05

    L’enseignement religieux n’est pas tant celui de l’amour universel, non.

    Ce que les grandes religion enseignent, donc l’hindouisme et y compris le bouddhisme, c’est le détachement.

    Le détachement est libérateur, c’est le seul chemin qui mène à l’amour universel. L’attachement fait tout le contraire !

    Simplement, la perversité des "marchands du temple", est de faire croire l’inverse. Notamment en jetant la confusion entre détachement et indifférence.

    On ne peut prétendre comprendre la religion et ici le message christique, avant d’avoir compris que celui ci est l’enseignement du détachement....


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