Une sublime leçon contre le racisme ?
Voici une vidéo tournée à New York en caméra cachée (enfin c’est ce qu’ils disent) ayant pour but de démontrer l’absurdité du racisme. Alors peut-être suis-je trop dans une démarche "complotiste", mais je vois surtout dans cette vidéo une manipulation subtile pour faire du racisme sous couvert d’antiracisme.
Le plus hallucinant c’est ce Monsieur qui prend la défense de la blanche mais qui va ensuite reconnaître que le problème de la communauté noire c’est la drogue et la pauvreté. Il n’admet pas le communitarisme de la coiffeuse mais avalide ensuite l’idée que les noirs sont responsables de leurs malheurs.
71 réactions
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maQiavel1983
7 avril 2014 18:43
@l’argentin
Je réagis à ce commentaire « Le plus hallucinant c’est ce Monsieur qui prend la défense de la blanche mais qui va ensuite reconnaître que le problème de la communauté noire c’est la drogue et la pauvreté. Il n’admet pas le communitarisme de la coiffeuse mais avalide ensuite l’idée que les noirs sont responsables de leurs malheurs. »
Moi, je ne suis pas d’ accord avec toi et je pense que nous sommes tous les premiers responsables de notre situation, peu importe notre couleur de peau ou notre origine sociale. Il faut que tous le monde sorte tous de la victimisation, noir, blanc, juif etc. et ne pas désigner les autres comme responsables de tous nos maux !
Je pense que tous ces gens ont très bien réagit !
Malheureusement, je vois venir la déferlante de conneries sur ton article, des gens diront la même chose que toi mais de façon inversée : ils y verront comme toi une manipulation dans cette vidéo mais qui consiste à faire croire que les noirs ne sont pas racistes (ce que ces gens là considéreront comme une aberration puisque les blancs sont pour eux d’éternelles victimes).
Bref, il faut vraiment sortir de la victimisation, Lucien cerise l’a bien montré dans sa conférence, l’anti-victimisation est un outil contre les manipulations, d’ ou qu’elles viennent !
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l’argentin
7 avril 2014 20:14
@Machiavel1983
"Moi, je ne suis pas d’ accord avec toi et je pense que nous sommes tous les premiers responsables de notre situation, peu importe notre couleur de peau ou notre origine sociale"
Oui je suis d’accord avec toi et c’est justement ce que je reproche à ce monsieur ma foi fort sympathique. Tous les noirs ne sont pas drogués et pauvres (d’ailleurs il faudrait préciser que les riches sont certainement aussi drogués que les pauvres ; c’est juste pas la même came) et il se place justement sur le terrain de la victimisation en disant cela. -
maQiavel1983
7 avril 2014 20:21
Non, ce n’est pas ce que j’ai compris. Il dit à la coiffeuse noire qui joue au rôle de la raciste qu’ il faut que la communauté noire arrête de penser que ses malheurs vient des blancs et que les premiers responsables de ‘l état dans laquelle est la communauté noire sont les noirs eux-mêmes.
Il dit que ce ne sont pas les blancs qui dominent la communauté noire mais la drogue et la pauvreté, et il n’accuse pas les blancs de cela.
Il me semble évident qu’il est dans une démarche d’anti -victimisation !
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Qaspard Delanuit
7 avril 2014 20:39
Le racisme consisterait à penser que les "Noirs" sont plus faciles à manipuler que les "Blancs", et cela peut passer par l’infantilisation qui consiste à dire qu’un Noir est moins responsable de ce qui lui arrive qu’un Blanc. L’idée même de vouloir protéger un Noir de la manipulation que pourrait exercer sur lui un Blanc est éminemment raciste.
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l’argentin
7 avril 2014 21:40
Ok les gars , je comprends et c’est vrai que j’ai peut être mal cerné ce que voulais dire ce monsieur. Le racisme et TOUTES les formes d’intolérance sont les pires maux de notre société. Mais elles servent bien les "puissants" car tant que le "petit" peuple aura peur de son voisin, il ne regardera pas plus loin que le bout de son nez et oubliera d’aller taper sur la gueule des véritables responsables de notre misère.
En fait c’est cela qui m’énerve dans ce genre de vidéos car j’ai l’impression que ca produit l’effet inverse que celui recherché ; un peu comme le film "12 years slave" ou j’ai vu un gars jeter son popcorn et sortir de la salle en pestiférant. -
l’argentin
7 avril 2014 22:56
Bon Machiael1983 j’ai revisionné la vidéo et le gars dit bien que le problème des noirs c’est la drogue et la pauvreté ; donc il fait bien un amalgame non ?
A l’écouter tous les noirs seraient drogués ou pauvres, donc il a bien intériorisé le fait qu’il faisait partie d’une communauté composée de drogués et de pauvres en développant un complexe d’infériorité. Sentiment d’ailleurs tout de suite encouragé par l’animateur de l’émission qui vient le féliciter pour sa prise de position. -
Qaspard Delanuit
8 avril 2014 02:12
"le gars dit bien que le problème des noirs c’est la drogue et la pauvreté ; donc il fait bien un amalgame non ?"
Peut-être qu’il fait juste un état des lieux réaliste. Il existe quelque chose qui s’appelle la réalité, il n’y a pas que des opinions gentilles ou méchantes. Les Noirs aux USA sont effectivement plus touchés par la drogue et la pauvreté, c’est factuel, ce n’est pas une vue de l’esprit.
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Phaeton
7 avril 2014 19:11
La simple notion de montage en vidéo, renvoie forcément à des choix forts, la subjectivité y est donc très présente...sans parler de ce qui est totalement factice.
Bien que ce type d’émission soit particulièrement sujet à toutes les manips possibles de la part des prods, vous avez raison de parler de "complotisme" pour vous-même l’Argentin...
Votre complotisme c’est de croire qu’il y a forcément des gens malfaisant derrière les thèmes que vous ne cherchez même pas à comprendre...
1-Les mentalités raciales aux Etats-Unis ne peuvent se concevoir à travers un prisme Franco-Francais du sujet.
2- Si il y avait manipulation de la part de la production, cherchez du coté de l’audimat et donc du pognon plutôt que d’imaginer des petits diables nuisant pour le plaisir de nuire... -
Nora Inu
7 avril 2014 19:23
une vidéo tournée à New York en caméra cachée ...
Avec neuf caméras , deux drones , cinq steady cams , sept perchmans , et un micro dans le fion de tout ce beau monde ...
Après les bisons du yellowstone , encore un fake stupide . -
Pablo el GENIO
7 avril 2014 19:29
Merci. Très émouvant. Le silence face à l’ordurerie est une vraie complicité quelles que soient les histoires que l’on se raconte après afin de se rassurer. Ne jamais se taire.
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Pablo el GENIO
7 avril 2014 19:44
Je n’avais pas lu ton article pourri sous la vidéo...Pourquoi, tu penses vraiment que quand on est riche on subit encore le racisme l’Argentin ??!! Tu penses que la drogue que la CIA a volontairement déversée dans les quartiers PAUVRES depuis des décennies n’est pas un énorme problème chez les noirs américains ? Le racisme n’explique pas TOUT, loin de là, meme s’il reste nuisible et abjecte !
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childéric
7 avril 2014 19:55
Moi je préfère cette version ; ) http://www.youtube.com/watch?v=8o8Knf_DkCY
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ghola
8 avril 2014 16:32
hahaha
pas mal Gangrene !
pour une fois tu me fais anthentiquement marrer.personellement, ca m’a rappele ce morceau la qui est pas mal dans le genre "le monde qu’il est beau" :
http://www.youtube.com/watch?v=_tEH_YYqEH0
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francesca2
7 avril 2014 19:47
Alors peut-être suis-je trop dans une démarche "complotiste", mais je vois surtout dans cette vidéo une manipulation subtile pour faire du racisme sous couvert d’antiracisme.
Au fait, il y a un seul raciste ici et c’est toi, pauvre con.-
l’argentin
7 avril 2014 20:07
Subtile commentaire Francesca mais encore ? Ou suis-je raciste ? Au contraire je dis que ce reportage est fait par des blancs pour infantiliser les noirs sous couvert d’antiracisme . J’ai peut être tort et je vois le mal ou il n’est pas mais en aucun cas je ne vois du racisme dans mes propos.
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francesca2
7 avril 2014 20:21
Etre raciste avec les blancs ça reste du racisme, même s’ils ont le mauvais goût d’être nord-américains...tu es au courant ?
Et infantiliser les noirs comme tu le fais, c’est du racisme post-colonialiste. -
l’argentin
7 avril 2014 21:28
Je n’infantilise pas les noirs mais je constate un certains paternalisme blanc qui m’exaspère. Quand je vois le film "12 years slave" je trouve ça lamentable et malsain ; sous couvert de dénoncer le racisme on en rajoute une couche. Là dans cette vidéo c’est quoi le message au final pour vous ?
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francesca2
7 avril 2014 22:12
Le paternalisme...mais c’est exactement ce que tu fais ! Comment tu peux ne pas le voir ?!
Reduire les noirs à des innocents qui ne seraient PAS responsables de leurs malheurs, c’est parfaitement raciste...c’est juste dire que ce sont des grands enfants...Te rends-tu compte que c’est parfaitement raciste de dénier aux noirs leur liberté et leur responsabilité ? -
Joe Chip
7 avril 2014 22:20
Je n’infantilise pas les noirs mais je constate un certains paternalisme blanc qui m’exaspère. Quand je vois le film "12 years slave" je trouve ça lamentable et malsain ; sous couvert de dénoncer le racisme on en rajoute une couche. Là dans cette vidéo c’est quoi le message au final pour vous ?
La réaction du type dans la vidéo est saine et digne. Il refuse de se laisser enfermer dans une vision victimaire et déterministe du "malheur des noirs". A l’inverse considérer que les noirs ne seraient pas "responsables de leurs malheurs" pourrait s’assimiler à du paternalisme ou à du racisme inversé. Je pense que cet homme connaît l’histoire des afro-américains mais qu’il comprend aussi l’ambiguïté et le danger de l’auto-désignation victimaire.
Par contre, effectivement, je te rejoins sur le côté douteux de la mise en abyme de l’antiracisme façon "surprise sur prise". L’intervention du présentateur n’apporte rien et le côté "politiquement correct" rajoute encore à l’artificialité démagogique de la situation. Mais ça, c’est très américain.
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l’argentin
7 avril 2014 22:26
Il y a incompréhension car je ne dis pas cela, je dis que c’est le gars qui prend la défense de la coiffeuse qui exprime cela en disant que le problème des noirs étaient la drogue et la pauvreté ; faisant ainsi lui-même l’amalgame qu’il dénonce juste avant envers les blancs.
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l’argentin
7 avril 2014 23:07
@Joe chip
Oui je comprends ce que tu me dis mais sa réaction aurait été vraiment saine si il n’avait pas amalgamé les noirs à des drogués et à des pauvres ; car là justement on a l’impression qu’il a intériorisé une forme d’infériorité, considérant incosciement que la communauté noire serait intrinsèquement plus apte à la drogue et à la pauvreté que les autres . -
francesca2
7 avril 2014 23:32
N’importe quoi...il faut voir pourquoi il dit ça : il répond à la coiffeuse qui dit ’’ils (les blancs) regnent sur la communauté noire"...
Tu crois que ce propos est juste, que les blancs regnent sur la communuté noire ? Elle sousentend évidemment que tous les problèmes des noirs sont du fait des blancs, il ne fait que rectifier, les problèmes des noirs ont d’autres racines. -
Joe Chip
8 avril 2014 00:09
@L’Argentin
Tu fais des inversions dialectiques qui n’ont pas lieu d’être à mon avis. Son raisonnement est communautaire car la société américaine est communautaire, il ne commet donc pas un "amalgame" en constatant globalement que la communauté noire est gravement minée par des problèmes de drogue et de pauvreté.
Les histoires d’amalgame, c’est notre névrose franco-française qui fait que la moindre statistique ethnique est considérée comme une forme de discrimination raciste au pays de l’individualisme angélique et de la République "une et indivisible".Et puis il faut remettre ça aussi dans le contexte, il ne fait pas une analyse de la situation des Afro-Américains, il répond à chaud à une personne qui profère des énormités racistes.
Le type dit juste que les noirs doivent prendre individuellement et collectivement en charge leur situation (drogue et pauvreté) pour pouvoir s’en sortir. Encore une fois, on parle de la société américaine. Aux USA, le discours rousseauiste blâmant la société pour expliquer les échecs individuels est pour ainsi dire inexistant. Il est très mal vu de pointer du doigt les autres pour légitimer ses difficultés. Si tu es dans la merde, tu ne peux t’en prendre qu’à toi-même. Tu es libre, donc libre à toi de t’en sortir ou de persévérer dans tes erreurs, personne ne lèvera le petit doigt pour te venir en aide... en dehors de ta communauté.
Les médiations entre l’individu et le collectif sont totalement différentes, c’est peut-être ça qui t’échappe.
Si tu prends le cas des blancs pauvres de la banlieue et des régions rurales, tu pourras constater qu’ils sont eux aussi la cible de discours stigmatisants puisqu’on les qualifie de "white trash" (déchets blancs).
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l’argentin
8 avril 2014 00:34
Merci Joe Chip, tu as effectivement mis le doigt sur ce qui m’échappait. Je raisonnais en Français et me triturais le cerveau pour rien. Désolé pour mes commentaires pas toujours très clairs .....
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francesca2
7 avril 2014 20:25
Il n’admet pas le communitarisme de la coiffeuse mais avalide ensuite l’idée que les noirs sont responsables de leurs malheurs.
J’ai rarement lu un propos aussi pervers.-
Jean Khule
7 avril 2014 21:53
Pas trop étonnant, à force d’écouter et regarder régulièrement les vidéos du "Moi" ça finit par agir, la perversité mentale étant une chose contagieuse.
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Si manipulation il y a, cela vient certainement du montage et des séquences retenues, car j’imagine que si un noir dans le salon adhère publiquement aux propos de la fausse coiffeuse, la séquence politiquement incorrecte ne sera pas diffusée. -
l’argentin
7 avril 2014 22:01
Voilà la bonne question, admettons comme vous le dites, qu’ils diffusent un noir qui prendrait parti pour la coiffeuse ; quel serait l’effet ?
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francesca2
7 avril 2014 22:15
Quel serait l’effet ? Ben, peut-être un effet de vérité : certains noirs sont aussi cons que certains blancs. Fin de l’histoire et Bienvenue dans le monde réel.
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l’argentin
7 avril 2014 22:29
Ca je suis totalement d’accord, la connerie n’a pas de couleur . Maintenant je connais mal la situation actuelle aux USA concernant le racisme mais on ne peut pas oublier les émeutes de los angeles ou une simple vidéo de police a mis le feu aux poudres.
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francesca2
7 avril 2014 22:43
Ce n’était pas "une simple vidéo de police"...c’était une vidéo de police ou des flics blancs massacraient un indélicat...de la loi.
Et c’est l’acquittement de ces policiers qui a mis le feu aux poudres.
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Qaspard Delanuit
7 avril 2014 20:31
Le seul moyen de refuser la manipulation est d’admettre que tout adulte qui se laisse manipuler est consentant. Autrement dit, si l’on excepte les incapables (au sens juridique les enfants et handicapés mentaux) il n’existe parmi les citoyens aucune victime psychologique ou sociale, même s’il existe évidemment des interactions perverses. Quand on a admis ça, on entre dans un la réalité et on peut commencer à entrevoir une action politique possible. Si on n’admet pas cela, on reste un enfant qui se plaint toujours de quelqu’un auprès de quelqu’un d’autre, on reste une victime qui cherche à désigner un bourreau et qui espère un sauveur.
Attention, je n’ai pas dit que l’on ne pouvait pas être une victime physiquement (si quelqu’un vient vous agresser) ou subir une injustice sociale (cas extrême : vous êtes né esclave). Je dis qu’il n’y a pas de "victime" de manipulation psychologique parmi les adultes valides (qui ne sont pas sous tutelle ou dans un hôpital psychiatrique). Et ça ne veut pas non plus dire qu’il n’y a pas de tentative de manipuler des adultes - bien sûr qu’il y en a et constamment, avec la publicité et la politique !! Mais le fait d’en être "victime" est un choix que rien ne vous oblige à faire. En tant qu’adulte, vous êtes le principal responsable de ce qui arrive à votre conscience.-
maQiavel1983
7 avril 2014 20:55
Je prolongerai la réflexion de cette manière : nous sommes tous manipulés et manipulateurs, nous participons tous à une dynamique qui découle des interactions sociales !
Là par exemple, je vous réponds car votre commentaire m’a donné envie de réagir. Même si ce n’était pas votre but vous m’avez manipulé car vous avez déployé une action qui a influée sur moi et qui a entrainé ma réponse. Vous-mêmes avez réagit à l’article de l’argentin et l’argentin a lui-même réagit à la vidéo et ainsi de suite.
On peut dire que les sociétés sont une vaste et immanente série d’interactions qui influent sur nos comportements individuels !
C’est la raison pour laquelle je ne comprends jamais les gens qui se plaignent de la manipulation en tant que telle ! On peut considérer qu’il y’ a de bonnes et de mauvaises manipulations mais considérer que la manipulation est un mal en elle même, je ne comprends pas …
Mais, il est vrai qu’il y’ a des gens qui ont du pouvoir social et qui déploient des actions de manipulation des masses à grande échelle, mais même eux ne vivent pas isolés du tout social, ce dernier qui rétroagit sur eux !
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Qaspard Delanuit
7 avril 2014 21:17
Dans l’esprit de beaucoup de gens, il y a une distinction entre la manipulation et la relation consciente. Le manipulateur s’adresserait à votre inconscient pour vous faire agir dans un sens non conforme à votre propre conscience, un peu comme un voleur qui entrerait sournoisement dans la maison par la porte de derrière (l’inconscient) et non par l’entrée principale (le conscient) en se présentant ouvertement.
Certes, cette distinction permet de faire la différence entre la publicité et l’information, par exemple (et le fait qu’elles soient séparées par certaines lois est intéressant). Mais elle reste théorique.En pratique, comme vous le dites, MaQiavel, les choses se confondent dans les interactions sociales. Un exemple frappant est celui que donnent les relations amoureuses. Etre amoureux, c’est être manipulé en beauté. Et tout amoureux veut manipuler l’objet de son amour pour se faire aimer de lui. -
l’argentin
7 avril 2014 21:52
Merci pour vos échanges les amis ; c’est vraiment intéressant et c’est aussi pour cela que j’avais mis un point d’interrogation au titre. Pour avoir des avis autre que "pauvre con "

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l’argentin
7 avril 2014 21:56
Et oui Machiavel, en fait j’ai été très choqué par la vidéo que tu avais posté ou 8 enfants noirs sur 10 choisissent la poupée blanche. En fait ca perturbé ma vision des choses en voyant cette vidéo.
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francesca2
7 avril 2014 22:24
Pourquoi tu as été choqué que 8 enfants sur dix choisissent la poupée blanche ?
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l’argentin
7 avril 2014 22:32
Pourquoi ? je trouve que la détestation de soi-même est une très mauvaise chose pour l’émancipation que je souhaite à tout être humain.
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francesca2
7 avril 2014 22:35
Mais ce n’est pas de la detestation de soi...c’est un concept etranger aux enfants...un comportement raciste serait justement qu’ils choississent ce qui leur ressemble PARCE QU’il leur ressemble.
Dis voir, si huit petites brunes sur dix choisissent une poupée blonde tu y vois aussi une detestation de soi ? -
l’argentin
7 avril 2014 22:42
Un humain a besoin de construire son identité sur des bases concrètes pour évoluer sereinement ; il a besoin d’être fier de son image, de s’aimer lui-même pour pouvoir aimer les autres et disposer de l’empathie suffisante à un monde meilleur. Mais si dés tout petit il considère la poupée blanche comme le bien et la poupée noire comme le mal alors qu’il est lui-même noir ; je suis désolé y a un souci !
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Qaspard Delanuit
7 avril 2014 22:46
Mais le fait de choisir la poupée blanche ou de la juger plus belle si on est en enfant noir ne signifie pas que l’on se déteste soi-même. Il y a de nombreuses autres explications à ce phénomène. Je ne sais pas si l’expérience a été tentée avec des enfants caucasiens (blancs) à qui on proposerait de choisir entre des poupées blanches et des poupées asiatique ou eurasiennes, ça serait intéressant. A mon avis de nombreux enfants blancs préféreraient des poupées avec des airs japonais ou typées "pays de l’est". En plus, je crois que cela dépend aussi éventuellement beaucoup de l’âge de la poupée (bébé ou petite fille). Bref, attention aux conclusions hâtives.
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francesca2
7 avril 2014 22:48
Mais non, il n’y a aucun souci, arrêtez d’intellectualiser tout à tort et à travers...
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Qaspard Delanuit
7 avril 2014 22:55
L’Argentin, il ne faut pas négliger une éventualité : peut-être que l’humanité dans son ensemble (pour des motifs anthropologiques ou même génétiques qui nous échappent) trouve que le Caucasien blanc (ou peut-être l’Eurasien) est un modèle vers quoi l’humanité doit tendre. C’est une hypothèse qu’il ne faut pas condamner a priori parce que qu’elle ne serait pas "politiquement correcte".
Personnellement, peut-on demander à chacun ici s’il trouve plus beau (toutes choses étant égales par ailleurs) un bel enfant blanc ou un bel enfant noir ou encore un bel enfant asiatique ? -
Joe Chip
8 avril 2014 00:37
On peut aussi citer l’exemple des films américains où l’on ne voit pour ainsi dire jamais un noir dans la peau du "grand méchant" qui est systématiquement un communiste à sang froid, un français traître et séducteur, ou un néo-nazi pervers et sophistiqué...
Pour être un méchant, il faut une certaine intelligence, un haut degré de machiavélisme. Le fait que les ordures soient presque systématiquement des blancs européens en dit assez long à mon avis sur les ambiguïtés et les non-dits du "politiquement correct".
Les "blacks", eux, se voient systématiquement cantonner dans des rôles de brave gars prêt au sacrifice (regardez la fin du film Prometheus, typique...), de gentil benêt, de bon flic avec du bide, de militaires au patriotisme transi, de bouffon de service... ou de président des USA.
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l’argentin
8 avril 2014 00:44
@Qaspard
Je ne crois pas trop en ton éventualité ; regarde dans les années 40-50 la femme parfaite était enveloppée ; puis se fût la femme ficelle, puis la femme baguette ; maintenant la femme braguette
Il n’y a pas de critères de beauté figés ; c’est l’empire qui dit ce qui est beau ou ce qui est moche. Aux temps des Romains c’est eux qui imposaient leurs critères de beauté, aujourd’hui c’est les américains. -
l’argentin
8 avril 2014 00:50
@Joe chip
Totalement d’accord avec toi et il serait drôle de faire la même analyse sur la France pour voir quels stéréotypes nous cultivons indépendamment de notre colonisateur yankee. -
Qaspard Delanuit
8 avril 2014 02:04
"Aux temps des Romains c’est eux qui imposaient leurs critères de beauté, aujourd’hui c’est les américains."
La question n’est pas de savoir qui a le pouvoir d’imposer quelque chose - bien sûr, que c’est le plus puissant en termes de pouvoir d’influence. Mais ce qui compte est la question suivante : pourquoi celui qui a le pouvoir d’imposer un certain critère de beauté va-t-il choisir d’en imposer un... plutôt qu’un autre ? Le critère de beauté américain n’est même pas celui qui ressemble à l’américain moyen (obèse) et les Etats-Unis n’ont d’ailleurs pas de modèle racial unifié : on trouve de tout, et même pas trop mélangé à cause du communautarisme.Il est tout à fait possible que l’humanité ait une tendance inconsciente à s’orienter vers un certain type morphologique et que cela passe par une attirance instinctive (et bien sûr sexuelle) pour certaines apparences. Peut-être qu’à une certaine période, certaines femmes avaient des cheveux verts, mais que les hommes ne les trouvaient pas belles et ne les ont donc pas fécondées, de sorte que cette spécificité ne s’est pas transmise et s’est par conséquent complètement éteinte. -
Qaspard Delanuit
9 avril 2014 21:39
"avec Naomi Campbell par exemple, Qaspard ne coucherait pas dans la baignoire"
Même si elle avait des cheveux verts, d’ailleurs.
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erQar
7 avril 2014 22:12
Il faut savoir une chose c’est surtout l’esprit de compétition qui pousse les gens à la confrontation et donc aux racismes.
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Tant l’homme cherchera à être supérieur, il y aura inéluctablement une discrimination. Et les sociétés occidentales sont les parangons de la discrimination, car vous le savez tous.....il faut être le peuple élu pour exister. -
Hijack
7 avril 2014 22:16
Ce qui serait marrant est de faire une "caméra invisible", avec ce sujet, mais ... inversé !
C’est à dire un salon de coiffure que de blancs avec une noire qui appelle son mec !
Les réactions, je pense, seraient bien plus hards !-
Hijack
7 avril 2014 23:18
Hola !!!
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Je rigolais ... faut éviter d’intellectualiser les plaisanteries !
Mais par là, j’entendais que si c’étaient des clients blancs avec un blanc qui se fait coiffer par une blanche et qu’une noire appelle son mec blanc, que si la coiffeuse fait la remarque à son client qu’il ne devrait pas sortir avec une noire, que les réactions des clients blancs assis, seraient plus hards, plus virulents et pratiquement tous réagiraient.
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Dans la vidéo du salon de coiffure black, même si les clients sont sûrement outrés, la majorité ne réagissent pas ... la question est : pourquoi ??? ont-ils peur de la réaction des autres noirs à leur encontre ???
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chtouille
7 avril 2014 23:02
c’est pas comme çà qu’on va sauver la bourbonnaise, la houdan, la gournay, la flèche, la gauloise dorée et tant d’autres.
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Christian48
8 avril 2014 06:52
Je suis de plus en plus convaincu que ce que l’on appelle racisme est en fait bien plus une différence de comportement, de culture, de religion, qu’une différence de couleur ou de morphologie.
Prenons un exemple :
Admettons un immeuble habité par des blancs se comportant tous à peu près pareil, càd qu’à partir de 22h le calme règne à peu près.
Arrivent 2 ou 3 familles avec leurs habitudes : cuisine avec odeurs différentes...nuits agitées, bruyante. Pas de chance l’immeuble n’est pas au top question isolation phonique. Ces 2 ou 3 familles sont...blanchesAutre situation : arrivent 2 ou 3 familles avec les mêmes habitudes comportementales, même religion, mêmes loisirs, sport etc que les locataires, mais...noirs.
On peut parier que ce que l’on appelle racisme s’exercera non contre les noirs mais contre les nouveaux arrivés blancs.
On me dira alors que ce n’est pas du racisme...juste puisque les races n’existent pas, vous voyez....-
Boom_QaBoom
9 avril 2014 15:29
Et un doberman qui n’aimerait pas les chihuahuas, c’est pas du racisme aussi peut-être ?

C’est pas parce que les elfes n’existent pas que ceux qui y croient n’existent pas non plus. Et personnellement je ne vois pas bien l’intérêt d’effacer le mot race, de ne pas l’employer abusivement d’accord, mais on ne va pas nier les différents morphotypes pour faire plaisir à la ligne SoS Raciste...
C’est surtout la capacité à réagir à une injustice qui est mise en situation ici, un genre d’expérience de Milgram. Et c’est vrai que ça fait chaud au coeur
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stifter
8 avril 2014 09:04
« Une sublime leçon contre le racisme ? »
Non, contre l’intolérance.
Ce n’est pas la même chose. -
Chitine
9 avril 2014 15:28
Bonjour L’argentin.
Et merci pour le débat passionnant que tu as provoqué :).
Je trouve que le dispositif que constitue cette mise en scène filmée est en lui-même paternaliste et socialement raciste.
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Les présupposés de l’émission - qu’il y a priori une bonne manière de réagir et une mauvaise manière de réagir, que des gens de la caste médiatique peuvent se permettre de juger cela, que ceux-ci détiennent de fait le pouvoir pédagogue d’exemplariser publiquement en décernant des prix de bonne conduite(alors que tout le débat que tu as suscité prouve qu’en matière d’interprétation du fait raciste les choses sont tout sauf simples et univoques ; on peut très bien par exemple interpréter la réaction de la provocatrice comme une réaction à un racisme qu’elle a subit, elle-même, ou par l’assimilation de ce qu’a subit ce qu’elle estime être son peuple...)
- tous ces principes sont paternalistes et socialement racistes.
.Et je partage ton avis, sur lequel tu es revenu, que la réaction du type en dernière partie de la vidéo, qui explique la situation de faiblesse des populations afroaméricaine par la pauvreté et la drogue, est ambigüe. Je pense que ce qu’il dit pourrait être interprété uniquement comme Joe Chip l’interprète (l’expression spontanée et bienveillante d’un raz-le-bol d’une position victimaire systématique et anti-constructive) si, justement, ce discours n’était pas exprimé dans le cadre de ce dispositif, avec une telle mise en scène et cette personne qui vient récompenser ou donner des conseils de bonne conduite en fin de séquence - les donner à la fois à la personne protagoniste et au public qui regarde.
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A l’intérieur de ce cadre, cet avis selon lequel la détermination de la situation de faiblesse de la population afro-amércaine est due - essentiellement, puisque le type n’a pas le temps d’apporter de nuance - à la pauvreté et à la drogue est sujet aux interprétations les plus foireuses.
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"Bah, oui,
c’est pas structurellement le fait que les afroaméricains ne représentent qu’une toute petite minorité ayant subie particulièrement la stigmatisation caricaturale de la ségrégation raciale - ce qui n’a probablement pas du les mettre sur les mêmes cables d’ascension sociale que les autres -,
c’est pas le fait qu’ils aient du, après avoir été déraciné, se recréer un tissu social et culturel avec un énorme retard sur les autres populations d’origine européennes et d’amérique latine, déjà bien plus homogènes au moment où la ségrégation a pris fin,
que tout cela a du un p’tit peu les plomber sur le terrain des rapports de forces sociaux, politiques, économiques et culturels, ce qui a pu un brin les freiner en terme de dynamique d’autodétermination et de prise en main de leur destinée communautaire,
qu’ils sont par conséquent aujourd’hui citoyen et essentiellement main d’oeuvre d’un monde industriel et d’affaire fortement dominé par les wasp (les blacks intégrés cadre à Manhattan et les stars planétaires d’Mtv, c’est quand même un peu l’arbre qui cache la forêt)...
Non. Leurs problèmes aux population afroam, ce sont justement des conséquences de tout cela : la pauvreté et la drogue."
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Je suis volontairement caricatural mais le type aussi, au fond. Quand t’as dit ça ("la pauvreté et la drogue") t’as rien dit, ou alors vraiment pas assez...
Et ça n’aurait pas du tout été un problème qu’il le soit, caricatural par raccourcis, si ça n’était resté qu’un simple échange entre cette homme et cette femme dans ce salon de coiffure. Parce qu’entre humain se côtoyant, on complète facilement les élipses. Le discours relayé par la télé, disséqué et monté, exprimé par des inconnus, lui, est reçu plus littéralement et fait vite "formule". Et c’est là pour moi le problème que pose cet extrait de cette émission pourrave.
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Par ailleurs, si l’argument reste qu’au moins cela suscite le débat, alors pourquoi ne l’ont-ils pas orienté sur le terrain du racisme social, bien plus prépondérant en terme d’inégalité et lui même générateur de simplismes tels que l’argument raciste ?
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Peut-etre ce type de racisme échappe-t-il complètement à ces paternalistes-racistes-qui s’ignorent ?
Peut-être tout simplement parce qu’ils auraient alors, subitement, le mauvais rôle ?
Boah.



