jeudi 25 août - par jojotv

Scandale d’État sur les OATi

Une interview de Charles-Henri Gallois qui nous explique le scandale des OATi

 



2 réactions


  • perlseb 26 août 14:52

    Il a entièrement raison, mais on peut également remonter à 1973 (au fait, on n’était pas dans l’Europe à l’époque) : pourquoi l’état s’est imposé de s’adresser aux banques pour créer la monnaie ? Rappelons qu’avant cette date, le chômage était inexistant, qu’on avait reconstruit le pays. Aujourd’hui, avec une population mieux formée, avec plus de productivité (plus de machines, plus d’infrastructures), on n’est même plus capable de se fabriquer nous-même notre engrais. Quand la monnaie est un facteur limitant, alors les gens restent à rien faire chez eux (chômage) alors qu’on pourrait isoler des maisons, installer des panneaux solaires sur tous les toits qui en sont dépourvus, rapatrier évidemment toutes les productions délocalisées et stratégiques...

    On peut rappeler que Giscard avait fait un emprunt indexé sur le cours de l’or (erreur monumentale aussi). Il avait d’ailleurs dit (ministre des finances sous Pompidou qui a fait passer le fameux décret de 1973) que s’adresser aux banques pour créer la monnaie (avec intérêt donc) permettait de proposer des produits financiers sécurisés (pour des riches qui voudraient gagner de l’argent sans prendre aucun risque donc) : il avait évidemment utiliser des mots plus obscurs.

    Le scandale, il date de 1973. L’état doit battre lui-même sa monnaie et doit s’assurer du plein emploi grâce à ce pouvoir, c’est toujours la meilleure solution économique de faire travailler tout le monde (même avec des entreprises d’état peu rentables car les personnes qui y travailleraient seraient "à problème") : socialement, il vaut mieux occuper les gens à problème que de les laisser organiser des trafics de drogue ou travailler au noir en plus d’être à la charge intégrale des autres. En travaillant même sans être trop rentables, il payent une partie de ce qu’ils coûtent à la société et c’est toujours mieux que rien : le chômage est la preuve évidente de la mauvaise gestion mais il est nécessaire pour organiser la soumission et le vol (métiers indignes et sous-payés).

    Donc l’état actuel (depuis 1973) s’apparente bien plus à un système féodal qu’à un état providence. Cet état est là pour récolter le blé par la force et le garder jalousement dans son château fort. En cas de famine, ce blé sera réservé aux nobles et s’il en reste, aux paysans les plus larbins (faudrait pas que les nobles soient obligés de travailler aux champs après la famine non plus). J’ai lu un livre écrit par un abbé ayant vécu dans mon village à la fin du moyen-âge : il expliquait (en ayant l’air étonné) que lors des famines, il y avait beaucoup plus de "brigands" sur les routes et que les convois de blé (entre châteaux forts) devaient être escortés pour ne pas être attaqués par ces brigands. Curieux non ?


  • SERA SERA 28 août 19:42

    Désolé si certains trouvent déplacée (quoique) cette intervention, elle ne mettra qu’un peu de légèreté ; il me revient, racontée il y a maintenant des lustres > De Gaulle à Giscard qui venait de lancer des obligations et autres produits financiers d’Etat en utilisant son nom, qui de plus aurait été acheté (titre de noblesse) :

    - D’estaing ?, joli nom d’emprunt !"

    Ceci dit merci à Charles Henri Gallois pour cette vidéo, ainsi qu’ à jojotv pour nous l’avoir fait connaître. La cruauté de la mesure est d’autant plus sensible que nous, nombreux, demandons la ré indexation des salaires, des retraites, etc. avec remises à niveaux par rapport aux gels et autres mesures passées.

    Le chef du gouvernement et certains de son entourage démontrent encore à quel point ils n’ont rien à faire de la population. 

    La limite en en bigpharmacologie : que le nombre de décès soit trop important puis visible, cassant la "confiance" des acheteurs.

    La limite en politique : des risques d’embrasement et de très grosses descentes dans la rue.


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