Pourquoi sommes-nous devenus des bêtes à consommer ?
Réflexions sur la société de consommation et sur les raisons qui font qu’aujourd’hui, l’Homme a été réduit à état de bête à consommer. Nous abordons l’un des leviers psychologiques capables d’expliquer ce phénomène.
Nous abordons également la gratuité et le fait que dans certains cas, elle rend celui qui bénéficie d’un produit ou d’un service gratuit plus exigeant que lorsqu’il bénéficie d’un produit ou d’un service payant.
13 réactions
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Éric Guéguen
14 septembre 2014 10:18
Bonjour à vous.
Question :
Relativement à votre démonstration sur la gratuité, qui est le plus à blâmer ? Celui qui est plus exigeant vis-à-vis de la gratuité, ou bien celui qui déplore l’existence de la gratuité ? Celui qui se sent atteint dans sa dignité, ou bien celui qui trouve tout bonnement le grand retour de la dignité incongru dans le domaine commercial ? -
jeanpiètre
14 septembre 2014 11:15
genre le gars se la joue intello, et cède à la première pub mac merde qu’il croise sur sa route
après ça parle de rigueur -
jeanpiètre
14 septembre 2014 11:18
en fait cette question rejoint celle sur la vente de l’alcool que vous aviez posté la semaine dernière.
vous êtes pour des magasins spécialisés "assermentés" pour les produits suscitant de l’achat compulsif irraisonné ? -
Qaspard Delanuit
14 septembre 2014 17:22
Monsieur l’auteur,
Cette vidéo étant gratuite, je me permets d’adresser le reproche suivant avec la plus certaine véhémence à votre service d’après-consommation.C’est scandaleux, le son n’est pas bon du tout, ça crachote à mort, il faudrait quand même apprendre à parler dans un micro sans faire de bavure. Merde quoi, putain et colique de diablotin !!

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Qaspard Delanuit
14 septembre 2014 17:26
Et puis ça sert à quoi que j’ai Internet avec un écran si c’est pour écouter une vidéo qui n’a pas d’image, hein ??
Vous auriez au moins pu faire l’effort de mettre n’importe quoi plutôt que cet écran noir, par exemple un dauphin ou un champ de lavande provençal. -
Éric Guéguen
15 septembre 2014 10:38
J’avoue, jarnicoton, que c’est une question essentielle que vous posez là, et parmi les nouveaux chantres du lien social, il y en a beaucoup qui ne passeront pas le test (charité bien ordonnée...). Soit qu’ils sont trop jeunes (et n’y peuvent rien), soit qu’ils l’auront esquivé. On verra les seconds bien mal à l’aise.

Et vous, Jonathan, qu’avez-vous fait en définitive, si ce n’est pas indiscret ? une PM ? Aspirant ? VSL ? Contrat court ?
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Qaspard Delanuit
15 septembre 2014 10:42
Pour les vertus socialisantes du service militaire, je trouve que la théorie est belle. Maintenant sans la réalité, d’après ce que j’ai pu observer, pour le troufion de base, c’était plutôt l’initiation à l’alcoolisme et à la fréquentation des prostituées. Ainsi que l’apprentissage à l’obéissance la plus débile (si tant est que l’obéissance puisse jamais être autre chose qu’un signe de débilité). En fait beaucoup plus un entraînement à être une petite fiotte prête à obéir à n’importe qui (y compris un occupant, avec un uniforme d’une autre couleur) qu’un apprentissage guerrier.
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Éric Guéguen
15 septembre 2014 11:02
Mais il y a des vertus socialisantes dans la biture entre potes, la visite aux femmes de petite vertu, voire la chaude-pisse pouvant s’ensuivre !!
Plus sérieusement, j’ai fait le min en 1999, dans les derniers, et il y avait de grosses choses à revoir, c’est un fait. J’ai eu la chance d’avoir un grade qui me permettait de donner des ordres en plus d’en recevoir. Le plus dur, à mes yeux, est d’en donner. J’ai eu affaire à toutes sortes de gens, des gens brillants comme des débiles mentaux. L’un des mecs de ma section était tellement con que les jours de piscine, je devais vérifier qu’il avait bien mis son maillot de bain. Un régale. Un autre est arrivé au régiment avec deux jours de retard. Savez-vous pourquoi ? C’était la première fois de sa vie qu’il quittait son bled, et il a pris le train dans le mauvais sens. Véridique. Et le mec s’appelait "Grave". Ça ne s’invente pas. Eh bien quand vous avez affaire à la stupidité congénitale, il faut faire en sorte qu’elle ne porte pas atteinte à l’ensemble. Parce que ces types-là, je les ai fait tirer au FAMAS, bien évidemment. Donc les ordres, dans ces cas-là, c’est essentiel.
Quant à moi, quand j’ai fait mes classes, j’ai fini par assimiler qu’on nous traitait comme des merdes, non parce qu’ils étaient convaincus que nous en étions, mais pour une mise en condition, une attention constante à la discipline. Et certains en ont besoin plus que d’autres. Vu de l’extérieur, forcément, c’est grotesque. -
Qaspard Delanuit
15 septembre 2014 21:47
On prétend qu’un peuple discipliné produit des bataillons efficaces. C’est vrai. Mais, d’un autre côté, quelle puissance oserait tenter d’envahir et d’occuper un territoire où vivent depuis des siècles des individus absolument et farouchement désobéissants ? Uniquement un conquérant qui devrait envisager une élimination complète de la population agressée, ce qui est très rare et en pratique impossible sur un grand territoire (on voit au passage les limites de l’analogie avec les guerres des fourmis, pare exemple).
Je suis donc favorable à un séminaire guerrier obligatoire où l’on apprendrait la désobéissance. Bien sûr, ceux qui refuseraient de le faire montreraient par ce refus qu’ils n’ont pas besoin qu’on leur apprenne à désobéir et recevraient immédiatement leur certificat de désobéissance.

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