Natacha Rey attaque Brigitte et Jean-Michel Trogneux en justice !
Les essentiels de cette actualité
- Natacha Rey porte son combat devant la Cour européenne des droits de l’homme après des condamnations controversées en France. Découvrez les détails de son recours.
- Une plainte pour escroquerie au jugement déposée à Paris vise à démontrer des irrégularités majeures dans le procès initial. L’audience est prévue en mai 2026.
- Le double front judiciaire pourrait marquer l’histoire judiciaire récente. Suivez l’évolution de cette affaire explosive sur Géopolitique Profonde.
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Recours européen contre des décisions contestées
La condamnation de Natacha Rey par la cour d’appel de Caen en juin 2023 a été suivie d’un rejet de son pourvoi par la Cour de cassation en janvier 2025. Dans les deux cas, sa défense estime que les décisions ont été rendues sur des bases procédurales gravement irrégulières.
Elle met en avant le fait que des passages incriminés n’apparaissent nulle part dans ses propos publics ni dans les constats officiels, et qu’ils auraient pourtant servi de fondement à la condamnation. Elle dénonce également comme infondée la justification retenue pour le rejet en cassation, reposant sur l’absence de signature d’un mémoire qui, selon elle, avait bien été validé. Ces éléments sont désormais portés devant la juridiction européenne.
Un recours a été déposé le 16 mai 2025 devant la Cour européenne des droits de l’homme et enregistré le 22 août. Il s’appuie sur les articles 6, 10 et 13 de la Convention, relatifs au procès équitable, à la liberté d’expression et au droit à un recours effectif. L’acceptation du dossier ouvre la voie à un examen au fond, susceptible de déboucher sur une révision du jugement initial en France.
Si la Cour européenne conclut à une violation, la Cour de cassation devra en tirer les conséquences juridiques et réexaminer la condamnation. Cette étape est déjà considérée par la défense comme une victoire procédurale importante.
Plainte pour escroquerie au jugement devant la justice française
En parallèle, Natacha Rey a déposé en avril 2025 une plainte avec constitution de partie civile devant le tribunal de Paris. Cette procédure vise à contester le déroulement du procès ayant abouti à sa condamnation et met en cause des pratiques qualifiées dans la plainte de faux, usage de faux et escroquerie par jugement en bande organisée.
Selon l’argumentaire déposé, certains documents judiciaires auraient été exploités de manière irrégulière et auraient faussé l’appréciation des juges. Le but allégué de ce montage procédural aurait été de discréditer la journaliste et d’affaiblir la portée de ses enquêtes. L’audience de cette plainte est prévue pour mai 2026.
Cette procédure pourrait conduire à des mises en examen des parties citées dans la plainte. Les documents transmis à la justice mentionnent notamment l’utilisation d’un constat d’huissier comme pièce maîtresse dans la citation directe, document qui aurait servi de support à la construction du dossier de diffamation.
La défense estime que cette pièce doit être réexaminée en détail, car son rôle central aurait pesé dans les condamnations successives. Cette plainte nationale complète le recours européen, en cherchant à démontrer devant les juges français que la procédure initiale était entachée d’irrégularités majeures.
Enjeux d’un double front judiciaire
Le fait que la Cour européenne ait accepté d’instruire le recours renforce la position de la défense et fragilise les décisions françaises. L’argument selon lequel des éléments étrangers aux propos réels auraient pesé dans le jugement sera désormais analysé au niveau supranational.
Dans ce contexte, le rejet du pourvoi en cassation apparaît comme particulièrement contesté, et les juges européens auront à déterminer si la France a respecté ses obligations conventionnelles en matière de justice. Si une violation est constatée, les autorités françaises devront réviser la condamnation et rétablir la plaignante dans ses droits.
L’existence de deux procédures parallèles, l’une devant la CEDH et l’autre devant le tribunal de Paris, installe un double front juridique inédit. L’affaire dépasse désormais le simple cadre d’un procès en diffamation et touche au fonctionnement général de l’appareil judiciaire.
La question centrale n’est plus seulement la responsabilité d’une journaliste, mais la régularité même des procédures ayant conduit à sa condamnation. Selon l’issue des décisions attendues en Europe et en France, ce dossier pourrait devenir un précédent marquant dans l’histoire judiciaire récente.
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