mardi 2 décembre 2025 - par micnet

Les deux royaumes, d’Eric-Emmanuel Schmitt

Grand romancier français, agrégé de philosophie, auteur et comédien de théâtre, enseignant,... j'en passe et des meilleurs, Eric-Emmanuel Schmitt est un véritable touche-à-tout. On ne compte plus ses oeuvres et ses adaptations télévisuelles ni même théâtrales voire cinématographiques.

C'est donc tout naturellement, si j'ose dire, que cet insatiable "chercheur de vérité" s'est lancé dans une véritable épopée littéraire en tentant d'écrire "l'histoire de l'humanité" sous forme de roman. 'Excusez du peu', suivant la formule consacrée. Cette odyssée prévue en 8 tomes s'intitule La traversée des temps et il présente ici le dernier sorti, à savoir le tome n°5 Les deux royaumes. Pétri de spiritualité depuis qu'il a vécu des expériences mystiques, notamment celle qu'il a vécu dans le désert un soir de solitude et qui a complètement transformé ce "rationaliste", Eric-Emmanuel Schmitt nous narre dans ce cinquième volume l'empire romain d'un côté et le "nouveau royaume" qui s'apprête à naître un peu plus à l'Orient avec un message tout à fait révolutionnaire prônant "l'égalité absolue en dignité entre tous les hommes". Deux royaumes antagonistes : l'un valorisant la puissance terrestre, l'autre la fraternité entre les hommes. C'est par le prisme de personnages immortels (comme Noam) qui tiennent lieu de fils rouges que nous parcourons cette épopée.

https://www.albin-michel.fr/la-traversee-des-temps-tome-5-les-deux-royaumes-9782226467461

Publicité

Résumé :

La cueillette du gui, un élixir de jouvence cent pour cent gaulois, une assemblée de druides à l’ombre des grands chênes… Le fabuleux monde celtique n’en finit pas d’émerveiller Noam lorsqu’il débarque en Gaule. Mais bientôt l’irruption d’envahisseurs d’un genre nouveau, les Romains, vient bouleverser l’équilibre des forces.

Du célèbre Spartacus, figure de révolte et d’espérance qui défie la République romaine, à l’empereur Auguste et son épouse Livie, nouveaux maîtres de Rome au prix de morts suspectes et de crimes irrésolus, Noam assiste, perplexe, à l’apparition d’une concentration de pouvoir sans limites.

Très loin de là, à Jérusalem, un certain Jésus tient un tout autre discours que celui de Rome. Prônant l’égalité entre tous les hommes, sa parole ouvre un horizon radicalement neuf et suscite un espoir infini. Deux «  royaumes  » se dessinent  : l’un terrestre et hégémonique, l’autre céleste et accessible à tous. Entre ces deux conceptions du monde, Noam devra-t-il choisir ?

 

Voici une interview passionnante de l'auteur et, si l'on arrive à faire abstraction des jolies jambes de l'intervieweuse, on appréciera tout autant la qualité de ces échanges ;) :

 



12 réactions


  • Gollum Gollum 2 décembre 2025 10:39


    si l’on arrive à faire abstraction des jolies jambes de l’intervieweuse

    Il est resté de marbre le gars. Vu comme il était placé je me demande même s’il n’a pas eu un aperçu de sa petite culotte... smiley


  • Gollum Gollum 2 décembre 2025 11:45

    Il a au moins compris qu’il s’agit d’éternité et pas d’immortalité c’est déjà ça...

    Le gros problème c’est que la résurrection c’est l’immortalité.. On peut difficilement concilier les deux.. En conformité avec la vision biblique de l’AT, des squelettes qui reprennent vie (et qui a d’ailleurs été repris dans le NT avec la résurrection des morts se baladant tranquillous dans Jérusalem)

    D’autre part il ne veut pas voir la face sombre du christianisme (il a promis de s’y atteler apparemment dans une prochaine vidéo) et il ne parle que de la face claire.

    Le gars est passé aussi sur cette chaine de superstitieux maladifs qu’est : 1000 raisons de croire, un gage de sérieux absolu..


  • yoananda2 2 décembre 2025 11:58

    un message tout à fait révolutionnaire prônant "l’égalité absolue en dignité entre tous les hommes". Deux royaumes antagonistes : l’un valorisant la puissance terrestre, l’autre la fraternité entre les hommes.

    va falloir lui expliquer que sa révolution à déjà eu lieu plein de fois, notamment il y a 2500 ans avec le bouddha... entre autres...

    il vient peut être de débarquer sur terre depuis une autre planète et il n’est pas trop au courant des coutumes et histoires d’ici...


  • Étirév 2 décembre 2025 13:12

    LES DEUX ROYAUMES, LES DEUX PRINCIPES, LES DEUX PRINCES…
    Après la mort de Salomon, la nation se divisa en deux Royaumes. Celui du Nord, le plus étendu et le plus nombreux, resta fidèle aux anciennes institutions. Il comprenait dix tribus et garda le beau nom symbolique de la puissance féminine : Israël. Samarie devint sa capitale. La tribu d’Ephraïm, la plus grande et la plus belle, servait quelquefois à désigner le royaume du Nord. Le nom même de cette ville : « Sa-Marie », semble venir de « Isa-Marie », d’autant plus que « Sa » (qui se dit « Shah » en Perse) indique toujours la suprématie.
    L’autre royaume, celui des partisans du pouvoir masculin, prit l’appellation de la première tribu révoltée, « Juda », qui laissa dans l’histoire un nom synonyme de trahison. Le siège de ce nouveau royaume fut à Jérusalem. Une haine irréconciliable s’éleva entre les deux partis, Israël et Juda.
    Le pouvoir ainsi divisé entre la gynécocratie et l’androcratie amena la division de toutes les institutions qui régissent la vie morale. Le schisme de Juda substitua des dieux mâles à la Divinité féminine.
    « C’est qu’il y a deux terres qui portent le nom d’Israël : Il y a la terre d’Israël d’En Haut, et il y a la terre d’Israël d’en bas. La première est appelée « Adama », la seconde est nommée « Eretz ». La terre Sainte est la Terre Céleste où il y a le Palais divin, d’où se déversent les sources de la Sagesse. C’est cette terre spirituelle qui a été promise et donnée à nos ancêtres, et non la terre matérielle. » (Grand Rabbin Jonathan Eybeschutz)
    Les deux Principes : La grande révolte de l’homme contre la Femme ouvrit l’ère des discordes, qui devaient régner si longtemps.
    L’humanité fut, dès ce temps, divisée, et c’est cette division qui est représentée par les « Deux Principes se disputant le monde ».
    Le Principe féminin, qui avait créé l’Âge d’Or et qui voulait en conserver les bases, fut appelé Conservateur (qui conserve la vie en soi et conserve le monde).
    Le Principe masculin, qui avait voulu détruire l’ordre établi, fut appelé Destructeur (qui se détruit pour créer la vie de l’enfant et détruit le monde).
    Dès lors, deux voies furent ouvertes devant l’humanité : l’une qui devait tendre à rétablir l’ordre et à affirmer les splendeurs de la Théosophie. C’est celle-là qui avait en elle le germe des grandes civilisations de l’antiquité, parce qu’elle consacrait le Droit naturel et parce qu’elle était la glorification de l’amour féminin qui élève l’âme de l’homme.
    C’est ce que la Théologie a appelé la « cité de Dieu ».
    L’autre voie est celle de l’Orgueil qui conduisait les hommes à la révolte contre l’autorité morale de la Femme, à la négation de son verbe, à tous les tourments de la jalousie, aux désordres et aux crimes qui sont la conséquence terrible des œuvres sexuelles masculines.
    C’est ce que la Théologie a appelé la « cité du monde ».
    On ne peut pas nier que l’homme ait cherché à détruire l’œuvre sociale de la Femme, puisque cette œuvre a disparu. On ne peut pas nier qu’il ait cherché à entraver son élévation spirituelle, puisqu’il le fait encore de nos jours.
    L’histoire est remplie de la lutte qui résulte de ces deux évolutions contraires : celle de l’Esprit féminin qui veut monter toujours dans la voie du progrès infini ; celle de l’instinct masculin qui entraîne l’homme vers des plaisirs dégradants, qui troublent sa mentalité et lui suggèrent des mensonges et des ruses pour se justifier. Ce sont ces deux Principes qui furent, au début, appelés « le Bien et le Mal, l’Esprit et la Force ».
    C’est parce que l’homme se détruit lui-même, dans l’acte terrible, qu’il aime à détruire la vie dans l’univers.
    C’est parce que la Femme se conserve elle-même, qu’elle aime à conserver la vie universelle.
    Synésius, évêque de Ptolémaïs, initié aux Mystères, dit que « les âmes humaines émanent de deux sources : l’une lumineuse, qui coule du haut des cieux ; l’autre ténébreuse, qui jaillit de la terre, dans les abîmes profonds de laquelle se trouve son origine ».
    Dans tous les pays, nous allons voir les deux Principes, mâle et femelle, symbolisés par deux êtres (deux divinités, dira-t-on plus tard) qui sont en luttes continuelles.
    Le premier acte de la lutte de sexes qui se produisit tout au fond de l’histoire, fut le prologue du drame humain qui allait se dérouler dans toutes les époques et chez tous les peuples.
    Cette lutte de l’homme brutal contre sa sœur plus faible a été enregistrée dans les Ecritures Sacrées : c’est Caïn tuant Habel, c’est-à-dire la lutte des deux principes représentés par les Caïnites et les Habélites (Caïn, nom générique des enfants mâles ; Habel ou Hébel, nom générique des premières filles. C’est l’Hébé des Grecs. Ce mot signifie en hébreu souffle, Esprit).
    Dans la seconde forme religieuse, lorsque les Ecritures seront remaniées, on changera le sexe de la victime pour en cacher l’histoire, mais les rédacteurs de ces altérations sont si maladroits qu’ils nous laissent eux-mêmes la preuve de leurs supercheries.
    Dans le chapitre IV de la Genèse Biblique, où la légende est racontée, nous voyons les premiers versets consacrés à l’histoire du meurtre d’Habel par son frère ; puis, au chapitre V, où l’on fait le dénombrement des enfants d’Adam, il est dit (verset 2) :
    Il les créa mâle et femelle. Or, les chapitres antérieurs n’ont donné à Adam que des fils.
    Les Kabbalistes et les savants initiés savent que, dans les textes primitifs, Habel est une femme, « la Femme-Esprit », sœur de l’homme. On en fera le frère de Cain, quand on supprimera la Femme de l’histoire ; alors l’humanité ne commencera plus que par des mâles.
    Aux Indes, c’est Vishnou, Principe conservateur, et Çiva, le destructeur.
    Chez les Iraniens, les anciens Perses, c’est Ahoura-Mazda (Ormuzd) et Ahriman, son ennemi.
    En Egypte, la « bonne Déesse Isis » sera attaquée par Osiris, principe de destruction et de mort (des deux Principes, les historiens masculins ont fait deux Princes).
    Partout la lutte divisa les nations en deux partis : les Féministes, qui s’opposaient au renversement des antiques institutions qu’ils voulaient conserver ; les masculinistes, qui voulaient tout détruire par la force ou la ruse.
    La lutte fut terrible.
    Les femmes s’emportaient contre leurs agresseurs qui les insultaient et devenaient de plus en plus violents et méchants.
    Aucune prudence n’existait encore chez ces deux enfants déchaînés l’un contre l’autre, et qui commençaient un combat dont ils ne pouvaient pas prévoir les conséquences futures. En effet, ce sont les générations postérieures qui devaient en être victimes.
    Lien


    • Gollum Gollum 2 décembre 2025 13:22

      @Étirév

      La grande révolte de l’homme contre la Femme

      Z’avez été violée par papa en étant petite ? Toutes mes condoléances mais c’est pas une raison pour déconner plein pot...


    • yoananda2 3 décembre 2025 00:04

      @Gollum
      ha ben non, l’altruisme c’est un truc exclusif des chrétiens (c’est eux qui ont inventé comme chacun sait), et en plus faut une âme humaine... donc c’est faux.
      demande à ezechiel il va t’expliquer que les fourmis sont des robots biologiques, et que c’est juste leur programmation, mais nous humain, on é pas comme ça parce qu’on a le libre arbitre magique puisque c’est écrit dans le grimoire juif.
      voila ! tu comprends rien à la science, tu mélanges tout.


    • Gollum Gollum 3 décembre 2025 09:17

      @yoananda2

      l’altruisme c’est un truc exclusif des chrétiens

      Zut j’avais oublié.. Sans Jésus on ne peut rien faire... dixit le NT.

      Donc les fourmis prient le petit Jésus c’est ça ? smiley Cooolll.... smiley


    • yoananda2 3 décembre 2025 09:51

      @Gollum

      Donc les fourmis prient le petit Jésus c’est ça ?  Cooolll.... 

      ha mais oui c’est l’explication. Faut vérifier si elles ne font pas des petites croix avec des brindilles. Ce serait la preuve qu’elles ont une âme !


  • Mao-Tsé-Toung Mao-Tsé-Toung 2 décembre 2025 22:38
    Les deux royaumes ?!

    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

    Encore un conteur, genre Onfray -lequel cependant ne croit pas à un petit Jésus ayant existé qui fait de ce petit Jésus, un personnage CENTRAL ultra-important de son ROMAN qu’il vend comme personnage historique indiscutable, s’étant -comme chaque chrétien dit savoir manifesté un MAX lors de l’occupation romaine en Galilée ; épuicétout !

    (j’insiste quant à moi sur ce "fait" qui, entre autres, milite, pour ne pas assurer qu’alors nous sommes entrés dans l’histoire proprement dite...)

    Quand on lit ça, nul besoin de continuer, le reste étant à l’avenant...

    Etant né -d’origines, entre autres basques- à Pampelune, une des innombrables cités romaines de Pompée, 


    restons quand même FACTUEL, le Monsieur est très disert, tout ce qu’il raconte n’est quand même pas faux historiquement parlant ! Heureusement pourrait-on dire ; n’est-ce pas ?!

    (il en est de même d’Onfray évidemment !)


    CQFD

    Comprenne qui pourra


    • Gollum Gollum 3 décembre 2025 09:16

      @Mao-Tsé-Toung

      restons quand même FACTUEL, le Monsieur est très disert, tout ce qu’il raconte n’est quand même pas faux

      Heureusement qu’il ne baratine pas qu’il est capable de se déplacer instantanément, sinon où irait on ? 

      Comprenne qui pourra


Réagir