La psychanalyse de Macron est factuelle et révèle le pire !
Les essentiels de cette actualité
- Le 15 décembre à 19h, Michel Fize, sociologue et essayiste, invité de Mike Borowski pour décrypter la dérive psychologique d’un pouvoir hors sol et la faillite morale du système français.
- L’hyper-présidence transforme l’État en théâtre où la parole remplace la stratégie et la posture supplante la décision : une pathologie du commandement où le Moi présidentiel écrase la réalité.
- La Ve République a enfanté une monarchie républicaine malade d’elle-même, où la mégalomanie remplace la lucidité et où l’on gouverne par injonction morale plutôt que par bon sens.
- La reconquête souverainiste commence dans les esprits : rejeter la fascination du charisme, replacer la responsabilité au centre et permettre à la nation de redevenir maîtresse de son destin.
Le 15 décembre à 19h, Michel Fize est l’invité de La Grande Émission animée par Mike Borowski, en direct sur Géopolitique Profonde.
Michel Fize est sociologue, écrivain et essayiste, connu pour son franc-parler et ses analyses sans concession des dérives politiques et sociétales contemporaines. Ancien chercheur au CNRS, il s’est imposé comme une voix dissidente dans le paysage intellectuel français, dénonçant la manipulation des masses, la déconstruction culturelle et la perte de souveraineté nationale. Il est l’auteur notamment de Septembre noir, ouvrage percutant et engagé dans lequel il décrypte la faillite morale et politique d’un système à bout de souffle.
Il nous présente ce soir son dernier livre : Le Roi Brindezigue.
Le pouvoir hors sol et la psychose du commandement
La France vit aujourd’hui sous un régime d’hyper-présidence où le pouvoir n’est plus exercé, mais incarné. L’État devient théâtre, et le chef, acteur principal d’une mise en scène permanente. Dans cette verticalité hypertrophiée, tout tourne autour du Moi présidentiel : la parole remplace la stratégie, la posture supplante la décision, la communication devient politique d’État. Ce phénomène n’est pas qu’une question d’ego : il relève d’une pathologie du commandement, d’un rapport déformé à la réalité et au peuple. De plus en plus d’observateurs : intellectuels, sociologues, essayistes, y voient les signes d’un désordre plus profond. L’un d’eux, Michel Fize, dans son essai Le roi brindezingue, en fait le symbole d’un pouvoir qui a perdu la raison. Sans jamais s’abaisser à la caricature, il met des mots sur ce que beaucoup ressentent : la dérive psychologique d’un exécutif coupé du monde réel.
Cette lecture dérange parce qu’elle s’attaque au cœur du mal français : la déconnexion absolue entre la parole du pouvoir et l’expérience du pays. L’autorité n’est plus fondée sur le mérite ni sur la compétence, mais sur la domination symbolique. Ce pouvoir hors sol, obsédé par sa propre image, cultive la mise en scène de la maîtrise alors qu’il accumule les signes d’épuisement. Ce décalage permanent, nourri par la certitude d’avoir toujours raison, produit une France fracturée, où l’on gouverne par injonction morale plutôt que par bon sens. Derrière les formules technocratiques et les slogans modernistes, c’est une angoisse qui se lit : celle d’un pouvoir qui sent la nation lui échapper, mais refuse de l’admettre.
La monarchie républicaine et l’effondrement moral
Le problème ne réside plus seulement dans un homme, mais dans un système. La Ve République, façonnée pour un chef fort, a fini par enfanter une figure d’autorité déconnectée du réel et intoxiquée par son propre rôle. L’exécutif se veut visionnaire, mais se montre autoritaire. Il se prétend protecteur, mais agit en gestionnaire d’appareil. La France ne gouverne plus : elle gère, elle commente, elle réagit. Les institutions, asphyxiées par la concentration du pouvoir, ne servent plus de garde-fous, mais d’amplificateurs à l’ego présidentiel. C’est ici que la lecture psychanalytique de Michel Fize prend tout son sens : elle ne décrit pas un individu, mais un système malade de lui-même, où la mégalomanie remplace la lucidité et la communication tient lieu de gouvernance.
Ce glissement vers la monarchie républicaine produit un vide moral abyssal. Les grandes causes sont instrumentalisées, les symboles nationaux marchandés, les libertés civiles comprimées au nom de la “sécurité”. Ce n’est plus la France souveraine qui s’exprime, mais une administration psychiquement instable, convaincue de son infaillibilité. Le chef d’État, persuadé d’incarner la Raison, confond l’autorité avec la domination et la modernité avec la rupture. Ce déséquilibre psychologique se traduit par une instabilité politique chronique : tout devient crise, urgence, réforme salvatrice. C’est la stratégie du chaos contrôlé, maintenir la tension pour conserver le pouvoir.
Retrouver la raison d’État et la souveraineté du réel
Face à cette dérive psychopolitique, la solution ne viendra ni d’un sauveur providentiel ni d’un discours de contrition. Elle viendra d’une restauration de la raison souveraine, d’une réhabilitation du réel contre la fiction du pouvoir. Retrouver la raison d’État, c’est cesser d’admirer la figure présidentielle et revenir au sens des institutions : le service du peuple, et non son infantilisation. Le diagnostic posé par des voix comme celle de Michel Fize ne doit pas seulement nourrir le débat intellectuel, il doit inspirer une refondation politique et morale, où la fonction redevient un devoir et non un rôle.
La reconquête souverainiste commence dans les esprits. Elle suppose de rompre avec la fascination du charisme, de rejeter l’esthétique du chef omniscient, et de replacer la responsabilité au centre de la décision publique. Ce n’est pas un simple changement de style : c’est une reprise de pouvoir par la raison collective. La France ne manque pas d’énergie ni de talent, mais d’un cap clair, incarné par des dirigeants ancrés dans la réalité. Le temps des présidences narcissiques touche à sa fin ; vient celui d’une nation qui se réveille, lucide, décidée à redevenir maîtresse de son destin.
IMPORTANT - À lire
La dérive psychologique de notre exécutif, coupé du monde réel et obsédé par sa propre image, est le symptôme d'un mal plus profond. Notre revue approfondit chaque mois les analyses de Michel Fize et d'autres observateurs lucides, pour décrypter les dérives politiques et sociétales contemporaines.
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