mardi 17 avril 2018 - par maQiavel

L’occident est perdu ! Todd explique le « complotisme » antirusse de l’establishment

Emmanuel Todd était l’invité actu de France culture le 14 avril 2018, alors que les Etats unis, la France et le Royaume-Uni venaient de mener des frappes nocturnes sur la Syrie. Il s’agit peut-être là d’une de ses meilleures interviews face à des journalistes en sueurs atterrés par ce qu’il énonce et que l’on pourrait pourtant considérer dans certains milieux comme étant de banales évidences.

 

D’où je parle

Emmanuel Todd donne la couleur dès le début de l’interview : il parle d’un point de vue favorable au monde anglo-américain pour lequel il n’a par ailleurs jamais caché son admiration.

Todd n’est ne s’est jamais prétendu dissident ou résistant, il s’est déjà décrit lui-même comme un pur produit de l’establishment, un membre de la bourgeoise intellectuelle qui ne jure que par les élites institutionnalisées et qui est un grand lecteur de la presse mainstream. Et c’est peut-être cette posture d’universitaire orthodoxe qui donne une certaine saveur à ses propos. En effet, la critique d'un système est toujours plus dangereuse lorsqu’elle vient de l’intérieur.

Hystérie complotiste antirusse

Emmanuel Todd décrit une presse occidentale devenue folle qui entretien les citoyens du monde occidental dans la vision hallucinatoire d’une Russie hyperpuissante, menaçante, tentaculaire et totalitaire. On parle pourtant selon Todd d’une Russie qui dans la réalité a un poids démographique dix fois inférieur à celui du monde occidental, qui vient à peine de retrouver une stabilité , qui ne fait pas partie des pays les plus avancés et qui est dans une posture de reconstruction défensive. De plus, le « monstre » Poutine est « élu » et les Russes sont favorables à sa politique. Dès lors, comment expliquer la paranoïa de la presse occidentale vis-à-vis de la Russie ?

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Emmanuel Todd avoue qu’il ne comprend pas la montée en puissance de cette russophobie mystérieuse chez l’establishment qu’il qualifie de « complotiste » et se dit très inquiet par cette fixation pathologique sur un pays qui n’a pas la puissance qu’on dit. Cet univers mental occidental de passion incontrôlée renvoyant à des troubles psychiques contraste d’après Todd avec l’univers mental rationnel, de rapport de force et de maitrise de soi coté russe. Il confie : « Le niveau intellectuel des diplomates russes est très supérieur à celui des Occidentaux. Ils ont une vison de l'Histoire, du monde, de la Russie : un contrôle de soi qu'ils appellent "professionnalisme". » absent chez élites occidentales.

On ne peut qu’être d’accord avec Emmanuel Todd sur ce point. Pour mesurer le niveau des diplomates russes, je recommanderai le livre « Alep, la guerre et la diplomatie  » de Maria Khodynskaya-Golenishcheva, une diplomate de haut rang à la mission permanente de la Fédération de Russie auprès de l’Office des Nations unies à Genève et qui plante intelligemment le décor de la bataille d’Alep dans toutes ses dimensions (diplomatiques, militaires, stratégiques, géopolitiques, historiques, économiques…) passe de la pratique (description exhaustive de tous les outils de la boîte à outils diplomatique utilisés par Moscou) à la théorie avec réalisme , lucidité et attachement aux faits.

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Une lecture rafraichissante intellectuellement tant elle change de la pensée unique humanitaire droidelhommiste germanopratine.

Non pas que les élites occidentales ne soient plus capables de produire des analyses de ce niveau (certains y parviennent encore comme Hubert Vedrine ou Zbigniew Brzezinski mais ils sont très minoritaires) mais l’exigence de produire des discours droitdelhommistes et humanitaristes servant d’écran de fumée aux intentions tactiques et stratégiques réelles des puissances occidentales est supérieure. Il est plus important est de se présenter et de se percevoir soi même en défenseur de la veuve et de l’orphelin plutôt que d'aborder les raisons réelles de ses actions.

Emmanuel Todd recommande également « à tout le monde la lecture des textes de Lavrov et de Poutine s'ils veulent lire des choses intelligentes sur la géopolitique ».

Malgré son incompréhension, il va toutefois s’essayer à des hypothèses pour expliquer l’hystérie antirusse.

Parti oligarchique contre parti populaire

En s’appuyant sur le récit que fait Thucydide de la guerre du Péloponnèse, un des grands classiques de la pensée réaliste en relation internationale qui relate le conflit le plus riche d’enseignements politiques de l’histoire, Emmanuel Todd contre la « dialectique fausse » de l’élitisme contre le populisme (qui est floue et ne s’appuie que sur des postures médiatiques ) pour lui substituer la très classique opposition entre partis oligarchique et populaire ( qui se fonde sur des divergences d’ intérêts bien déterminés).

Selon Todd , le parti populaire veut des nations qui se referment un peu sur elles mêmes pour protéger les citoyens tout en continuant à commercer raisonnablement alors que le parti oligarchique voit dans les Etats nations des structures archaïques héritées d’un ancien monde et qui sont inadaptées à la mondialisation néolibérale moderne ,à ses marchés financiers autorégulateurs et à ses organisations internationales chargées d’imposer des disciplines budgétaires aux peuples.

Cette opposition crée une situation d’instabilité et de schizophrénie au sein du monde occidental qui explique qu’un Trump est traité de fou par le parti oligarchique lorsqu’il prend des mesures protectionnistes mais est considéré comme un homme raisonnable lorsqu’il tweete que les russes doivent se préparer à recevoir de beaux missiles intelligents.

En effet, malgré elle, la Russie est peut être devenu un modèle pour le parti populaire. Les réformes économiques menées pendant les années 1990 ont été perçues comme la cause d’un affaiblissement sans précédent de la Russie, autant en interne que sur la scène internationale et elles ont donné naissance à une réaction étatiste contre l’emprise oligarchique sur les secteurs régaliens de l’État et les secteurs stratégiques de l’économie russe dont Poutine est la parfaite incarnation. La Russie devient un modèle de développement Etatiste des nations et fascine le parti populaire mais devient par la même occasion une cible privilégiée de la vindicte du parti oligarchique.

Et c’est également la raison pour laquelle la Hongrie est ciblée : elle est pays patriote qui fait d’une priorité son existence en tant que nation et qui refuse que le pays soit traversé par des vents migratoires incontrôlables, chose incompréhensible pour le parti oligarchique dont le paradigme est post national. 

On pourrait rajouter à cette analyse de Todd que le conservatisme sociétal de la classe dirigeante russe est perçu très positivement par le parti populaire occidental qui ploie sous les coups de boutoir du progressisme impulsés par le parti oligarchique. Ce qui donne une raison supplémentaire d’être la cible du parti oligarchique et de ses journalistes qui la jugent sous l’angle de critères anthropologiques et familiaux qui ne doivent rien avoir à faire avec la géopolitique comme le statut des homosexuels comme le précise Todd.

Multipolarité

Selon Emmanuel Todd, une des raisons de l’hystérie antirusse est d'ordre militaire. Car dans ce domaine, les Russes « sont revenus à parité » avec les Occidentaux, ils ont effectué une « remontée technologique ». « C'est le seul pays qui est aujourd'hui capable de faire face aux Etats-Unis sur le plan militaire ».

Cela a pour conséquence que la Russie n’est plus seulement un espace interdit à la conquête de l’occident mais en plus une branche sur laquelle des puissances peuvent s’appuyer pour se préserver de la déferlante occidentaliste.

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« L'idée qu'un seul pays au monde [les Etats-Unis] serait capable de faire ce qu'il veut n'est pas un bon concept d'un point de vue libéral », dogme cher aux Américains, selon lui. « Si on pense en termes d'équilibre des pouvoirs, on peut se dire que c'est mieux ! Même si l'on n'aime pas la Russie, l'existence d'un pôle de stabilité qui n'a pas de possibilité d'extension [au vu de sa population] devrait réjouir », poursuit-il.

Il était en effet admis avant la renaissance de la Russie qu’aucune puissance n’était capable de résister à la puissance stratégique des Etats-Unis et des pays de l’OTAN. Mais si elle peut aujourd’hui rivaliser avec les puissances de premier plan dans les domaines militaro-stratégiques, la Russie n’est pas l’union soviétique, elle n’a plus vocation à être un empire et même si elle en avait la volonté, elle n’en a pas les moyens. Par contre, elle est le fer de lance du monde multipolaire. Le monde multipolaire s’oppose à l’universalisme des valeurs occidentales et ne reconnaît pas la légitimité du « Riche Nord » à agir au nom de l’humanité entière et en tant que centre unique de décision sur la majeure partie des grands enjeux. Le monde multipolaire insiste sur l’existence de plusieurs centres, aucun d’entre eux ne disposant de ce fait de droits exclusifs et ayant donc l’obligation de tenir compte des positions des autres. C’est pourquoi la multipolarité constitue une alternative logique directe à l’unipolarité. Il ne peut exister de compromis entre les deux : le monde est soit unipolaire, soit multipolaire.

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La Russie de Poutine constitue donc un obstacle fondamental au projet ( on pourrait même parler de messianisme, voir de mystique ) du parti oligarchique selon lequel le monde devait devenir homogène car le modèle occidental avec en son cœur les USA en tant que puissance nationale et vaisseau amiral de la mondialisation ,étendrait sa présence à tous les pays et tous les peuples de la terre pour assurer la pérennité de l’hégémonie intellectuelle et des valeurs de l’Occident , processus indispensable à l’émergence d’un gouvernement global de ce nouvel ordre mondial.

Démocratie

Alors que Caroline Broué l’interroge sur le danger que représenterait l’élection de Viktor Orban pour la » démocratie « , Emmanuel Todd la décontenance en affirmant que l’occident n’a plus rien de » démocratique « , que tout le monde a le mot démocratie dans la gueule mais qu’on ne sait plus ce que c’est , que depuis le référendum de 2005 la France n’est plus un régime représentatif au sens classique et que personne ne sait plus qui est au pouvoir aux Etats unis.

Face à la journaliste pantoise, Todd décrit ce que devrait être un régime représentatif digne de ce nom : les gens votent, les élites légitiment désignées appliquent les décisions populaires. Il conclura cette thématique en affirmant ne plus écouter ce que dit Macron qui ferait semblant d’être président parce qu’il n’a pas de vrais pouvoirs , et qu’être président en France c’est passer à la télé et réduire les privilèges de petites gens sans toucher à ceux qui en ont de gros.

Sur la Syrie

Emmanuel Todd explique que la société syrienne de départ était très divisée, ce qui contredit le mantra médiatique « Bachar massacre son peuple » comme s’il n’y avait en Syrie personne à part les alaouites et les minorités ethno-confessionnelles qui avaient intérêt au maintien du régime syrien qui ne devrait sa survie qu’aux armées russes et iraniennes.

Il se livre ensuite à une analyse cartographique intéressante : les zones tenues par le gouvernement syrien correspondent à celles ou le statut de la femme était le plus élevé alors que les zones tenues par les rebelles étaient les régions les plus fermées et conservatrices. Il énonce le paradoxe selon lequel les alliés des occidentaux là bas sont ceux qui sont le plus éloignées des valeurs défendues par les élites occidentalistes et constituent la frange de la population la plus inefficace en terme de dynamique éducative et culturelle à l’image de la société saoudienne.

Ceux qui se sont un peu intéressé au contexte social national qui a précédé la guerre syrienne savent qu’il s’ancre sur un clivage socio-économique qui se traduit géographiquement entre centres urbains et périphéries rurales. Les politiques d’ouverture et de libéralisation de l’économie de la présidence Bachar ont profité à l’élite et aux classes moyennes supérieures urbaines au détriment des classes inférieures et moyennes en voie de paupérisation reléguées vers les périphéries et menacées par des années de sécheresse (2007-2010). Une population écœurée par la bourgeoisie d’affaires et la corruption qui va se réfugier dans un repli identitaro-religieux, ce qui explique la sur représentation de la composante islamiste dans la rébellion.

Image associée

Cette lecture met à mal l’analyse strictement confessionnelle de la crise syrienne (dimension confessionnelle qui existe mais n’explique pas tout, réduire ce régime à une identité alaouite n’est pas analytiquement correct) car de fait, certaine composante non négligeable de la bourgeoisie sunnite soutient le pouvoir syrien, ce qui permet de comprendre pourquoi l’armée syrienne est majoritairement sunnite.

Pluralisme des médias

Emmanuel Todd dresse un portrait sévère de la presse occidentale sur ces questions : « Je vous jure que ce matin [le 14 avril] les exposés du Guardian, du Daily Telegraph et du Monde sur ce qu'il se passait [en Syrie] étaient tellement mauvais, que j'ai dû, ce que je n'ai jamais fait de ma vie, j'ai dû aller sur le site de RT France, le truc russe, pour comprendre à peu près ce qu'il se passait en Syrie. C'était beaucoup plus détaillé, il y avait toutes les informations qu'il y avait dans les autres, plus d'autres. »

Bien évidemment, les médias russes ne sont pas paroles d’évangile. À l’instar de CNN pour les États-Unis pendant les guerres américaines, RT devient un instrument de propagande lorsqu’il s’agit de couvrir des conflits présentant un intérêt stratégique majeur pour la Russie. Mais dès lors qu’on admet avec réalisme que le mythe de la presse indépendante et impartiale est une utopie inatteignable, la moins mauvaise des alternatives au monopole médiatiques des groupes idéologiques et des partis d’intérêts reste le pluralisme de la presse. Les médias russes cassent le monopole des médias anglo-saxons dans le flux mondial de l’information et sont capables de promouvoir une « autre vision » des événements, ce qui en fait la cible des médias occidentaux au sein desquels le parti oligarchique est dominant.

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Conclusion

Son constat est le suivant : lorsqu’on parle de la Russie on parle de notre crise à nous, de notre déficit de valeurs spirituelles, de sentiments nationaux et de projet commun. Cela crée de l’agressivité et pousse à se réfugier dans l’irrationnel et l’émotionnel. Un occident sans repères donc. Un occident perdu.

Les hypothèses de Todd sont à encore à creuser mais elles constituent de bonnes hypothèses de travail.

 

Source :Olivier Berruyer



148 réactions


  • Hijack ... Hijack ... 17 avril 2018 17:42

    Il était temps qu’ils se réveille le Todt.


    • La mouche du coche 17 avril 2018 20:18

      Un enfumeur et réducteur de tête professionnel comme l’est monsieur Todt ne peut que plaire à notre enfumeur amateur de maQiavel. Qui se ressemble s’assemble. smiley


    • maQiavel maQiavel 17 avril 2018 21:05

      @La mouche du coche
      Je ne peux que valider. smiley

      Au fait vous avez oublié vos sempiternels copié collé auxquels on a déjà répondu 1000 fois mais par dévouement , je vais rétablir l’ordre des choses en le faisant à votre place par dévouement : 

      « Si l’on y réfléchi, M. Todd s’est trompé sur toutes ses prédictions (sauf une fois sur l’URSS). 

      1.  Todd avait prédit la fin de l’Euro en 2012, et l’euro est toujours là 

      2.  Todd a sorti un livre sur l’évolution des sociétés musulmanes quelques semaines avant les « printemps arabes », et son livre n’en avait pas prévu un seul !

      3.  Todd avait dit que M. Hollande allait devenir un président révolutionnaire, alors que celui-ci est le plus fidèle toutou des banques qu’on ai jamais vu.

      4.  Todd avait aussi dit à Florian Philippot, le 27 avril 2012 (entre deux tours de la présidentielle), dans Arrêt sur image ; - Dans dix jours, on ne parlera plus du Front national

      M. Todd se trompe sur tout. Il convient donc de l’écouter attentivement pour prendre le contre-pied de tout ce qu’il dit. Seuls les vieux athées soixante-huitards dégénérés croient encore en lui. Il est là pour les enfumer et cela marche parce que l’homme est comme le lapin, il s’attrape par les oreilles ». 

       

      Alors , heureuse ? smiley


    • La mouche du coche 18 avril 2018 09:09

      @maQiavel
      Merci bien. Mais je ne comprends pas ce que vous appelez "répondre" à ce commentaire. J’énumère des faits. Ils sont tous justes. Vous n’avez donc pas à leur "répondre" mais à les approuver, puisqu’ils sont justes.


    • V_Parlier V_Parlier 18 avril 2018 10:09

      @Hijack ...
      Je n’ai pas encore regardé la vidéo mais le texte est excellent.


    • maQiavel maQiavel 18 avril 2018 10:30

      @La mouche du coche
       smiley


    • Doctorix Doctorix 18 avril 2018 10:58

      @Hijack ...
      "’être président en France c’est passer à la télé et réduire les privilèges de petites gens sans toucher à ceux qui en ont de gros."


      Tout est dit... Surtout "passer à la télé."

      Mais s’il passe de plus en plus, il passe de plus en plus mal.

      Sans l’encensement obséquieux er permanent des journalistes MMS, on verrait que le mépris s’installe et que les yeux du public s’ouvrent sur le vide sans fond du personnage.

      C’est la suite de la campagne présidentielle, avec promotion démentielle de la lessive macron.

      Et lessivés, les Français vont l’être.


    • Doctorix Doctorix 18 avril 2018 11:02

    • Yakaa Yakaa 18 avril 2018 18:00

      @Doctorix
      Il ne manque que le calendos qui lui dégouline dans les cheveux...


    • ouallonsnous 18 avril 2018 19:48

      @maQiavel

      A noter que, contrairement à ce qu’affirme Todd sur un autre fil, non, les nations qui agressent la Syrie depuis 7 ans pour le compte du sionisme, n’ont pas construit la démocratie qui nous vient de notre culture gréco-latine, elles s’en servent d’alibi pour promouvoir leur impérialisme !

      Les états unis n’ont jamais été démocratique sauf sur le papier dans leurs textes fondateurs de départ de 1787, l’Angleterre est une monarchie dans laquelle le premier ministre et le gouvernement sont les exécutants soumis des directives de la Couronne et de la City, quand à la France elle est en train de devenir une dictature républicaine molle à la solde des deux premiers, GB et USA  !

      Ce ne sont à l’heure actuelle aucunement des démocraties, bien au contraire, elles nient l’idée même de démocratie qui contient le principe du gouvernement par le peuple !!!



    • maQiavel maQiavel 18 avril 2018 20:03

      @ouallonsnous

      Quand il parle de » démocratie *« , il veut dire démocratie représentative (qui est un oxymore) donc en gros il parle de régime représentatif. Et de fait, ce sont les trois pays qu’il a cité qui en sont la matrice.

      *Pour comprendre les guillemets inversés


  • Gollum Gollum 17 avril 2018 17:59

    Excellent ! J’étais MDR à plusieurs reprises...


    Là où j’ai adoré c’est quand il a psychiatrisé la chose en disant en gros que l’Occident était en train de devenir fou... Je suis complètement d’accord.

    En plus évoquer Berruyer il y en a qui ont dû grincer des dents.. smiley

    On vit une époque formidable. 

    Comme il l’explique on ne pardonne pas à la Russie ne pas pas avoir voulu faire partie du Club. C’est comme une maffia qui vous ferait l’honneur de faire partie du gang. Ça ne se refuse pas. La Russie a refusé et du coup c’est la mauvaise conscience et l’hystérie qui s’en suit de la part de l’oligarchie maffieuse.. smiley

    Et l’autre journaliste qui nous sort F. Hollande, nan mais allô.. smiley Un Hollande aussitôt assassiné par Todd dans la foulée.. Un régal. smiley

    Du très bon Todd. Je recommande chaudement. smiley 

    (M’est avis qu’il finira par le payer cher m’enfin c’est dans l’ordre des choses)

    • FifiBrind_acier 17 avril 2018 20:07

      @Gollum
      Tood est à la géopolitique, ce que BFM WC est à l’information... Il devrait cesser de s’abreuver aux médias mainstream, c’est pas bon pour les neurones ....


      "EURASIE- Le triangle stratégique Russie- Chine - Iran"


      " La géopolitique du nouvel ordre mondial multipolaire du 21e siècle"


    • Heimskringla Heimskringla 17 avril 2018 22:47

      @Gollum

      "Là où j’ai adoré c’est quand il a psychiatrisé la chose en disant en gros que l’Occident était en train de devenir fou... Je suis complètement d’accord."

      Comme prévu et ça ne va faire qu’augmenter. 


    • Gollum Gollum 18 avril 2018 09:11

      @FifiBrind_acier

      Bah il est au courant de votre triangle Russie/Chine/Iran... Faut pas charrier. Triangle opportuniste au demeurant et qui ne tient que par l’ennemi commun : les US. Car il n’y a franchement rien en commun entre ces trois là...

      La seule naïveté qui m’a choqué, et qui reste encore chez lui, c’est quand il a déclaré que les US étaient encore une démocratie. Là je pense qu’il se gourre de façon monumentale. Suffit de voir comme s’est passé la dernière élection avec Sanders mis sur la touche de façon pas très "démocratique".. Quant à l’élection de Trump, si elle a été respectée, il semble qu’elle soit quelque peu neutralisée au point que l’on ne sait plus, en effet, qui dirige ce pays...

      Non, les US ne sont pas une démocratie. C’est l’oligarchie du pognon roi.

      Ceci dit, à ces réserves près, cet instant radiophonique a quand même été un must..

      À faire partager.


    • Gollum Gollum 18 avril 2018 09:14

      @Heimskringla

      Oui mais ça ne va pas durer très longtemps. On ne dirige pas tout un pan de société en étant fou... ça va collapser (là je m’attends à ce que medialter sorte de sa tanière et me tombe dessus..). Encore une fois je vois ça plus sous l’angle de l’entropie spirituelle (d’ailleurs soulignée par Todd) qu’autre chose. Et qui dit entropie dit point bas, chaos, collapse..


    • Zatara Zatara 18 avril 2018 09:32

      @Gollum
      ça va collapser (là je m’attends à ce que medialter sorte de sa tanière et me tombe dessus..)

      c’est parce qu’il estime que quelque chose comme Elysium n’a pas à être considérer comme un collapse, simplement comme une contraction. Si la poupoulasse collapse, ce ne serait pas par bétise mais parfaitement orchestré. Peu importe, dans tous les cas, c’est de la querelle de clocher sémantique ou conceptuelle, en tant que c’est dans tous les cas intenable à long terme (à moins de découvrir une source d’énérgie nouvelle, et encore...ça ne suffirait pas en soit). Du coup, la question de pose : est ce que les civilisations portent intrinsèquement les gènes de leur décrépitude ? Ou peut on dire que les oligarchies (ou plutôt, l’oligarchie trans-civilisationnelle) consomment les civilisations ? Sûrement un peu des 2...


    • Gollum Gollum 18 avril 2018 09:53

      @Zatara

      mais parfaitement orchestré. 

      Bah, tout montre que nos élites ne savent plus être à la hauteur ce que souligne Todd et je suis bien d’accord.. Donc pour le parfaitement orchestré j’en doute fort. Non on assiste au dernier sursaut d’un Occident qui se pense immortel, élu, et prêt au grand n’importe quoi pour se le prouver..

      est ce que les civilisations portent intrinsèquement les gènes de leur décrépitude ? 

      Forcément. Tout meurt un jour. C’est la loi de l’impermanence (bouddhisme). En ce qui concerne la nôtre c’est d’avoir vécu sur le paradigme de la rationalité, du matérialisme et du mécanisme, dans un déséquilibre évident.. C’est pourquoi cette civilisation mourra vite.

      D’autres civilisations, fondées sur d’autres principes, peuvent, elles, durer beaucoup plus longtemps..


    • gaijin gaijin 18 avril 2018 10:20

      @Zatara
      " Du coup, la question de pose : est ce que les civilisations portent intrinsèquement les gènes de leur décrépitude ?"

      comme n’importe quoi d’autre expansion et contraction se succèdent : l’occident a atteint sa répartition maximale a la fin du 19ème siècle et s’est fractionné en 3 idéologies : nazisme , communisme , capitalisme ..a la fin du 20 ème siècle le capitalisme a gagné et a atteint son expansion maximale ....a présent deux choses peuvent se produire : la fin du paradigme ou la supléance des nations et idéaux par les trusts financiers auquel cas l’occident peut perdurer jusqu’à ce qu’une entreprise possède le monde entier ..............


    • Zatara Zatara 18 avril 2018 10:24

      @gaijin@Gollum

       smiley marrant comme vous vous êtes jetez sur la partie la moins intéressante de cette question rhétorique....


    • gaijin gaijin 18 avril 2018 11:52

      @Zatara
       ?

      les oligarchies ? oui bien sur les oligarchie ont une tendance a épuiser leur terrain mais ça n’est pas si évident que ça par exemple une civilisation comme la chine malgré l’ existence d’une oligarchie a perduré longtemps parce qu’elle était basée sur des principes stabilisateurs ......

      ce n’est pas la partie la plus intéressante de la question il est plus pertinent de comprendre qu’une expansion infinie est impossible et que plus la croissance est rapide plus la durée est courte .....


    • Zatara Zatara 18 avril 2018 12:00

      @gaijin
      ce n’est pas la partie la plus intéressante de la question il est plus pertinent de comprendre qu’une expansion infinie est impossible et que plus la croissance est rapide plus la durée est courte .....

      Et bien, je pense que cela est finalement assez basique, puisque c’est, en définitive, quelque chose de parfaitement logique et mathématique

      https://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/al-bartlett-arithmetique-76363

      Maintenant, ce qui, justement, me parait beaucoup plus intéressant, c’est de conceptualiser l’idée qu’une oligarchie serait ou pas (suivant les civilisations) consommatrices de forces vitales (dans le sens d’un parasite) ou régulatrices de forces vitales (dans le sens d’un "berger")..



    • Gollum Gollum 18 avril 2018 12:13

      @Zatara

      Bien évidemment que les oligarchies sont des parasites. Mais je n’aime pas la façon de faire actuelle qui est de mettre ces oligarchies comme facteur premier. En général ça aboutit à un manichéisme du genre : les riches exploitent les pauvres qui sont innocents comme des moutons... Bref, on retrouve le manichéisme marxiste que je déteste. Manichéisme qui engendre la haine.

      Non les pauvres sont responsables de la situation actuelle, aussi, à leur manière. De par leur passivité maladive, leur j’m’en foutisme perpétuel (on a élu Macron), leur refus de s’informer (on adopte une posture pseudo-rebelle genre la mouche du coche qui dispense, précisément de faire des efforts), etc..

      Bref, les oligarques ont eu un blanc-seing de la population qu’on le veuille ou pas.. Bien sûr que les oligarques sont un peu plus responsables mais dans le fond c’est bien la médiocrité générale qui a généré les pseudos-élites..

      Au-delà des oligarchies je préfère, et de loin, le concept d’entropie car ce concept touche tout le monde, la civilisation actuelle, ses façons de penser, ses priorités...

      Vision moins manichéenne et paranoïaque qui me convient mieux. Mais je sais que la plupart de mes contemporains préfèrent la vision manichéenne et paranoïaque car c’est leur permet de se sentir victime. Et les gens adorent se sentir victime car ça permet de justifier par la faute d’autrui (oligarchie, etc) une vie médiocre..


    • Zatara Zatara 18 avril 2018 12:17

      @Gollum
      même équilibrage de mon côté avec d’autres arguments...


    • ged252 18 avril 2018 12:43

      @Gollum
      "Bien sûr que les oligarques sont un peu plus responsables mais dans le fond c’est bien la médiocrité générale qui a généré les pseudos-élites.."

      .

      ce sont les oligarchies qui abêtissent et rendre la population médiocre.

      .

      Ya pas un truc qui s’appelle : " Education nationale, ?

      Les Français ont leur mot à dire sur l’éducation nationale ?

      Les Français savent-ils seulement ce qu’est une éducation ? A quoi ça sert ?


    • Gollum Gollum 18 avril 2018 14:20

      @ged252

      L’EN ne m’a jamais empêché de pallier à ses insuffisances.

      Et si on a droit à Hanouna à la téloche c’est parce qu’il y a des gens qui regardent...


    • medialter medialter 18 avril 2018 15:20

      @Gollum
      "ça va collapser (là je m’attends à ce que medialter sorte de sa tanière et me tombe dessus..). Encore une fois je vois ça plus sous l’angle de l’entropie spirituelle (d’ailleurs soulignée par Todd) qu’autre chose"

      *

      Comme tu l’as justement souligné, Todd voit la Zunie comme une démocratie. Un mec qui fait un constat aussi pitoyablement faux, sans même parler de ses blagues précédentes (hollandisme révolutionnaire etc), ne peut bénéficier d’aucune crédibilité. Il se trouve que malgré son incompétence manifeste, tu apprécies quand même son discours en raison du titre "l’occident est perdu" (un peu dans le blabla de Drac qui voit un collapse dans quelques décennies). Perdu, oui, mais juste la masse, et elle l’a bien voulu, car quand tu dis : "les pauvres sont responsables de la situation actuelle, aussi, à leur manière. De par leur passivité maladive, leur j’m’en foutisme perpétuel (on a élu Macron), leur refus de s’informer (on adopte une posture pseudo-rebelle)", là aussi je suis d’accord. Mais la civilisation n’est pas perdue pour autant, l’élitisme va faire avancer la technocratie, l’organisation civilisationnelle et l’ingénierie sociale ...

      *

      Pas d’accord en revanche sur l’entropie spirituelle, je n’aime pas le mélange des genres, appliquer à la spiritualité des lois qui tiennent de la physique, à la manière d’un Guillemant. La 2° loi de la thermodynamique est inapplicable, dans la mesure où il ne peut y avoir de désorganisation, puisque qu’il n’a jamais existé de sacralité maîtrisée par les masses. Déjà à l’époque de Platon, alors que les enseignements sacrés étaient encodées dans la mythologie, le peuple croyait dur comme fer à l’existence des Dieux sur le Mont Olympe, un peu comme les cathos actuels croient dur comme fer au retour de Jésus. Il y a toujours eu un enseignement à 2 vitesses, c’est une constante atemporelle, et la désorganisation d’aujourd’hui est la même que celle d’hier.

      *

      "Bah, tout montre que nos élites ne savent plus être à la hauteur"

      *

      Au contraire, je les trouve très compétents, l’agenda du mondialisme totalitaire annoncé depuis le Patriot Act du 11 sept est un modèle de perfection, au point que la populace en redemande

      @Zatara

      "c’est parce qu’il estime que quelque chose comme Elysium n’a pas à être considérer comme un collapse, simplement comme une contraction. Si la poupoulasse collapse, ce ne serait pas par bétise mais parfaitement orchestré"

      *

      Oui, c’est effectivement ce que je pense

      *

      "Peu importe, dans tous les cas, c’est de la querelle de clocher sémantique ou conceptuelle, en tant que c’est dans tous les cas intenable à long terme"

      *

      Intenable pour des gens comme toi ou moi qui avons connu d’autres référentiels, oui, mais pas pour les trouducs de la nouvelle génération à qui il suffira de refiler des Iphone24 avec la 7G et la VR pour faire passer n’importe quoi. Quand je vois déjà tous les délires qu’ils arrivent à faire faire aux gauchiasseux au sacro-saint titre de "pour la planète", je pense que les futures générations seront même ravies de galérer pour une cause nouillageuse, y compris pédaler, au sens propre, pour produire leurs besoins d’énergie. J’aime assez bien la description des banlieues lointaines faites par Denis Villeneuve dans le dernier Blade Runner, je trouve ça très visionnaire

      *

      "Du coup, la question de pose : est ce que les civilisations portent intrinsèquement les gènes de leur décrépitude ?"

      *

      Pour ma part, je pense que l’humanité n’est simplement pas maître de son destin. C’est juste un immense laboratoire détenu par une intelligence supérieure. Avec toutefois un mode d’emploi subtilement glissé pour s’extraire de cet éternel retour

      .


    • Heimskringla Heimskringla 18 avril 2018 20:07

      @medialter

      Avec un ensauvagement des plus pauvres (ça sera leur chambre à gaz avec la pollution). Probablement un suprémacisme black/métisse également. Un reich puissance 1000. Je vois ça comme quasi tout l’inverse 3. 


    • Gollum Gollum 19 avril 2018 10:58

      @medialter

      Pas d’accord en revanche sur l’entropie spirituelle, je n’aime pas le mélange des genres, appliquer à la spiritualité des lois qui tiennent de la physique, à la manière d’un Guillemant.

      Il s’agit de notions traditionnelles. La trinité corps, âme, esprit. On trouve ça chez Platon déjà. Suivant que l’âme penche du côté corps elle est sujette à ses appétits et à l’entropie et l’inverse dans le cas contraire. C’est exactement notre époque. Platon avait anticipé d’ailleurs en disant qu’une société composée et dirigée par des hyliques du grec hylé : matière) donc soumis aux appétits terrestres allait droit dans le mur..

      Du reste, l’entropie est constable par tous, à l’œil nu, par la dégénérescence des créations artistiques, philosophiques, architecturales et bien d’autres... 

      Au contraire, je les trouve très compétents, l’agenda du mondialisme totalitaire annoncé depuis le Patriot Act du 11 sept est un modèle de perfection, au point que la populace en redemande

      T’es pas difficile... Moi je les trouve horriblement mauvais.. Et encore heureux d’ailleurs. C’est le gage même de leur effondrement. Il suffit de voir comment ils ont sous-estimé Poutine, par pur orgueil des élites auto-éclairées, et à quel point ils se sont fait mettre des bâtons dans les roues, pour constater que ce sont des branquignolles.


    • medialter medialter 19 avril 2018 13:55

      @Gollum
      "Du reste, l’entropie est constable par tous, à l’œil nu, par la dégénérescence des créations artistiques, philosophiques, architecturales et bien d’autres"

      *

      Non, c’était pareil à toutes les époques, une sous-culture poupoulassieuse, et une sur-culture pour érudits, souvent planquée dans la première. Par exemple, pour revenir aux grecs, Euripide marque une immense décadence par rapport à des maîtres comme Sophocle ou Eschyle, Nietzsche l’a profondément démontré. Euripide, c’est un peu le Paul Coelho d’aujourd’hui. La seule différence, c’est qu’il y a un effet d’optique aujourd’hui qu’il faut corriger, en raison des milliards de zombies, il faut une production volumétrique plus importante. Mais on trouve à toutes les époques l’évidence d’une importante sous-culture destinée au peuple

      *
      "Il suffit de voir comment ils ont sous-estimé Poutine, par pur orgueil des élites auto-éclairées, et à quel point ils se sont fait mettre des bâtons dans les roues"

      *

      Là aussi je pense que tu les sous-estimes. Mon avis est que ce genre de théâtre est parfaitement concerté et maîtrisé, du bizz pour les lobbies militaro-industriels. Il n’existe pas de bipolarité d’empires, Est & Ouest sont les 2 têtes d’un dragon bicéphale unique. Pas d’empires, mais un seul gouvernement mondial qui organise l’illusion de conflits. La lutte de ces 2 têtes contre "le terrorisme international", dont tout le monde sait qu’il est financé par les états, en est l’illustration flagrante


    • Gollum Gollum 20 avril 2018 09:45

      @medialter

      une sous-culture poupoulassieuse, et une sur-culture pour érudits, souvent planquée dans la première.

      Oui m’enfin la différence avec notre époque c’est que ce sont les Vaishyas qui dominent aujourd’hui... Les 4 castes sont divisées en deux : deux castes "matérielles", hyliques, les Vaishyas et Sudras, et qui furent les deux seules castes encore en lice suite à 1789, désormais face à face et formant la fameuse lutte des classes,  et deux castes "spirituelles", les guerriers et prêtres, et qui étaient les castes dominantes dans l’antiquité en général.

      Bien que ces castes fussent dégradées aussi. Mais c’est un autre débat.

      Il n’existe pas de bipolarité d’empires, Est & Ouest sont les 2 têtes d’un dragon bicéphale unique. 

      Il y a bien bipolarité sur fond de paradigme commun. USA et URSS se sont affrontés férocement tout en étant l’un comme l’autre les fruits de l’Occident matérialiste et rationaliste..

      D’où l’hystérie actuelle anti-russe des US d’aujourd’hui. Si la Russie est sortie du paradigme occidental dominant, ayant compris le jeu où cela nous mène, elle n’a pas vraiment de solution alternative à proposer se contentant de ressusciter le patriotisme russe comme l’âme spirituelle russe à travers l’Orthodoxie..

      Mais cela irrite déjà suffisamment le camp occidental qui est devenu le nouveau pôle niveleur des peuples et des âmes, l’internationale du fric, et qui ne supporte pas ce renouveau de patriotisme russe, suite à l’internationale marxiste elle aussi niveleuse et qu’ont bien connu les Russes... De façon paradoxale ce sont les russes aujourd’hui qui sont les chantres du "droit des peuples à disposer d’eux-mêmes"...


    • medialter medialter 20 avril 2018 10:51

      @Gollum
      "Oui m’enfin la différence avec notre époque c’est que ce sont les Vaishyas qui dominent aujourd’hui"

      *

      Complètement d’accord

      *
      "les guerriers et prêtres, et qui étaient les castes dominantes dans l’antiquité en général"

      *

      Globalement non. Si on met à part le cas de l’Inde, qui est plus complexe qu’il n’y paraît depuis que la caste guerrière du Bouddha a tenté de mettre fin à l’usurpation de la caste brahmanique, la caste guerrière était déjà dans l’ensemble inexistante dans l’antiquité. Au même titre que les militaires d’aujourd’hui appartiennent, non pas à la caste guerrière, mais à la caste des Sudras, l’antiquité tenait déjà sur ce modèle. Sparte, par exemple, où les hoplites furent formés sur la bas de l’isonomie, avec une aristocratie noyée dans un système égalitaire. Exactement la définition du sudra

      *
      "D’où l’hystérie actuelle anti-russe des US d’aujourd’hui"

      *

      Cette hystérie a le même socle que celle de la guerre froide, le besoin de présenter un ennemi à la nation, ou plus généralement au "modèle démocratique" atlantiste. Il s’inscrit dans la construction d’une ingénierie sociale. Mais sur le fond, tous ces faux ennemis lavent leur même argent sale à la City, sur la base de conflits par procuration qu’ils déclenchent à dessein, et idéalement dans le cadre d’une lutte antiterroriste, pour un terrorisme qu’ils financent eux-même


  • simplesanstete 17 avril 2018 19:34

    La crise c’est celle du CINÉMA, complètement à l’ouest noyé dans ses bouffées de délires de puissances virtuelles cad matérialistes à haute altitude. Heureusement le ballon d’essai communiste est mort, plus de garde fou du prolo !

    Temps bibliques, le monde s’entrouvre de la Pologne à l’Iran, Ste Sophie au secours, le cœur d’une réconciliation muzz/chrétien !
    Assad dictateur féroce...quand même, quel connard bavant ce crapaud, mystère Todd.

    • Hijack ... Hijack ... 17 avril 2018 22:56

      @simplesanstete

      Lorsqu’il a dit ça sur Assad, m’a fait penser à Plenel ou à certains politicards français des plus bas niveaux.

      .

      Souvent O.K avec les articles publiés chez, E&R, mais je n’avais jamais compris pourquoi le site, le citait souvent ... mais plus ça va et moins ils le citent. De même pour Drac, mais lui est encore plus mauvais ... ce n’est que mon avis.


  • Zatara Zatara 17 avril 2018 19:40

    Z (-bigniew Brzezinski) is dead baby, Z is dead...


    • maQiavel maQiavel 17 avril 2018 19:45

      @Zatara
      Ça a l’air de te réjouir. smiley

      Moi ,je l’aimais bien le mec smiley... sincèrement, j’avais du respect pour l’intelligence de ses analyses ...


    • Zatara Zatara 17 avril 2018 19:49

      @maQiavel
      Ça ne me fait honnêtement ni chaud, ni froid. C’est juste une remarque par rapport à ton article..

      (certains y parviennent encore comme Hubert Vedrine ou Zbigniew Brzezinski mais ils sont très minoritaires)


    • Zatara Zatara 17 avril 2018 19:53

      @maQiavel
      au cazou pour les zins cult :

      https://www.youtube.com/watch?v=ThNTfn915Ek


    • maQiavel maQiavel 17 avril 2018 20:07

      @Zatara

      Oui, j’étais au courant.

      Disons qu’étant donné qu’il a publié un livre en 2012, je le mets encore parmi ceux qui en occident sont capables de produire des analyses de qualité.


    • Zatara Zatara 17 avril 2018 21:44

      @maQiavel
      (fais la part des choses entre ce que je t’adresse personnellement et le fait que je clique sur "répondre" pour ajouter un petit lien qui va bien à ton article, maq fly)

      Pour en revenir à Todt, je ferais juste remarquer qu’il ne fait que faire passer dans les MSM ce que beaucoup disaient déjà depuis 1 mois ou 2... Comme quoi, un ponte de l’intelligentsia fr qui pond une analyse à partir des MSM vaut largement une bidoche pas trop bête, qui sait se servir du web.... En consquence de quoi, ce n’est pas tant le discours de Todt qui est fondamentalement jouissif, mais bien le fait que ça passe sur France cucu....


    • Zatara Zatara 17 avril 2018 21:48

      c’est d’ailleurs plus un porte voix des fr politisé du web (si tant est qu’on soit capable de prendre en comte une majorité à partir de ceux qui ne seraient QUE sur le web) qu’un véritable analyste de fond....


    • maQiavel maQiavel 17 avril 2018 22:08

      @Zatara

      Un porte voix des français politisé du web ? Je ne pense pas, les politisés du web sont en quête d’une radicalité que Todd ne leur offrira jamais, il sera plus souvent considérés par eux comme un enfumeur , voir un traitre qu’autre chose. Même s’il est critique du monde occidental, Todd préférera toujours l’occident à la Russie (tout comme il préférera toujours le PS au FN , ce qui ne l’a pas empêché d’être extrêmement critique au PS ). Ça ne cadre pas vraiment avec les « français politisé du web ».

      Sinon, en termes d’analyses de fond, on peut difficilement faire mieux que Todd qui a pondu de nombreux livres.

      Ps : apparemment, je n’ai pas compris tes premiers coms mais passons.


    • Zatara Zatara 17 avril 2018 22:22

      @maQiavel
      Un porte voix des français politisé du web ? Je ne pense pas, les politisés du web sont en quête d’une radicalité que Todd ne leur offrira jamais, il sera plus souvent considérés par eux comme un enfumeur , voir un traitre qu’autre chose.

      Attention, pas dans la posture, ou dans le personnage.. je voulais dire qu’on retrouve beaucoup de similarités dans le discours.

      Sinon, en termes d’analyses de fond, on peut difficilement faire mieux que Todd qui a pondu de nombreux livres.

      est ce que ça suffit à en faire quelqu’un de vraiment pertinent pour autant ? Je ne pense pas..

      Ps : apparemment, je n’ai pas compris tes premiers coms mais passons.

      mes premiers coms sont simplement une remarque neutre sur un petit délire cinématographique. Tu parlais de lui au présent mais il ne sera plus capable de rien.... rien d ’autre. La prochaine fois, faudra que je pense à virer @maQ avant de rajouter un lien en mode gratos


    • maQiavel maQiavel 17 avril 2018 22:34

      @Zatara
      je voulais dire qu’on retrouve beaucoup de similarités dans le discours.

      ------>Ah ok , dans la critique du système occidental , effectivement. 

      est ce que ça suffit à en faire quelqu’un de vraiment pertinent pour autant ? Je ne pense pas..

      ------> Objectivement , il a produit de nombreuses analyses de fond. Après on peut les trouver pertinentes ou pas , c’est subjectif. 

      En ce qui me concerne , j’ai trouve " Après la démocratie" et "après l’empire" très pertinent. 


    • agent ananas agent ananas 17 avril 2018 23:04

      @maQiavel
      Disons qu’étant donné qu’il a publié un livre en 2012, je le mets encore parmi ceux qui en occident sont capables de produire des analyses de qualité.

      Je pense que Zatara voulait signaler que depuis la disparation "Zbig", il n’y a plus de penseurs en occident de son envergure ... à part peut être John Mearsheimer, Stephen Walt ou Joseph Nye ... mais certainement pas Védrine ou encore Mika. Il suffit de la voir sur MSNBC (Morning Joe), qu’elle n’a pas l’ADN de son père ... (Lee Camp ou Peter Lavelle, sont bien meilleurs, soit dit entre parenthèses).

      Sinon concernant l’hystérie russophobe, peut être faut il rappeler à Todd qu’elle est la continuité de la rivalité entre l’Empire Britannique et la Russie tsariste du 19 ème siècle. Rien de nouveau sous le soleil ...


    • maQiavel maQiavel 17 avril 2018 23:12

      @agent ananas
      Je maintien Védrine dans le lot , même si je ne souvent en désaccord avec ses analyses ( ce qui n’enlève rien à leurs qualités ). 


    • maQiavel maQiavel 17 avril 2018 23:14

      *même si je suis souvent en désaccord avec ses analyses
      (clavier)


    • phan 18 avril 2018 08:31

      @agent ananas
      Bernard Lewis vit toujours le bougre et Hubert Védrine était pour l’agression brutale et barbare contre la Syrie : la France « reconquiert une crédibilité, notamment par rapport à la Russie ».


    • Zatara Zatara 18 avril 2018 08:58

      @agent ananas
      Je pense que Zatara voulait signaler que depuis la disparation "Zbig", il n’y a plus de penseurs en occident de son envergure...

      Ah si si, je ne m’inquiète pas de ce côté là, même si il n’est pas sûr que nous en connaissions d’autres de manière aussi directe et transparente (2 bouquins pour le Zbig)... Mais, dans le fond, Zbig ne fait que reprendre des doctrines en renommant et en spécifiant des aspects, le tout à la sauce ketchup.

      http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2015/06/le-grand-jeu-cadre-theorique.html

      http://www.revueconflits.com/le-nouveau-grand-jeu-bonus/

      Le géo-stratège ricain de son époque n’était donc pas tant un penseur, qu’un "adaptateur" dans le fond.... La différence résidant dans le fait que Zbig était connu du fait que son bouquin, je pense qu’il existe tout une ribambelle de petits Zbig du même tonneau aux US, et notamment au Pentagone, donc, pas de problème pour continuer à penser l’hégémonie ricaine et le bloc BAO ... Aujourd’hui, le problème est plutôt au niveau du réalisme dans l’exécution de cette stratégie, plutôt que dans les objectifs....

      à part peut être John Mearsheimer, Stephen Walt ou Joseph Nye ... mais certainement pas Védrine ou encore Mika.

      Je ne connais pas les premiers cités, mais les seconds ne sont effectivement que des portes flingues (politique ou merdiatique, ah les fils et filles de...)

      Sinon concernant l’hystérie russophobe, peut être faut il rappeler à Todd qu’elle est la continuité de la rivalité entre l’Empire Britannique et la Russie tsariste du 19 ème siècle. Rien de nouveau sous le soleil ...

      Absolument smiley


    • Zatara Zatara 18 avril 2018 09:09

      @maQiavel
      Toi qui lit Ph. Grasset, tu sais très bien qu’au fond, tout ce que dit Todt n’apporte rien de fondamentalement nouveau...


    • Gollum Gollum 18 avril 2018 09:19

      @Zatara

      Grasset est disciple de Guénon. Il partage, comme moi, la vision de l’entropie spirituelle dont je parle plus haut. Todd est un esprit occidental. Encore. Grasset ne l’est plus. Et je doute fort que Todd soit capable d’accéder à une vision métaphysique de haute volée comme celle de Grasset. Je lui préfère d’ailleurs, sur son blog, son acolyte, Nicolas Bonnal..


    • Zatara Zatara 18 avril 2018 09:41

      @Gollum

      Je lui préfère d’ailleurs, sur son blog, son acolyte, Nicolas Bonnal..

      J’aime aussi particulièrement Bonnal, mais pas des considérations d’ordre métaphysique....Dans certains de ses articles, il joue volontiers avec des références culturelles (notamment cinématographique) qui sont, pour le cinéphile que je suis, un délice de gourmet... A ce propos, il a son propre blog (au cazou) : https://nicolasbonnal.wordpress.com/


    • Gollum Gollum 18 avril 2018 10:00

      @Zatara

      Bonnal est impressionant de par ses références culturelles, cinématographiques, mais aussi littéraires ou autres.. J’ai été particulièrement bluffé par ses citations de Tocqueville qui avait bien su percevoir l’essence même de l’âme (faudrait un autre terme) américaine, avec une clairvoyance et une profondeur, et cela des siècles à l’avance (maintenant ça nous crève les yeux, enfin pas encore pour tout le monde..), une profondeur que je n’ai connu que chez Nietzsche.. et qui m’a donné l’envie de me plonger dans Tocqueville.


    • maQiavel maQiavel 18 avril 2018 10:51

      @phan

      -Hubert Védrine était pour l’agression brutale et barbare contre la Syrie 

      ------> Yep mais ça ne change rien à la qualité de ses analyses, faut faire la part des choses.

      @Zatara

      Toi qui lit Ph. Grasset, tu sais très bien qu’au fond, tout ce que dit Todt n’apporte rien de fondamentalement nouveau...

      ------> Disons que les analyses de Grasset et de Todd ne se placent pas sur le même plan.

      Les analyses de Todd sont anthropologiques, sociologiques, économiques et historiques, elles sont fondamentalement matérialistes alors que Grasset, même s’il peut aborder ces éléments en surface est effectivement plus dans quelque chose qui relève de la métaphysique.

      Todd a écrit des choses que Grasset n’a pas écrites et inversement.


    • Zatara Zatara 18 avril 2018 10:53

      @maQiavel
      Objectivement , il a produit de nombreuses analyses de fond. Après on peut les trouver pertinentes ou pas , c’est subjectif.

      Oui, ok lorsque ça concerne son champ de recherche, evidemment....

      En réalité je sous entendais ses limites dans le cadre de son analyse politique internationale.


    • Zatara Zatara 18 avril 2018 12:10

      @maQiavel

      Les analyses de Todd sont anthropologiques, sociologiques, économiques et historiques, elles sont fondamentalement matérialistes alors que Grasset, même s’il peut aborder ces éléments en surface est effectivement plus dans quelque chose qui relève de la métaphysique.

      Todd a écrit des choses que Grasset n’a pas écrites et inversement.

      Bon... ce coup ci, c’est moi qui vais couper les cheveux en quatre... Il existe tout un tas d’acteurs plus ou moins médiatique nous délivrant leurs pensées et analyses sur la situation à plus ou moins long terme. Oui, Todd et Grasset sont très différents. Ils n’ont ni le même parcours, ni la même "hauteur" (point de vue) dans leurs analyses...

      Passé cette évidence, que reste t’il ? Que dans le cadre d’une analyse politique et géostratégique à l’échelle internationale, (et uniquement dans cadre, car c’est bien de cela que l’on traite dans ce fil), Grasset est non seulement en avance, mais bien plus fin.


    • phan 18 avril 2018 20:53

      @maQiavel

      Point commun entre Hubert Védrine et Emmanuel Todd : 10.000€ du Qatar

      C’est discutable les analyses d’Hubert Védrine à propos du Rwanda.


    • maQiavel maQiavel 18 avril 2018 21:01

      @phan
      Pour comprendre le dossier du "génocide" ( en réalité massacres inter-ethniques ) rwandais , il vaut mieux écouter et lire Védrine plutôt qu’écouter et lire ce qui se dit et s’écrit dans les médias audiovisuels et la presse écrite.

      Et si pour compléter , on lit Charles Onana , Pierre Pean , Patrick Mbeko ou même Bernard Lugan , on a fait le tour de la question. 


    • phan 18 avril 2018 22:27

      @maQiavel

      Ce qu’Hubert Védrine ait dit à propos de la Syrie et de la Libye, circulez rien à lire !

      Hubert Védrine : "En Libye, j’aurais fait la même chose qu’Alain Juppé"

      Hubert Védrine : "le régime d’Assad "va finir par tomber""



    • maQiavel maQiavel 18 avril 2018 22:48

      @phan
      Comme je l’ai dit plus haut , je maintien Védrine dans le lot , même si je ne souvent en désaccord avec ses analyses. 

      La question n’est pas d’être d’accord ou non avec un analyste mais la qualité de l’analyse en elle même. 

      La crise syrienne n’est pas finie et personne ne sait si le régime syrien tombera ou pas suite à des manœuvres politiques et diplomatiques ... 


    • Belenos Belenos 18 avril 2018 23:31

      @Zatara
       "A ce propos, il a son propre blog (au cazou) : https://nicolasbonnal.wordpress.com/"

      Et pour le lire plus complètement :

      https://www.amazon.fr/Nicolas-Bonnal/e/B001K7A4X0


    • phan 19 avril 2018 00:01

      @maQiavel

      Assad doit partir ou pas, c’est le problème des Syriens ; toujours la qualité d’analyse des élites (ANE=ENA) qui conduise au naufrage cérébral comme jadis le choix de la défaite !


    • maQiavel maQiavel 19 avril 2018 10:31

      @phan
      Assad doit partir ou pas, c’est le problème des Syriens 

      Ah mais moi je suis mille fois d’accord avec ça... 


    • nephis 19 avril 2018 10:43

      @maQiavel

      Bonjour maQ !

      Considérez-vous que l’État syrien est en partie un État failli ?


    • maQiavel maQiavel 19 avril 2018 12:19

      @nephis
      Bonjour. 

      L’Etat syrien a toutes les caractéristiques de l’Etat failli sauf une : la continuité administrative. C’est très particulier : même dans les zones qui ne sont plus sous son contrôle , l’appareil d’Etat syrien continue d’exister. Par exemple , les fonctionnaires continuent d’être payé et l’électricité est assurée. C’était un fait très apprécié par les administrateurs de l’Etat islamique d’ailleurs. 

      Le pouvoir syrien tient absolument à assurer la continuité de l’Etat même dans les zones qui lui échappent car cette continuité constitue une source de légitimité pour les populations qui vivent. Cette efficacité administrative est sans doute aussi lié à l’héritage du mandat français : le régime baasiste est ultra jacobin et la Syrie a souvent adopté plusieurs codes du fonctionnement du système français ,une bonne partie de l’administration syrienne est directement calquée sur la bureaucratie française par exemple. 

      Donc oui , il s’agit clairement d’un Etat failli mais d’un genre particulier , c’est assez curieux, je n’ai jamais vu ça , c’est très différent de ce qu’on peut voir chez le voisin irakien pour ne prendre que cet exemple ... 

       


    • nephis 19 avril 2018 13:25

      @maQiavel

      Merci pour cette réponse développée de qualité. Très intéressant le rapport que vous relevez existant entre continuité de l’État et légitimité. Appliqué aux zones dites de non-droit en frOnce, où l’État cesse d’exercer certaines de ses prérogatives régaliennes par manque de volonté ( et non par incapacité donc on ne peut pas parler d’État failli), cela laisse songeur quant aux intentions véritables des classes dirigeantes occultées par un laxisme ou une impéritie d’apparence.


    • maQiavel maQiavel 19 avril 2018 17:12

      @nephis
      Je ne crains que dans le cas de la France (qui en effet n’a rien de comparable avec le cas syrien) , ça aille beaucoup plus loin que le manque de volonté. C’est le résultat d’un calcul politico-économique rationnel : certaines zones ont été sciemment déléguées ! 


    • Zatara Zatara 19 avril 2018 17:38

      @Belenos
      N. Bonnal est certainement un (sinon le) des écrivains contemporain les plus sous côté... Ses bouquins font déjà partis de ma liste..... ce monsieur, en plus de son talent, est une mine d’or....


    • Zatara Zatara 19 avril 2018 17:38

      ... en terme culturel


  • Olivier Perriet Olivier Perriet 17 avril 2018 19:49

    Je suis toujours d’accord et pas d’accord avec lui smiley

    Un peu contradictoire de décrire la Russie comme "sans grand pouvoir", pour dire après qu’elle est à parité militaire et développe sa propre conception des relations internationales en concurrence avec la vulgate occidentale.

    Sur la Syrie, il ne doit pas être le mieux renseigné :
    marrant de parler de découpages territoriaux "post Astana", alors que les troubles ont éclatés partout en 2011, et qu’il n’y avait justement aucun zonage vraiment clair. Lorsqu’une ville est coupée en 3 pendant plusieurs années où sont les frontières ethniques ou territoriales ?

    Et pour la lutte anti oligarchique, j’ai pas bien vu en quoi la Russie de Poutine n’était pas "capitalisto-libérale". Mais c’est sûr que vu de loin, ça doit paraître mieux qu’ici. On admire souvent ce qu’on croit connaître et qu’on connaît mal. Ça vaut pour l’extrême droite identitaire, comme la gauche néo-stalinienne, qui se reconnaissent dans Poutine alors qu’ils ont des projets opposés.

    Sinon, Todd va jeter Trump et le Brexit, après leur avoir témoigné son affection, pour les mêmes raisons (retour au national, lutte contre l’immigration massive etc...) , maintenant que le Royaume Uni post Brexit ou Trump sont remontés comme jamais contre la Russie.

    C’était prévisible smiley Cela dit il y a une souci : si le Brexit ou l’élection de Trump sont du même bord politique que la Russie de Poutine, pourquoi s’engueulent-ils ? La seule faute aux médias et à l’oligarchie, encore ?


    • maQiavel maQiavel 17 avril 2018 20:48

      @Olivier Perriet

      Il faut faire très attention à ce qu’il dit et non à ce qu’il ne dit pas. 

      Par exemple, il ne dit pas que la Russie n’est pas "capitalisto-libérale". Il sait bien par ailleurs qu’il existe une oligarchie en Russie donc il ne parle pas d’une "lutte anti –oligarchique". Il parle de la perception de la Russie par le « parti oligarchique » en occident, ce n’est pas la même chose.

      Il faut situer la notion de « parti oligarchique » par rapport aux écrits de Thucydide : à l’époque de la guerre du Péloponnèse, ce qui divisait au sein des cités Grecques les partis oligarchiques et populaires c’était le choix du régime politique ( le « démocratique » défendu par Athènes et « oligarchique » défendu par Sparte). Ce qu’il essaie d’expliquer rapidement (parce qu’il est à la radio et qu’il doit synthétiser à l’extrême) c’est que ce qui divise aujourd’hui au sein des démocraties occidentales ce qui correspond aux partis oligarchiques et populaires, c’est l’Etatisme. La Russie est sans aucun doute « capitalisto-libérale » mais le système en place est étatiste car les secteurs stratégiques de l’économie russe et les fonctions régaliennes sont entre les mains de l’Etat. Ce qui fait que la Russie est perçue en occident comme un modèle protecteur pour le parti populaire et comme une cible pour le parti oligarchique.

      -Quand il parle de parité militaire, il veut certainement  parler d’intensité technologique. Parce qu’à mon avis, il sait très bien que le budget militaire américain est entre 10 et 16 fois supérieures à celui de la Russie.

      La Russie ne joue donc pas dans la même catégorie que les Etats unis mais tant qu’elle gardera une posture défensive ( ce qu’il a très bien compris ) et qu’elle adaptera ses forces militaro-stratégiques à cette doctrine , elle sera à parité avec une armée américaine qui elle , a une doctrine offensive à visée hégémonique globale qui est extrêmement coûteuse sur tous les plans. 

      -Ce que vous dites pour la Syrie pourrait aussi être dit pour les cartographies électorales en France par exemple. Une ville peut être coupée entre plusieurs corps électoraux, aucun zonage n’est jamais clair. Pourtant, en les analysant, on perçoit des tendances qui permettent de dire que telle ville ou telle région est électoralement ancrée EM , FN ou FI parce que tel type anthropologique y est dominant. 

      Là ce n’est pas très différent c’est juste qu’en lieu et place de la cartographie électorale, c’est une cartographie militaire. Il n’est pas absurde de dresser une cartographie des places fortes tenues par le gouvernement et des places fortes tenues par les rebelles surtout si elles correspondent à des tendances anthropologiques. 

      -Et pour finir, il est vrai que Todd attribue la victoire de Trump ou le Brexit au « parti populaire ». Il  dit aussi que le « parti populaire » est plutôt favorable à la Russie.  Par contre ce que vous n’avez pas compris, c’est que ça n’implique pas que les gouvernements américains ou britanniques soient dans le parti populaire.


    • Zatara Zatara 17 avril 2018 21:53

      @Olivier Perriet
      C’était prévisible  Cela dit il y a une souci : si le Brexit ou l’élection de Trump sont du même bord politique que la Russie de Poutine, pourquoi s’engueulent-ils ? La seule faute aux médias et à l’oligarchie, encore ?

      https://www.youtube.com/watch?v=p5Z-gUpWjMc


    • pegase pegase 18 avril 2018 00:05

      @Olivier Perriet

      C’était prévisible  Cela dit il y a une souci : si le Brexit ou l’élection de Trump sont du même bord politique que la Russie de Poutine, pourquoi s’engueulent-ils ? La seule faute aux médias et à l’oligarchie, encore ?


      Le Brexit .. => peut être ils ont déjà une guerre dans les cartons sur le continent européen ... aussi ils se retirent sur la pointe des pieds ...

      Pourquoi les anglais sortiraient de l’UE, alors que c’est une construction voulue par les grandes banques anglo-saxonnes de la City et de Wall street ?


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 18 avril 2018 09:50

      @maQiavel
      Par contre ce que vous n’avez pas compris, c’est que ça n’implique pas que les gouvernements américains ou britanniques soient dans le parti populaire.

      Certes, certes, mais dire cela empêche simplement toute analyse en sciences sociales.

      C’était déjà l’argument "atténuant" de Todd dans Qui est Charlie ? :

      Pour mémoire, il disait que "que des terroristes se réclament de l’Islam n’en fait pas des musulmans". Mais on est bien obligé de se baser sur les revendications explicites des individus sinon il n’y a plus rien à comprendre et tout ne sert à rien (air connu)

      Alors un gouvernement britannique qui fait appliquer le Brexit représente de fait l’émanation du parti populaire, même si ses membres le font à contre-coeur.

      Et surtout, pourquoi le gouvernement britannique créerait-il de toute pièce des sujets de tension infondée avec la Russie, alors qu’il est embourbé dans le Brexit ?

      C’est ridicule :

      Il faudrait vraiment être idiot pour penser que la problématique assez lourde de l’Ulster et de l’Irlande (qui est exactement la même que celle de l’Ukraine), et de l’Ecosse qui n’a pas voté le Brexit et se retrouve embarqué dedans, serait soluble dans quoi ? Une histoire d’espionnage à 2 balles qui rappelle un mauvais roman ?


    • maQiavel maQiavel 18 avril 2018 11:10

      @Olivier Perriet

      Dans l’application du Brexit, on pourrait dire que le gouvernement britannique représente de fait le parti populaire, vous avez raison. Mais ce n’est pas pour ça qu’il le représente sur d’autres sujets, comme précisément dans le rapport de la GB avec la Russie. On pourrait en dire autant de Trump pour ses mesures protectionnistes (quoique je demande à voir ) et son rapport avec la Russie.

      Personellement, je ne pense pas non plus que l’affaire Skripal soit liée à une stratégie de diversion du gouvernement britannique pour détourner l’attention du Brexit, je pense qu’il y’a des dynamiques bien plus profondes à l’œuvre


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 18 avril 2018 19:39

      @maQiavel

      Personellement, je ne pense pas non plus que l’affaire Skripal soit liée à une stratégie de diversion du gouvernement britannique pour détourner l’attention du Brexit, je pense qu’il y’a des dynamiques bien plus profondes à l’œuvre

      Peut-être... Mais pour ma part, il y a une autre hypothèse à laquelle je suis bien obligé de penser :

      et si les accusations anglaises étaient vraies ?


    • maQiavel maQiavel 18 avril 2018 20:07

      @Olivier Perriet
      Je n’en crois rien , ça n’a aucun sens ... 


    • pegase pegase 18 avril 2018 21:19

      @Olivier Perriet

      et si les accusations anglaises étaient vraies ?


      Quand bien même elles seraient vraies, les anglo-saxons ne sont plus à une personne près liquidé ... Les époux Rosenberg par exemple ...

      https://www.herodote.net/19_juin_1953-evenement-19530619.php

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Ethel_et_Julius_Rosenberg

      Nos médias français ont la mémoire courte et sélective smiley


    • Zatara Zatara 19 avril 2018 17:40

      @Olivier Perriet

      Peut-être... Mais pour ma part, il y a une autre hypothèse à laquelle je suis bien obligé de penser :

      et si les accusations anglaises étaient vraies ?

       smiley fabuleux...


  • FifiBrind_acier 17 avril 2018 19:57

    Intéressant, mais considérer la Russie seule, ne correspond pas à la réalité.


    La réalité c’est la Russie + la Chine + l’ Iran, et plus si affinités ! C’est l’ Eurasie qui va imposer un monde multipolaire, et c’est ce qui fait peur aux Occidentaux.

    L’Eurasie, c’est la fin de leur domination sur le monde. Y créer de la zizanie, c’est leur seul espoir de survie, alors ils mettent le paquet, sans aucun discernement !

    Dans ce trio infernal, (du point de vue de l’ Occident), la Russie est le maillon faible. Pour affaiblir l’Eurasie, il faut affaiblir la Russie, il faut affaiblir Poutine et l’économie russe, par des sanctions et par du dénigrement permanent.

    Ainsi, Poutine ne pourra pas réaliser les progrès sociaux et économiques qu’il envisage dans son programme.

    "Ce que veulent les USA de la Russie" : qu’elle se désolidarise de la Chine et de l’ Iran.


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 17 avril 2018 20:13

      @FifiBrind_acier

      L’Iran ?

      Les rodomontades de Trump sont largement inspirées par les craintes israéliennes et séoudiennes, et Obama était sur une ligne d’apaisement (ce qui lui a été bien reproché)


    • maQiavel maQiavel 17 avril 2018 21:00

      @FifiBrind_acier
      Il n’est pas question de considérer la Russie seule , Todd a souvent parlé de l’avènement des puissances émergentes sauf que là , il parle de la Russie puisque c’est le sujet. 


  • Sozenz 17 avril 2018 20:21

    concernant les medias , il faut rappeler que ce sont ces mêmes medias qui ont mis à l honneur E. Macron .
    http://ladyvanessa.over-blog.com/2017/02/presidentielles-comment-les-medias-ont-fabrique-le-candidat-macron.html
    ils suivent une ligne ; pourquoi voulez vous que tout d un coup ils changent ?


  • manolo79 17 avril 2018 20:34

    bonsoir, pendant l interview Todt explique que la Russie de Poutine a refusé de mettre les russes sur le marché mondial du travail. Quelqu’un peut il m expliquer ce à quoi il fait référence ? merci d avance


    • maQiavel maQiavel 17 avril 2018 20:55

      @manolo79
      Bonsoir. 

      A mon avis , il fait référence aux mesures protectionnistes russes. 

      https://fr.sputniknews.com/economie/20090916123127484/

      Mais je ne suis pas certain , il faudrait lui reposer un jour la question pour qu’il explique clairement ce qu’il voulait dire. 


    • Vraidrapo 18 avril 2018 10:02

      @maQiavel

      Peut-être une piste ?...

      Un économiste, hors système, avait déclaré :" le chômage est la variable d’ajustement qui remplace la dévaluation". Un pays de l’Eurozone ne peut plus dévaluer (ce qui aurait fait plaisir à Merkel dans le cas de la Grèce par exemple...), donc sa dette augmente inexorablement vis à bis de la BCE, si j’ai bien compris


    • manolo79 18 avril 2018 18:51

      @Vraidrapo et maQiavel merci vraidrapo merci maQiavel je trouve ca coherent


    • manolo79 18 avril 2018 18:51

      @Vraidrapo et maQiavel merci Vaidrapo et merci maQiavel je trouve ca coherent


    • manolo79 18 avril 2018 19:05

      @manolo79

      en fait je viens de realiser que poutine n a jamais refusé d intégrer l ue.. donc l explication de vraidrapo ne saurait convenir.

      les mesures protectionnistes non plus je trouve. sa phrase reste un mystère.

      quoi qu il en soit merci pour vos réponses


    • manolo79 18 avril 2018 19:09

      @maQiavel et Vraidrapo en fait Poutine n a jamais refusé d intégrer l ue donc l explication de Vraidrapo ne saurait convenir. de la meme facon le protectionnisme russe ne saurait servir de base a la phrase de todt je trouve. sa phrase reste une enigme pour moi


  • eau_du eau_du 17 avril 2018 23:05

    Bonjour,
    .
    "Emmanuel Todd avoue qu’il ne comprend pas la montée en puissance de cette russophobie mystérieuse chez l’establishment qu’il qualifie de « complotiste » et se dit très inquiet par cette fixation pathologique sur un pays qui n’a pas la puissance qu’on dit."
    .
    Un des acteurs principal de la russophobie était Zbigniew Brzezinski d’origine polonaise et qui détestait les russes !
    Il est mort en en 2017.
    .
    Conseiller à la sécurité nationale du Président Jimmy Carter de 1977 à 1981, il a été un des artisans de la politique étrangère de Washington agressive vis-à-vis de l’URSS et en rupture avec la détente antérieure.
    .
    Auteur de nombreux ouvrages, il a notamment composé « Le grand échiquier  », où il affirmait que les États-Unis ne devaient permettre à aucun pays de dominer en Eurasie, sous-entendant qu’il fallait au premier chef contenir l’URSS en Asie centrale.

    Zbigniew Brzezinski était une des personnalités les plus influentes de Washington.
    .
    Au début des années 1970, Kissinger devint Secrétaire d’Etat du gouvernment Nixon, un poste que n’obtint jamais Brzezinski : mais on peut considérer que Brzezinski a été plus influent que Kissinger après que les deux hommes eurent quitté, respectivement, le gouvernement. Son ouvrage, Le Grand Echiquier, paru en 1997, fixe la stratégie eurasiatique de l’Empire américain avec une précision et une ampleur de vues que Henry Kissinger n’a jamais atteinte dans aucun de ses ouvrages.
    .
    Brzezinski fait partie de ceux, aux Etats-Unis, qui ont posé le cadre du monde d’après la chute de l’Union Soviétique. Au début des années 1970, il fait partie des fondateurs de la Trilatérale, auprès de David Rockefeller, cette organisation qui réunit Américains, Européens et Japonais pour penser la solidarité du monde occidental. C’est largement dans ce cadre que sont posés les cadres de la mondialisation à l’américaine qui suivra la chute de l’Union Soviétique.
    .
    Même s’il a critiqué, dans les années 2000, les méthodes de George W. Bush - et se sentait plus proche de la politique étrangère d’Obama - Brzezinski avait posé les cadres de la politique étrangère américaine d’après la chute de l’Union Soviétique. La manière de s’y prendre dans les Balkans (contre la Serbie), au Proche-Orient (à balkaniser, expliquait-il en 1997) n’est pas qu’une question de style. Dans Le Grand Echiquer, Brzezinski s’était fait le théoricien de l’empire américain et son analyse n’a pas pris une ride. Sa "passion" russophobe ne le quitta jamais. C’est bien la destruction de la Russie qui est au coeur du livre.
    http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-zbigniew-brzezinski-ete-homme-cle-diplomatie-internationale-husson-3063469.html
    .
    Afghanistan : la CIA avant les Russes…

    Le Nouvel Observateur (N. O.) : — L’ancien directeur de la CIA Robert Gates l’affirme dans ses Mémoires (1) : les services secrets américains ont commencé à aider les moudjahidine afghans six mois avant l’intervention soviétique. A l’époque, vous étiez le conseiller du président Carter pour les affaires de sécurité ; vous avez donc joué un rôle clé dans cette affaire. Vous confirmez ?
    .
    Zbigniew Brzezinski : — Oui. Selon la version officielle de l’histoire, l’aide de la CIA aux moudjahidine a débuté courant 1980, c’est-à-dire après que l’armée soviétique eut envahi l’Afghanistan, le 24 décembre 1979. Mais la réalité, gardée secrète jusqu’à présent, est tout autre : c’est en effet le 3 juillet 1979 que le président Carter a signé la première directive sur l’assistance clandestine aux opposants du régime prosoviétique de Kaboul. Et ce jour-là, j’ai écrit une note au président dans laquelle je lui expliquais qu’à mon avis cette aide allait entraîner une intervention militaire des Soviétiques.
    https://www.youtube.com/watch?v=TAhpacLjiXY&t=5s
    .
    N. O. — Malgré ce risque, vous étiez partisan de cette “covert action” [opération clandestine]. Mais peut-être même souhaitiez-vous cette entrée en guerre des Soviétiques et cherchiez-vous à la provoquer ?
    .
    Z. Brzezinski. — Ce n’est pas tout à fait cela. Nous n’avons pas poussé les Russes à intervenir, mais nous avons sciemment augmenté la probabilité qu’ils le fassent.
    .
    N. O. — Lorsque les Soviétiques ont justifié leur intervention en affirmant qu’ils entendaient lutter contre une ingérence secrète des Etats-Unis en Afghanistan, personne ne les a crus. Pourtant, il y avait un fond de vérité… Vous ne regrettez rien aujourd’hui ?
    .
    Z. Brzezinski. — Regretter quoi ? Cette opération secrète était une excellente idée. Elle a eu pour effet d’attirer les Russes dans le piège afghan et vous voulez que je le regrette ? Le jour où les Soviétiques ont officiellement franchi la frontière, j’ai écrit au président Carter, en substance : “Nous avons maintenant l’occasion de donner à l’URSS sa guerre du Vietnam.” De fait, Moscou a dû mener pendant presque dix ans une guerre insupportable pour le régime, un conflit qui a entraîné la démoralisation et finalement l’éclatement de l’empire soviétique.
    http://www.entelekheia.fr/terrorisme-islamique-zbigniew-brzezinski-a-lorigine-desordre/
    .
    Puis il y le plan de Oded Yinon ...
    Le plan Oded Yinon (analyste du ministère israélien des Affaires étrangères) préconisait, en 1982, le démantèlement pur et simple des États arabes !
    http://www.politique-actu.com/debat/moyen-orient-plan-americano-israelien/514643/
    .
    Et ce projet, qui à été mise en pratique depuis, est confirmé par le général américain Wesley Clark, général 4 étoiles retraité des Forces armées des États-Unis.
    https://www.youtube.com/watch?v=vE4DgsCqP8U
    .
    Comme la Syrie est un des pays ennemies d’Israël qu’il s’agit de détruire (balkaniser) et comme la Russie soutiens la Syrie (Bachar El Assad) les sionistes ont une dent contre les Russes.
    .
    Alors pourquoi les grands médias alimentent acharnement la haine contre la Russie ?
    Vous trouverez la réponse dans la vidéo suivante :
    Qui contrôle les grands médias ?
    https://www.youtube.com/watch?v=3osvZo8hL1U
    .
    Brzezinski était l’architecte de l’intervention secrète de l’Amérique en Afghanistan avant l’invasion soviétique de 1980. Cette intervention (locale et régionale) a été conçue pour amener Moscou dans un bourbier, comme le bourbier du Vietnam. L’intervention a atteint son but (accélérant l’effondrement soviétique), mais finalement s’est retournée contre l’Amérique avec le développement des Talibans et d’Al Qaeda.
    https://www.youtube.com/watch?v=TAhpacLjiXY&t=5s
    .
    Brzezinski était également un élément incontournable au sein du CFR (Council on Foreign Relations) qui est le centre où se décident les politiques à long terme des États-Unis. Il n’y a aucun président américain qui n’ait pas été encadré par des membres de cet organisme tentaculaire. Dans le cas de l’Iran aussi, son projet s’inspire d’un projet britannique datant des années 1890 qui a mis en place en Iran des éléments pour transformer le royaume en « régime islamique ».
    .
    Brzezinski "Le lobby israélien a un pouvoir considérable"
    https://www.youtube.com/watch?v=J4HtYWEmq3Y


    • Vraidrapo 18 avril 2018 09:49

      @eau_du
      Effectivement, j’ai été choqué de voir Zebignew Brezinski cité en Référence par l’auteur. Comme Mélenchon qui vante les qualités de Mitterrand....

      Merci pour votre commentaire, je vais copier pour mes Archives...


    • maQiavel maQiavel 18 avril 2018 11:24

      @Vraidrapo

      On peut considérer Zebignew Brezinsk comme un ardent défenseur de l’empire américain ( et par conséquent comme un ennemi des peuples). Mais cela n’enlève rien à la qualité de ses analyses. Et j’avoue que j’ai un faible pour lui car son paradigme est fondamentalement machiavélien.


  • pegase pegase 17 avril 2018 23:56

    On parle pourtant selon Todd d’une Russie qui dans la réalité a un poids démographique dix fois inférieur à celui du monde occidental,


    Le hic c’est qu’ils ont la Chine avec eux ....

    La Chine c’est juste monstrueux, quand nous sortons mille ingénieurs diplômés, eux ils en sortent un million ! Sans parler de l’Inde ... alors là ... une partie de l’offre logiciel de Dassault système est développé en Inde (sous traitants ou partenaires je ne sais pas), juste pour dire que ce ne sont pas des idiots ...

    C’est en ce sens que le monde occidental a perdu la partie !


  • Vraidrapo 18 avril 2018 09:57

    Merci de ce bel exposé (sauf la citation "Brezinski) qui rejoint ma perception du conflit en bien des points : expansionnisme de l’Ouest, exaspération et provocation du "monde libre", "démocratie" européenne, manipulation des opinions européennes, mode de vie en Syrie (laïcité) avant le déchainement de l’OTAN...


  • phan 18 avril 2018 10:00

    Le journaliste Guy Mettan signe un livre à contre-courant sur les relations entre l’Occident et la Russie. Selon lui, l’Occident déteste la Russie. Il retrace les causes historiques de « cet acharnement », et pointe du doigt le rôle des médias occidentaux, attiseurs de russophobie.

     « Aux yeux de l’Occident, les Russes sont des « traîtres » : au lieu de se joindre aux pillards, ils se sont tenus aux côtés des « misérables du monde », aussi bien dans le passé que maintenant. Ils refusent de vendre leur patrie, et leur gouvernement fait tout ce qui est en son pouvoir pour rendre la Russie autosuffisante, pleinement indépendante, prospère, fière et libre. »
    Voici pourquoi l’Occident ne piffe pas les Russes : En Occident, ils n’aiment pas ceux qui se défendent, qui se battent contre eux, et surtout ceux qui gagnent.


    Les mondialistes ont piégé l’ours en 1991 lorsque l’URSS a échoué. Cependant, plutôt que de se lier d’amitié avec l’ours, ils l’ont mis en cage puis l’ont affamé, torturé et humilié pendant les huit années qui ont suivi. C’est alors que l’ours a démoli la cage et s’est défendu.


  • gaijin gaijin 18 avril 2018 10:13

    plutôt pas mal
    juste un truc : " est ce que les dirigeants sont des traitres "
    la réponse est oui c’est évident depuis des décennies les dirigeants français travaillent dans une posture idéologique dont l’objectif est de détruire la france ...


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