L’intelligence de coeur des animalistes : Un bastion de la laïcité
"Dans le cadre des discussions au parlement européen sur le règlement d information des consommateurs qui a été publié au mois de novembre, la commission avait retenu l’étiquetage obligatoire du mode d abattage. Il se trouve que le gouvernement français, répondant aux lobbies des cultes et surtout de la filière viande, a pesé de son poids pour que cet amendement soit retiré." Frédéric Freund, directeur de l'Oeuvre d'assistance aux bêtes d'abattoirs (OABA)
Selon le journal musulman francophone al kanz, les associations animalistes ont laissé pendant des années Brigitte Bardot occuper l’espace médiatique "jusqu’à constater que les diatribes répétées de l’ancienne égérie du cinéma français nuisaient à leur cause. La véhémence des propos, leur caractère controversé, sanctionné du reste par la justice française (voir Étourdissement préalable : Brigitte Bardot condamnée à 15 000 euros d’amende), mais aussi l’étrange sélectivité de ses attaques ruinaient tout le travail réalisé en amont : Brigitte Bardot, comme Marine Le Pen aujourd’hui, s’en prenait systématiquement et uniquement non pas à l’abattage rituel, mais à l’abattage halal, épargnant toujours avec soin l’abattage casher.
Cette posture n’étant plus tenable, le groupement d’associations animalistes, avec en tête l’OABA (oeuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs), ont convaincu la fondation Bardot de ne plus tirer à boulets rouges sur le halal tout en faisant silence sur le casher. D’où le revirement récent dans la communication tant de Brigitte Bardot que des associations animalistes : il fallait dès lors évoquer l’abattage rituel, halal et casher, et non plus seulement l’abattage halal. Ce qui explique la mention explicite sur l’une des affiches de la vaste campagne d’affichage anti-abattage rituel de la fin 2010."

La rédaction precise "que cette affiche a été retoquée par l’ARPP (autorité de régulation professionnelle de la publicité) qui a interdit aux animalistes de la placarder dans les rues. Selon nos informations, la mention « casher » en est la principale raison ; ce que Stéphane Martin, directeur général de l’ARPP, a néanmoins démenti, suite à la publication d’un de nos articles."

