Éric Guéguen, De la communauté
Suite de la série de vidéos de notre ami Éric Guéguen, vidéo consacrée cette fois-ci à la notion de "communauté" qui, sous l’Antiquité, était perçue comme une entité ’organique’, c’est à dire qui produisait des individus, par opposition à la notion de "société" qui elle découle des individus.
On perçoit donc très bien cette différence essentielle entre "Anciens" et "Modernes" qui se traduit par la perception sur le rôle de l’individu soit en tant que produit résultant, soit en tant que producteur.
Donc aujourd'hui, sous l’ère moderne, nous sommes passés du mythe des communautés créatrices d’individus au mythe des individus créateurs des sociétés avec pour corollaire la sacralisation de l’individu-consommateur et le rêve d’une seule communaute universelle qui aura mis fin aux frontières. Concernant cette volonté universaliste, Éric a d’ailleurs raison de rappeler le rôle essentiel de l’islam, dont la violence proselyte est clairement assumée, mais aussi du christianisme qui est beaucoup plus schizophrène car balançant entre le message évangélique de l’amour du prochain tout en ayant pratique aussi de la violence. J’ajouterais personnellement le judaïsme dans sa version universaliste (contrairement au sionisme qui est la vision identitaire). Toujours est-il que le monde moderne occidental a supprimé Dieu de l’équation pour ne plus conserver que la vision universaliste de type ’horizontale’ centrée sur cet individu-consommateur et marchand.
Encore une fois, nul besoin de faire du conspirationnisme pour expliquer un changement de paradigme entre ’anciens’ et ’modernes’. C’est certes moins populaire mais sans nul doute beaucoup plus profond et juste.


