Brigitte Macron soutient Ary Abittan, ça sent la fin
Ça sent la fin et on ne les regrettera pas.
« Sales connes » : Nous Toutes réagit à l'insulte de Brigitte Macron au spectacle de Ary Abittan
Diffusée comme Première il y a 8 heures FOLIES BERGÈRE
Samedi soir, des militantes du collectif #NousToutes ont interrompu un spectacle de l’humoriste Ary Abittan dans la salle des Folies Bergère à Paris. Elles portaient des masques à l’effigie de l’humoriste, sur lesquels était écrit « violeur », et scandèrent « Abittan violeur ». Cette action visait à dénoncer le retour sur scène d’un artiste mis en cause pour viol en 2021, accusations qui avaient donné lieu à une enquête, puis à un non-lieu confirmé en appel en janvier 2025. Le lendemain dimanche, Brigitte Macron s’est rendue à une représentation d’Ary Abittan, accompagnée de sa fille. Dans une vidéo devenue virale, on l’entend dire en coulisses, en s’adressant à l’humoriste : « S’il y a des sales connes, on va les foutre dehors… surtout des bandits masqués ». Cette phrase, prononcée avec un sourire, a provoqué un vif émoi et une vive polémique. Les représentantes de Nous Toutes expliquent avoir ressenti un profond choc et une vive indignation en découvrant la vidéo montrant Brigitte Macron qualifier les militantes ayant interrompu le spectacle d’Ary Abittan de « sales connes » et de « bandits masqués ». Elles estiment que ces propos constituent à la fois une insulte sexiste et une offense grave envers les victimes de violences sexistes et sexuelles. Selon elles, le caractère choquant est renforcé par le statut de Première dame de Brigitte Macron, qui, à leurs yeux, envoie ainsi un signal politique fort en affichant son soutien public à un artiste accusé de viol, malgré un non-lieu judiciaire. Les militantes considèrent que ce message revient à dire aux victimes qu’elles ne sont pas crues et qu’elles devraient se taire. Elles rejettent également l’argument avancé par l’entourage de Brigitte Macron selon lequel ses propos visaient uniquement le « mode d’action radical » employé. Pour elles, interrompre un spectacle de manière pacifique ne relève pas de la radicalité, surtout dans un contexte où les violences sexuelles restent massives en France. Elles estiment au contraire que ce qui dérange réellement, c’est la prise de parole des féministes et, plus largement, des femmes et minorités qui refusent désormais le silence. Elles rappellent que leur action s’est déroulée de façon organisée et non violente. Quatre militantes, installées dans l’orchestre, ont déclenché des alarmes portatives après l’entrée en scène d’Ary Abittan, se sont levées, ont porté des masques à son effigie avec le mot « violeur » inscrit dessus et ont scandé des slogans. Elles ont ensuite été expulsées très rapidement, à la fois par la sécurité et par des spectateurs, ce que l’association considère comme une réponse disproportionnée. Nous Toutes insiste sur le sens de cette action, qui ne visait pas uniquement Ary Abittan mais, plus largement, les auteurs de violences sexuelles et la culture de l’impunité. L’objectif principal était d’adresser un message clair aux victimes : « on vous croit, ce n’est pas de votre faute ». Les militantes dénoncent également le traitement médiatique de l’affaire Abittan, estimant qu’il met en avant la version de l’artiste tout en invisibilisant le récit et les traumatismes de la personne plaignante. L’association souligne que le non-lieu judiciaire ne constitue ni une reconnaissance d’innocence ni un acquittement, mais simplement la fin des poursuites, souvent liée à un manque de preuves. Elle rappelle que l’immense majorité des plaintes pour agressions sexuelles et pour viol sont classées sans suite en France, ce qu’elle interprète comme le signe d’une justice défaillante. Cette réalité justifie, selon elle, la poursuite des mobilisations pour soutenir les victimes et dénoncer la culture du viol. Enfin, les représentantes disent avoir été particulièrement heurtées par l’attitude perçue comme désinvolte et moqueuse visible dans la vidéo, qu’elles jugent méprisante au regard de la gravité des violences subies par de nombreuses femmes. La suppression ultérieure de la vidéo par les médias qui l’avaient publiée est interprétée comme un symptôme d’un climat de pressions politiques et de restriction du débat public. Elles affirment que cette affaire ne restera pas sans suite et que des actions et prises de position collectives continueront en réponse à ce qu’elles considèrent comme une attaque grave contre les luttes féministes et les associations de terrain.
SCANDALE ABITTAN : « LES SALES CON*ES » RÉPONDENT A BRIGITTE MACRON
8 déc. 2025
? IMPORTANT : SOUTENEZ LE MÉDIA ! https://www.lemediatv.fr/soutien ? Pour signer la pétition pour une TNT des indépendants : https://www.tnt-des-indes.fr On ouvre ce journal avec ce qui a fait réagir tout le week-end : l’action des militantes de NousToutes, qui interrompent le spectacle d’Ary Abittan, humoriste accusé de viol. Cette action féministe se solde par une expulsion violente, menée par certains spectateurs et par la sécurité. Plusieurs militantes — dont la journaliste du Média Lisa Lap — sont frappées. Mais ce qui choque encore davantage, c’est la réaction de Brigitte Macron : la première dame insulte publiquement les militantes en les traitant de “sales connes”. Une déclaration grave, inédite, qui interroge le positionnement du pouvoir dans le débat public et dans la lutte contre les violences sexuelles. On enchaîne ensuite avec une autre alerte démocratique : Marie Allenou, journaliste à Rue89Lyon, se voit interdire l’entrée du meeting du Rassemblement national à Villeurbanne. Blacklistée par le parti, alors même que son inscription était validée. Une décision qui pose directement la question de la liberté de la presse, du pluralisme et du droit d’informer en pleine période électorale. ? Pour recevoir les dernières actualités, le résumé de la semaine et être alerté des derniers programmes publiés du Média, directement dans votre boîte e-mail. https://newsletter.lemediatv.fr
Marine Tondelier : "les propos de Brigitte Macron sur les militantes féministes sont gravissimes"
8 déc. 2025
Le 8 décembre 2025, Marine Tondelier était l'invitée de 60 Minutes Fauvelle sur BFM TV.
Brigitte Macron qualifie de "sales connes" les militantes mobilisées devant le théâtre où se produit un homme qui a été accusé de violences sexuelles.
Les violences, la fameuse « grande cause du quinquennat ». pic.twitter.com/ZktAOJFa4C— Clémence Guetté (@Clemence_Guette) December 8, 2025


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