“100 fois plus fort que les gilets jaunes” : l’État a peur de ce qui arrive !
Les essentiels de cette actualité
- Le 18 août à 12h30, Mike Borowski analyse en direct sur Géopolitique Profonde la décision explosive de supprimer deux jours fériés.
- François Bayrou veut supprimer le lundi de Pâques et le 8 mai, suscitant une onde de choc et un rejet massif des Français.
- Henri Guaino prévient d’une colère sociale cent fois plus importante que celle des Gilets jaunes, face à une population déjà fragilisée.
- La rentrée s’annonce tendue avec une mobilisation potentielle dépassant tout ce que l’on a connu depuis 2018.
Le 18 août à 12h30, Mike Borowski vous donne rendez-vous en direct sur Géopolitique Profonde, pour une émission explosive.
La décision de François Bayrou de supprimer deux jours fériés
La décision annoncée par François Bayrou de supprimer deux jours fériés, le lundi de Pâques et le 8 mai, a provoqué une onde de choc. Le symbole est brutal : deux journées qui appartiennent à la mémoire collective française disparaissent sous prétexte de redresser les comptes publics.
Bayrou affirme que ces dates n’ont rien de religieux, mais l’argument est fragile. Pâques est la fête centrale du christianisme, plus fondamentale encore que Noël, car elle marque la Résurrection du Christ, cœur même de la foi. Le lundi, certes, n’a pas de dimension liturgique directe, mais il est devenu un repère social et culturel indissociable de la fête. Quant au 8 mai, il commémore la victoire sur le nazisme et symbolise la liberté retrouvée, un pilier mémoriel que l’on n’efface pas impunément.
Le caractère explosif de la mesure vient surtout du fait qu’elle est imposée sans compensation salariale. Contrairement au lundi de Pentecôte devenu « journée de solidarité », qui restait payé malgré sa suppression, ces deux jours seront travaillés gratuitement. Pour les salariés comme pour les fonctionnaires, c’est un recul net, une obligation de produire davantage sans contrepartie.
Même dans le patronat, certains dénoncent une absurdité sociale : « Je n’imagine pas faire travailler plus sans payer plus », prévient un chef d’entreprise du textile. Le rejet est massif : 70 % des Français refusent cette décision, qu’ils considèrent comme une attaque frontale contre leurs droits et leurs repères.
Le spectre des Gilets jaunes décuplé
Henri Guaino, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, n’a pas mâché ses mots sur BFM. Selon lui, cette décision pourrait déclencher une colère sociale « cent fois plus importante que celle des Gilets jaunes ». L’avertissement ne relève pas d’une exagération médiatique, mais d’une lecture lucide du climat actuel.
Les coupes budgétaires dans la santé, la suppression d’avantages sociaux et désormais la remise en cause des jours fériés frappent une population déjà fragilisée par l’inflation, la stagnation des salaires et la dégradation des services publics. L’impression générale est celle d’une dépossession, d’une classe moyenne pressurée au nom de la rigueur.
La mémoire du mouvement des Gilets jaunes reste vive. Il a montré que la France profonde, celle qui se sent oubliée des métropoles et méprisée par les élites, peut exploser face à une injustice vue comme insupportable. Cette fois, le risque est amplifié : les jours fériés touchent tout le monde, salariés, fonctionnaires, indépendants.
La suppression de symboles collectifs renforce l’idée d’une fracture entre un pouvoir hors-sol et un peuple qui ne supporte plus d’être traité comme une variable d’ajustement budgétaire. Si l’étincelle prend, la mobilisation pourrait dépasser en intensité tout ce que l’on a connu depuis 2018.
Vers un automne de rupture
La rentrée s’annonce sous haute tension. Les syndicats, jusque-là affaiblis et divisés, disposent avec cette mesure d’un motif de mobilisation simple, compréhensible par tous. Les salariés voient leur temps de travail augmenter sans rémunération, les familles perdent deux repères traditionnels, et la mémoire nationale est amputée.
La combinaison est explosive. Les manifestations pourraient rapidement prendre une dimension transversale, réunissant ouvriers, employés, cadres, fonctionnaires, mais aussi petits patrons révoltés par une décision imposée sans concertation.
Le pouvoir, en choisissant ce terrain, semble sous-estimer la charge symbolique et affective des jours fériés. Les justifications économiques – 4,2 milliards d’euros récupérés – pèsent peu face à l’impression d’injustice. Les Français ont accepté l’impôt, la TVA, les cotisations, mais ils refusent désormais de « travailler gratuitement ». La mesure agit comme un révélateur d’un ras-le-bol profond.
L’automne pourrait être celui d’un basculement, non pas d’une simple contestation, mais d’un sursaut national. Guaino le dit avec brutalité : si le gouvernement s’obstine, la France pourrait entrer dans une séquence sociale d’une intensité inédite, où la colère ne se contentera plus de ronds-points, mais cherchera à renverser le rapport de force.
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