jjwaDal 22 septembre 21:02

Participer à un jeu de cons avec la ferme intention d’en sortir vainqueur peut-il être considéré comme un signe de bonne santé mentale ?
J’ai un doute.
On avait donc un pays dont l’essentiel des habitants de cette petite planète ignorait où il se trouvait. Une mozaïque qui aurait pu connaître la destinée de l’URSS, de la Yougoslavie, de la Tchécoslovaquie, ou trouver un moyen de faire vivre ensemble l’est au tropisme russe marqué et l’ouest au tropisme européen manifeste. Soit les Ukrainiens se mettaient d’accord pour vivre ensemble malgré leurs différences ou ils divorçaient.
Mais non, après 8 ans de surplace diplomatique autour d’accords (ceux de Minsk II disons) qui prévoyaient avec soutien de la Russie, une relative autonomie des deux régions dissidentes dans les frontières de l’Ukraine, on va à l’épreuve de force et donc à la guerre avec une nation ayant 5000 têtes nucléaires, quasiment la fleur au fusil.
L’Europe a clairement choisie de flinguer son économie et sa prospérité future, tout en devenant belligérante dans un conflit avec la Russie, mais a de facto étendu un conflit local à la planète entière en désorganisant le marché de l’énergie, des engrais et des exportations de céréales (avec l’aide apppuyée de son mentor s’entend).
Les deux régions dissidentes vont donc probablement obtenir leur autonomie (hors des frontières de l’Ukraine s’entend) et nous voilà donc armant et entrainant des forces qui vont attaquer directement le territoire Russe et bien sûr tout devrait bien se passer, on sait ce qu’on fait...
Il faut juste se souvenir, car Von der Machin l’ignore manifestement, qu’un hiver nucléaire ne dure pas trois mois. Notre civilisation toute entière boit la tasse, car on se passe de récoltes mondiales pour plusieurs années, sans énergie ni électricité, ni eau potable, dans un environnement plus radioactif que les alentours de la centrale de Chernobyl quelques jours après son "excursion".
N’importe qui doté d’un cerveau opérationnel et d’un instinct de survie, comprendrait qu’il faut réécouter ce que demandaient les russes (autonomie des régions Est et neutralité (hors OTAN) de l’Ukraine et voir si un cataclysme économique mondial voire une menace d’anéantissement de notre civilisation est un risque valant la peine d’être pris pour éviter la première option.
Sauf qu’on a bien compris qu’avec la belle brochette de psychopathes aux commandes un peu partout, c’est vers l’option "barbecue pour tout le monde" vers lequel nous allons aller.
On dirait que l’histoire ne nous apprend rien, décidément.


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