medialter medialter 24 mai 10:51

@maQiavel
"C’est ça, "puissant" est le bon terme. Je me rappelle l’avoir lu comme on lit une fiction, c’est-à-dire sans prendre au sérieux les thèses défendues par l’auteur. Et j’ai adoré. J’ai eu la même approche en lisant les thèses de merdaterre sur Kubrick et j’ai eu la même sensation de vertige, c’est génial cette atmosphère sombre qui s’en dégage"
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Une fois qu’on a intégré que, contrairement au discours classique, l’homme n’est non seulement pas au sommet évolutif, mais qu’il n’est même pas à 1% du cursus qui l’attend ... Une fois qu’on a intégré que

tout ce qu’on voit autour de nous n’est même pas le millionième de ce qui nous est accessible ... Une fois qu’on a intégré que les forces qui nous dirigent sont d’une telle puissance qu’on n’est même pas des moucherons au regard du blizzard ... Une fois tout ça intégré, on ressent cet immense vertige en permanence, au point que, si on se laissait aller, il nous tuerait en un clin d’oeil. C’est bien que tu l’aies ressenti une fois, et je suis heureux d’en avoir été à l’origine, t’es le moins niais des anti-conspis, et je te reconnais la capacité de pouvoir, même si c’est trop rarement, sortir de la zone de confort et de pantouflardise des anti-conspis, qui consiste à adopter l’idée hautement simpliste que le monde se résume à de simples rapports de poings sur la gueule. Et ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit, ça t’empêche pas d’être très con, d’imaginer que ta petite rationalité puisse être en mesure, avec les toutes petites connaissances de l’époque, et pour une destination exclusivement physique, d’embrasser l’immensité dont cette ridicule matrice dépend


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