Qirotatif Qirotatif 7 décembre 09:02

@Belenos
Je ne crois pas. Les représentations que ce font ces gens des "migrants" sont si puissantes, si solidement ancrées qu’elles ne bougeront plus. 
On note ici une triple fracture : 
 générationnelle et de genre : les pro sont majoritairement des femmes âgées  ce désir de materner est, là aussi, quasi indépassable... aucun argument rationnel ne pourrait le faire infléchir — tandis que les anti sont souvent des jeunes (20-45 ans) et/ou actifs. Il faut comprendre que dans les campagnes fr, nombre de personnes âgées ne quittent jamais leur "pays" (c’est ainsi que nomment les anciens leur... village, ce qui donne une idée de la représentation qu’ils se font du pays réel) si ce n’est une fois de temps en temps pour aller à l’hosto ou aux impôts. La fracture des représentations est considérable entre eux et les générations suivantes qui ont du quitter le village (études, travail, rencontres...), ont grandi avec le net/réseaux sociaux et voient bien ce que sont devenues toutes les métropoles françaises et désormais les villes moyennes (ici Lorient, Vannes... mais c’est pareil ailleurs).

 entre ceux qui ont pleinement absorbé la doxa et ceux qui la rejettent parce qu’elle ne correspond pas à la réalité dont ils font l’expérience.

 entre des élus qui ne sont plus que des exécutants qui appliquent des décisions administratives kafkaïennes prises loin de chez eux et une bonne partie de la population. Et là on retrouve en partie ce sentiment de dépossession si prégnant chez les GJ et qui explique l’ampleur de leur colère qui est au-delà de la simple question du pouvoir d’achat.

On peut aussi noter que ressurgissent des éléments que l’on croyait éteints dans les années 80 que sont ces jeunes gens "gudards". Ce sujet de l’immigration est sans conteste le plus clivant de tous et fracture notre continent entier.
On constate qu’une écrasante majorité de Français (surtout de souche) sont opposés aux politiques migratoires menées depuis les années 70, mais en même temps, ces mêmes Français continuent de plébisciter des formations politiques qui mènent cette politique. Voilà bien le pire des casse-têtes pour les partis souverainistes que cette schizophrénie électorale, sachant que ces derniers sont systématiquement stipendiés par ceux qui conduisent cette politique bien assistés dans cette basse besogne par des médias en écrasante majorité pro-immigration. 

Il y a une dernière chose et qui est centrale. Une question qui n’est jamais posée en réalité : Quel est le projet ? 
Si votre maison est inondée, on peut vous héberger le temps de faire les travaux et vous êtes bien un "réfugié" mais là il ne s’agit pas de cela. Le sens des mots est totalement dévoyé : il s’agit ici d’une immigration de peuplement. A force de jouer sur... ou plutôt, avec les mots, l’incompréhension augmente et se mue en colère. 


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