le celte
2 novembre 2015 08:55
Il me semble que dans cette analyse, on omet de distinguer l’existence de nuances. Celles-ci apparaissent néanmoins en partie dans la plupart des commentaires précédents.
Je souhaiterais en premier lieu, pour étayer le sujet de mon humble participation suggestive, définir étymologiquement le terme "progrès" par l’action d’avancer. Dans un contexte social, tout dépend de la voie désirée et de la destination que l’on s’est assigné. Il peut être égalitariste (plutôt assimilé aux valeurs de gauche) ou basé sur un socle moral libéral multiséculaire. La notion de progrès prend donc sa valeur dépendamment du contexte dans lequel elle est utilisée.
Ce raisonnement est valable pour le terme "conservateur", étymologiquement, observer avec soin ou respecter l’intégrité. Ce dernier n’étant globalement pas opposé au changement mais plutôt contre un changement amenant à dénaturer l’objet de la conservation (se battre pour les acquis sociaux par exemple).
Le terme "réactionnaire" est un mot contemporain que j’assimilerais au terme nostalgique, qui s’oppose au révolutionnaire au progressiste et au conservateur dans une moindre mesure, prônant le retour des valeurs du passé, d’ordre et d’autorité, voir des racines pour certains.
En conclusion, je pense que nous sommes atteints de cartésianisme viral, classant ses valeurs dans des catégories hermétiques. Nous sommes tous plus ou moins progressistes, conservateurs ou réac., voir même (et là j’ose ici !) libéraux. Il s’agit à mon avis de découvrir la cohérence de chacun, et d’être capable de l’assimiler pour, en définitif, progresser dans un sens moral commun !
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