nours77
6 juin 2015 10:55
“C’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule.”
C’est ce qu’Auguste Blanqui a compris en profitant de toutes les occasions possibles pour faire entendre sa volonté. Prônant une révolution permanente, il participe à toutes les actions importantes. Son but premier est de faire la révolution, et ne s’occupe que peu de ce qu’il se passera ensuite ; il élabore l’organisation de cette révolution. S’il espère convaincre les exploiteurs d’écouter leur volonté, toutes ces révoltes incessantes le condamneront avec les siens à de nombreux séjours en prison.
Avec son exclamation « La propriété, c’est le vol ! », on constate aisément que le scandale politique est également prôné par Proudhon. Dénonçant la propriété, il pense qu’elle ne repose sur aucune utilité. Son postulat repose sur la valeur du travail collectif qui est nécessairement plus importante que l’individuel. Mais la différence entre les deux ne se comprend pas dans le salaire ouvrier, et l’argent supplémentaire est attribué au capitaliste. Contre la nocivité de l’Etat, il dénonce aussi bien la démocratie qu’il considère illusoire. A la place su système en place il propose une association fédérative, élaborée à l’aide d’un pacte. De famille, en villages, jusqu’à parvenir à la formation de groupes, les rassemblements se soumettent à des règles communes. S’il ne désire pas détruire l’Etat, il veut le rendre fédéraliste, décentralisé et limité, représentant le pluralisme de la société.
Le mouvement anarchiste qui se poursuivra se situera dans une optique de révolte contre toute forme d’oppression, et surtout en Russie, avec Bakounine et Kropotkine."
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