Qaspard Delanuit
1er juillet 2014 11:12
Pour les mal-comprenants qui butent sur le fait que Chouard évoque un monde sans frontières "comme Attali", voici l’explication de texte que je m’efforce de simplifier pour la mettre au niveau scolaire de la sixième (entrée au collège).
Le propos principal de Chouard dans cette section de l’entretien est d’affirmer LA NECESSITE D’UNE PLURALITE DE PEUPLES ET DONC LA NECESSITE DE POSER DES FRONTIERES.
Le monsieur rappelle que, bien entendu, toute frontière peut être contestée au nom d’un universalisme humain spontanément pressenti par la plupart d’entre-nous. En effet, quel Français estimerait, par exemple, que la souffrance d’un enfant chinois lui est totalement étrangère et ne le concerne en rien par le simple fait que l’enfant est chinois ?
CEPENDANT, le vivre ensemble, nous dit le monsieur, suppose que nous nous accordions avec un certain groupe, parce que nous ne pouvons pas aussi facilement nous sentir unis au quotidien avec toute l’humanité. Cela nous permet de nous sentir en sécurité et de développer toutes sortes de relations sociales, étant entendu que l’on s’habitue plus facilement à vivre avec des gens qui nous ressemblent qu’avec des gens que l’on comprend mal et que l’on trouve fatalement étranges puisqu’ils ont d’autres usages et une autre allure. C’est pourquoi, d’une manière générale et tendancielle (on ne parle donc pas des cas d’exception) les Chinois aiment vivre entre Chinois et les Français entre Français. Il importe donc que des peuples différents soient séparés par des frontières, quand bien même frontières et identités collectives ne seraient que de pures conventions reposant sur des mythes.
(Maintenant, si vous ne comprenez pas, c’est que vous ne voulez pas comprendre et je secouerai la poussière de mes pieds en quittant ce topic.)
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