ffi
17 décembre 2013 13:15
Cependant, l’humain a la particularité de pouvoir accéder à la
perception globale de la finalité de son acte, caractéristique qui
permet d’inventer de nouvelles solutions qui permettent de vivre dans
des environnements de plus en plus complexes.
-> Ne veut rien dire.
Il existerait selon Bloom un darwinisme des groupes (des sous-systèmes
auto-organisateurs), le véritable « étage » du darwinisme, étant le
super-organisme collectif. Ce ne sont pas des unités individuelles
isolés qui se livrent des guerres pour la survie, mais des
groupes fédérateurs de plusieurs individus. Au sein de ces groupes
fédérateurs, on retrouve des dissensions mais aussi de la solidarité, du
partage, du sacrifice, certains acceptant de mourir pour
l’intérêt supérieur du groupe (l’exigence de descendance collective
primant sur l’exigence de descendance individuelle)
Bref, pour dire simple, les hommes vivent en société.
Cette vie en société implique un niveau politique.
Il y a donc diverses organisations politiques, puisqu’il y a diverses sociétés.
Le darwinisme politique ? C’est le choc des civilisations.
Mais il n’y a pas d’intelligence collective.
L’intelligence est propr à l’âme rationnelle.
Mais un agrégats d’âmes rationnelles n’a pas d’intelligence propre, puisqu’il est de la nature de l’agrégat et non de la nature de l’âme.
On n’y trouvera jamais que des règles politiques, des lois et des normes, qui sont à suivre par les membres de l’agrégat. L’orchestre philharmonique fonctionne par ce que chaque musicien maîtrise son instrument, connaît le langage musical, suit la partition, guidé par le chef d’orchestre.
La théorie des systèmes est bien loin de démontrer la moindre forme d’intelligence collective. Elle ne sait engendrer que des automates.
Certes, un automate est animé et de ce point de vue a une âme. Mais cette âme n’est pas rationnelle, elle n’a pas la faculté d’intelligence, elle n’a qu’une faculté de mémoire.
L’automate ne peut que tourner en boucle.
De ce point de vue, un "système" ne peut dépasser le stade animal (et encore d’un animal très primitif car bien des animaux ont une certaine intelligence). Par conséquent, fonder la politique sur des systèmes, c’est aller vers la barbarie. Si tu as la marque du système, tu peux acheter, si tu ne l’as pas, tu ne peux pas. Le système, c’est une bureaucratie technocratique.
Bref, il faudrait se livrer à toute une série d’approximation fautives pour croire qu’il puisse y avoir une intelligence collective : il n’y a pas d’intelligence collective, mais il n’y a une collection d’intelligences (subtil renversement), d’où une irréductible diversité des vues, d’où la nécessité d’établir certaines règles politiques afin d’accorder ces vues, l’homme restant un animal social et ne sachant survivre seul.
Mais ces règles politiques, ces lois, ces normes, n’ont pas d’intelligence par elles-mêmes. Elles sont une mémoire des accords entre des intelligences.
Il s’ensuit que fonder une société exclusivement sur des lois, c’est faire un système qui ne procède que de la mémoire, c’est donc faire un automate qui engendre une société barbare.
Au contraire, s’il faut fonder la société sur l’intelligence, il faut la fonder sur des hommes.
Ajouter une réaction
Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe
