Il faut faire la part de la complaisance et de la tragédie. Pas de complaisance dans ces images et ceux qui ne supportent pas de regarder la tragédie du monde
tel qu’il est, ne font pas preuve de pudeur, comme ils le prétendent, mais juste d’une certaine lâcheté...La dignité bien comprise ne peut pas exclure la réalité du monde.
Le silence sans images serait le refuge des assassins. Là il était courageux de dire et de montrer.
Néda était belle, et bien, que sa beauté foudroyée* "serve" une dernière fois - elle qui n’enchantera
plus jamais personne - et qu’elle émeuve, et que sa tragédie mobilise encore une fois dans ce combat sans fin,
et improbable, contre la bêtise et le fanatisme.
*foudroyée par la lâcheté d’un tueur embusqué pour qui, peut-être, cette beauté était une insulte
à ses superstitions...