samedi 13 février - par Franck ABED

Sept jours : 17-23 juin 1789 ! La France entre en révolution

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Sept jours : 17-23 juin 1789 ! La France entre en révolution | Emmanuel de Waresquiel | Tallandier

« Trois événements, liés entre eux et par lesquels tout advient, n’avaient jamais été racontés en tant que tels. Le mercredi 17 juin, les députés du tiers état s’érigent en “Assemblée nationale”. Le samedi 20, ils jurent de ne jamais se séparer avant d’avoir donné une constitution à la France. Le mardi 23 juin, ils envoient promener le roi, sa Cour et ses soldats. “Nous sommes ici par la volonté du peuple et nous n’en sortirons que par la force des baïonnettes.” Et le roi cède. »...

https://www.tallandier.com/livre/sept-jours/

 



8 réactions


  • michel michel 13 février 11:07

    bof, des milliers d’assassinats et un résultat négatif pour nous, les bourgeois ayant pris le pouvoir comme toujours !


    • sirocco sirocco 13 février 16:14

      @michel

      Comme c’est facile de critiquer un soulèvement populaire, bien assis devant son écran d’ordinateur et en bénéficiant de plus de 2 siècles d’analyses historiques a posteriori !
      Quelle leçon de courage derrière ce "bof" !


    • Mr.Knout Mr.Knout 14 février 12:02

      @sirocco

      Bénéficier de deux siècles d’analyses historiques et continuer d’appeler "soulèvement populaire" le coup d’état bourgeois de 1789, bof....


    • sirocco sirocco 14 février 12:27

      @Mr.Knout

      Décidément l’anachronisme ne vous interpelle pas...

      Si on se replace dans la situation de 1789, ce dont vous semblez incapable, les révoltes contre le prix du pain, et la prise de la Bastille sont effectivement des soulèvements populaires.


    • Mr.Knout Mr.Knout 14 février 17:22

      @sirocco

      Des soulèvements populaires organisés, s’appuyant certes sur une profonde colère populaire, mais qui ne sont pas spontanés en ce 14 juillet 1789. la chose est largement documenté, que ce soit par des historiens royalistes ou marxistes, la foule est agitée par les membres les plus radicaux du parlement qui craignent une intervention étrangère dans la crise qui secoue les pouvoirs en place. Un récit national, une description des faits hautement symbolique mais très subjective, écrite par des républicains qui pour la plupart ont juste copié les délires du romantique Michelet. Malheureusement pour ces propagandistes la mode de l’époque était au "journal personnel" et beaucoup de gens commentaient pour eux même l’actualité dans de petits carnets qui sont aujourd’hui une mine d’informations pour celui qui décide de remettre en question la mythe républicain.


  • Quasimodo 13 février 12:50

    il y a toujours des raisons de refaire l’histoire même avec Turgot et Jean Clugny de Nuits , deux théories qui influenceront la suite des événements ...


  • LUCA LUCA 14 février 06:45

    On ne peut pas objectiver sur un détail de la révolution française en sachant qu’avant elle il y en a eu d’autres, d’autres qui l’ont largement influencé sans pour autant lui ressembler. Les trois révolutions que j’énumère dessous ont été animées par l’action d’un protestantisme "éclairé" souhaitant en finir avec les monarchies, contrairement à la notre qui s’est adossée au catholicisme avec une autre vision de la révolte. 

    Pour info :

    la révolution Néerlandaise "batave" (en néerlandais : Bataafse Revolutie) est le nom donné aux événements de 1780 à 1798 ayant entraîné la chute de l’ancien régime dans la république des Provinces-Unies et la mise en place de la République batave.

    la révolution américaine qui est une période de changements politiques après 1763 dans les treize colonies britanniques d’Amérique du Nord qui ont donné lieu à la guerre d’indépendance des États-Unis contre la Grande-Bretagne (1775-1783).

    la révolution anglaise, (1642-1651) appelée « Grande Rébellion », renversa le roi Charles Ier et vit l’accession au pouvoir d’Oliver Cromwell. La seconde révolution anglaise (1688-1689) appelée « Glorieuse Révolution », renversa le roi Jacques II et entraîna l’accession au trône de Mary II et Guillaume III.


  • Étirév 14 février 08:54

    La Révolution française : version et « père-version »
    C’est, de tout temps, l’esprit de la femme qui a guidé le monde. Quand la femme pense et agit, le monde marche ; quand elle tombe dans l’apathie intellectuelle, quand elle se laisse réduire en esclavage et abdique son pouvoir, le monde tombe dans l’obscurité.
    Tous les grands mouvements de l’esprit sont dus à l’initiative féminine. La femme donne l’impulsion, l’homme la suit.
    Le grand mouvement philosophique qui au XVIIIème siècle a remis tous les problèmes de la Nature en discussion a été, tout entier, fait par des femmes.
    C’est dans les salons philosophiques que commença, le mouvement, qui ne fut, en somme, que l’écho des idées émises par les Femmes.
    Les Femmes initiatrices de l’idée furent : la princesse d’Hénin, la maréchale de Luxembourg, Mme de Bouillon, Mme Geoffrin, Mme Helvetius, la marquise de Condorcet, Mme Necker, Mme Roland, Mme Tallien, Mme Simon, Mme Candeilh, Mme de Tencin, Mme d’Houdetot, Mme d’Épinay, Mme du Châtelet, Melle de Lespinasse, Théroigne de Méricourt, et tant d’autres qui furent les amies des philosophes, véritables hétaïres modernes, qui continuèrent l’œuvre des « sorcières » et jetèrent dans le cerveau des hommes toutes les idées qui firent éclore la Révolution.
    Les unes étaient érudites et lisaient le grec à livre ouvert, d’autres furent des savantes qui élargissaient le champ des connaissances humaines, il y eut des philosophes et des psychologues, des physiciennes et des naturalistes, toutes étaient charmantes et, par le charme de leur conversation, stimulaient l’esprit masculin.
    C’est ce grand réveil de la pensée féminine, se dégageant subitement des entraves du Christianisme, qui prépare la Révolution. Mais cette première révolte de l’esprit de la femme en face des erreurs du vieux monde n’est pas bien comprise par l’homme, elle est défigurée, mal interprétée, mal rendue, elle est traduite en idées masculines.
    Tout ce que la femme demande pour elle, l’homme, dans la traduction qu’il fait des idées de la femme, le demande pour lui : les femmes réclament leurs droits, les hommes alors les réclament aussi, et, chose étrange, dans cette société où l’homme est tout et la Femme rien, nous voyons des révolutionnaires, appliquant à leur sexe les aspirations féminines, demander « les Droits de l’homme », parce qu’ils ont entendu dans les salons des dames demander les droits de la Femme !
    Les hommes demandent leurs droits alors qu’ils les ont tous, alors que, pendant tout le Moyen Age et même la Renaissance, ils ont vécu en despotes, dépassant de beaucoup leurs « droits ».
    C’est ainsi que la Révolution préparée par la femme pour être l’avènement de la justice ne fut que l’avènement d’un système bâtard qui vint détruire l’ancien régime, mais ne le remplaça pas par ce que la femme avait rêvé.
    (...)
    Le mouvement féminin du XVIIIème siècle fut représenté sur les trônes, dans les salons, dans la bourgeoisie, dans le peuple.
    La Femme s’éveilla partout à la fois.
    Depuis la Renaissance, ne voyons-nous pas la grande Elisabeth d’Angleterre, de qui date la prospérité de l’Angleterre ?
    - En Espagne, la Reine Isabelle, qui protégea Christophe Colomb.
    - En Autriche, Marie-Thérèse, qui savait entraîner les Margraves de Hongrie.
    - L’empire de Russie doit sa civilisation à quatre femmes qui y règnent avec éclat.
    La France ne voulut pas de Reine. Elle paya cette impiété par la Révolution qui, elle, ne voulut plus de rois.
    Descendant des trônes, le mouvement se propagea dans la haute société, et c’est dans les salons que vont naître les idées d’indépendance et de progrès. Les femmes de cette époque brillent dans les sciences ; à côté des étoiles de première grandeur auxquelles il faut consacrer des pages spéciales, que de satellites oubliés !
    C’est la marquise de Fonseca, une naturaliste qui travaillait avec Spallanzani, et qui fut pendue a 30 ans à Naples en 1799.
    Elle était du parti français à la suite de la République parthénopéenne, et fut condamnée à mort malgré un traité formel.
    C’est Lady Montagu, femme d’un ambassadeur anglais, qui vécut longtemps sur les rives du Bosphore et profita de sa situation privilégiée de femme de diplomate pour étudier les mœurs et nous les décrire dans une relation traduite en 1805.
    C’est elle qui rapporta en France le vaccin, dont les hommes firent gloire à Jenner qui sut exploiter à son profit l’Idée d’une femme.
    En même temps, un mouvement populaire se produisit. Le 5 octobre 1789, les femmes se massèrent sur la place Louis XV ; elles ne réclamaient ni émancipation, ni droits politiques, elles demandaient du pain. Théroigne de Méricourt, l’illustre Liégeoise, les entraînait, Maillard les conduisait.
    Le 25 octobre, les femmes de Paris adressèrent à l’Assemblée Nationale une motion dans laquelle elles demandaient l’égalité des deux sexes, l’accès aux places et emplois qui sont à leur portée.
    À suivre...


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