jeudi 15 octobre - par mat-hac

Homo sapiens, les nouvelles origines

Au Maroc, la découverte d’ossements par un chercheur français bouleverse notre vision de la préhistoire. Le récit palpitant d’une aventure scientifique, entre effondrement des certitudes et prouesses technologiques. Un crâne à la face allongée et aux arcades sourcilières proéminentes : c’est, en 1960, l’incroyable découverte faite par un ouvrier dans une mine du Djebel Irhoud, au Maroc. Serait-ce un homme de Neandertal ? Le carbone 14 permet de dater la trouvaille à plus de 40 000 ans, mais à quand remonte-t-elle précisément ?

Dans les années 1980, le chercheur français Jean-Jacques Hublin et son collègue, le professeur marocain Abdelouahed Ben-Ncer, émettent une autre hypothèse. Pour eux, le crâne appartiendrait non pas à un Néandertalien mais à un Homo sapiens, et serait bien plus ancien. En 2005, les deux paléoanthropologues reprennent les fouilles avec une équipe internationale. La septième couche de sédiments leur livre un trésor vertigineux : les restes de cinq individus distincts. La datation par thermoluminescence, plus fiable que le carbone 14, fait remonter leur origine à 300 000 ans. En totale contradiction avec la théorie généralement admise, qui situait l'apparition de notre espèce en Afrique de l'Est il y a 200 000 ans. Ces vestiges, plus anciens de 100 000 ans, ont été découverts à plus de 6 000 kilomètres de la région censée abriter le berceau d'Homo sapiens...

"Homo high-tech" C’est une révolution dans la vision de nos origines et de notre processus évolutif que raconte cet étonnant documentaire. Un changement de paradigme qui oblige autant le monde scientifique à revoir ses fondements que les manuels scolaires à réviser leurs chapitres. Agrémenté des témoignages des principaux protagonistes, le récit vient saluer une aventure de longue haleine, tissée d'intuitions, de suspense et de couronnements. Pour le grand public, c’est aussi la découverte d’une paléontologie entrée dans l’âge high-tech : scans, analyses morphométriques 3D, reconstitutions virtuelles et autres technologies. Entre l’émergence d’un passé primitif et la sophistication d’outils futuristes, un paradoxe fascinant.



7 réactions


  • microf 15 octobre 22:47

    " En totale contradiction avec la théorie généralement admise, qui situait l’apparition de notre espèce en Afrique de l’Est il y a 200 000 ans."

    L´Afrique de l´Est est en Afrique.

    " c’est, en 1960, l’incroyable découverte faite par un ouvrier dans une mine du Djebel Irhoud, au Maroc."

    Le Maroc se trouve aussi en Afrique, l´auteur de l´article a sans doute dû l´oublier.

    Alors que ce soit en Afrique de l´Est ou au Maroc pays africain, c´est toujours en Afrique et celá ne change rien.

    L´origine de l´humanité est en Afrique, c´est celá qui est important.


    • Mr.Knout Mr.Knout 16 octobre 12:01

      @microf

      "L´origine de l´humanité est en Afrique, c´est celá qui est important." 

      Et pourquoi donc c’est important ?


    • Heimskringla2 Heimskringla2 16 octobre 19:10

      @Mr.Knout

      L’Afrique berceau de l’humanité ? Ce n’est pas ce que les dernières découvertes semblent dire.


  • Scalpa Scalpa 15 octobre 23:35

    L’homme est d’origine humaine et plonge ses mains dans le cambouis bouiboui.


  • Étirév 16 octobre 05:48

    Toutes les questions qui agitent l’esprit humain depuis longtemps, se heurtent à des mystères qu’aucune science jusqu’ici n’avait pu expliquer : c’est que l’ordre dans les opérations intellectuelles est ce qui manque le plus. On constate des faits, mais on ne sait pas les classer. C’est ce classement qui est la science suprême, la Mathèse qui, seule, donne des résultats certains. C’est en remontant aux origines qu’on comprend les phénomènes actuels et leur devenir.
    Or, qu’a été à l’origine l’homme qui pense ?
    Il a été l’Homme-enfant.
    Mais qu’est-ce que l’Homme-enfant ?
    Est-ce le primate ou le sauvage, que le darwinisme (et même le néodarwinisme) met avant l’homme qu’on appelle civilisé ?
    Oh ! que non. Ceux qui mettent la brutalité finale au début sont des imposteurs qui renversent l’histoire.
    Les premiers hommes qui resplendissaient de la pureté morale de l’Enfant, de sa naïveté, de sa droiture, de son exquise sensibilité, ne sont pas plus les fils des singes qu’ils ne sont le vieil Adam des théologiens fait de toutes pièces par un Dieu inconnu.
    Extrait :
    Des paléontologistes, poussés par une sorte d’intuition vague, ont voulu trouver l’Homme à une époque plus reculée que celle où son squelette a été rencontré. On a cherché à prouver sa présence dans le Miocène, la sous-période médiane de l’époque tertiaire.
    Charles Lyell, John Lubbock et d’autres ont étudié cette question, cherchant l’homme tout en constatant l’absence de restes humains.
    Or, on envisageait mal la question, en supposant que l’homme est un être qui fut soumis dès l’origine aux conditions de vie et de mort des êtres actuels.
    La vie primitive a la longueur extrême de la vie végétale ; la vie intermédiaire a encore une intensité prodigieuse qui permet au Primitif de franchir une période sans être interrompu dans son évolution par la mort, et d’arriver ainsi à la période suivante.
    C’est ainsi que la plupart des Enfants-humains du Pliocène arrivèrent à l’aurore de la période quaternaire sans avoir rencontré la mort.
    Les antédiluviens vivaient l’âge des cèdres, dira-t-on.
    Quant à ceux qui mouraient, soit par accident, soit par suite de cataclysmes quelconques, c’est dans les tourbières que se trouvent leurs restes agglutinés.
    Il faut se rappeler que le squelette ne se conserve intégralement que quand il est complètement ossifié et que, dans la période d’enfance, le squelette est encore cartilagineux, l’ossification n’est pas achevée. Or les tissus cartilagineux subissent la destruction organique et ne se retrouvent pas sous forme de squelettes entiers, mais forment des masses de matières organiques agglutinées, et c’est ce conglomérat qui forme les tourbières. Dans ces amas, les restes des animaux jeunes comme l’humanité se trouvent mêlés à ceux des enfants-humains, les primitifs fauves, entre autres, qui n’ont pas pu être un danger pour l’homme, puisqu’ils étaient eux-mêmes dans leur première enfance à cette époque.
    NOS VÉRITABLES ORIGINES


  • MAZIG 17 octobre 12:23

    Cet article , en dépit de ses références à des techniques révolutionnaires de datation des ossements trouvés au Maroc , risque fort de choquer les petites éminences grises RN , inondant ce site de leurs commentaires fantasmagoriques , eux qui sont convaincus que le premier homme est né blanc dans la région parisienne. De là à leur dire qu’ils descendraient d’un marocain , quel blasphème !!!!


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