samedi 23 mars - par TotoRhino

Gilets Jaunes : la violence politique vue par Édouard Louis

« Qui a tué mon père », le nouveau livre d'Édouard Louis 

Après « Histoire de la violence », Édouard Louis nous livre un nouvel ouvrage, « Qui a tué mon père », qui pourrait être la suite logique du précédent. Sous forme de brûlot politique, il raconte la violence exercée par les politiques sur les moins favorisés au travers de l’histoire de son père physiquement détruit.

Un livre contemporain, d’actualité, dont le parallèle avec la situation actuelle est inévitable, à commencer par son auteur. Car cette violence politique est justement celle que dénoncent les gilets jaunes dans leurs revendications.

Le « J’accuse… ! » de l’écrivain français Edouard Louis s’adresse donc inévitablement, et peut être involontairement, à la politique d’Emmanuel Macron.

J’invite donc tout journaliste, tout politique, toute personne un peu dur de la comprenette, à s’accaparer ce livre pour comprendre ce que veulent, ce que motivent, ce que ressentent les gilets jaunes ; où, à minima, à l'écouter au travers de ces vidéos...

https://www.facebook.com/giletjauneinfo/videos/388127568672867/

 

Histoire de la violence et Qui a tué mon père (source)

Dans Histoire de la violence (2016), Édouard Louis raconte le viol dont il aurait lui-même été victime un soir de Noël pour analyser les origines et les causes de la violence. En revenant sur le passé de son agresseur, Reda, son enfance, la pauvreté dans laquelle il a vécu, mais aussi sur le passé colonial de la France, Édouard Louis cherche à comprendre, et même à excuser la violence à l'œuvre dans son livre. Il déclare : « si excuser veut dire mettre les gens hors de cause, montrer que les causes sont ailleurs que dans les individus, [...] dans des forces historiques plus grandes qu’eux, alors je n’ai pas de problème avec ça oui, et j’excuse ». Dans le cadre de l'instruction de la plainte pour viol déposée par Edouard Louis, le parquet vient de demander la requalification des faits en agression sexuelle. Qualifié de « maîtrisé et bouleversant » par Le Monde, « encore plus fort » que son premier roman selon Les Inrocks, le livre est aussi sévèrement attaqué, notamment par Marianne qui note la complaisance de l'auteur à l'égard de la violence. Dans Libération, Philippe Lançon critique une « lourdeur du style » (« kitsch naturaliste, tournant au procédé »). Slate.fr voit pour sa part dans le roman un chantage à la sociologie et « une autofiction qui sent bon la prolophobie », marquée par un « déterminisme extrême » et un « charabia intellectuel ».

En mai 2018, Édouard Louis sort son troisième ouvrage, Qui a tué mon père. Il revient dans ce récit sur la relation avec son père, dont on apprend qu'il a quitté la Picardie, qu'il souffre terriblement des séquelles d'un accident de travail, et qu'il a cessé de voter pour le Front national. Le livre s'achève en réquisitoire contre la violence physique des politiques qui touchent, selon l'auteur, les plus vulnérables.



6 réactions


  • jpolyon jpolyon 23 mars 16:44

    La première page de ce livre raconte tout , la desciption du rascime . La stabilité d’un systeme devenu fous de lui même qui pose que toutes categories qui ne produisent pas , qui ne jouent pas le faux jeux de cette veine existence , est mécaniquement sujette à une vie beaucoup plus courte. Tel est le retraité, l’ouvrier , le chomeurs , le fous contemplatif, le déviant, le pauvre , l’homme sans education , les gens des campagnes qui ont une voiture diesel , et bien sur toutes personnes avec une couleur de peau , une langue et une conceptualisation du monde différentes de l’occidental. Cet occidental qui prône la démocratie, sachant que l’humanisme et les lumières sont trop chargées de massacres coloniaux des trois derniers siècles. Cette hypocrisie democrate , l’autre nom donné à la planète judeo catholique qui ne dis pas son vrai nom , elle se masque le plus souvent dans la tolérance et dans le ventre moux du management. Lisez la premiere page , c’est presque une obligation .


    • Garibaldi2 24 mars 03:08

      @jpolyon

      Votre erreur ’’cette veine existence’’, à la place de ’’vaine’’ est charmante ; un psychanalyste y trouverait bien des explications.

      Ce n’est pas une moquerie de ma part.

      Votre discours est un peu confus mais on y décèle sincérité et révolte, ce qui prouve que vous n’êtes pas mort.

      J’ai bien aimé la vidéo. Ce gars dont le look aryen pourrait faire croire qu’il est anti immigré, raciste, populiste, est en fait d’une grande humanité. Son discours est terrible et imparable. Curieusement le journaliste le laisse parler sans l’interrompre, car on est sur la télévision suisse où on laisse répondre les gens à qui on a posé une question !


    • Djam Djam 24 mars 10:20

      @jpolyon
      Une petite erreur de taille... le monde que vous dénigrer à juste titre n’est pas "judéo catholique" mais judéo protestant. Le catholicisme n’est que l’avatar politisé du christianisme qui est combattu depuis des décennies déjà par le judaïsme protestant.

      Le christianisme originel n’a que faire du catholicisme et de ses papes. Le mouvement du Christ (si l’on peut l’appeler ainsi) était dès le départ une remise en question du judaïsme version politico marchande (cf. l’épisode des marchands du Temple chassés par Jésus, de son vrai nom Yeshua).

      Le Vatican est la dernière forme du catholicisme politique et... financier, qui s’arrangea très bien d’une collaboration avec le judaïsme moderne et son goût pour le matérialisme comme symbole d’une vie réussie et d’un pouvoir temporel. Les protestants s’y sont aussi fort bien retrouvé.

      C’est pourquoi le monde d’aujourd’hui est infecté par une pensée matérialiste achevée et desséchée où le spirituel (verticalité) a été anéanti par l’évangélisme et la laïcisme (qui est l’expression extrême de la laïcité).

      Pour "réussir" sa vie au sens judéo-protestant il convient donc d’être dans l’efficience, le pragmatisme, la performance et l’acquisition perpétuelle de la dernière manifestation technologique de la post-modernité. Le chrétien authentique ne va pas dans les églises mais il partage, tend la main, regroupe et vit avec l’essentiel quand il n’opte pas pour le frugal (cf. Pierre Rabbi).

      C’est pourquoi la modernité anglo-américaine, imposée depuis 45 en Europe de l’Ouest (american way of life) combat sans relâche le christianisme qui persiste en Europe. Être chrétien authentique ne colle évidemment pas avec le consumérisme délirant de la société marchande (cf. "Le Délire occidental" de Dany-Robert Dufour).

      La plus perverse stratégie pratiquée à cette fin par les mondialistes judéo-protestants consiste à opposer mortellement islam et christianisme. Stratégie du tiers observateur qui attise le feu entre les deux combattants en attendant qu’ils s’auto anéantissent dans leur combat à mort (lire "Gog et Magog").

      Rien de complotisme dans cette stratégie, simplement une vieille recette qui marche toujours très bien et qui fait que les Gilets Jaunes de France comme d’ailleurs sont encore et toujours le dindon de la farce pathétique qui se joue. Le gouvernement de Macron ne lâchera rien et ne partira jamais parce qu’il a besoin que le petit monde des "heureux de la mondialisation" haïsse tout mouvement populaire dérangeant son Nouvel Ordre Mondial en cours d’achèvement.

      Les gagnants de ce jeu mortel est la population dite "bobo" des centres villes des mégapoles en perpétuelle extension... voir le délire d’Hidalgo qui transforme Paris en un chantier interminable à ciel ouvert en vue des JO, grande fête planétaire du fétichisme de la marchandise et du fric virtuel sans limite.


    • dédé 24 mars 11:31

      @Garibaldi2
      En effet, ce garçon est admirable et le journaliste semble plein de bienveillance


    • jpolyon jpolyon 24 mars 14:37

      @Djam

      Merci pour votre point de vue . Celui ci m’eclaire grandement , je n’ai pas autant de focus . De plus ,les reactions que provoque Edouard Louis , montrent toute la force de cet ecrivain , avec seulement quelques phrases. Ouf il existe une reflection ....


  • Hijack ... Hijack ... 24 mars 17:27

    Logique, intelligence, beauté d’âme et humanisme ... sont des mots qui vont tjrs ensemble.

    Pas lu son livre ... mais (si j’ai bien compris le sens de sa révolte) probablement que les G.J devraient offrir son ouvrage à tous les membres du gouvernement.


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