jeudi 14 mai - par mat-hac

Le modèle cosmologique standard devient douteux : Jean-Philippe Uzan est l’invité de « Planétarium »

Depuis un siècle, les scientifiques tentent de reconstituer l’histoire du cosmos à partir d’observations toujours plus précises. Dans "Planétarium", Jean-Philippe Uzan, cosmologiste, revient sur les fondements du modèle cosmologique actuel : expansion, fond diffus, matière noire, énergie sombre… Un cadre théorique puissant qui permet de retracer l’évolution de l’Univers, tout en laissant subsister certaines des plus grandes énigmes de la physique moderne...



4 réactions


  • Étirév 14 mai 14:48

    L’histoire de l’hypothèse de Newton est l’histoire de toutes les hypothèses. Un jour, un homme observe un phénomène, il s’arrête, il regarde, il s’étonne, il cherche, puis il se fait à lui-même une réponse quelconque : c’est une hypothèse.
    Elle pourrait être juste, mais elle est, presque toujours, fausse, parce que les lois de la Nature sont cachées, complexe, et que, pour les connaître, il faut de longues études ou une inspiration extraordinaire, éclose, soudain, dans une tête de génie.
    Tel n’était pas le cas de Newton, car il est possible de démontrer que toutes les théories qu’il a jetées dans la science sont fausses.
    En l’absence d’une science approfondie ou une inspiration juste, la réponse que font les hommes aux phénomènes qu’ils veulent expliquer est toujours adaptée à l’effet ultime, dernier, du phénomène ; elle s’applique à l’apparence, elle ne va pas au fond des choses. C’est une réponse de ce genre que Newton se fit à lui-même le jour où il se demandât pourquoi la pomme qui se détachait de l’arbre tombait sur la terre. La pomme « tombait », il en conclut que la terre avait la propriété d’attirer les corps. Et sur cette hypothèse, il formula une loi. Une réponse de ce genre, donnée aujourd’hui, serait accueillie par un immense éclat de rire. Mais du temps de Newton, on était moins difficile, on accepta l’hypothèse et on en fit une loi formulée en ces termes : « Tous les corps de la nature s’attirent proportionnellement à leur masse et en raison inverse du carré de la distance ».
    Une fois la loi faite, il arriva ce qui arrive toujours en pareil cas, des gens qui n’avaient jamais pensé à se demander pourquoi la pomme tombait, émerveillés de ce que quelqu’un ait eu l’idée de poser cette question, en conclurent que l’homme étonnant qui avait trouvé la question avait aussi trouvé la réponse. Du reste, pour discuter la proposition de Newton il eut fallu une science qui n’existait pas à son époque ; la chimie n’était pas née, on ne connaissait pas encore les propriétés de la matière, on ne savait rien de la cosmologie. Tout était à faire. On accepta donc comme une loi l’hypothèse posée, et, en vertu de cette tendance à l’exagération qui est le propre de la nature de l’homme, on mit une affirmation où l’auteur n’avait mis qu’un doute, on dépassa le but, on s’emballa dans une voie qui devait entraver, pendant deux siècles, le progrès des sciences physiques.
    En effet, cette loi de l’attraction, qui est fausse, se retrouve partout ; on ne fait pas un pas, dans la science, sans s’y heurter, on s’en est servi comme d’une cause universelle pour tout expliquer. Et, comme la loi est fausse, toutes les explications données à l’aide de la loi sont fausses. Si les hommes étaient sages, lorsqu’ils s’aperçoivent que l’expérience dément ce qu’ils lui soumettent, ils s’arrêteraient en chemin. Mais c’est ce qu’on ne fait jamais.
    Cependant, à côté des exaltés qui se jettent, tête baissée, dans toutes les aventures scientifiques, sans en comprendre la signification et dans le seul but d’exercer le besoin de lutte qui tourmente l’homme, il s’est trouvé, de tout temps, des gens sages qui ont protesté ou, tout au moins, qui ont refusé de suivre l’entraînement général. Leibnitz souriait des doctrines de Newton.
    Depuis, quelques savants ont essayé de temps en temps de reprendre la question, mais comme les ignorants et les entêtés sont plus nombreux que les savants, comme les fous sont plus nombreux que les sages, et que ce sont eux qui crient le plus fort, il est arrivé, comme toujours, que, excités par la discussion, ils ont poussé à l’extrême les affirmations et les prétendues preuves.
    C’est ainsi que les doctrines les plus fausses sont toujours les plus chaleureusement défendues parce que, répondant mieux à l’état d’esprit des masses ignorantes, elles ont toujours pour défenseurs les hommes les plus bruyants. Nous en avons encore aujourd’hui bien des exemples. C’est pour éviter ce résultat fatal que l’antiquité cachait la science dans l’ésotérisme.
    De nos jours, la question de la gravitation et de l’attraction n’est pas remise sur le terrain de la discussion générale. Quelques personnes s’en occupent dans l’ombre, mais les centres officiels n’oseraient pas y toucher. L’erreur a triomphé, on la propage, on l’enseigne aux enfants, dans les lycées, comme on leur enseignait autrefois les dogmes religieux ; c’est un article de foi scientifique qu’on leur impose, ils y croient et continuent, à leur tour, à propager l’erreur.
    Cependant, quelques hommes sages continuent à s’abstenir.
    NB : TOUTES LES LUMIÈRES SONT ÉLÉMENTAIRES, AUCUNE NE SE DÉCOMPOSE
    La vieille théorie de la lumière blanche unique et se décomposant en 7 couleurs élémentaires est une erreur qu’il faut reléguer avec la théorie de la transmission de la lumière et avec celle de l’attraction.
    S’il n’existait qu’une seule lumière blanche se décomposant, les astres dont la lumière est verte ou rouge n’auraient donc qu’une fraction de la lumière totale qui serait notre privilège.
    Pourquoi serions-nous doués d’une couleur composée tandis que les autres systèmes n’auraient qu’une couleur élémentaire ?
    Evidemment, Newton ne connaissait pas les étoiles colorées quand il a imaginé cela. Il faisait sa loi pour notre petit monde, il faisait de notre soleil le type de tous les soleils. C’est aussi naïf que de supposer la terre le centre de l’Univers et l’homme le but de la création.
    Il n’y a pas de raison pour que notre soleil ait été privilégié et possède une lumière complète, tandis que tant d’autres n’auraient eu en partage qu’une lumière élémentaire, c’est-à-dire incomplète.
    Que devient la prétendue loi de Newton dans des mondes autour desquels la couleur blanche n’existe pas, dans des mondes éclairés par des soleils verts, rouges, bleus, etc.
    Toutes les couleurs sont des couleurs élémentaires manifestant la propriété lumineuse des éléments radiants émis par chaque soleil.
    Chaque lumière est une, indivisible. Le blanc est, tout entier, la couleur engendrée par les radiations des soleils blancs, il ne se décompose pas, il ne se divise pas, il est toujours et partout du blanc.
    On savait, longtemps avant Newton, que la lumière blanche du soleil est remplacée par les teintes de l’iris lorsque l’on regarde le ciel à travers un prisme de verre. Sénèque l’avait remarqué, Kepler s’en était occupé, mais personne ne s’était soucié d’en rechercher la cause, pas plus, du reste, qu’on avait pensé à chercher l’origine des couleurs. La chimie n’était pas née : comment aurait-on pu résoudre ces problèmes qui sont tout entiers de son domaine ?
    Newton vint, et, avec cet esprit inquiet qui le caractérisa, il voulut trouver toutes les causes ; il remua tous les problèmes et formula des lois que l’ignorance de ses contemporains et celle de leurs descendants accepta facilement et propagea, car elles sont arrivées jusqu’à nous entourées du respect superstitieux que les erreurs savent si bien conquérir.
    Newton, ayant imaginé que la lumière solaire était décomposée, voulut la décomposer. Pour opérer cette décomposition, il pratiquait au volet d’une fenêtre qui fermait hermétiquement une chambre, une toute petite ouverture, de façon à ne laisser pénétrer qu’un filet de lumière ; il arrêtait ou déviait ce rayon au moyen d’un prisme, et il voyait alors se produire sur le mur du fond de la chambre, ou sur un écran, une image colorée, le spectre, c’est-à-dire les sept couleurs placées dans leur ordre naturel. Il conclut de là que la lumière du soleil était décomposée.
    Etrange conclusion, car on cherche vainement quel rapport il peut exister entre ce phénomène et une décomposition de la lumière du soleil. L’habitude seule nous fait accepter de pareilles déductions.
    Si la lumière solaire était décomposable, on devrait pouvoir la décomposer par des moyens chimiques partout où elle existe, puisque chaque rayon coloré possède des propriétés chimiques spéciales que l’on pourrait utiliser pour cela. On devrait, de même, en mêlant les sept couleurs reformer du blanc, cela n’est pas davantage possible. Les sept couleurs, mélangées sur une palette dans des proportions quelconques, ne donnent jamais du blanc.
    Quant à la petite expérience qui consiste à faire tourner un disque sur lequel sont peintes les couleurs élémentaires, elle ne prouve pas du tout ce qu’on veut lui faire prouver.
    Par le mouvement de rotation, on amène la confusion des couleurs, notre œil alors, qui ne peut plus les distinguer parce que l’impression qu’elles font sur la rétine est trop rapide, ne les voit plus du tout, et, ne les voyant plus du tout, nous voyons du blanc, c’est-à-dire la couleur de la lumière solaire qui est interposée entre le disque et nous. Mais en faisant tourner le disque moins vite, c’est-à-dire en laissant aux couleurs le temps d’arriver à notre œil, l’impression colorée recommence à se produire ; nous recommençons à voir les couleurs. Il n’y a rien de plus dans cette expérience. Elle ne prouve qu’une chose : c’est qu’il faut que l’émission d’une lumière colorée dure un temps déterminé pour qu’elle soit perçue par notre œil.
    COSMOGONIE


    • yoananda2 14 mai 14:51

      @Étirév
      SPAM, va délirer ailleurs


    • Gollum Gollum 14 mai 14:53

      @Étirév

      Putain encore de l’esbroufe plein pot ! Plus ces mec, ou femmes, délirent et plus c’est des pavés indigestes... C’est censé faire savant.


    • Eric_F 16 mai 10:35

      @Étirév
      La théorie de l’attraction entre deux corps du fait de leur masse décrit en fait la manière dont se manifeste le phénomène, indépendamment du fait que causalement ce soit une distorsion de l’espace-temps lié à la masse, ou une particule vectrice (hypothétique graviton).
      Ce qui importe, c’est que les équations résultant de cette théorie sont à ce point adéquates qu’on a pu envoyer dans l’espace des fusées dont la trajectoire "rebondit" d’une planète à l’autre du fait de l’effet de leur "attraction", et ça vers les confins du système solaire.


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