samedi 2 septembre - par matthius

La transition énergétique est une aberration sans le thorium

Lorsque j'ai demandé au lobby de l'éolien si les éoliennes consommaient plus d'énergie utile qu'elles en rapportaient, on m'a confirmé qu'elles consommaient plus.

Rappel :

Il n'y a donc aucune pénurie d'énergie. En plus le thorium permet de recycler des déchets nucléaires, n'explose pas, s'arrête sur demande. Aussi le nucléaire n'émet de CO2, contrairement aux 500 tonnes de CO2 pour une éolienne si elle n'est pas utilisée, à la 1 tonne de charbon pour le photovoltaïque.



18 réactions


  • Le Sudiste Le Sudiste 3 septembre 00:50

    Ah oui, c’est toujours étonnant : les éoliennes, l’hydro, le photovoltaïque... tout est cause de CO2. Le nucléaire ? Jamais.
    En plus, c’est propre les déchets du nucléaire.
    Les déchets d’une éolienne ? D’un barrage ? D’un panneau photo ? Beurk ! caca ! Il n’y en a pas mais beurk quand même !
    La connerie n’émet pas de CO2, et ça c’est bien. C’est pour ça qu’il faut l’encourager et la développer.


    • matthius matthius 3 septembre 10:08

      @Le Sudiste
      Les centrales de quatrième génération recyclent des déchets nucléaires.


  • Toutatis 3 septembre 09:28

    Pendant ce temps là en Russie on continue de construire des surgénérateurs, le dernier à Beloyarsk


  • yoananda yoananda 3 septembre 10:27

    "Il n’y a donc aucune pénurie d’énergie."
    On ne sait pas. C’est un sujet trop complexe pour pouvoir affirmer cela "comme ça".
     
    Le thorium est une piste, mais, si tu vas consulter les rapport de l’IRSN tu verras que la France l’a envisagé puis mis de coté. Actuellement c’est l’Inde et la Chine qui se lancent dedans, et peut-être 1 ou 2 startup qui survendent le truc ici ou la.
     
    On saura dans quelques années ce que ça vaut vraiment, car le thorium et ses sousproduits sont très corrosif et radioactif, et difficile à garder "propre" sur tout le cycle.

    Le problème de cette vidéo c’est qu’il ne parle pas des défauts, majeurs du Thorium, il les cache habillement.


  • pendonsleshautetcourt 3 septembre 14:27

    La France n’a aucun intérêt à développer les réacteurs au Thorium, pourtant beaucoup moins dangereux, moins polluants, et tellement moins chers à fabriquer que cette belle escroquerie appelée EPR, tout simplement parce que la mafia du nucléaire français (Areva & Co.) se fait des couilles en or avec les mines d’uranium, et aussi avec les déchets dont, ne l’oublions pas, l’industrie de l’armement a besoin pour fabriquer ses bombes.
    A partir de là, les rapports de l’IRSN ou tout autre institut dépendant de l’état, concluront immanquablement pour aller dans le sens du business actuel.
    C’est comme pour l’hydrogène vs pétrole : TOTAL, SHELL, EXXON et autre sont près à dépenser des millions pour produire des analyses et rapports bidons visant à discréditer,et si possible tuer dans l’œuf toute solution alternative.


  • Roberton 3 septembre 22:50

    Le fait d’avoir du thorium por des milliers d’années, ne veut rien dire ! Pourrez-vous encore construir une usine nucléaire dans 100 ans si vous n’avez plus accès au pétrole ? l’extraction des minéraux, la transformation, le transport, les isolants plastiques, les huiles, les lubrifiants, etc... d’où viendront-ils en quantité suffisante ? La transition énergétique est une grande arnaque, un viol aux lois de la physique !!!! 

    l’ éolien https://www.youtube.com/watch?v=NtIgcNR5ulc imaginez maintenant construir une usine nucléaire sans pétrole ou un barrage !!!


    • matthius matthius 4 septembre 06:19

      @Roberton
      Le thorium permet d’utiliser l’air comprimé ou les piles à combustible.


    • pendonsleshautetcourt 4 septembre 14:00

      @matthius
      Tout à fait d’accord, et il existe encore d’autres solutions, mais Roberton est peut-être, lui aussi, payé pour discréditer toute alternative, ou si ce n’est pas le cas, il se contente comme la plupart de nos concitoyens, de la propagande des merdias mainstream, branchés en plus maintenant H 24 sur Décodex..........mdr.


    • Roberton 5 septembre 00:00

      @matthius

      Vous ne comprenez rien à l’ énergie ni à la loi de la conservation de l’énergie, elle démontre que nous ne pouvons pas créer ou détruire de l’énergie. Il faut se rappeler le chimiste Lavoisier « rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme". L’homme ne peut que transformer, il ne crée pas un atome, du minerai ou de l’énergie. Nous ne pouvons que transformer en énergie utile les énergies primaires qui sont présente sur notre planete ((énergie géothermique, l’énergie nucléaire, l’océan (marée, courants et vagues), le soleil (lumière, chaleur ) et associée à l’atmosphère (vent, pluie), la biomasse ancienne (fossiles – charbon, pétrole et gaz), récente (notre nourriture et des animaux que nous consommons, bois)) l’hydrogène et l’électricité (ne sont pas natives et proviennent de transformations chimiques, mécaniques et/ou de chaleur). Pas de "nouvelles" énergies. L’énergie caractérise le changement d’état d’un système, alors elle est l’unité de compte de la modification de notre environnement. Sans transformation rien ne se passe !!!! Le monde consomme 95Mb/j ou 12 millions de tonnes ou 40 pétroliers de 300.000T par jour. N’importe quelle technologie aura toujours besoin de ressources minerales et d’énergie pour être fabriquée, transportée, installée e maintenue durant au moins 50 ans pour les énergies nucléaires, sans pétrole dans quelques decennies, j’aimerai savoir par quel miracle, l’énergie du thorium ou autres pourraient fonctionner durant des siècles. Le ciment, l’acier, les isolants, les lubrifiants tombront-ils du ciel ? 



    • Roberton 5 septembre 00:06

      @matthius

      Aujourd’hui, vous avez besoin de plus en plus de métaux et d’énergie pour extraire la même quantité de combustibles fossiles et de plus en plus d’énergie et métaux pour extraire les minéraux avec la diminution de la concentration. 4 % de l’acier est utilisé dans l’industrie du pétrole et de 4 % de l’énergie dans la transformation du ciment (3,5 milliards de tonnes).

      Dans l´agriculture, le pétrole et le gaz servent à fabriquer les engrais, 180 millions de tonnes de fertilisants (N-P-K)) et les phytosanitaires indispensables à l’agriculture moderne. Sans eux, les rendements s’effondrent. Dans les 20 ans nous passerons le pic de production de phosphore qui n’a aucun remplaçant. Nous utilisons aussi du diésel (100 à 150 litres pour ha/an pour planter, traiter et récolter) pour la mécanisation, oubliez le tracteur électrique. 1 camion sur 2 transportent des aliments, chaine du froid etc...Dire que nous voulons un monde durable, c’est possible avec 1 ou 2 milliards d’habitants, mais ce sera le retour en 1800 avant la révolution industrielle. Autre aspect intéressant, nous couvrons d’infrastructures l’équivalent d’un département tous les dix ans. Jusqu’à quand ?

      Moins de pétrole, moins de transport, déclin de la société.

      « Celui qui croit que la croissance peut être infinie dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste. »Kenneth Boulding (1910-1993), président de l’American Economic Association.


    • yoananda yoananda 5 septembre 00:19

      @Roberton
      bon je suis d’accord avec toi ... sauf sur la conclusion smiley

      Le monde n’est pas fini. Avec les progrès technologiques, nous sommes en train d’explorer de nouveaux continents : les sous-sols (imagerie 3D, forage directionnel), l’espace (on est en plein boom spatial), le nano-monde. Et dans une moindre mesure les océans. On pourrait rajouter, mais c’est un peu à part, l’IA.

      Donc, y a matière à faire de la croissance économique pour encore un moment avec ça.

      Mais, les limites que tu pointes, sur le phosphore notamment sont bien réelles, on peut rajouter l’eau potable, les terres arables, le poisson (pic halieutique passé avec déjà les premières tensions internationales pour le poisson restant).

      Mais d’un autre coté, rien de nouveau sous le soleil non plus. Dans les années 1900 Paris connaissait aussi une pollution endémique et catastrophique : le crottin de cheval. Ben on a trouvé une solution smiley Idem pour le "fog" à Londres ...

      Bref ... difficile de dire ou ça pourra s’arrêter tant que le moteur de l’innovation tournera à plein régime (et la, sur cette question précise des limites de l’innovation, il y a matière ... mais c’est un autre sujet)

       smiley


    • Roberton 5 septembre 00:25

      @pendonsleshautetcourt

      C’est justement pour ne pas suivre les merdias mainstream, que j ai fait mes commentaires, mais je perçois votre complète ignorance sur l’énergie et ses lois qui la régissent (thermodynamique
       loi de la conservation de l’énergie - entropie) et ses conséquences !!!!


    • yoananda yoananda 5 septembre 00:30

      @Roberton
      ha mais la conservation de l’énergie et les lois de la thermodynamique c’est mainstream mon pauvre ! tu ne sais pas ou tu as atterri ici ! lol

      j’ai moi même découvert tout à l’heure que la mécanique quantique c’était bidon malgré le fait que les transistors des ordinateurs qu’on utilises en ce moment même sont basés sur des phénomènes expliqués par la seule mécanique quantique ...

      Alors bon ... faut plus trop s’étonner de rien, la terre est plate épicétou !


    • Roberton 5 septembre 00:57

      @yoananda

      C’est grâce à l’abondance de l’énergie et aux ressources minérales que notre monde est devenue plus riche, plus nous avons d’énergie, plus notre PIB augmente dans la même proportion, la droite est le meilleur système économique (PIB versus Quantité d’energie), mais notre planète est finie, donc la croissance infinie est impossible. Et l’économie circulaire est une chimère, voir le travail de Mr Philippe Bihouix, ainsi notre système s’écroulera dans quelques décennies.

      http://www.institutmomentum.org/wp-content/uploads/2013/10/Des-limites-de-l%E2%80%99%C3%A9conomie-circulaire-la-question-des-m%C3%A9taux.pdf


    • Roberton 5 septembre 01:03

      @yoananda
      Donc vous êtes capable de créer de l’énergie à partir de rien puisque vous ne suivez pas la loi de la conservation de l’énergie, les fabricants d’automobiles, de camions, d’avions doivent vous recruter sur l’ heure !!! 


    • yoananda yoananda 5 septembre 01:09

      @Roberton
      non, notre planète n’est pas "finie" : elle n’est finie qu’a technologie constante. La technologie augmente sans cesse.

      Exemple : la surface au sol est finie oui, mais on peut bâtir en hauteur. Donc la surface habitable n’est pas "finie".

      Le phosphore est une ressource relativement finie oui mais avec plus d’énergie on pourrait aller en choper plus loin. De plus, on est en train de créer de la viande synthétique qui demanderait potentiellement moins de ressources en phosphore pour se nourrir. Ce qui compte, ce n’est pas la encore qu’une donnée soit finie (le phosphore) mais notre capacité à nous nourrir (on pourrait déjà bouffer des insecte si on voulait nourrir plus d’humain).

      Etc ...

      Je suis un ancien picquiste, j’ai blogué pendant des années la dessus, donc ... je connais Bihouix, Jancovici, Auzaneau et les picquistes anglais plus que très bien. Je connais déjà tous leurs arguments. Je lis encore les publications scientos à ce sujet régulièrement. Je connais aussi leurs travers, les âneries de Hall sur l’EROI etc...

      Je le redis : tous leurs calculs et raisonnement se font à technologie constante. Tout est faux si on sort de ce cadre et c’est ce que fait l’humanité depuis la nuit des temps.

      Quand on n’a plus eu de bois (à cause des hauts fourneaux) en Europe on est passé au charbon par exemple. 

      Bon je ne dis pas que ça se fait dans la joie et la bonne humeur à chaque fois. Je ne dis pas que ce que tu dis est faux (sur les limites du phosphore et tous tes arguments chiffrés). Je dis juste que la limite, on ne sait pas ou elle est. Tant que la connaissance et l’innovation fonctionnent, on peut faire "comme si" la terre était infinie (c’est à dire les ressources qu’on peut exploiter). Et on peut aller au dela de la terre aussi (on commence).


    • yoananda yoananda 5 septembre 01:11

      @Roberton
      "Donc vous êtes capable de créer de l’énergie à partir de rien"

      J’étais ironique ... pour expliquer que certains ici se torchent avec la science (ce qui n’est pas mon cas).


  • Pr Thierry de LAROCHELAMBERT 16 septembre 12:39
    décidément, la désinformation est devenue une arme de destruction massive sur internet. Affirmations mensongères éhontées, aucune référence scientifique, omissions volontaires de la part des lobbies de l’énergie nucléaire ou fossile et de certains scientifiques corrompus ou idéologiquement productivistes (Claude Allègre continue de sévir contre les énergies renouvelables, après avoir nié non seulement l’origine anthropique du changement climatique dramatique en cours, mais aussi la réalité-même de celui-ci).
     
    De nombreux travaux scientifiques objectifs décrivent parfaitement les différentes filières nucléaires, dont celle du thorium, et l’on peut lire facilement de nombreuses publications de physiciens de tous bords, pro- ou anti-nucléaires ou sans parti pris.
    En ce qui concerne le cycle thoriumuranium, il faut d’abord savoir que, même si les réserves prouvées de thorium sont 4 fois plus grandes que celles d’uranium, il s’agit essentiellement de l’isotope fertile 232Th et non fissile. Il faudrait par conséquent charger les réacteurs en 235U fissile (uranium très enrichi) ou en 233U fissile quasi-inexistant à l’état naturel qu’il faudrait donc produire à partir de réacteurs classiques à uraniumplutonium pilotés spécialement pour générer l’isotope 233U. Or, ceci qui conduit également une production élevée de noyaux 232U et 208Tl très radioactifs et émetteurs de rayons gamma très énergétiques (d’où le caractère réputé peu proliférant du cycle au thorium, ce qui est un avantage… si l’on peut dire !). D’autre part, le fonctionnement de ces réacteurs est problématique car ils produisent beaucoup de poisons de la chaîne neutronique (noyaux capturant fortement les neutrons nécessaires à la réaction en chaîne) qu’il faut :
     
    • soit éliminer en permanence (ce sont les fameux réacteurs à sels fondus avec soutirage, recyclage, filtrage permanent qui sont à l’état de recherche et n’atteindraient pas un stade industriel avant 2070) ;
    • soit éliminer de manière séquentielle, ce que certains chercheurs pensent pouvoir faire un jour dans des réacteurs à boulets solides enrobés.
    Ce seraient donc encore des usines nucléaires qu’il faudrait encore construire et subventionner (comme tout le nucléaire l’a été) pour orienter le système nucléaire vers le thorium, avec toujours de nouveaux déchets (certes en moins grande quantité que le cycle direct U-Pu, mais comme le cycle U-Th a besoin tout de même du cycle U-Pu, prêter un caractère plus vertueux à la filière thorium relève de l’escroquerie intellectuelle), de nouveaux surgénérateurs, du plutonium transporté et manipulé en quantités énormes, du MOX fabriqué en permanence, etc.
     
    Concernant l’éolien, TOUTES les études scientifiques sont parfaitement claires et convergentes : les éoliennes et les parcs éoliens présentent le plus faible temps de retour énergétique sur investissement (entre 4 et 10 mois pour produire la quantité d’énergie qui a été dépensée pour tout leur cycle de vie !), et le plus grand EROI (energy return on investment : rapport entre l’énergie électrique primaire totale produite par l’éolienne ou le parc éolien durant toute sa vie et l’énergie totale consommée sur tout son cycle de vie) : il vaut entre 22 et 70 selon les types d’éoliennes et leur implantation, ce qui signifie que toutes les éoliennes produisent au moins de 22 à 70 fois plus d’énergie qu’il n’a fallu en consommer pour les fabriquer, construire, mettre en service, maintenir puis démanteler) de tous les systèmes de production électrique existants.
    J’avais commis un article de review il y a quelque temps (téléchargeable ici : http://tdelarochelambert.blog.lemonde.fr/2013/02/24/energie-eolienne-une-analyse-du-cycle-de-vie-performante/), et tout s’est encore amélioré entre-temps car de nouveaux progrès dans l’efficacité des pales, des génératrices synchrones, des entraînements directs, et de nouveaux procédés de recyclage des pales ont vu le jour depuis.
    Pr T. de Larochelambert
    Institut FEMTO-ST

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