Intelligences ? artificielles
Table ronde avec Laurynas Adomaitis (éthique de l'IA, RISE Sweden), Guillaume Bouvier (bioinformatique structurale, Institut Pasteur), Audrey Pleynet (autrice de science-fiction) et Marion Cuny (physique appliquée)
Filmé à ReCombinaisons (2ᵉ édition), à l'Institut Pasteur à Paris, les 10 et 11 avril 2026.
Passée la surprise, comment intégrer, mesurer, contrôler, encadrer ? Depuis cinq ans à peine, les IA génératives de textes et d'images, les outils d'assistance au diagnostic ou à l'analyse fascinent autant qu'ils inquiètent. L'apprentissage profond nous a fait basculer dans un monde dont nous peinons encore à prendre la mesure. Entre les mains des chercheurs, des créatrices, des médecins, l'IA devient un outil presque « magique » — pour le meilleur comme pour le pire.
Dans le même temps, quelques milliardaires de la Silicon Valley rêvent d'IA généralistes et omniscientes capables de réaliser tous leurs fantasmes : devenir immortels, coloniser le système solaire, voire la galaxie. Plus prosaïquement, l'IA est un enjeu massif de puissance économique et militaire, un instrument de contrôle des populations, un ensemble de technologies avide d'énergie, de matériaux et, souvent, de travail humain exploité dans l'ombre. On ne remettra pas le diable dans la boîte — il est donc temps de poser la question autrement : quels mondes souhaitables pourrions-nous construire avec l'IA, et à quelles conditions ?
