samedi 7 octobre 2017 - par Miona

Travail : salariat en question, précarisation, pauvreté, combat...

Un emploi stable, à temps plein avec un salaire correct : cette référence semble désormais d’un autre temps. Face aux exigences d’un patronat totalement décomplexé et à un actionnariat toujours plus vorace, l’emploi se précarise. Temps partiels, salaires de misère, cadences inouïes… La pression s’accentue sur les salariés et tant pis s’ils ne tiennent pas le coup, ils sont nombreux à espérer décrocher le job. (CEPAG TV)

 

Etats généraux du Travail : première journée

 

Le salariat en question - Etats généraux du Travail #1 (1:53:18)

CEPAG (Centre d’Education Populaire André Genot ) - 15 mai 2017 - http://www.cepag.be

Cette première journée des Etats généraux du Travail s’interrogera sur ce que représente le salariat aujourd’hui. Comment faire face aux contraintes économiques, politiques et juridiques ? Comment mobiliser et organiser les travailleurs dans ce contexte de plus en plus difficile ?

Avec :

Anne-Marie ANDRUSYSZYN, directrice CEPAG.
Julien BRYGO & Olivier CYRAN, journalistes français, auteurs de « Boulots de merde. Du cireur au trader, enquête sur l’utilité et la nuisance sociales des métiers », Éd. La Découverte, 2016.
Nicolas LATTEUR, formateur CEPAG , auteur de « Travailler aujourd’hui. Ce que révèle la parole des salariés », Éd. du Cerisier, 2017.
Mateo ALALUF, sociologue ULB, spécialiste des questions d’emploi et de travail.
Daniel RICHARD, Secrétaire régional FGTB Verviers-Ostbelgien, modérateur.

 

TRAVAILLER AUJOURD'HUI. Ce que révèle la parole des salariés - Nicolas Latteur (12:11)

Une interview de Nicolas Latteur, conseiller au CEPAG et auteur du livre "Travailler aujourd'hui - Ce que révèle la parole des salariés", paru en 2017 aux Editions du Cerisier.

Une interview réalisée à l'occasion de la première journée des Etats généraux du Travail, le 15 mai 2017. Une initiative du CEPAG.

Réalisation : Yannick Bovy, Frédéric Tihon et Gérald Jamsin-Leclercq

CEPAG-FAR 2017 - www.cepag.be - www.far.be

 

LA FIN DU TRAVAIL ? Un fantasme qui méprise les travailleurs - Mateo Alaluf (15:47)

Une interview de Mateo Alaluf, Sociologue du Travail (ULB), réalisée à l'occasion de la première journée des Etats généraux du Travail, le 15 mai 2017. Une initiative du CEPAG.

Réalisation : Yannick Bovy, Frédéric Tihon et Gérald Jamsin-Leclercq

CEPAG-FAR 2017 - www.cepag.be - www.far.be

 

BOULOTS DE MERDE, du cireur au trader - Julien Brygo (10:53)

Une interview de Julien Brygo, journaliste, coauteur avec Olivier Cyran du livre "Boulots de merde - Du cireur au trader, enquête sur l'utilité et la nuisance sociales des métiers", paru aux Editions La Découverte.

Une interview réalisée à l'occasion de la première journée des Etats généraux du Travail, le 15 mai 2017. Une initiative du CEPAG.

Réalisation : Yannick Bovy, Frédéric Tihon et Gérald Jamsin-Leclercq

CEPAG-FAR 2017 - www.cepag.be - www.far.be

 

 

 

Etats généraux du Travail : deuxième journée

 

La précarisation du travail - Etats généraux du Travail #2 (2:02:38)

Deuxième journée des Etats généraux du Travail organisés par le CEPAG, le 20 juin 2017 - http://www.cepag.be

Individualisation, « crise », mise en concurrence des travailleurs, exigences de rentabilité liée à la compétitivité, diktat des actionnaires… Tout contribue à rendre le travail de plus en plus précaire, mettant les travailleurs dans une insécurité sociale et financière permanente.

Quelles conséquences pour le monde du travail et pour la société dans son ensemble ?

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Intervenants :
Anne-Marie ANDRUSYSZYN, Directrice du CEPAG
Danièle LINHART, Sociologue du travail (France)
Esteban MARTINEZ, Sociologue du travail (ULB)


Bruno BAURAIND, Directeur du GRESEA
Christine MAHY, Secrétaire générale du Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté (RWLP)
Vanessa BECKERICH, déléguée centrale générale FGTB
Guy CHANDELON, coordinateur CLCD-CEPAG

Modérateur : 
Julien DOHET, Secrétaire politique SETCa Liège

 

FAUT-IL SORTIR DU SALARIAT ? - Danièle Linhart (10:31)

Une interview de Danièle Linhart, Sociologue du Travail (France), réalisée à l'occasion de la deuxième journée des Etats généraux du Travail, le 20 juin 2017. Une initiative du CEPAG.

Réalisation : Yannick Bovy, Frédéric Tihon et Gérald Jamsin-Leclercq.

CEPAG-FAR 2017 - www.cepag.be - www.far.be

 

VERS LA FIN DU SALARIAT ? - Esteban Martinez (5:19)

Une interview d'Esteban Martinez, Sociologue du Travail (ULB), réalisée à l'occasion de la deuxième journée des Etats généraux du Travail, le 20 juin 2017. Une initiative du CEPAG.

Réalisation : Yannick Bovy, Frédéric Tihon et Gérald Jamsin-Leclercq.

CEPAG-FAR 2017 - www.cepag.be - www.far.be

 

TRAVAIL ET PAUVRETÉ - Christine Mahy (7:18)

Une interview de Christine Mahy, Secrétaire générale du Réseau wallon de lutte contre la pauvreté, réalisée à l'occasion de la deuxième journée des Etats généraux du Travail, le 20 juin 2017. Une initiative du CEPAG.

Réalisation : Yannick Bovy, Frédéric Tihon et Gérald Jamsin-Leclercq.

CEPAG-FAR 2017 - www.cepag.be - www.far.be

 

 

 « Cette longue histoire des luttes sociales, qui passe d'abord par une opposition frontale au patronat ; lequel a trouvé le moyen de nous embobiner dans cette grande masse de gens qui s'auto-exploitent. »
 Julien Brygo

 « Je pense que le fait de contribuer par ses activités et ses compétences ne doit pas induire automatiquement un rapport d'obéissance systématique et de dépendance hiérarchique et donc de subordination. »
 Danièle Linhart

 « Ce qui se développe au sein du salariat, c'est l'emploi temporaire, sous contrat à durée déterminée, intérimaire, dans le cadre de stages, de contrats d'apprentissage, d'emplois subsidiés. (...) En une trentaine d'années le nombre de travailleurs précaires de ce point de vue-là a quasiment doublé, mais ça ne constitue que 10% de l'emploi salarié. Ceci dit il faut relativiser aussi dans l'autre sens. Si maintenant on considère les jeunes, eh bien 1 jeune sur 3 se voit accorder un emploi temporaire... Parfois c'est un tremplin, parfois c'est un véritable tunnel. (...) A cela il faut ajouter, à tout le moins, l'emploi à temps partiel, qui s'est fortement développé, et qui là concerne davantage les femmes... et surtout attirer l'attention sur les emplois temporaires courts, c'est-à-dire pour un mi-temps, il y a tout de même en Belgique 400 000 personnes, beaucoup de femmes parmi ces 400 000, qui doivent se contenter de miettes d'emplois... »
 Esteban Martinez

 « Il y a une fragilisation, le mot est gentil, d'un ensemble de droits, depuis les droits du travail, le droit au chômage, le droit à l'aide sociale... Et donc conduisant à une débrouille et une insécurité forte pour la vie quotidienne et face aux institutions. »
 Christine Mahy

 

Terminons par un cas bien concret : les salariés de l'entreprise GM&S de La Souterraine (ceux qui foutent le bordel selon Emmanuel Macron).

Envoyé spécial. GM&S le dernier combat des salariés - 21 sept. 2017 (France 2) (33:40)

Une équipe d'"Envoyé spécial" s'est immergée dans le premier conflit social de l'ère Macron. "Je ne suis pas le Père Noël !" C'est ainsi qu'Emmanuel Macron, tout nouveau président de la République, s'adresse en juin aux 277 salariés de l'entreprise GM&S de La Souterraine, menacée de fermeture. C’est le premier conflit social de "l’ère Macron", et il tombe plutôt mal, à l’heure où la contestation monte contre la réforme du droit du travail.

Depuis des mois, les ouvriers luttent pour sauver leur usine. L’équipementier automobile, deuxième employeur privé de la Creuse, a été placé en redressement judiciaire en décembre 2016. Les salariés multiplient les opérations coup de poing, jusqu’à menacer de faire sauter l’usine.

Un reportage de Laura Aguirre de Carcer et Florian Le Moal, diffusé dans "Envoyé spécial" le 21 septembre 2017.

Envoyé Spécial

 

 



11 réactions


  • crow le celte 8 octobre 2017 09:08

    Mon temps étant précieux, pour lire + de 5h de vidéos parlant de la précarisation globale du travail, je demande 0,25€/min. 


    • Miona Miona 10 octobre 2017 12:00

      @le celte
       ( ^_^) Big Brother veut bien vous payer pour regarder les vidéos, à condition que vous soyez filmé pendant ce visionnage, et avant ce visionnage, et après ce visionnage. Big B vous regarde ! (>_<)


  • zygzornifle zygzornifle 8 octobre 2017 09:58

    Vous avez voulu Macron hé bien maintenant faut payer l’addition les mougeons .....


  • zygzornifle zygzornifle 8 octobre 2017 10:05

    Macron le Luciférien a été mis en place pour supprimer tous les acquis sociaux de ce dernier siècle et il s’acquitte a merveille de sa tache , il a été élu pour cela et il fait le job , remarquez comme il le prend a plein bras avec la loi travail XXL et bientôt les retraites et pole-emploi puis la sécu le diesel et son opposition est divisée grâce a lui et lamentable car elle ne déplace que quelques milliers de manifestants , Macron a un autoroute devant lui pour passer ses réformes en plus sur ce sale boulot il a toute l’approbation de la droite .....


  • Djam Djam 8 octobre 2017 15:00

    Je vais éviter de faire dans la dérision comme le font les quelques premiers commentaires... messieurs ou mesdames, c’est un peu facile ces façons de répondre à cet article sans même avoir, pour certain, pris le temps d’écouter jusqu’au bout.
    Et oui, le Celte... soit vous avez le respect de lire et d’aller jusqu’au bout afin de répondre d’une façon constructive, soit vous passez. Mais jeter un oeil vite fait pour ensuite évoquer un sujet (précarisation) alors c’est mille autres sujets cruciaux qui sont soulevés par ces gens, c’est vraiment se prendre pour au-dessus des idiots !

    Loin d’être dans la doxa ambiante de la gauche plaintive ou d’un supposé trotskisme dépassé, je dis chapeau à ces gens qui ont pris le temps d’aller écouter, vérifier et mesurer sur le terrain réel ce qu’est effectivement devenu ce qu’on appelle le "salariat" de la modernité liquide.

    Facile de tourner en dérision des gens qui se bougent, fussent-ils loin de nos propres opinions et convictions, encore faut-il avant tout avoir le courage de vérifier ses propres immobilités ! Peut-être que tous ces gens sont des "trotskistes" ringards ou des gauchos plaintifs, mais vous qui faites dans la dérision limite le mépris, vous faites quoi au juste hormis publier sur AV en étant presque jamais contents des initiatives ou des sujets d’autrui ???

    C’est parce que ce pays est plein de râleurs immobiles et donc inutiles que la dévastation continue...
    Au moins, respectez ceux qui sont concernés et si ça vous paraît creux, passez votre chemin, s’il vous plaît !!


    • crow le celte 9 octobre 2017 08:06

      @Djam
      Dommage que vous n’ayez pas saisi la nuance de mon commentaire que je souhaitais traiter avec humour, ironie et interactivité en réponse au titre (raté apparemment ! smiley ) car contrairement à ce que vous écrivez je trouve le sujet de cet article super grave. 

      Contrairement a vous, je ne porterai aucun jugement sur la situation et la réaction de certains concernant ce bouleversement social puisqu’il faut de tout pour faire un monde, mais quand je fais allusion à la précarité globale du travail c’est évidemment pour dénoncer le changement radical qui s’opère à ce niveau dans le monde, en Europe et plus particulièrement en France. Je suis d’accord pour dire que le combat mené par ces gens est totalement légitime et courageux mais avec lucidité je serai d’avantage un Sancho Panza qu’un Don Quichotte, sachant que les moulins à vents sont des pyramides universelles bâties sur des fondations en béton et entretenues par une organisation mafieuse. 

      Bien à vous.

       


    • Djam Djam 9 octobre 2017 22:13

      @pegase
      Il faut éduquer à son niveau, avec patience car, indiscutablement, c’est long d’éveiller, d’inviter à lire des ouvrages exigeants, de réfléchir et de faire réfléchir, mais je vous assure que petit à petit ça s’ouvre tout doucement...

      C’est toujours mieux de faire des micros pas que de râler et de retransmettre des infos élaborées par d’autres....

      J’dis ça, j’dis rien smiley


    • Djam Djam 9 octobre 2017 22:21

      @le celte
      Autant pour moi ! Comme quoi, l’écrit n’est pas toujours à la hauteur de ce qu’on voudrait dire (je m’inclus dans la critique, ça va de soi).

      38 ans que j’interviens dans pratiquement tout ce qui existe comme PME, multinationales, le privé, le public et à tous les niveaux hiérarchiques, du bas de l’échelle au faîte des pyramides, et partout, absolument partout la souffrance des salariés est impressionnante.

      La plupart du temps, ils tentent de résister, ils s’adaptent... puisqu’on leur dit que "s’adapter" est ce qu’il faut faire, il coure après le temps, s’appliquent à comprendre et à réaliser les "objectifs" qu’on leur demande et in fine, on les déplace, on les réduit ici ou on les vire là. Et en prime, on leur dit qu’ils ne foutent rien !

      Je vous assure le Celte, que nous avons sous nos yeux une nouvelle forme inédite d’esclavage qui me laisse pantois depuis des années. Et je les vois tomber, cramer, pleurer, se taire pour tenir, se "former", s’appliquer... mais toujours à la fin, on les humilie.

      Je me demande juste une chose depuis ces 30 années d’observation : pourquoi acceptent-ils tous ça ??


    • crow le celte 10 octobre 2017 06:06

      @Djam

      Je me demande juste une chose depuis ces 30 années d’observation : pourquoi acceptent-ils tous ça ??

      Le manque d’intelligence fondamentale et le désir profond de reconnaissance, sans aucun doute ! smiley


  • samuelnickson 4 mai 19:39

    Honnêtement, je suis très intéressé de savoir pourquoi seulement 30 ans plus tard, ils sont venus à cela


  • SpeedoPhile 5 mai 13:09

    Je comprends que le moment n’est pas facile. Mais ce n’est pas une raison de se décourager. Comme il y a encore beaucoup de bonnes offres d’emploi sur le marché du travail, par exemple https://fr.jooble.org/desc/-5818838128574199312?ckey=secretaire+(h%2ff)&rgn=22497&pos=3&elckey=-2217256489232015602&p=1&sid=-5279709492567038294&age=56&relb=100&brelb=100&bscr=41554.529973657&scr=41554.529973657&iid=6073227078827672397

    . Et quoi, le secrétaire n’est pas difficile à travailler et est bien payé. Et pour ne pas avoir peur qu’ils ne paient pas de salaire, vous devez obtenir un emploi en signant un contrat. Ça y est.


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