dimanche 26 janvier - par yoananda2

Philanthropie : Le capital se fout de la charité - #DATAGUEULE

Comment fonctionne le "capitalo-philantropisme", le philantropisme des ultra-riches. Datagueule dévoile le pot aux roses et montre comment par un habile montagne financier les ultra-milliardaires détournent les lois pour faire plus de profit, et se fabriquer une image de sainteté.

Bien qu'étant totalement d'accord avec les propos de la vidéo, et ayant découvert la "saloperie" que représente ce philantropisme pour riches (je m'en doutais mais je ne connaissais pas les mécanismes exacts) je trouve que cette vidéo est partiale. On sent le biais gauchiste de DATAGUEULE. Les inégalités c'est le mal.

Selon moi, si le capitalo-philantropisme (CP) est une perversité, il n'en est pas moins que le étato-philantropisme (EP), les soi-disant redistributions sociales pilotées par l'administration étatique. D'abord le CP est légal, donc d'une certaine manière c'est aussi de l'EP. Les 2 ne sont accessible qu'à des grosses organisations, bureaucraties, des structures institutionnelles ultra-complexes. Finalement les multi-nationales deviennent des concurrents directs des états, mais l'un ne vaut pas mieux que l'autre à mes yeux. L'EP est aussi mû par des intérêts propres et non pas par le bien des populations visées. Il est mû par l'électoralisme quand ce n'est pas la géo-politique.

Mais il y a un 3ème philantropisme qu'il faut dénoncer. Le philantropisme clérical. Là encore, on est face à des super-institutions, soi-disant la pour aider les inégaux d'en bas, mais qui au final utilisent cette image positive pour poursuivre leur propre agenda, ici, la conversion religieuse et l'institution d'un ordre moral.

Les 3 tyrans que sont les marchés, les états, et les églises ne visent via la philanthropie que leurs propres intérêts institutionnels, à savoir : le pouvoir mercantile, le pouvoir politique/militaire, et le pouvoir moral.

Il reste une dernière forme de "philantropie" à aborder : la solidarité familiale. Celle qui est découragée plus ou moins par les 3 tyrans si elle n'est pas conforme à leur agenda propre. C'est la solidarité "naturelle", "spontanée" sur laquelle les 3 autres se construisent paradoxalement.

A noter qu'une nouvelle forme de philantropisme se développe actuellement, promue par les scientifiques : l'altruisme efficace. On veut bien refiler de la thune pour une cause, mais on veut pouvoir mesurer les effets et s'assurer que ça fonctionne. Si on donne de l'argent pour sauver un enfant, on veut que ça soit un enfant qui soit sauvé en boût de course et non récupéré par une mafia militaire locale. Sinon on ne donne rien.

Voila les 5 formes d'altruisme que je connais. Faites votre choix.



6 réactions


  • JL 26 janvier 18:25

    ’’L’EP est aussi mû par des intérêts propres et non pas par le bien des populations visées. Il est mû par l’électoralisme quand ce n’est pas la géo-politique.’’

     

    L’État c’est qui selon vous ? Quel serait l’intérêt propre de l’État ?

     

     L’électoralisme n’est pas un soucis de l’État mais de la classe politique. Par ailleurs, la justice sociale n’est pas un objectif partagé par les politiciens. Bien au contraire.


    • yoananda2 26 janvier 18:33

      @JL
      oui c’est vrai, j’ai été un peu brouillon.


    • mat-hac mat-hac 26 janvier 20:12

      Le PIB a triplé avec la même dette !
      Il s’est pas aperçu que la monnaie est virtuelle le journaliste de la carte. Coca-Cola a investi un max en France en ce moment du con de l’auto-télé !

      Bill ne met pas ses enfants dans les écoles qu’il crée. Il sait que tout a été fait en logiciel client.


  • maQiavel maQiavel 26 janvier 23:46

    Très bonne vidéo à laquelle je ne retire rien. J’insisterai simplement sur l’aspect politique de la problématique. La philanthropie libérale a ceci de particulier qu’elle est dirigée contre l’Etat et se propose comme alternative à l’Etat. A l’Etat fiscal se substituerait la prolifération des transferts caritatifs privés, chacun étant bien mieux placé que la puissance publique pour savoir à qui et à quelle cause il entend donner, comme chacun serait mieux placé pour savoir ce qu’il voulait offrir et demander sur le marché. C’est ça le projet : transformer la politique publique en moralisme ploutocratique individualiste. C’est une extinction pure et simple de l’idée d’action publique entièrement dissoute dans la morale du transfert charitable.

    Et bien sûr en amont, il y’a un idéal politique : celle d’une société néo féodale ploutocratique organisée selon des principes d’allégeance. La question des inégalités économiques n’est pas seulement une question économique justement, c’est aussi fondamentalement une question politique et c’est ainsi que des penseurs politique comme Platon, Aristote, Cicéron, Machiavel, Montesquieu et tous ceux qu’ont met dans la catégorie des républicanistes se sont opposé à ce type de société fondé sur des liens d’allégeance. De la perspective républicaniste, le creusement des inégalités économique est incontestablement un mal politique et on ne peut pas réduire cette pensée qui vient des entrailles de l’antiquité à du gauchisme.


    • louis 27 janvier 09:03

      @maQiavel
      Vous avez a mon point de vue raison , la philanthropie libérale , n’a d’autre but que d’être un ETAT dans l’état .


    • maQiavel maQiavel 27 janvier 16:16

      @louis

      Et si cette logique est poussée à son terme, les sympathisants de la philanthropie libérale vont paradoxalement se mettre à défendre l’Etat. Et pour une raison simple à comprendre : le noyau dur résistant de l’Etat, une fois tout le reste enlevé, ce sera l’Etat policier-carcéral, il sera la garantie du maintient de cet ordre ploutocratique. S’il est une chose que les plus riches continueront d’accepter de financer de leurs impôts, ce sera le maintien de leur ordre.


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