lundi 15 juillet 2013 - par maQiavel

De la servitude moderne

« De la servitude moderne » est un livre écrit en 2007 par Jean-François Brient.

 

En mai 2009, il bénéficie d’une adaptation cinématographique sous forme de film documentaire monté par Victor León Fuentes. Il est diffusé gratuitement dans plusieurs langues et sous plusieurs formats dans certains lieux alternatifs en France et en Amérique latine. C’est le film que je présente dans cet article.

 

 

 Le film est élaboré à partir d’images détournées, essentiellement issues de films de fiction et de documentaires. 

 

L’œuvre dénonce la condition d’esclave de l’homme moderne en s’inspirant du discours de la servitude volontaire rédigé par De la Béotie en 1549.

 

Ce film montre bien que le texte de La Béotie n’a rien perdu de son actualité, on retrouvera sans peine, dans le mode de fonctionnement contemporain de nos sociétés, tous les éléments constitutifs de la servitude volontaire décrite par lui à la seule condition de transposer, dans nos sociétés postmodernes, les exemples qu’il donne, et qu’il tire forcément de son temps, le temps de la souveraineté personnelle.

 

Désormais, le tyran n’est plus à proprement parler un homme. C’est plutôt un principe : la marchandise ! Elle siège au cœur de la structure de pouvoir servie par une multitude de tyranneaux.

 

Les thèmes abordés par ordre chronologique :

 

1. La servitude moderne

2. L’aménagement du territoire et l’habitat

3. La marchandise

4. L’alimentation 

5. La destruction de l’environnement

6. Le travail

7. La colonisation de tous les secteurs de la vie

8. La médecine marchande

9. L’obéissance comme seconde nature

10. La répression et la surveillance

11. L’argent

12. Pas d’alternative à l’organisation sociale dominante

13. L’image

14. Les divertissements

15. Le langage

16. L’illusion du vote et de la démocratie parlementaire.

17. Le système totalitaire marchand

18. Le chaos social en perspective

 

La thèse de ce film sur la servitude moderne est en gros « les hommes ne sont pas esclaves parce qu’il existe des maitres, mais il existe des maitres parce qui’ ils ont choisi de demeurer esclave ».

 

Il s’agit donc de comprendre et de rendre visible les formes de mystification qui occultent cette condition servile dans la société moderne. Pas de dénonciation de boucs émissaires, pas de complotite aigue, les auteurs du film écrivent par ailleurs : « les adeptes du complot sioniste ou du péril islamiste sont de pauvres têtes mystifiées qui confondent la critique radicale avec la haine et le dédain. Ils ne sont capables de produire que de la boue(…) La recherche d’un bouc émissaire en fonction de son appartenance religieuse ou ethnique est vieille comme la civilisation et elle n’est que le produit des frustrations de ceux qui cherchent des réponses rapides et simples face au véritable mal qui nous accable ».

 

Pas de solutions ou de réponses toutes faites non plus, genre petit manuel de « Comment faire la révolution ? ».Les auteurs s’expliquent : «  Il s’agit ici de faire la critique exacte de la société qu’il nous faut combattre. Ce film est avant tout un outil militant qui a pour vocation de faire s’interroger le plus grand nombre et de répandre la critique partout où elle n’a pas accès. Les solutions, les éléments de programme, c’est ensemble qu’il faut les construire. Et c’est avant tout dans la pratique qu’elles éclatent au grand jour. Nous n’avons pas besoin d’un gourou qui vienne nous expliquer comment nous devons agir. Ceux qui veulent rester des esclaves attendent l’homme providentiel ou l’œuvre qu’il suffirait de suivre à la lettre pour être plus libre. On en a trop vu de ces œuvres ou de ces hommes dans toute l’histoire du XXº siècle qui se sont proposés de constituer l’avant-garde révolutionnaire et de conduire le prolétariat vers la libération de sa condition ».

 

Donc un film passionnant ! Néanmoins je me permets de formuler une critique : les auteurs disent vouloir montrer la réalité telle qu’elle est vraiment et non telle qu’elle est présenté par le pouvoir .Ils affirment que seule la vérité est révolutionnaire et authentiquement subversive. En quelque sorte le système aliénerait la nature profonde de l’homme qui aspire à la liberté et le plonge dans la servitude. Ce n’est pas que l’homme ait cessé d’aspirer à la liberté, c’est qu’il ne peut plus la concevoir. S’il pouvait la concevoir, il la désirerait. La liberté de n’obéir qu’à la raison ? L’esclave ne la connaît pas. Pour lui, la liberté est réduite au droit de rechercher des jouissances basses, immédiates, qui sont en réalité autant de diversions, permettant de ne pas trop souffrir de la condition servile où il est tenu. Ainsi, le tyran ne gouverne pas parce qu’il a confisqué la liberté, mais parce qu’il empêche les dominés d’en comprendre la nature.

 

Quelques questions :

 

- Qu’est ce que la réalité ? N’est elle pas construite subjectivement ?

- Comment les auteurs ont-ils découvert LA réalité alors que l’aliénation est systémique comme ils le décrivent eux-mêmes et que suivant cette logique eux-mêmes devrait être aliénés ?

- Qu’est ce que la liberté ? Les structures sociales, les modes de production, les référents culturels, le langage etc. ne rendent ils pas cette liberté illusoire ? La servitude n’est elle pas notre condition inexpugnable ?

 

Les réponses à ces questions sont à mon avis des pré- requis indispensable pour comprendre le film. Malgré tout, ce film critique alternatif est l’un des plus passionnants que j’ai pu voir malgré le rythme un peu lent. 

 

Source : 52Beko



67 réactions


  • cassia cassia 15 juillet 2013 09:54

    Absolument déprimant mais tellement réaliste !
    Mais ce monde là va s’effondrer, car tout est cycle...


    • maQiavel machiavel1983 15 juillet 2013 13:13

      C’est vrai, c’est une critique qu’on peut faire, c’est déprimant et sombre.

       

      Pour ce qui est de l’effondrement de ce monde là, je n’y crois pas. On a réussi à créer le système le plus performant de tous les temps, il ne s’effondrera jamais tout seul !

      Ce système a une capacité d’adaptation formidable, il est capable de faire opportunité de tout problème et de rebondir là-dessus. Il est capable de faire de toute crise une renaissance, un redémarrage. Ce n’est  pas avec des décrets, des lois ou un changement de régime politique qu’on va le vaincre il faut plus que ça parce que cette énorme machinerie se développe non pas en dehors de nous, mais en nous ! 

      La seule chose qui peut le faire s’ écrouler , c’ est  la volonté d’ une large partie de la population pour qu’ une autre vision du monde s’ impose , il n’ y a pas d’ autres solutions. En est ont capable ? Je ne sais pas …


    • Nora Inu Nora Inu 15 juillet 2013 13:35

      Machiavel ,

       

      Pour ce qui est de l’effondrement de ce monde là, je n’y crois pas. On a réussi à créer le système le plus performant de tous les temps, il ne s’effondrera jamais tout seul !

       

      Trop drôle !

      Cicéron , Sénèque , Marc-Aurèle ont écrit la même chose .

      Leur système est tombé tout seul , quand même !!!


    • maQiavel machiavel1983 15 juillet 2013 13:43
      @Nora ini
      Tout seul ?Les barbares ont un peu aidé tout de même.Aujourd’hui ,ce facteur extérieur ne joue plus grâce ( ou à cause c’ est selon ) des bombes nucléaires ...
      Non il n’ y a rien de comparable à ce qu’ on connais depuis plus de 400 ans , c’ est trop performant !
      P.S : Toi qui es un mélomane , tu pourrai me dire quel est cette musique au début du film ? Désolé si la question est conne mais je n’ ai absolument aucune culture musicale , merci d’ avance !

    • cassia cassia 15 juillet 2013 14:07

      Mac, je ne peux que te conseiller ce petit doc, Sous les Pavés la Terre,
      la première intervention de quelques minutes de Patrick Baronnet est excellente !
      Celles de Claude Bourguignon, ou du professeur Belpomme qui suivent aussi...
      https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=XmHEV3K8wcc#at=116


    • Nora Inu Nora Inu 15 juillet 2013 14:07

      Machiavel ,

       

      Tout seul ?Les barbares ont un peu aidé tout de même.

       

      D’après les auteurs romains , l’Empire était pourri , prêt à tomber .

      Une pichenette suffisait .

      L’empire romain n’est pas tombé pour des raisons extérieures ; l’actuel pourrira de l’intérieur , comme les autres ...

       

      La musique m’avait fait tiquer , quand j’ai vu ce doc .

      Musique du film Amen de Gavras en intro , et de Rage against the machine à la fin ...

       


    • cassia cassia 15 juillet 2013 14:15

      Ce système va s’effondrer car il n’est tout simplement pas viable !


    • maQiavel machiavel1983 15 juillet 2013 14:48

      @Nora inu

      Je n’ai pas encore trouvé la musique d’amen. Je vais m’y mettre sérieusement !

      Sinon l’empire romain est tombé pour des raisons extérieures et intérieures, les deux sont intimement lié.

      @Cassia

      Merci pour le lien, très intéressant. Ce sont des sages (même José Bové intervient dommage qu’il soit entièrement coopté, on sera d’ accord là-dessus).

      @Nora inu & cassia

      Tous les autres systèmes que les humains ont construits étaient rigides. Là on a réussit à repoduire un monstre d’une souplesse extraordinaire. Il peut s’adapter à n’ importe quelle configuration. Les humains sont trop nombreux ? Eh ben alors, il suffit de faire crever 90 % d’ entre eux et ensuite on redémarre. Il y’ a changement climatique, épuisement des sources d’énergie fossile et de matières premières ? Pas de problème, la rareté va augmenter la valeur d’échange,  on va réserver les capacités de consommation à une élite, le reste de l’humanité peut bien retourner à l’âge de pierre ! Il est capable de faire opportunité de tout problème et de rebondir là-dessus

      Il faut vraiment se rendre compte que ce système est monstrueux, c’est illusoire de croire qu’il va tomber tout seul, si on ne met rien à la place il continuera à survivre (même si l’homme disparaît, des trans-humains Attalien et des robots continueront de faire tourner la machine).Il faut le faire tomber pas d’autres solutions et ça commence par concevoir le monde différemment !

      Si tout le monde pensait comme les sages dans le lien que cassia a mit, il y’ aurait de l’espoir mais bon quand on voit ça, on se dit qu’on n’est pas sortit de l’auberge 


    • maQiavel machiavel1983 15 juillet 2013 14:54

      @Nora 

      J’ ai trouvé. Tu es trop fort. smiley

    • cassia cassia 15 juillet 2013 15:01

      "Si tout le monde pensait comme les sages dans le lien que cassia a mit, il y’ aurait de l’espoir mais bon quand on voit ça, on se dit qu’on n’est pas sortit de l’auberge …"
      Oui, ils le savent pas encore mais il courent vers leur destruction,
      quand le système s’effondrera, ils entrainera avec lui ces gens là....


    • Nora Inu Nora Inu 15 juillet 2013 15:09

      Machiavel ,

       

      la plasticité du système capitaliste dans lequel nous surnageons à peine , est en effet unique dans l’histoire .

       

      Tout ce qui est contre le système est soit récupéré par lui , soit inspiré par lui , soit directement créé par lui .

       

      Voir  : Emmanuel Goldstein "Théorie et pratique du collectivisme oligarchique"

      ( 1984 - Orwell )

       

      D’où mon cynisme profond , que tu me reproches un peu parfois , non ???

       

      :D ... :D ...


    • Nora Inu Nora Inu 15 juillet 2013 15:22

      Cassia ,

       

      même quand ceux-là tomberont dans le gouffre , ils ne s’en rendront pas compte .

       

      "Le Savoir amène la Peur" ( Futurama , fronton de l’université martienne ... oui je sais , j’en ai des références !!!)

       

      Comme disait l’autre : "heureux les simples d’esprit" ...

       


    • Gollum Gollum 15 juillet 2013 18:54

      Ce système a une capacité d’adaptation formidable, il est capable de faire opportunité de tout problème et de rebondir là-dessus.


      Franchement je crois que cette fois ci on est au bout du rouleau et que le système n’est plus viable...

      C’est bien ce qui fait que nous sommes à une époque hyper dangereuse..

    • Gollum Gollum 15 juillet 2013 18:55

      Et merde.. Première phrase : citation de Machiavel sur laquelle je rebondissais..


  • Mr.Knout Mr.Kout 15 juillet 2013 11:34

    Bonne idée mac, un film et un texte essentiel pour un premier pas vers l’identification du totalitarisme marchand.


    Et la solution évidente :" le pouvoir n’est pas a conquérir,il est a détruire". 
    Et puis pas si déprimant que ça,les cinq dernière minute donne le la avec ce groupe au nom si parlant "rage against the machine"

    Je reviendrai après le travail pour discuter sur tes questions qui vont ouvrir je l espere un debat interessant
    bonne journée.

  • Haze Haze 15 juillet 2013 11:55

    Je ne l’ai pas encore finit, mais je tiens juste à préciser qu’énormément de scènes de cette vidéo sont tirées des films de Ron Fricke ( Baraka, ... ) ou de son " maitre " Godfrey Reggio ( Koyaananisqatsi, ... )


    • Heptistika Heptistika 15 juillet 2013 12:09

      J’y ai vu aussi du Michael Moore, du Gattaca, du Terminator 4, du Matrix...


      Y en a d’autres ?

    • Vla l'Jean Jean Valjean 15 juillet 2013 13:22

      Pas mal de scènes de "Requiem for a Dream" aussi.


    • maQiavel machiavel1983 15 juillet 2013 13:23

      @yaoananda

      -C’est pour cela que la stigmatisation des riches, des élites, des dominants et de leur système de domination (libéral ou autre) par les gauchistes est une vaste fumisterie

      R / Et on pourrait en dire autant de ceux qui accusent les franc maçons, les sionistes talmudistes, les zzilluminatis de tous les maux de la terre.

      Je rajouterai ces libéraux qui passent leur temps à accuser l’Etat obèse, les fonctionnaires, les socialo Marxo -communistes.

      On a tous de besoin de nos bouc émissaires, qui il faut le dire ne sont pas innocent et jouent effectivement un rôle dans tout ça, il ne faut pas se leurrer mais qui au fond ne sont pas des causes mais des conséquences.


    • Nora Inu Nora Inu 15 juillet 2013 13:26

      Yoananda ,

       

      + 10 !!!

       

      Depuis Etienne de la Boétie , Bakounine , Kropotkine , et même Lénine jeune , on sait que le seul désir des "classes opprimées" est de devenir des "classes opprimantes" ...

       

      ... le genre humain ...

       

      GREED ...


    • Awake Awake 15 juillet 2013 13:35

      Dans quelle catégorie vous pensez être alors ?
      Je ne suis pas d’accord avec cette vision qui réduit l’homme à ces 2 concepts. On parle souvent de vision binaire du monde, toi aussi Machiavel tu t’en plains souvent, et bien votre vison des hommes l’est.
      Je ne suis ni un dominant, ni un jaloux, j’aspire juste à vivre ma vie peinard sans être esclave de qui que ce soit, et je suis loin d’être le seul dans ce cas. L’esclave qui cherche à se libérer de ses chaines ne rêve pas forcément de prendre la place de son maitre, souvent, c’est améliorer sa condition et chercher le bonheur de vivre sa vie libre.

       

      En quelque sorte le système aliénerait la nature profonde de l’homme qui aspire à la liberté et le plonge dans la servitude. Ce n’est pas que l’homme ait cessé d’aspirer à la liberté, c’est qu’il ne peut plus la concevoir. S’il pouvait la concevoir, il la désirerait.

      -Voila avec quoi je suis d’accord et c’est très bien dit.


    • maQiavel machiavel1983 15 juillet 2013 13:53

      @Awake

      Salut.

      Je ne suis pas non plus d’ accord avec Yoananda avec les dominants d’ un coté et les jaloux de l’autre, il y’ a des tas de gens comme toi et moi qui ne voulons ni dominer qui que ce soit et qui ne désirons pas être dominé non plus.

      Maintenant, il faut admettre aussi que ceux qui se battent contre une domination finissent par substituer l’ancienne à une nouvelle. Ca ne veut pas dire que c’était des pourris dès le départ, mais c’est qu’ils étaient dans une dynamique qui devait nécessairement les amener à reproduire de façon caricaturale les travers du système qu’ils combattaient !

      L’important est je pense d’échapper avant tout au fétichisme du pouvoir, pour ne pas être pris malgré soi dans sa dynamique …


    • Nora Inu Nora Inu 15 juillet 2013 14:17

      Awake et Machiavel ,

       

       il y’ a des tas de gens comme toi et moi qui ne voulons ni dominer qui que ce soit et qui ne désirons pas être dominé non plus...

       

      Des tas ... mais proportionnellement , combien ???


    • Awake Awake 15 juillet 2013 14:37

      @Machiavel  : L’important est je pense d’échapper avant tout au fétichisme du pouvoir, pour ne pas être pris malgré soi dans sa dynamique …
      Je te rejoint complètement la dessus. J’ajouterais bien sur, ne pas donner le pouvoir à ceux qui le veulent !

      @Nora : Des tas ... mais proportionnellement , combien ???
      Bien assez pour ne pas nous réduire à ces 2 catégories ;)


    • Al West Al West 15 juillet 2013 14:54

      Bonjour Machiavel,
       
      "Je ne suis pas non plus d’ accord avec Yoananda avec les dominants d’ un coté et les jaloux de l’autre, il y’ a des tas de gens comme toi et moi qui ne voulons ni dominer qui que ce soit et qui ne désirons pas être dominé non plus."
       
      De quelle domination parles-tu ? Politique ? Économique ? Financière ? Dans quelles limites géographiques ? La nation ? Même en ayant conscience de ces problématiques et à moins que tu ne cherches ta nourriture dans les poubelles de Bruxelles, tu domines les trois quarts de la planète. Tout comme moi. Nous dominons de fait. Si tu ne veux dominer personne, tu peux arguer que tu domines momentanément pour éveiller les consciences et arrêter de dominer dans un avenir plus ou moins proche, auquel cas c’est une approche pragmatique avec pour unique objectif l’endiguement de la domination. Mais je gage qu’il y a autre chose que cela pour expliquer nos modes de vie : la recherche du confort tout simplement.


    • Nora Inu Nora Inu 15 juillet 2013 14:57

      Awake ,

       

      bien entendu .

       

      Mais je parlais des masses , et de leur fonctionnement .

       

      Alors que seuls "les marginaux" comptent , pour l’histoire .

      Seul des minorités , infimes au début , ont fait changer certaines choses , infimes elles aussi au regard du chemin à parcourir .

      Mais l’inertie des masses est un tel frein ...

      Difficile d’être optimiste !!!

       

      Heureusement qu’il existe des hommes et des femmes extra-ordinaires , dans tous les pays , mais malheureusement en même proportion ...


    • maQiavel machiavel1983 15 juillet 2013 15:08

      @Al West

      Oui j sais très bien je suis aussi dans le système, comme la plupart des gens d’ ailleurs. Je ne prétendrai jamais être un résistant, un dissident ou je ne sais quoi …

      -Mais je gage qu’il y a autre chose que cela pour expliquer nos modes de vie : la recherche du confort tout simplement.

      R / Totalement ! Et c’est cette recherche effrénée au confort qui nous plonge dans la servitude !


    • Al West Al West 15 juillet 2013 15:35

      Machiavel, rassure-toi, j’ai eu suffisament l’occasion de te lire pour savoir que tu es le premier à t’inclure dans le système. Mon message était essentiellement rhétorique ; ton premier message aurait pu à mon avis être mal interprété : on ne peut pas dire qu’on ne souhaite dominer personne, au mieu l’ignore-t-on. Dans le meilleur des cas, même si la Terre était assez riche pour faire vivre instantanément 7 milliards d’êtres humains comme toi et moi, et même en admettant qu’ils acceptent tous de se contenter de ce niveau de vie (utopique à mon avis), l’immense majorité souhaitera toujours profiter des derniers progrès de la médecine pour prolonger leur vie.


    • Mr.Knout Mr.Kout 15 juillet 2013 16:57

      1.Certains vous répondraient,mais je ne suis pas d’accord,que cette volonté d’être moins soumis au systeme binaire dominant/dominé est une sorte de volonté de domination par la morale impeccable."Je suis éveillé je suis donc supérieur".


      2.La servitude, volontaire ou pas, sur plusieurs génération finit par s’inscrire dans le logiciel.Peut on des lors la considérer comme volontaire même si 20 génération plus tôt elle l’était ?
      La manipulation de l’environnement intellectuel n’a elle donc pour vous aucune incidence sur l indépendance des esprit selon vous ?.

      extrait du meilleur des mondes d’Aldous Huxley :
      « Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Les méthodes du genre de celles d’Hitler sont dépassées. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées. Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser. On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté. Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur. L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu. Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutienne devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant, qu’il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir. »

      1932

      Ce savoir s’est il développé récemment ou en es ce seulement la forme la plus aboutis que nous subissons ?
      Les prêtres égyptiens,voir même avant, n’avaient ils pas pressentit des méthodes que les sciences humaines ont théorisé au XIX et XX siècle ?

    • Mr.Knout Mr.Kout 15 juillet 2013 17:02

      Pour completer :


      Dans cet extrait de "pourquoi le socialisme"(1949).Albert Einstein n’est il pas pertinent sur l’impossibilité pour le citoyen dans un univers mediatique controllé par le capital (cela change avec internet,démontrant pour moi la pertinence du propos) d’user en toute indépendance de ses capacités intellectuelles dans l’’exercise de ses droits politiques ?

      « Le capital privé tend à se concentrer en peu de mains, en partie à cause de la compétition entre les capitalistes, en partie parce que le développement technologique et la division croissante du travail encouragent la formation de plus grandes unités de production aux dépens des plus petites.

      Le résultat de ces développement est une oligarchie de capitalistes dont la formidable puissance ne peut effectivement être refrénée, pas même par une société qui a une organisation politique démocratique. Ceci est vrai, puisque les membres du corps législatif sont choisis par des partis politiques largement financés ou autrement influencés par les capitalistes privés qui, pour tous les buts pratiques, séparent le corps électoral de la législature. Le conséquence en est que, dans les faits, les représentants du peuple ne protègent pas suffisamment les intérêts des moins privilégiés.

      De plus, dans les conditions actuelles, les capitalistes contrôlent inévitablement, d’une manière directe ou indirecte, les principales sources d’informations (presse, radio, éducation). Il est ainsi extrêmement difficile pour le citoyen, et dans la plupart des cas tout à fait impossible, d’arriver à des conclusions objectives et de faire un usage intelligent de ses droits politique. » 


    • Nora Inu Nora Inu 15 juillet 2013 17:09

      mr kout ,

       

       Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Les méthodes du genre de celles d’Hitler sont dépassées.

       

      on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif.

       

      Ces deux extraits ne peuvent dater de 1932 .

       

      Hitler n’avait encore rien fait , et la télévision n’existait pas .

      Est-ce une préface d’une réédition ?

      Si oui , de qui est cette préface ?


    • maQiavel machiavel1983 15 juillet 2013 17:33

      @Nora inu

      Je pense que Mr kout s’est trompé, il s’agit de « retour au meilleur des mondes » écrit également par d’Aldous Huxley  mais parut en 1958

      @Mr kout

      -Ce savoir s’est il développé récemment ou en es ce seulement la forme la plus aboutis que nous subissons ?Les prêtres égyptiens,voir même avant, n’avaient ils pas pressentit des méthodes que les sciences humaines ont théorisé au XIX et XX siècle ?

      R / Tout à fait , rien de nouveau sous le soleil , les modernes n’ ont fait que formaliser ces connaissances.

       

      Mais j’ai deux questions : 

      1. Est-il possible d’échapper à ce déterminisme social ?

      2. Si la réponse est non, qui est responsable ? Car ce là veut dire que les classes dirigeantes soient elles mêmes déterminés et privé de libre arbitre et que donc personne n’ est responsable , c est la faute à pas de chance …


    • Mr.Knout Mr.Kout 15 juillet 2013 18:58

      1.Peut être. Franchement je ne saurais dire.Trop peu d’expérience in vivo dans l’histoire humaine. Peut etre es ce la nouvelle évolution à venir.


      2.Ils sont tout autant déterminés que déterminants,réduire leurs influences ne peut qu’arranger les chose tu ne crois pas ?
      Désolé,moi aussi j’ai eu un doute pour la citation (pas pour la TV déjà anticipé par certains auteur de sf mais à cause des "methodes d’hitler". j’ai fait une recherche rapide (cette citation je la tire du conversation privée) mais beaucoup de cite font la même erreur en faites.
      Merci d’avoir corrigé.


      @nora cité la sf est une très bonne chose quand on envisage la societé a venir (futurama plus haut)

    • Nora Inu Nora Inu 15 juillet 2013 18:59

      Machiavel ,

       le retour , pas le meilleur ... compris .  ; )

       

      Réponse : il a bon dos "pas d’chance" .

      :D

       

      Le déterminisme est une théorie des puissants pour faire intégrer à ceux qu’ils oppriment que "c’est comme ça , ma bonne dame" .

      Je suis milliardaire et vous crevez de faim , je n’y peux rien .

      Je suis "déterminé" à être un voleur , usurier , crapule .... à bouffer sur les cadavres de tes enfants .

      dieu m’a élu !

      Toi pas ???

      Pas de bol !

       


    • Mr.Knout Mr.Kout 15 juillet 2013 19:00

      je suis pas en forme, que de fautes. mea culpa.


    • Nora Inu Nora Inu 15 juillet 2013 19:08

      Mr Kout ,

       

      parmi les plus grands livres - pour moi :

       

      "Le troupeau aveugle" de John Brunner 

      La dernière année de l’humanité de janvier à décembre ; livre prophétique concernant la destruction de la nature (jusqu’à l’oxygène) par nos déchets , mines , produits chimiques ...

       

      Un livre aussi fort que le meilleur des mondes , 1984 , ou Limbo .


    • Mr.Knout Mr.Kout 15 juillet 2013 19:55

      Merci de ne pas m’associer à une outil de torture yoananda,mon pseudo c’est kout.



       smiley

    • maQiavel machiavel1983 15 juillet 2013 20:02

      @Mr kout

       

       

      Ils sont tout autant déterminés que déterminants,réduire leurs influences ne peut qu’arranger les chose tu ne crois pas ?

       

      R / Oui on peut réduire leur influence mais le système choisira de nouvelles classe dirigeantes qu’il modèlera et qu’ il utilisera pour modeler la société.

      Changer les chiens de garde du système , ce n’ est pas changer de système. Orwell le montre aussi très bien dans « 1984 », dans le livre de Goldstein :

      THÉORIE ET PRATIQUEDU COLLECTIVISME OLIGARCHIQUE

      CHAPITRE I : L’IGNORANCE C’EST LA FORCE

      « Au long des temps historiques, et probablement depuis la fin de l’âge néolithique, le monde a été divisé en trois classes. La classe supérieure, la classe moyenne, la classe inférieure(…).Les buts de ces trois groupes sont absolument inconciliables. Le but du groupe supérieur est de rester en place. Celui du groupe moyen, de changer de place avec le groupe supérieur. Le but du groupe inférieur, quand il en a un est d’abolir toute distinction et de créer une société dans laquelle tous les hommes seraient égaux. Ainsi, à travers l’Histoire, une lutte qui est la même dans ses lignes principales se répète sans arrêt. Pendant de longues périodes, la classe supérieure semble être solidement au pouvoir. Mais tôt ou tard, il arrive toujours un moment où elle perd, ou sa foi en elle-même, ou son aptitude à gouverner efficacement, ou les deux. Elle est alors renversée par la classe moyenne

      qui enrôle à ses côtés la classe inférieure en lui faisant croire qu’elle lutte pour la liberté et la justice. Sitôt qu’elle a atteint son objectif, la classe moyenne rejette la classe inférieure dans son ancienne servitude et devient elle-même supérieure. Un nouveau groupe moyen se détache alors de l’un des autres groupes, ou des deux, et la lutte recommence ».

       


    • Mr.Knout Mr.Kout 15 juillet 2013 20:32

      "R / Oui on peut réduire leur influence mais le système choisira de nouvelles classe dirigeantes qu’il modèlera et qu’ il utilisera pour modeler la société."


      Justement mac,quand je dit réduire l influence,c’est réduire celle du mécanisme de domination,pas réduire l’influence des groupes qui sont au cœur du mécanisme.

      Vaste programme comme dirait l’autre.

      Es ce possible ? aie.......


      Rien de grave yoananda, j’accepte bien entendu tes escuses.

    • maQiavel machiavel1983 15 juillet 2013 20:28

      -s’il se développe plus vite que les ressources physiques ne le permettent, c’est mathématique.

      C’est pour ça que l’économie virtuelle existe. Si la croissance dans le monde physique n’est plus possible, le système s’organise pour qu’elle se fasse dans le monde virtuel par endettement !

       

       Par exemple, une anecdote relevée par Eric Laurent dans « la face cachée des banques » concerne la manipulation des cours du pétrole entre 2003 et 2008. Des spéculateurs (de Goldman Sachs entre autres) se sont retrouvés avec, en contrats à terme, plus de pétrole que le total des stocks au niveau planétairesmiley

      Ce que voyant, les initiés ont pris des options de vente à terme juste avant la chute des cours (pour eux-mêmes), le tout, bien entendu, sans avertir leurs propres clients, piégés dans la bulle.

      Alors évidemment ce genre d’implosion de bulle tue à terme l’économie réelle … mais ce n’est pas grave, il faut bien comprendre que la crise et un élément de la dynamique du capitalisme. Elle est un moment ou s’opère le double aspect du capitalisme : créatif et destructeur ! 

      On pense naïvement que la crise est un problème pour le système … pas du tout, il l’a complètement intégré et depuis longtemps.

      En tous cas je vous trouve bien optimiste , vous qui pensez que ce système s’ effondrera tout seul , si on ne construit pas d’ alternative , il survivra à l’ humanité , c’ est sur ( en se servant de robots par exemples , un capitalisme sans humain c’ est tout à fait possible ).


    • maQiavel machiavel1983 15 juillet 2013 21:11

      -Si ce sont des robots avec intelligence artificielle on en est très loin

      R /Quid dans 20 ans ? Dans 50 ans ? Dans un siècle ? Dans 500 ans ? 

      Plus d’humanité, plus de capitalisme ? Je n’en suis pas si sur (je ne parle même pas des trans-humains).Je parie même le contraire, c’est vers cela qu’on va (si le système ne nous détruit pas avant qu’on mette au point les avancées nécessaires).

      Au fait tuas déjà regardé le reportage « un monde sans humain  » ?


    • maQiavel machiavel1983 15 juillet 2013 21:51

      -S’il n’y a plus d’humanité, peut-on encore parler de capitalisme, après tout c’est un concept humain.

      R / C’est un processus qui est humain pour l’ instant mais qui tend aussi intrinsèquement à réduire le facteur humain (car l’être humain a un cout, d’ où la robotisation).

      -Je pense qu’on risque de tous se foutre sur la gueule jusqu’à ce qu’il n’y ait plus personne, après tout c’est bien la logique du truc.

      R / ………. smiley

      Les prochaines années, on risque de swinguer !


  • Al West Al West 15 juillet 2013 16:03

    Ce film est excellent, merci Machiavel. Comme l’a dit Haze, il reprend beaucoup d’images de Baracca et de Koyaanisqatsi et leurs affiliés, d’excellents films que je conseille à tous.
     
    Je l’avais déjà vu mais le passage sur les poussins m’a littéralement révulsé... Il y a toujours cette dimension plus poignante pour ce qui arrive à un être qui vient à peine de surgir dans ce monde de fous.
     
    Ce que je reproche à ce documentaire, c’est qu’il laisse suggérer que nos maîtres nous gouvernent uniquement par la logique du profit et du pouvoir. Pour moi, concernant les oligarchies il y a deux processus principaux :
     
    - l’un, qui remonte à plusieurs siècles, était le souci de l’accaparement de l’ensemble des richesses de la planète. Le projet était assez simple, il était uniquement d’ordre financier et économique.
     
    - l’autre apparaît essentiellement au vingtième siècle avec la croissance exponentielle de la population, le développement technique et scientifique et les problèmes environnementaux qui s’ensuivent.
     
    Les premiers à avoir pris conscience de ces nouveaux enjeux sont, comme bien souvent, ces oligarchies (ce n’est un secret pour personne que le mouvement écologique a été lancé par des eugénistes, des malthusianistes, financé par des banquiers comme les Rockefeller etc.), qui ont des projets philosophiques bien plus élaborés que la simple maximisation de leur profit. Sauf qu’ils l’ont fait en voulant avoir le beurre et l’argent du beurre : conserver le monopole sur le système financier et la création monétaire (à partir d’argent dette) qui se nourrit de croissance matérielle et rétablir un équilibre environnemental. Mais l’effet du système monétaire est beaucoup plus destructeur que n’importe quelle campagne de sensibilisation à l’environnement. À mon avis, ils ont dû s’en rendre compte assez vite et ont choisi la fuite en avant et l’effondrement civilisationnel. En ce sens leur responsabilité sur l’état de notre système (surtout environnemental, la répartition des richesses étant le cadet de leur souci) est bien plus importante que celle de l’esclave moderne qui ne comprend rien à rien.
     
    Je ne sais pas ce qui sortira de cette situation, nous vivons véritablement l’un des moments les plus uniques de l’histoire.


    • maQiavel machiavel1983 15 juillet 2013 16:42

      @ALwest

      -Ce que je reproche à ce documentaire, c’est qu’il laisse suggérer que nos maîtres nous gouvernent uniquement par la logique du profit et du pouvoir

      R / C’est exactement ce que je pense également ! Je dirai même qu’ils sont eux-mêmes esclaves de la logique du profit (fétichisme de la marchandise) et du pouvoir (fétichisme du pouvoir), ces deux fétichismes se rejoignent d’ ailleurs car le capital n’est que l’expression économique et financière du pouvoir.

       

      -Pour moi, concernant les oligarchies il y a deux processus principaux : l’un, qui remonte à plusieurs siècles, était le souci de l’accaparement de l’ensemble des richesses de la planète. Le projet était assez simple, il était uniquement d’ordre financier et économique.

      R /On reste donc dans le cadre du fétichisme de la marchandise.

      -l’autre apparaît essentiellement au vingtième siècle avec la croissance exponentielle de la population, le développement technique et scientifique et les problèmes environnementaux qui s’ensuivent. 
      R / Pareil, on est toujours dans le cadre du capitalisme et du fétichisme du pouvoir.

      -Les premiers à avoir pris conscience de ces nouveaux enjeux sont, comme bien souvent, ces oligarchies qui ont des projets philosophiques bien plus élaborés que la simple maximisation de leur profit.

      R / Moi je pars du principe que ces projets philosophiques et religieux de ces oligarchies sont un épiphénomène qui ne sert qu’à justifier la maximisation du profit et donc in finé du pouvoir !

      Le plus important selon moi est d’analyser ce que font les individus au nom de leur philosophie ou leur croyance et de voir la manifestation de ces actes sur les rapports sociaux.

      -leur responsabilité sur l’état de notre système (surtout environnemental, la répartition des richesses étant le cadet de leur souci) est bien plus importante que celle de l’esclave moderne qui ne comprend rien à rien. 

      R : Moi, je suis sur le point de penser que la responsabilité est partagé et que les Rothschild ne sont pas plus responsable que moi, si j’étais à leur place je ferais peut être la même chose car agir de cette façon est une nécessité si on veut rester en haut de la pyramide. Ces gens là sont aussi manipulé, ce sont aussi des esclaves modernes mais avec une position de nègre de maison du système (ou de chiens de garde) bien plus confortable.

      Si le nègre de maison ne fait pas ce que le maitre lui demande, il se retrouve à suer dans la plantation sous le soleil brulant et la morsure du fouet, il fera tout pour ne pas se retrouver dans cette position. C’est pareil à tous les étages de la pyramide !


    • Al West Al West 15 juillet 2013 19:11

      "R / C’est exactement ce que je pense également ! Je dirai même qu’ils sont eux-mêmes esclaves de la logique du profit (fétichisme de la marchandise) et du pouvoir (fétichisme du pouvoir), ces deux fétichismes se rejoignent d’ ailleurs car le capital n’est que l’expression économique et financière du pouvoir.
      R / Moi je pars du principe que ces projets philosophiques et religieux de ces oligarchies sont un épiphénomène qui ne sert qu’à justifier la maximisation du profit et donc in finé du pouvoir ! Le plus important selon moi est d’analyser ce que font les individus au nom de leur philosophie ou leur croyance et de voir la manifestation de ces actes sur les rapports sociaux."
       
      Pour moi, le pouvoir est à la fois un moyen et une fin, un subtil mélange des deux. J’ai tendance à penser, mais je me trompe sûrement, qu’il était uniquement une fin il y a encore quelques siècles de cela, mais qu’il est devenu beaucoup plus un moyen assez récemment - même s’il reste une fin - un moyen de façonner l’évolution de l’espèce humaine et de la planète, et d’aller vers toujours plus de progrès et de compréhension du monde. Les projets philosophiques des oligarchies ne sont pas un épiphénomène, elles sont certes victimes de ce double fétichisme, mais je crois qu’il y a autre chose qui ne s’explique pas en termes économiques ou financiers. Pour illustrer cela, imaginons qu’une entité soit en mesure de proposer le marché suivant aux cent ou mille familles les plus riches :
       
      "Je peux faire disparaître 7 milliards d’êtres humains instantanément, ne laissant survivre que les personnes les plus intelligentes de chaque domaine (sciences, histoire, philosophie, etc.) nécessaires à la reconstruction d’un nouveau système par les survivants à condition que dans le système que vous reconstruisez, le pouvoir monétaire ne serait détenu par personne et vous n’aurez plus le pouvoir que vous avez."
       
      (Basé sur les systèmes d’échange local où 1 heure de travail = 1 unité monétaire, par exemple.)
       
      Et bien moi je pense que ces familles accepteraient.


    • maQiavel machiavel1983 15 juillet 2013 19:51

      @Al West

      Moi je suis convaincu que le pouvoir est une fin en soi, les transformation sociales souhaités par les oligarchies ( et qui les modifient elles aussi ) ne se font qu’ à cette fin .

      Pour reprendre le dialogue passionnant entre O brien membre du parti intérieur et Winston la victime qui se fait torturer dans 1984 :

      O Brien : Et maintenant, revenons à la question « comment » et « pourquoi ». Vous comprenez assez bien

      comment le Parti se maintient au pouvoir. Dites-moi maintenant pourquoi nous nous accrochons au pouvoir. Pour quel motif voulons-nous le pouvoir ? Allons, parlez !

      Winston : Vous nous gouvernez pour notre propre bien, dit-il faiblement. Vous pensez que les êtres humains ne sont pas capables de se diriger eux-mêmes et qu’alors…

      O Brien : C’est stupide, Winston, stupide (…)   ! Je vais vous donner la réponse à ma question. La voici :

      Le Parti recherche le pouvoir pour le pouvoir, exclusivement pour le pouvoir. Le bien des autres ne l’intéresse pas. Il ne recherche ni la richesse, ni le luxe, ni une longue vie, ni le bonheur. Il ne recherche que le pouvoir. Le pur pouvoir. Ce que signifie pouvoir pur, vous le comprendrez tout de suite. Nous différons de toutes les oligarchies du passé en ce que nous savons ce que nous voulons. Toutes les autres, même celles qui nous

      ressemblent, étaient des poltronnes et des hypocrites.

      « Les nazis germains et les communistes russes se rapprochent beaucoup de nous par leur méthode, mais ils n’eurent jamais le courage de reconnaître leurs propres motifs. Ilsprétendaient, peut-être même le croyaient-ils, ne s’être emparés du pouvoir qu’à contrecœur, et seulement pour une durée limitée, et que, passé le point critique, il y aurait tout de suite un paradis où les hommes seraient libres et égaux.

      « Nous ne sommes pas ainsi. Nous savons que jamais personne ne s’empare du pouvoir avec l’intention d’y renoncer. LE POUVOIR N’EST PAS UN MOYEN, IL EST UNE FIN. On n’établit pas une

      dictature pour sauvegarder une révolution. On fait une révolution pour établir une dictature. La persécution a pour objet la persécution. La torture a pour objet la torture. Le pouvoir a pour objet le pouvoir. Commencez-vous maintenant à me comprendre (…) ?  Nous sommes les prêtres du pouvoir, dit-il. DIEU C EST LE POUVOIR (…).Le réel pouvoir, le pouvoir pour lequel nous devons lutter jour et nuit, est le pouvoir, non sur les choses, mais sur les hommes. Comment un homme s’assure-t-il de son pouvoir sur un autre, Winston ?

      Winston : En le faisant souffrir

      O Brien : Exactement. En le faisant souffrir. L’obéissance ne suffit pas.”


    • maQiavel machiavel1983 15 juillet 2013 19:56

       

      Cet extrait de « 1984 » est magistral, Orwell y expose à merveille la dialectique autotélique du pouvoir !

      On exerce le pouvoir pour le pouvoir et on s’assure de son propre pouvoir en faisant souffrir ce qui ramène aussi à Nicolas Machiavel : « En effet on trouve dans chaque Etat deux humeurs différentes : il s’ en suit que le peuple désire n’ être pas commandé ni opprimé par les grands et que les grands désirent commander et opprimer le peuple ».


    • Al West Al West 15 juillet 2013 20:17

      Rappel intéressant, j’avais oublié ce passage. Je ne sais pas si je suis tout à fait convaincu mais je vais y réfléchir.


    • Al West Al West 15 juillet 2013 20:50

      Ce qui me désole avec cette interprétation, c’est que c’est l’esclavagisation absolue de l’homme (j’insiste sur le "absolue"), même de ses représentants les plus "intelligents", du moins les plus puissants. Je préférerais presque penser que les oligarchies sont capables de liquider l’immense majorité de la population pour réaliser un projet de société qui est le leur plutôt que de les savoir finalement simplement assujettis à l’unique logique du pouvoir (j’insiste sur le "unique") et de ne décider leurs actions qu’en fonction de la conservation de celui-ci. Je sais que ce dernier processus joue, quoi qu’il arrive, mais je voudrais croire qu’il y a autre chose.
       
      Enfin bon, je crois que je n’aurais jamais de réponse définitive à cette question...


    • maQiavel machiavel1983 15 juillet 2013 21:42

      @Al west

      Quand on entre dans la religion on se dit qu’effectivement il y’ a autre chose et c’est Satan.

      Mais on retombe dans le même genre d’interprétation ou l’homme est esclave : Satan se sert des désirs de pouvoir et de richesse des hommes pour les soumettre à son emprise.

      On voit cela dans le christianisme, notamment dans la tentation du christ dans le désert :

       

       

      « Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire et lui dit : Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m’adores. Jésus lui dit : Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul ».


    • maQiavel machiavel1983 15 juillet 2013 21:45

      C’ est sur qui’ on aura jamais la réponse à tout ça !

      Je donne mon interprétation du système :

      -Nous ne pouvons satisfaire certain désirs qu’au détriment des autres (ex : pour dominer les hommes, il faut bien les asservir. Ou encore l’accumulation de biens en quantité limité ne peut se faire qu’en empêchant la possession de ce bien aux autres).Logiquement plus ces désirs seront rependus, plus les compétitions pour les satisfaire sont intenses.

      - Il existe un seuil ou ils sont tellement rependu que  la multitude agrègent ces désirs individuels en puissance collective qui s’élève au dessus des parties constituantes devient autonome, s’émancipe de ses créateurs et retombent sur eux en les asservissants. La structure ainsi crée met en place une hiérarchie sociales avec à la base un peuple qu’il opprime et au sommet des classes dirigeantes qui n’organisent et ne contrôlent rien mais sont au contraire organisés et contrôlé par elle. Et gare à ceux qui de mettent sur son chemin, peu importe la position elle les écrasera, et les remplacera par d’autres chien de garde .Cette structure n’est pas rigide, elle change au cours du temps, on peut donc parler d’une dynamique qui a des mécanismes qui lui sont propres.

       

      -Et là avec le capitalisme qui institue le profit comme fondement de la dynamique, on a crée le système le plus performant de tous les temps (c’est lié aussi au fait que le progrès technique est une des composantes de cette dynamique).

      Tout ceci sans oublier que le capital est un rapport social et qu’il est l’expression économique du pouvoir.


    • Al West Al West 15 juillet 2013 23:15

      J’ai bien compris ton point de vue : puissante la structure chez toi smiley
       
      La question que j’aimerais te poser est donc la suivante : si le système est tel que tu le décris et une fois que tu en as pris conscience, qu’est-ce que tu fais ? Sans vouloir nous rabaisser, je pense que si de bonnes gens comme nous sont capables de tenir ce genre de raisonnement, pour les oligarchies c’est loin d’être impossible.
       
      Admettons alors que tu sois au sommet de la pyramide et que tu as appréhendé ce processus, à savoir comment la structure t’a conditionné et te contrôle, tu n’essaies pas d’y échapper ? C’est très fataliste tout ça...


    • maQiavel machiavel1983 16 juillet 2013 11:38

      @Al west

      -si le système est tel que tu le décris et une fois que tu en as pris conscience, qu’est-ce que tu fais ?

      R / Je pense qu’il y’ a plusieurs attitudes possibles. Je prends deux extrêmes :

      1. Tu essaies d’y échapper. Mais y échapper ne veut pas dire être libre (je ne crois pas à la liberté comme un absolu, il semble que c’est le cas pour les auteurs du film, d’ ou mes questions à la fin de l’article), ca veut dire reconstruire une autre structure et y être asservit.

      De mon point de vue , le choix n’ est pas entre liberté et servitude mais entre plusieurs type de servitude et il s’ agit de choisir la moins mauvaise .Evidemment c’ est relatif , la moins mauvaise servitude pour l’ un peut être la pire pour l’ autre , à chacun de trouver sa voie, dixit maitre yoda smiley .

      2. Ou alors tu te contente de la structure qui t’asservit et tu essaies de t’accomplir au mieux en son sein. C’est je pense le cas de ceux qui sont au sommet de la structure. Ils n’ont aucune raison de s’en émanciper, ils profitent beaucoup de la structure,  au contraire ils tentent de la renforcer. De leur point de vue c’est n asservissement joyeux. Leur seule crainte est de dégringoler !

      Bien sur, il y’ a aussi des cas particulier de ces gens qui de par leur statut social sont au sommet de la structure et qui la combattent ! On le voit bien avec ces Marxistes révolutionnaires issus de la grande bourgeoisie. Mais en réalité ce retournement n’est qu’apparent, le sujet reproduit de façon caricaturale les travers de la structure qu’il combat …

      L’ avant garde révolutionnaire bolchevique constitué pour une grande partie de bourgeois a reproduit une structure hiérarchique pyramidale encore plus asservissante que l’ ancienne une fois devenu bureaucrates.

       


    • Al West Al West 16 juillet 2013 17:53

      Merci pour ta réponse, je suis d’accord avec tes deux extrêmes mais je crois que je continuerai de placer une partie des oligarchies plutôt dans 1 que dans 2.
       
      En tout cas c’est toujours un plaisir d’échanger avec toi.


    • maQiavel machiavel1983 16 juillet 2013 18:05

      Plaisir partagé !



  • maQiavel machiavel1983 15 juillet 2013 16:16

     

    @A lwest

    -La quantité d’hommes sur la planète n’est pas un problème, selon la FAO, les moyens de production agricoles modernes permettent de nourrir 12 milliards d’êtres humains. Par contre la croissance exponentielle de la population et surtout l’ hyper consommation des ressources est un problème.

     

    Avoir un patrimoine personnel de 5650 euro, c’est appartenir aux 50 % les plus riches de la planète.

    Avoir un patrimoine de 45 000 euro , c’est appartenir aux 10 % les plus riche de la planète.

    Avoir un patrimoine de 375 000 euro, c’est appartenir aux 1 % les plus riche de la planète (intéressant de constater que la classe moyenne américaine qui manifeste sous l’étendard d’ occupy wall street et qui se réclame des 99 % d’américains font pour la plupart partie des 1 % au niveau planétaire).

    Les trois familles les plus riches ont un revenu supérieur au PIB des 48 pays les plus pauvres.

     

    Il y’ a clairement un problème de gestions des ressources et c’est un problème insolvable vu le paradigme d’accumulation infinie du capital dans lequel nous sommes !



    • maQiavel machiavel1983 15 juillet 2013 16:21

      C’ était une réponse à celà : "Dans le meilleur des cas, même si la Terre était assez riche pour faire vivre instantanément 7 milliards d’êtres humains comme toi et moi, et même en admettant qu’ils acceptent tous de se contenter de ce niveau de vie (utopique à mon avis), l’immense majorité souhaitera toujours profiter des derniers progrès de la médecine pour prolonger leur vie".


    • Awake Awake 15 juillet 2013 16:25

      selon la FAO, les moyens de production agricoles modernes permettent de nourrir 12 milliards d’êtres humains.
      Et même en agriculture bio ! : http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2007/1000550/index.html


    • Al West Al West 15 juillet 2013 16:32

      Je suis bien d’accord, on peut nourrir énormément de monde, sûrement même bien plus que ce que laisse entendre la FAO si on revient à une agriculture raisonnée (voir les conférences de Claude Bourguignon, l’homme qui parle avec les plantes, la permaculture, etc.) Peut-être vingt ou trente milliards de personnes.
       
      Mais ce n’est pas uniquement ça notre mode de vie. Dans mon message précédent je faisais surtout référence à la technologie qui nécessite l’utilisation de ressources minières, qui sont le véritable problème. Des métaux classiques aux terres rares, tout s’épuise, et relativement vite. On ne pourra jamais faire profiter 7 milliards de personnes de toutes les technologies dont nous disposons, qu’elles soient informatiques, des transports, etc.


    • Al West Al West 15 juillet 2013 16:43

      Et entièrement d’accord avec la seconde partie de ton message. Même si pour moi, le problème de répartition des ressources financières est encore plus démentiel que ce qui est officiellement présenté. J’avais présenté ce que j’en pensais dans cet article.


  • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 15 juillet 2013 23:02

    Je ne comprends pas l’image des soufis derviches tourneurs pendant que la voix nous parle d’assujettissement. Le soufisme (même s’il en existe diverses modalités) n’est pas exactement un produit de la société de consommation, et celui qui obtient l’extase juste en tournant sur lui-même n’est pas un parfait consommateur comme le marché capitaliste veut en fabriquer. Il y a peut-être un truc que j’ai mal compris ?


    • Al West Al West 15 juillet 2013 23:05

      Je me suis posé la question également. Je crois que c’est une critique de la religion comme aliénation supplémentaire de l’individu. Mais effectivement, c’est plutôt incongru.


    • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 15 juillet 2013 23:22

      D’autant plus que le soufisme est un mouvement plutôt en dissidence par rapport au formatage religieux de masse. Plutôt une spiritualité qu’une religion (pour simplifier). Je suis le premier à critiquer les religions mais je ne pense pas que le refus de toute transcendance soit libérateur.


    • maQiavel machiavel1983 16 juillet 2013 11:42

      Bien vu Gaspard ! C’est comme Al west le dit, c’ et un positionnement antireligieux. Les auteurs écrivent eux-mêmes : « Par ailleurs, nous condamnons toutes les religions en cela qu’elles sont génératrices d’illusions nous permettant d’accepter notre sordide condition de dominés et qu’elles mentent ou déraisonnent sur à peu près tout. Mais nous condamnons également toute stigmatisation d’une religion en particulier ».


    • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 16 juillet 2013 12:03

      Ne serait-ce que d’un point de vue sémantique, je trouve préférable de s’abstenir de définir un mouvement par des "condamnations". "Nous condamnons", ça fait un peu tribunal rendant des sentences sans appel. :)


    • maQiavel machiavel1983 16 juillet 2013 12:07

      Oui , c’ est ce qu’ il y’ a de moins appréciable chez eux. Il reste que leur critique de la servitude moderne est très intéressante.


  • mickachou 19 mars 2014 18:04

    Malheureusement nous vivons dans la servitude moderne. Effectivement, les personnes qui sont esclaves ont voulu l’être.

    En parlant de la géolocalisation ou encore de la géomarketing, c’est sont des éléments nouveaux. Qui plus est seront redoutable dans notre quotidien dans plusieurs années.


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