mercredi 20 mai - par mat-hac

Maître Eckhart

La théologie Maître Eckhart interroge parce que sa mystique affirme une union très radicale entre l'âme et Dieu, parfois interprétée comme une confusion entre le créateur et la créature. Certaines de ses propositions ont été condamnées après sa mort par le pape Jean XXII comme hérétiques ou suspectes. Le bibliste Régis Burnet explore la figure de ce Dominicain allemand du XIVe siècle, héritier de saint Augustin et père de la mystique rhénane, qui développa une théologie audacieuse du détachement et du vide. Enseignant à Paris, ses oeuvres latines et allemandes lui valurent donc un procès en hérésie. Aujourd'hui, Jean-Claude Lagarrigue, le récent traducteur de ses oeuvres latines, conquis aux interprétations évangéliques du religieux, affirme : « ou c'est un très grand saint, ou c'est un hérétique ». Avec Marie-Anne Vanier, spécialiste de la mystique rhénane et professeur de théologie à l'université de Lorraine, les deux invités décryptent sur KTO, ce génie paradoxal de la spiritualité médiévale.



1 réactions


  • Étirév 21 mai 09:29

    Le Bonheur, rappelle Eckhart von Hochheim (dit Maître Eckhart), est l’état créateur dans lequel on se trouve lorsque l’Âme comprend Dieu.
    « Dieu et moi-même sommes un. » (Maitre Eckhart)
    « La vision de Dieu dans la femme est la plus parfaite de toutes. », dit le Soufi.
    NB : « Un adolescent tourmenté par la connaissance de Dieu vint frapper à la porte de l’Aimé. Une voix de l’intérieur demanda : Qui est là ? Le jeune homme répondit : C’est moi. La voix dit alors : Cette maison ne peut abriter les deux ensemble. Et la porte resta close. Alors l’adorateur s’en alla dans la solitude, il jeûna et pria. Un an après, il revint et frappa de nouveau à la porte et la voix du Bien-Aimé demanda encore : Qui est là ? Et l’homme répondit : C’est toi ! Et la porte s’ouvrit. » (Apologue du Poète Djelaleddin Er-Rumi)
    « A l’interrogation de l’âme émerveillée, demandant « qui donc es-tu ? » à la jeune fille qui s’avance à l’entrée du Pont Chinvat et dont la beauté resplendit plus que toute autre beauté jamais entrevue au monde terrestre, elle répond : « Je suis ta propre Daênâ », – ce qui veut dire : je suis en personne la foi que tu as professée et celle qui te l’inspira, celle pour qui tu as répondu et celle qui te guidait, celle qui te réconfortait et celle qui maintenant te juge, car je suis en personne l’Image proposée à toi-même dès la naissance de ton être et l’Image voulue enfin par toi-même ; j’étais belle, tu m’as faite encore plus belle ». (Henry Corbin)
    « Quand j’atteignis le fond de moi, il n’y eut plus ni Toi ni moi ! » (Svâmi Gnânânanda)
    « Ainsi retourne au Dieu des origines de l’homme et le monde, dans l’accomplissement d’une Loi unique, dans l’Amour, qui, de tous les êtres fait un seul Être essentiel, une seule Nature immanente, une seule pensée vivante. » (Adèle Erath-Tissot)
    Les différents cultes qui ont passé sur la terre n’avaient pas d’autre but et obéissaient au même esprit. La connaissance de « Dieu » a été partout offerte comme le terme de la sagesse, sa ressemblance comme le comble de la perfection, et sa jouissance comme le suprême objet de tous les désirs.
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