lundi 26 janvier - par mat-hac

Éclairage d’un polytechnicien devenu théologien sur Dieu. avec Olivier Bonnassies

Dans cette conversation avec Olivier Bonassies, la discussion s’aventure sur un terrain délicat mais fondamental : la question de Dieu, de la cause première et des limites de ce que la science peut ou ne peut pas, expliquer.
L’échange commence par une interrogation très concrète : comment distinguer l’expérience spirituelle authentique de la projection, de la confusion ou du délire ? La question n’est pas posée pour ridiculiser la foi, mais pour rappeler que parler de Dieu exige à la fois rigueur, discernement et humilité.
Olivier Bonassies rappelle également que la science moderne n’est pas née en opposition à la foi, mais dans un contexte où le monde était perçu comme rationnel, ordonné, et donc digne d’être étudié. Observer la nature, c’était aussi chercher à comprendre une création cohérente, gouvernée par des lois.
Mais l’échange insiste sur une limite essentielle : à partir de la raison seule, qu’elle soit scientifique ou philosophique, on peut éventuellement conclure à l’existence de quelque chose. Aller plus loin — donner un visage, une intention, un sens suppose autre chose. Ce que les traditions religieuses appellent une révélation.
Sans chercher à imposer une croyance, cette conversation invite surtout à réfléchir aux frontières entre science, métaphysique et foi. À ce que chacune peut apporter. Et à ce qu’aucune ne peut, seule, prétendre épuiser.

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Un contenu destiné à celles et ceux qui acceptent de se confronter aux grandes questions, sans réponses simplistes, et qui considèrent que le mystère n’est pas un échec de la pensée, mais parfois son point de départ.

La raison peut-elle conduire jusqu’à Dieu ?

On entend souvent dire : « Dieu, ça ne se prouve pas, ça se croit. » C’est une formule séduisante, mais elle est incomplète.

Dans cet épisode, je propose une réflexion catholique et philosophique sur l’existence de Dieu. Je montre que croire n’est pas renoncer à la raison, mais au contraire aller jusqu’au bout de la raison.

À partir de l’enseignement de l’Église, du concile Vatican I et de la pensée de saint Thomas d’Aquin, j’explique comment la raison humaine peut remonter du monde visible jusqu’à Dieu invisible. Non par des preuves scientifiques ou mathématiques, mais par des raisonnements philosophiques enracinés dans l’expérience du réel. Le mouvement, la causalité, la contingence, l’ordre du monde : autant de chemins rationnels qui conduisent à reconnaître l’existence d’un Être premier, nécessaire et intelligent.

La foi ne remplace pas la raison : elle l’élève. Et la raison, loin de contredire la foi, la prépare et la purifie. Dire que Dieu existe n’est donc pas un saut dans l’irrationnel. C’est affirmer que le monde n’est pas absurde, qu’il a un sens, et que ce sens peut être cherché honnêtement par l’intelligence humaine.

L’abbé Matthieu Raffray reçoit Marguerite Stern, essayiste et connue pour son engagement féministe radical, puis pour sa rupture publique avec les idéologies militantes contemporaines.

Au fil de l’entretien, Marguerite Stern revient sur son parcours d’activiste, l’usage du corps comme outil politique, la radicalité de l’engagement, puis la désillusion progressive face à un militantisme devenu mécanique, idéologique et déconnecté du réel.

Elle évoque également la prison, le rapport concret au monde, la question de l’islam, la maternité, la responsabilité individuelle et la difficulté de penser hors des cadres imposés. Un chemin marqué non par une adhésion religieuse, mais par une exigence de vérité, de cohérence et de confrontation au réel.

Un échange sans posture, où l’expérience vécue prime sur les slogans, et où les certitudes idéologiques sont mises à l’épreuve des faits.



3 réactions


  • Étirév 26 janvier 10:03

    TOUTES CHOSES PARAISSENT SI SIMPLES À CELUI QUI NE CONNAÎT RIEN !

    Dans la première éclosion de la pensée humaine, l’homme jeta autour de lui un regard, étonné d’abord, puis interrogatif. Tout ce qui l’entourait était mystère ; il voyait partout des effets produits par des causes inconnues ; il apercevait planant par-dessus toute la nature, une force immense, une puissance qui semblait tout diriger, sa vie comme le reste.
    Les observations qu’il fit autour de lui pendant ces premiers jours de son histoire, durent être empreintes d’une grande précision, car lorsqu’il eut l’idée de définir, d’expliquer, de représenter cette puissance inconnue, il lui donna des attributs qui sont bien réellement ceux de la « Force » qui régit le monde cosmique et le monde organisé. Il avait donc tout aperçu, tout deviné ; à défaut de science il avait l’intuition. Dans toutes les mythologies de l’antiquité, ces derniers vestiges des conceptions primitives, nous voyons la Force personnifiée dans toutes ses manifestations ; chacune d’elles reçoit mille noms : on les appelle des Dieux. Les Dieux sont les principes qui gouvernent le monde.
    Or, quelle que soit la corruption apportée plus tard à l’idée que représente le mot « Dieu », on n’a jamais pu en changer la signification primitive. Dieu est toujours resté « un principe qui gouverne le monde ».
    Existe-t-il donc réellement un principe tout-puissant, qui soit à la fois l’origine et la cause de tous les phénomènes de la Nature, un principe qui donne et entretient la vie, un régulateur permanent qui soit si nécessaire et si évident que l’homme primitif, malgré son ignorance, le découvrit spontanément dans la Nature ?
    L’IDÉE DE DIEU DANS LA PHILOSOPHIE
    Science, Religion et Philosophie sont des mots qui prétendent tous les trois avoir la même signification ; tous trois veulent être l’expression de la vérité.
    Cependant une grande différence existe entre eux.
    La science affirme ; la Religion impose ; la philosophie cherche.
    Or, comme il n’y a qu’une vérité et qu’elle ne peut être que dans la science, qui affirme, pourquoi la chercher dans la philosophie ? Pourquoi les religions de l’antiquité qui imposaient ce que la science affirmait n’ont-elles pas suffi aux hommes ? Pourquoi ont-ils institué cette nouvelle méthode de recherche : la philosophie.
    Il faudrait, pour répondre à cette question, faire toute l’histoire de l’esprit humain, montrer comment l’homme, doué dans son enfance phylogénique d’un esprit droit et d’une raison juste qui lui permettaient de comprendre les lois de la Nature (qualités qui caractérisent encore son enfance ontogénique) perdit peu à peu ces facultés primitives ; il faudrait montrer, comment en s’enfonçant dans son évolution sexuelle, son esprit se troubla, comment il cessa, insensiblement, de comprendre le monde qui l’entourait, comment il perdit la science.
    Pendant que cette évolution décroissante de ses facultés s’accomplissait, son esprit inquiet de cette dégénérescence (dont il a une vague conscience dans sa vie actuelle, quoiqu’il la nie) cherchait à retrouver les connaissances primitives de ses aïeux. Cette science perdue existait en germe dans son esprit, c’était un lot de l’héritage ancestral, mais elle y était voilée. Il travailla à lui rendre une forme, un corps, à la formuler.
    Semblable à celui qui s’éveille après un rêve qui l’a vivement impressionné et qui fait des efforts de mémoire pour en ressaisir le fil qui lui échappe, ainsi, l’homme chercha à retrouver les vérités premières, mais sa raison perdait de jour en jour sa droiture primitive, et, comme c’est en elle, seulement, qu’il cherchait la cause des choses, il s’enfonçait de plus en plus dans les profondeurs d’une obscurité qui devait, pendant tant de siècles, tenir la place de la science.
    La philosophie n’a jamais été que l’expression de cette défaillance de l’esprit de l’homme, elle répond à un besoin qui s’est imposé en l’absence de la science, mais qui disparaît en face de la certitude, en face des faits démontrés.
    La philosophie a une autre faiblesse. C’est d’être exclusivement spéculative. Elle n’aspire à connaitre la vérité que pour le bonheur de la posséder, elle ne la traduit pas, dans le domaine des faits, en lois religieuses ou sociales pour guider l’humanité dans les nations. Or, la mission de la science est, au contraire, de rechercher la vérité pour l’appliquer à la vie matérielle et morale de l’homme, pour en tirer des règles de conduite. Elle est aussi active que la philosophie est passive.
    Examinons les formes principales que l’esprit inquiet des hommes a données à la spéculation philosophique depuis le jour où il a perdu la connaissance positive de la vérité.
    Examinons, d’abord, la valeur de la doctrine rationaliste, puisque tous les systèmes philosophiques reposent, directement ou indirectement, sur la raison de l’homme.

    « Il n’est pas surprenant que l’homme moderne, malgré sa science, soit plus moyenâgeux que l’homme du passé. Comme les dieux n’ont pas été remplacés par sa réalité moderne, l’homme est sans source et sans identité, limité à sa vie matérielle et la mort qui l’achève. » (Bernard de Montréal, La Genèse du réel)

    DIEU ?


    • Gollum Gollum 26 janvier 10:33

      @Étirév

      La philosophie n’a jamais été que l’expression de cette défaillance de l’esprit de l’homme, elle répond à un besoin qui s’est imposé en l’absence de la science, mais qui disparaît en face de la certitude, en face des faits démontrés.

      Comme les étoiles vertes ? smiley


  • Gollum Gollum 26 janvier 10:35

    Éclairage d’un polytechnicien

    Vouais ben je suis pas polytechnicien pourtant je me sens bien plus futé que ce gars y a pas photo...

    Comme quoi les diplômes...


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