Éclairage d’un polytechnicien devenu théologien sur Dieu. avec Olivier Bonnassies
Dans cette conversation avec Olivier Bonassies, la discussion s’aventure sur un terrain délicat mais fondamental : la question de Dieu, de la cause première et des limites de ce que la science peut ou ne peut pas, expliquer.
L’échange commence par une interrogation très concrète : comment distinguer l’expérience spirituelle authentique de la projection, de la confusion ou du délire ? La question n’est pas posée pour ridiculiser la foi, mais pour rappeler que parler de Dieu exige à la fois rigueur, discernement et humilité.
Olivier Bonassies rappelle également que la science moderne n’est pas née en opposition à la foi, mais dans un contexte où le monde était perçu comme rationnel, ordonné, et donc digne d’être étudié. Observer la nature, c’était aussi chercher à comprendre une création cohérente, gouvernée par des lois.
Mais l’échange insiste sur une limite essentielle : à partir de la raison seule, qu’elle soit scientifique ou philosophique, on peut éventuellement conclure à l’existence de quelque chose. Aller plus loin — donner un visage, une intention, un sens suppose autre chose. Ce que les traditions religieuses appellent une révélation.
Sans chercher à imposer une croyance, cette conversation invite surtout à réfléchir aux frontières entre science, métaphysique et foi. À ce que chacune peut apporter. Et à ce qu’aucune ne peut, seule, prétendre épuiser.
Un contenu destiné à celles et ceux qui acceptent de se confronter aux grandes questions, sans réponses simplistes, et qui considèrent que le mystère n’est pas un échec de la pensée, mais parfois son point de départ.
La raison peut-elle conduire jusqu’à Dieu ?
On entend souvent dire : « Dieu, ça ne se prouve pas, ça se croit. » C’est une formule séduisante, mais elle est incomplète.
Dans cet épisode, je propose une réflexion catholique et philosophique sur l’existence de Dieu. Je montre que croire n’est pas renoncer à la raison, mais au contraire aller jusqu’au bout de la raison.
À partir de l’enseignement de l’Église, du concile Vatican I et de la pensée de saint Thomas d’Aquin, j’explique comment la raison humaine peut remonter du monde visible jusqu’à Dieu invisible. Non par des preuves scientifiques ou mathématiques, mais par des raisonnements philosophiques enracinés dans l’expérience du réel. Le mouvement, la causalité, la contingence, l’ordre du monde : autant de chemins rationnels qui conduisent à reconnaître l’existence d’un Être premier, nécessaire et intelligent.
La foi ne remplace pas la raison : elle l’élève. Et la raison, loin de contredire la foi, la prépare et la purifie. Dire que Dieu existe n’est donc pas un saut dans l’irrationnel. C’est affirmer que le monde n’est pas absurde, qu’il a un sens, et que ce sens peut être cherché honnêtement par l’intelligence humaine.
L’abbé Matthieu Raffray reçoit Marguerite Stern, essayiste et connue pour son engagement féministe radical, puis pour sa rupture publique avec les idéologies militantes contemporaines.
Au fil de l’entretien, Marguerite Stern revient sur son parcours d’activiste, l’usage du corps comme outil politique, la radicalité de l’engagement, puis la désillusion progressive face à un militantisme devenu mécanique, idéologique et déconnecté du réel.
Elle évoque également la prison, le rapport concret au monde, la question de l’islam, la maternité, la responsabilité individuelle et la difficulté de penser hors des cadres imposés. Un chemin marqué non par une adhésion religieuse, mais par une exigence de vérité, de cohérence et de confrontation au réel.
Un échange sans posture, où l’expérience vécue prime sur les slogans, et où les certitudes idéologiques sont mises à l’épreuve des faits.


