Vache Elkabbach : sacrée ou enragée ? (« Les insulteurs »)
Enfant, on m'apprit le respect... de tout... de tous...
À respecter les vieux, les femmes enceintes, les uniformes et tout le reste.
J'avais dix ans et donnais quelques centimes de mon rare argent de poche aux mendiants infirmes que je croisais, par amitié et non par aumône honteuse pour nous deux, et leur remerciement n'avait rien de servile.
À respecter tout être vivant : pigeon, fourmi, araignée, et moi-même, au même titre.
À respecter les autres, quels qu'ils soient, même alors curieux, intrigué ou inquiet de leurs différences, sans jamais ressentir le moindre mépris ou le moindre sentiment injustifié d'une "supériorité" quelconque.
J'en remercie à jamais mes parents, qui m'ont appris que le respect préalable se devait, mais plus tard se devait d'être mérité.

