samedi 14 novembre - par mat-hac

En Arménie, l’opposition gronde : « Le pouvoir de ratifier un traité appartient au Parlement »

Le 11 novembre, des milliers de manifestants arméniens ont battu le pavé de la capitale arménienne Erevan dénonçant la signature par le Premier ministre d'un accord de cessez-le-feu avec l'Azerbaïdjan dans le conflit du Haut-Karabagh. Ils l’accusent de trahison et de capitulation dans la ratification d’un document « à mi-chemin entre le cessez-le-feu et un traité de paix ». Dix figures de l'opposition arménienne ont été arrêtées pour leur rôle présumé dans ces manifestations. Le chercheur en droit international public Philippe Kalfayan clarifie la situation.



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  • REMY Ronald REMY Ronald 16 novembre 14:06

    Le chercheur en droit international public Philippe Kalfayan explique avec des phrases compréhensibles et claires la situation juridique concernant le Haut Karbakh.

    Cependant, d’une manière toute aussi claire, on peut lui répondre que les frontières de l’Arménie n’ont pas été envahies par les forces Turco-Azéries.

    Pendant les six semaine qu’a duré cette invasion (sans que les USA et la France ne bouge bien que co-gérantes avec la Russie du "format de Minsk" chargé de ce dossier) Poutine et Erdogan ont scrupuleusement veillé au respect de cette frontière. Seuls les territoires juridiquement azéris sont concernés.

    Il en aurait été autrement si l’Arménie

    1°) avait aidé depuis 24 ans à l’organisation d’un référendum d’autodétermination en Artzakh, comme cela a été effectué en Crimée.

    2°) avait enclenché une procédure de rattachement de l’Artzakh à l’Arménie via un deuxième référendum. Depuis le dernier cessez-le-feu officiel avec l’Azerbaïjan en 1996, ils avaient eu tout le temps pour cela.

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    Mais le gouvernement arménien a visiblement mal géré ces deux indispensables démarches juridiques, comme il semble également avoir mal géré la défense militaire de l’ensemble du territoire qu’il occupait du manière visiblement insouciante (voir carte des zones envahies et des zones restantes qui doivent être abandonnées à l’Azerbaïdjan). Ils font maintenant douloureusement payer cette faillite de gestion à un peuple déjà martyr depuis des siècles.

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    Quant au seul et unique point juridique valablement soulevé par Philippe Kalfayan concernant le fonctionnement spectaculairement calamiteux du "format de Minsk", il faut s’en prendre en priorité à ses 3 membres tutélaires et non uniquement à la Russie :

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    Les USA (noyés dans une campagne électorale chaotique) et la France (dont le Ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, est le plus nul que nous ayons connu depuis le Munichois Daladier en 1938) ont laissé la Russie gérer toute seule pendant 6 semaines ce dossier que "nous" savions explosif depuis... 24 ans.

    (NB / Les "nous"... => ...étaient très peu nombreux en France, puisque ce dossier a été scandaleusement occulté, tant au niveau des médias que du Parlement).

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    Le responsable ministériel de cette catastrophique incurie Jean-yves Le Drian (à l’instar de notre brouillon Ministre de la Santé Olivier Véran

    ayant mal géré les masques, les tests, les oxigénateurs, le personnel médical, etc.) devra fatalement être écarté à titre...

    ...d’indispensable fusible présidentiels.


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