jeudi 9 janvier - par yoananda2

Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité - conférence d’Aurélien Barrau à la Madeleine

Comment dire ... si l'on en croit Aurélien Barrau (AB) et un grand nombre de scientifiques la situation actuelle est "plus que pire". Si le réchauffement est LA menace à moyen terme, l'éco-cide, le bio-cide est déjà en cours et n'a rien à voir avec lui, c'est simplement l'industrialisation, la course à la croissance qui en la cause de l'un comme de l'autre.

AB égrène les chiffres plus catastrophiques les uns que les autres. Il nous dit que les scientifiques sont désespérés. Le constat est sans appel. Que faire ?

AB annonce la couleur, ça va mal, très mal. C'est la fin du monde. Et il ne s'agit pas d'un hurluberlu qui vient vendre sa soupe eschatologique, c'est un scientifique, qui représente une grande partie de sa communauté, c'est la parole "officielle", celle de l'autorité intellectuelle de notre temps du moins.

Je sais qu'il y a des "sceptiques" ici, qui pensent qu'il s'agit peut-être d'un complot mondial. Libre à eux de penser ça, je n'essayerais pas de les détromper. Je vais simplement donner mon avis sur cette question.

Je pense que le réchauffement est bien réel, que la vie est bel est bien en train de disparaître, et que c'est maintenant visible à l'oeil nu. (plus d'insectes sur les pare brise, hivers de plus en plus bizarre, mega secheresse en californie, australie qui brûle, corail, etc...). Les scientifiques nous disent que les mesures sont pire que le pire des scénarios qu'ils avaient anticipé (donc oui, ils se trompent et l'admettent).

Mais ma manière de voir les choses est bien plus noire que celle d'AB et est plus radicale. Nous n'avons le choix que entre 2 options, je pense. Au début de la vie sur terre les cynobactéries sont devenues tellement nombreuses qu'elles ont changé le climat et l'atmosphère de l'époque. Ce sont elles qui ont fabriqué l'oxygène en grande quantité à partir du CO2 bien plus abondant à l'époque qu'il ne l'est maintenant, Mais le O2 est un poison pour elles, elles se sont tirés une balle dans le pied. Mais tout ça à permis, sur le long terme l'apparition de la vie telle que nous la connaissons et de "nous".

Il est fort possible que nous soyons en train de reproduire ce processus sous une autre forme. Les abeilles disparaissent ? qu'à cela ne tienne, on les remplacer par des mini drones pollénisateurs. La planète se réchauffe ? bah, on envera des satellites pour réfléchir la lumière du soleil et refoidir le sol. Plus assez d'eau pour faire pousser le riz ? osef, on va tripatouiller ses gènes pour le rendre résistant à la sécheresse. La géo-ingénierie, les modifications génétiques, les paliatifs cybernétiques, ce n'est pas différent de se faire poser une valve en plastique dans le coeur ou de prendre une tri-thérapie pour le cancer. C'est juste à plus grande échelle, mais la logique est exactement la même : un problème = un marché.

A moins d'un effondrement, l'alternative c'est la continuation de la terraformation de la planète pour ... les robots, les machines, skynet. C'est ce que nous faisons, 90% de notre temps de veille, nous artificialisons "tout". Quand on crée une route c'est pour que les voitures et camions puissent rouler dessus, pas pour que nous allions y faire des marathons. Quand on crée une monoculte sur des hectares, c'est pour qu'un tacteur puisse "collecter" les ressources biologiques tout seul.

Alors oui, pour l'instant, ça nous profite à nous, humains, du moins sur le plan quantitatif, on n'a jamais été aussi nombreux. Mais on n'a jamais été aussi aliéné non plus. Et je devine qu'à un moment donné, comme les cyanobactéries, la situation va s'inverser. Les machines ne vont plus avoir autant besoin de nous et d'une manière ou d'une autre la population humaine va diminuer.

Oui, je parle des machines comme si elles avaient une volonté propre, on pourrait me reprocher cet antrophomorophisme. Prennez le comme une réalité entropique ou comme une facilité de langage, peu importe. Les choses fonctionnent "comme si".

Donc barbarie ou transhumanisme, il semble que ce soit nos seuls choix. A moins d'un effort massif, intelligent et concerté de l'humanité entière. Ce n'est pas impossible, mais pour l'instant c'est mal engagé. La COP25 en témoigne.

Je pense que nous sommes, ça me fait bizarre de l'écrire, à l'instant le plus critique de toute l'histoire de l'humanité, même si ce n'est pas la première fois qu'on affronte une situation analogue. Au néolithique, on a perfectionné nos techniques de chasses jusqu'à faire disparaître la méga-faune presque entièrement, nous privant ainsi de la manne qui permettait la croissance démographique. Pour s'en sortir, on a inventé l'agriculture et l'élevage. Bon voila, 10 000 ans plus tard, retour à la case départ, mais en pire, sachant que la situation est plus difficile à résoudre, qu'il risque d'y avoir beaucoup plus de souffrance, et qu'on a pas mal dégénéré depuis l'époque (ou on était plus intelligent, et plus fort).

Mais théoriquement, c'est possible. Et c'est ce qu'essaye de faire AB, de présenter une issue au merdier.

Donc dans tous les cas, qu'on le veuille ou non il va falloir repenser notre relation à la technologie. A ce titre Ted Kazynski, un terroriste il est vrai, avec 160 de QI, a été plus que visionnaire dans son manifeste (qui n'aurait pas été connu sans ses bombes). Il est de plus en plus discuté, étudié.



30 réactions


  • paul Muad Dib 9 janvier 15:46

    Bien de mon avis, et bien que dire, et bien ceci pour moi est aussi intéressant qu’un cours d’histoire fausse, juste un avis bien sur, de plus il est dit que ce serait la parole officielle de la, oh ce mot fait mal, de la ....science officielle, , pour moi c’est direct poubelle, sans passer par la case : pourquoi ? il est des gestes simples qui sauve des vies , c’est juste un avis rien de plus..


  • Conférençovore Conférençovore 9 janvier 16:38

    Avant de parler de solutions, il faut dresser le diagnostic : Bihouix, Servigne, Barrau, Jancovici et quantités d’autres arrivent tous peu ou prou au même. Ils ne s’entendent pas nécessairement sur l’échéance de l’effondrement et encore moins sur sa forme ou ses conséquences très difficilement prévisibles mais sur son caractère inéluctable. A ceux-là on doit ajouter la quasi unanimité de la communauté scientifique quant à l’ampleur et la gravité de la situation de dégradation avancée de l’environnement.

    Partant de là, en principe, nous devrions collectivement mettre sur pause le développement, cesser d’urbaniser, dépolluer (une tâche monumentalement inhumaine), recréer les conditions de la vie en abandonnant l’agriculture actuelle, clouer les avions au sol, les cargos aux ports et nous ranger des voitures. Chacun sait qu’il n’en sera rien, à l’échelle de peuples accoutumés au confort comme à celui de ceux qui y aspirent. En conséquence, nous irons à brève échéance dans le mur.

    Comme Kasczinski (sans partager ses méthodes de terroriste), j’estime que cet effondrement est nécessaire. Notre espèce en croissance exponentielle a créé bien trop de destruction pour ne pas en payer elle-même le prix et être contrainte pour son propre salut et celui des autres d’opérer un changement de paradigme complet.

    Car au-delà du nombre (qui n’a jamais fait la qualité), le capital humain est-il de meilleure qualité en 2020 qu’il y a deux siècles ou deux millénaires ? Il y a deux paramètres qui peuvent donner une réponse, deux domaines typiquement humains : la science et les arts. La science a progressé de maniere spectaculaire mais effectivement, on s’aperçoit qu’une I.A. est 6 fois plus performante pour diagnostiquer un alzheimer qu’un spécialiste en gériatrie qui a fait 10 ans d’études. Là où il fallait des compétences et une expérience de pilotage poussée, un enfant de 8 ans peut faire atterrir un jumbo jet. Un ancien astronaute français expliquait il y a peu que nous n’avions pas évolué depuis des décennies pour ce qui est de la conquête spatiale. L’intelligence moyenne décline. Ce qui a explosé c’est la quantité d’abrutis, de tubes digestifs sur pattes. Nous sommes tous l’abruti de quelqu’un, bien entendu... et il ne s’agit pas simplement d’intelligence, juste du fait que pour avoir une empreinte sur le destin du monde il n’est désormais nul besoin de s’appeler De Vinci.

    Pour ce qui est des arts, le bilan est infiniment plus sombre : entre Beethoven et Bieber ou Booba, entre Hugo et Angot, entre Delacroix et Koons, nous assistons très clairement à une régression, un saut quantique dans le néant. Nos amis asiatiques, férus de notre musique classique et qui produisent de grands interprètes ne s’y trompent pas : le génie créatif humain européen d’antan n’est plus ou s’est perdu dans le n’importe quoi, ces délires de l’atonalité et du bruit à côté duquel le silence paraîtra toujours plus beau. Et il n’y a pas de roues de secours.

    Oui, c’était mieux avant (accent de Francis Cabrel) et je doute que l’on fera mieux sur le plan artistique que le 19ième, quel que soit l’art majeur considéré.

    Au niveau collectif, nos marges de manœuvre sont nulles. Au niveau individuel ou de quelques individus, on peut et on doit se préparer à encaisser le choc et garder à l’esprit que le cynisme des 1%, qui sont devenus les 1 pour un 1 million, est sans borne mais nous devons nous demander si nous ferions mieux qu’eux à leur place. Dans 99,99% des cas, je soutiens que non.

    Alors fasten your seat belt si ça peut vous rassurer mais le mieux encore est de ne pas embarquer...


    • yoananda2 9 janvier 22:01

      @Conférençovore
      je suis globalement d’accord avec tes propos sauf sur un point. Je ne commente pas les nombreux points ou l’on pense pareil.

      L’effondrement de la vie est en cours, donc il n’est pas ’évitable’. L’effondrement de notre civilisation (dont parlent Janco et les autres) lui est évitable, en tout cas potentiellement, par la technologie.
      Il est tout à fait plausible et même fort possible qu’on trouve, une nouvelle fois, une solution pour s’en sortir. On l’a déjà fait des dizaines de fois par le passé.
      Dernier en date ? le procédé Haber-Bosh qui permet de fixer l’azote atmosphérique pour en faire de l’engrais. Ben sans ça, alors, Malthus aurait eu raison. (Il a eu partiellement raison, ce fut les 1ere et 2ème guerres mondiales, mais on surmonté ce "cliquet malthusien").
      La, tous les jours il y a des annonces de découvertes dans les labos. La, aujourd’hui même on vient d’inventer une nouvelle manière de fabriquer des protéines, donc de la viande, à partir de "l’air" qui consomme beaucoup moins d’eau et d’énergie que de passer par un boeuf ou une chèvre. C’est peut-être un game changer. Et des annonces comme ça sur des percées, sur les batteries, le solaire, le newspace, la fusion, les nano matériaux, il y en a toutes les semaines.
      L’effondrement (civilisationnel) n’est pas DU TOUT certain, en tout cas pour moi.


    • Conférençovore Conférençovore 10 janvier 07:29

      @yoananda2 En effet nous ne sommes pas d’accord là-dessus. A mon sens les dégâts que nous avons déjà causé en termes de disparition de vie (pollutions, éradication d’espèces dans des proportions inédites, mort des sols...) et que nous continuons chaque jour de causer sans qu’il y ait le moindre infléchissement de la tendance, combinés à la raréfaction des ressources ne pourra pas être compensé par la technologie. Cette dernière permettra peut-être à une minorité de s’en sortir mais la majorité va devoir payer l’addition et elle sera très salée. Certains la payent déjà : les habitants d’Iles du Pacifique qui disparaissent, ceux des côtes africaines érodées et même européennes, ceux des zones côtières polluées de la Corne de l’Afrique, du golfe du Bengale, ceux qui vivent dans la ceinture du sahel qui s’arridifie avec l’assèchement progressif du lac Tchad, etc. Ce n’est que le début. Certaines de ces zones sont en plus déjà sur-peuplées, politiquement instables, en carences sur les infrastructures basiques (évacuation des eaux usées, irrigation, etc.). Actuellement les 3/4 des terres du monde sont considérées comme "dégradées" d’après plusieurs centres de recherche. D’ici 2050, on passera à 90%. Même en admettant que l’on trouve l’engrais miracle, il faudra des décennies avant que la vie des sols ne reprenne. Claude Bourguignon me semble tenir un discours sensé sur la question.

      Je vois l’effondrement comme la fin indispensable d’un modèle parce qu’il n’a pas de sens : la croissance ne peut être infinie dans un espace fini. Tu parles de nouveaux engrais en cours de développement, de découvertes quotidiennes... admettons, mais je préfère regarder le durable et l’efficience avérée que d’hypothétiques solutions, qui, de toutes façons mettront probablement trop de temps à se mettre en oeuvre, et là il n’y a pas photo : c’est la perma, une approche globale de la question qui englobe le minéral, végétal, animal, la terre et l’air. Quantités d’expériences démontrent que cela fonctionne avec en plus de hauts rendements. A l’échelle d’un pays, le cas cubain démontre que c’est ce vers quoi il faut tendre. Mais le problème majeur auquel nous faisons déjà face est qu’à moins d’y être contraint (par la coercition et/ou le cours des événements), très peu de personnes souhaitent ce changement. Ils comprennent bien qu’il y a un soucis mais nous fonctionnons tous selon le principe "loin des yeux, loin du coeur". La plupart voient le changement comme une régression, un recul de la civilisation, de leur qualité de vie (quand bien même celle-ci se dégrade malgré tout).

      Alors c’est tres certainement par la force des choses, et probablement en passant par une phase de chaos dans les pays développés, qu’il pourra survenir. Tant que le chaos ne nous concerne pas directement, en réalité on s’en fout, y compris des signes avant-coureurs.


    • yoananda2 10 janvier 08:50

      @Conférençovore
      si tu te focalise sur les "dégâts" oui, ils sont gigantesques. Mais c’est un poil plus compliqué. Oui la vie sauvage se fait ravager. Mais "la vie" tout court non, on remplace les animaux sauvages par des vaches, des lapins, des poules, des cochons, en gros, des "semi-animaux", domestiqués. La "biomasse" elle se porte bien jusqu’ici. C’est pareil (et depuis longtemps) avec les plantes. On artificialise tout. Mais artificialiser ce n’est pas que bétonner. Il n’y a plus de forêts primaires en europe. Plus aucune. Pourtant des forêts il y en a des tonnes. C’est juste qu’elles ont toutes été "plantées" ou "aménagées" par l’homme, et la encore, depuis très longtemps (des siècles). Et ça ne pose pas plus de problèmes que ça parce que la vie s’adapte d’une manière ou d’une autre.
      Alors, attention, je ne dis pas qu’on n’est pas dans une époque particulière et que tout va bien, loin s’en faut. Je dis juste que ce qui se passe aujourd’hui, ça fait des millénaires qu’on le prépare, et je dis que ce n’est pas la première fois qu’on est face à un "cliquet malthusien" et que peut-être, encore une fois, on parviendra à le surmonter.
      C’est pour ça que je surveille de près les innovations, parce que j’essaye de savoir si "c’est foutu" ou si encore une fois on va sortir un atout de notre manche.
      Le procédé "haber-bosh" avant qu’il ne soit inventé, je pense que ça ne coulait pas de source qu’il allait être inventé en 1909, et en 1908 il aurait été très légitime d’avoir les même inquiétudes sur l’avenir de l’humanité que celles que nous avons aujourd’hui.
      Mais tu as le droit de croire le contraire. Moi je suis à 50/50 sur les probabilité d’effondrement (il est en cours) ou de rebond.


  • Julot_Fr 9 janvier 18:51

    Dans le cas AB, scientifick = pute de riches. La seule urgence est de stopper notre mise en esclavage progressive par les financiers et leurs bank centrales


  • julien58 julien58 9 janvier 21:36

    D’accord avec les constats, pas avec les solutions. Barrau est à côté de la plaque, comme nombre de scientifiques :

    https://diacritik.com/2019/06/03/non-la-demographie-nest-pas-la-cause-cardinale-du-desastre-ecologique/

    Qu’il relise les préconisations du club de Rome.


    • yoananda2 9 janvier 21:54

      @julien58
      oui tout à fait. La chaîne de AB est fermée aux commentaires, mais sur une autre chaîne ou il faisait sensiblement le même discours, j’ai écrit pour expliquer que rejeter la solution démographique était une erreur.
      J’ai dit en substance :
      1/ ce serait se tirer une balle dans le pieds, s’il y a urgence, il faut TOUT tenter
      2/ l’immigration d’africains en europe, ce qui consiste à élever leur niveau de vie artificiellement est anti-écologique. Si l’Europe se contentait de sa (dé)natalité alors son impact environnemental diminuerait mécaniquement, même si la consommation augmentait encore (mais ça n’empêche pas de la faire diminuer AUSSI).
      La démographie est UNE cause, avec le progrès technique, et avec l’industrialisation. Que ça soit la cause "cardinale" ou pas, on s’en fou.

      Parce que sinon l’alternative c’est quoi ? être toujours plus nombreux et globalement plus pauvre donc relativement encore plus pauvre (si le gateau diminue et qu’on est plus nombreux à le partager alors forcément on en aura doublement moins) ? beau programme ...

      Bien sûr la démographie ça concerne aussi l’Inde et la Chine mais pour l’instant eux semblent avoir entamé leur transition alors que ce n’est pas le cas de l’Afrique, et que, ça aurait déjà du être le cas selon les prévisions. Comme il y a le tabou du QI les anticipations se sont avérées fausses, sinon ils auraient compris que la transition n’était pas forcée d’arriver partout. Maintenant on a même des études qui envisagent que la transition serait réversible ...

      Bref, la question démographique, on ne peut pas faire l’impasse sous prétexte que ceci ou cela. Et je ne parle pas de refaire nos colons et d’aller imposer des quotas chez les autres. Je parle déjà pour nous. On est une des régions les plus densément peuplées de la planète et on est l’une des plus riche, donc en gros, on est LA région qui consume le plus de kWh par ha, de loin, de la planète (même si les US consomment plus par tête de pipe, c’est un continent "vide"). Nous, européens, on ne peut pas, je le redis, faire l’impasse sur cette question.
      AB se goure complètement la dessus, à mon sens.


    • yoananda2 9 janvier 22:37

      @yoananda2
      j’ajoute que si l’utilisation des ressources est exponentielle (comme il le dit) alors pourquoi exclure la démographie qui est AUSSI exponentielle ... de l’équation. La, on sent poindre un biais idéologique "pas taper sur les plus faible" ... oui l’afrique est faible économiquement et militairement, mais forte démographiquement. Et ce n’est pas un "non facteur" la démographique. La preuve par l’Europe ... !


    • yoananda2 9 janvier 22:39

      @yoananda2
      il ajoute qu’il est probable que la démographie se stabilise en 2050 : pas selon les dernières prédictions ... et précisément à cause de l’explosion en afrique. Les anticipations ont changé récemment à cause de l’absence de transition démographique en afrique. On prévoit plutôt une hausse constante jusqu’en 2100 au moins vers 11 miyards et à cette époque la moitié des gosses de la planète seront sub-saharien. C’est quand même pas rien.


    • yoananda2 10 janvier 09:29

      @yoananda2
      dernier point sur la démographie, il dit que la manière douce pour la stabiliser c’est la sécu/chomage/retraite (et le planning familial mais soit).
      Oui c’est vrai mais ça suppose un gros surplus de production pour payer tout ça, et ça suppose des gens qui vivent plus longtemps et qui donc vont consommer plus.
      Je ne dis pas que je suis contre, mais je dis que si on ne couple pas ça avec une gestion de la démographie, on aggrave le problème, au moins temporairement.

      Bref, sur la démographie, il est nul et est à la limite du sophisme. Je crois qu’il n’a pas vraiment étudié la question à fond et se contente d’idées reçus et de réflexions qui ont l’air "bien" avec un minimum de données derrière. C’est la recette pour une catastrophe.
      Peut-être qu’il fait pareil sur les autres "solutions" ... c’est plus difficile à dire, il ne fait qu’évoquer des pistes.


  • Heimskringla2 Heimskringla2 9 janvier 22:10

    Il m’angoisse. 


  • medialter medialter 10 janvier 12:37

    AB fait partie des chantres de cette nouvelle "science" nommée collapsologie, mise en place par le NOM pour placer les poupoulaces sous un futur joug totalitaire et coercitif infiniment plus restrictif que les règlementations actuelles, à l’image d’Attali qui exhibait l’ombre du croquemitaine systémique à l’époque des subprimes pour imposer le même et éternel effort unilatéral aux armées de Christian

    *

    Et ils ont beau jeu, ces chantres, parce que les problèmes évoqués sont incontestables. Mais ils me font penser à Asselineau, des mecs érudits, qui n’ont pas l’excuse de l’ignorance, mais qui vont subtilement éviter le fond du problème. C’est là où l’escroc Barrau, àl’instar d’un Attali, d’un Jancovici, d’un Bihouix, intervient dans sa magistrale fourberie. "On connait les causes", dit AB avec fierté

    *

    Alors pourquoi, petit enfoiré, tu ne les exposes pas en détails, Monsieur le maître de la précision astrophysique ? Pourquoi tu ne cites pas dans les détails les lobbys responsables de toute cette merde ? Et les organisations supra-nationales qui pompent tout le flouze de ce bizz astronomique, c’est le cas de le dire ? Mr AB, rappelle moi qui finance le steak que tu bouffes tous les jours, si ce n’est le politique, aux ordres des organisations que tu oublies soigneusement de mentionner, et qui sont, elles, les vraies responsables de ces crapuleries ?


    • yoananda2 10 janvier 13:10

      @medialter

      qui sont, elles, les vraies responsables de ces crapuleries ?

      ben c’est moi. Chaque fois que je vais à la pompe faire mon plein, chaque fois que je vais au super marché acheter leurs merdes, en ce moment même en te répondant sur l’une de leurs pire création (le net).

      Mais je suis pas tout seul. Y aussi ma cousine qui prends l’avion 2 ou 3 X par an pour aller se dorer la pilule à l’autre bout du monde.

      J’ai essayé le respirianisme de Jasmuheen pour ne plus rien bouffer. Le tumo tibétain pour me chauffer. La téléportation mahometane pour éviter l’avion. Et la télépathie raélienne. Mais j’ai pas réussi.


    • medialter medialter 10 janvier 14:59

      @yoananda2
      Ce dont tu me parles correspond à un modèle de société promu par les lobbies en question et leurs valets, les politiques. Quand tu fais ton plein, par tranche de 10€, tu files 2,50€ au cartels pétroliers et 6€ à l’état (argent qu’il va utiliser pour te la mettre profond dans d’autres domaines). J’appelle pas ça de la consommation, j’appelle ça du racket (de la même manière que le travail est hyper-surtaxé de part son fondement vital). Donc c’est pas moi, ni toi, le pb, qui avons besoin de notre caisse pour bouger et répondre aux exigences du système en question, ce sont les organisations supra-nationales en amont et nationales en aval qui promeuvent ce modèle pour s’engraisser sur notre pomme. C’est dans cette hypocrisie que réside la fourberie du discours. Ensuite, la pollution due aux transports individuels reste dérisoire en regard de la pollution industrielle, rien que par ex pour le frêt maritime, un porte-conteneurs produirait autant d’oxydes de soufre qu’un million de voitures environ, pour ne prendre que cet exemple.
      *
      J’ai rien contre la refonte d’un modèle de société, à condition que ça ne soit pas encore exclusivement les mêmes qui se serrent la ceinture, ce qui hélas se profile avec ces nouveaux discours pseudo-écolos et collapsistes. Quand l’intégralité de l’équation sera mise à plat en toute transparence, quand on mettra à jour cette immense pompe à fric dont les discours collapsogues oublient de parler, on partira sur des bases saines. En attendant, le blabla des pompiers pyromanes, c’est juste bon pour les noobs


    • yoananda2 10 janvier 15:15

      @medialter

      Ce dont tu me parles correspond à un modèle de société promu par les lobbies en question et leurs valets, les politiques.

      d’accord avec toi, du moins en partie. C’est vrai que 1/ il y a une forme de racket et 2/ on n’a pas vraiment le choix que de consommer.

      Ceci dit, c’est à la vu et au su de tous : si on parle du point de vue systémique, oui, cet argent sert à maintenir, améliorer, étendre "le système" en question. Parce que le système en question nous apporte (ça peut se discuter mais c’est l’opinion générale) des "bienfaits" : augmentation de l’espérance de vie à la naissance, meilleure nutrition, meilleure protection (jusqu’ici) contre les aléas de la nature, et surtout puissance (des super armes), le surplus est utilisé pour faire plein de nouvelles découverte, la science avance comme jamais. C’est à ce système qu’on doit internet, et la, ici et maintenant, toi et moi, rien ne nous oblige à l’utiliser.

      La nuance que j’apporte c’est que je parle du système, c’est bien le système selon moi la cause, et non pas telle ou telle catégorie de personnes. Alors tu vas me dire que ce système à des promoteurs, des profiteurs et des défenseurs et que ces personnes la ont plus de responsabilité que d’autres. Peut-être. Pour moi c’est un problème d’entropie tout ça, de lois de la physique, alors forcément ...

      Je suis totalement d’accord avec toi en revanche sur le fait que les collapso oublient soigneusement d’aborder ces questions (celle de "qui" fabrique ce système et de "pourquoi" elles le fabriquent).


    • medialter medialter 10 janvier 15:52

      @yoananda2
      "Parce que le système en question nous apporte (ça peut se discuter mais c’est l’opinion générale) des "bienfaits" : augmentation de l’espérance de vie à la naissance, meilleure nutrition, meilleure protection (jusqu’ici) contre les aléas de la nature, et surtout puissance (des super armes), le surplus est utilisé pour faire plein de nouvelles découverte, la science avance comme jamais"
      *
      Ca, c’est le discours profane, mais j’ai cru comprendre que tu avais un niveau de conscience qui avait dépassé ce stade. Alors je vais un peu sortir du cadre de ce débat. Meilleure espérance de vie, protection contre les aléas de la nature ... Hum, tu sais très bien qu’au contraire, le lobby pharmaco-industriel a pour objectif de rendre la populace complètement dépendante de leur joug. L’idéal de santé, c’est l’indépendance absolu par rapport aux médocs, ce qui nécessite justement des modalités existentielles très éloignées des nécessités imposées par le système. Quant à la "meilleure nutrition" Hum ... Hum ... Hum ... on mangeait infiniment mieux il y a un siècle. Enfin la science, moais, j’ai rien contre, mais pas au prix du néant métaphysique. Métaphysique qui est l’unique salut. Donc si je fais le bilan, On a absolument tout perdu. Là, Qiro a raison, encore que j’estime que c’est pire que ce qu’il pense.
      *
      Ca ne m’empêche pas d’être plutôt d’accord avec toi sur le futur qu’avec Qiro. Je ne vois pas d’effondrement. Ce qui va arriver, c’est une société à la Blade Runner 2048, une caste de 1% bénéficiant de la pointe technologique, et la caste des 99%, des intouchables, à qui on aura tellement serré la ceinture (les discours collapsologues aidant) qu’ils se retrouveront avec moins que les fondamentaux vitaux, une sorte de retour au moyen-âge, où même le moyen-âge pourra paraître comme nettement plus enviable. Tout ça se met tranquillement en place, ça durera quelques décennies, les jeunesses successives n’y verront que du feu, je vois bien aujourd’hui que des choses que je trouve complètement scandaleuses, eux, ils trouvent ça normal.


    • yoananda2 10 janvier 16:33

      @medialter

      Ca, c’est le discours profane

      en effet. Mais bon si on peut plus jouer l’avocat du diable aussi ! smiley

      J’ai écrit (sur mon ancien blog) tout un tas de critiques sur le système médical. Tu aurais apprécié.

      Métaphysique qui est l’unique salut.

      ouaip.

      une caste de 1% bénéficiant de la pointe technologique, et la caste des 99%, des intouchables

      hum alors la, je te dépasse en "piritude" parce que selon moi ça sera pire encore que ça. Deux castes ou plus (à la meilleur des mondes), je ne sais pas, mais schématiquement, on aura une caste d’humain domestiqués produits en usine. On y va tranquillement avec le discours transhumaniste et les "progrès" médicaux (uterus artificiel, fécondation in vitro, diagnostique pré-implantatoire, thérapie génique, médecine régénérative, et tous les autres domaines en pleine explosion dans la silicon valley), sans parler des cyborg, humains augmentés (moi je considère que les nanas d’hollywood siliconées ne sont que des pré-curseurs). Est-ce qu’il y aura une caste d’humains "privilégiés" (mais tout autant artificialisés que les autres) ? oui. Est-ce qu’il y aura des réserves de sauvages/barbares qui font encore du sexe à l’ancienne ... peut-être et parmi ceux la, une minorité (comme aujourd’hui) qui pratiquent la sexualité sacrée.

      Donc moi je vois plutôt une fusion progressive de l’humain avec la machine et la fabrication en usine d’humains. Ouai, vu depuis aujourd’hui ça semble impensable. Mais ... vu comment de génération en génération on s’habitue à l’artificiel et vu comment on cède tout sur l’autel du progrès médical, et vu comment le capitalisme met la pression sociale, je n’ai pas trop de doutes en la matière.

      Autant te dire que la métaphysique pour cette future espèce d’humain, j’y crois pas trop. Ché pas ce que fou le big boss à laisser faire des trucs pareils, mais bon ... il a ses raisons.

      Si tu n’a pas vu je te conseille les dernieres (1 et 2) de Dirty Biology qu’a fait un bon boulot de synthèse.


    • CoolDude 10 janvier 20:23

      @medialter

      Quand tu fais ton plein, par tranche de 10€, tu files 2,50€ au cartels pétroliers et 6€ à l’état (argent qu’il va utiliser pour te la mettre profond dans d’autres domaines).

      Sécuriser l’approvisionnement en Pétrole sur l’ensemble du territoire Français, etc... a un cout, et ceci est gérer par l’État.

      La guerre éclair en Libye pour protéger les infrastructures, les investissement de Totale par exemple, ce n’est pas gratuit.


    • medialter medialter 10 janvier 21:24

      @yoananda2
      Excellent, j’adore smiley


    • yoananda2 11 janvier 10:31

      @medialter
      tu lis l’angliche ?
      https://www.zerohedge.com/health/segway-makes-self-balancing-stroller-fat-americans
      tu vois, on a l’exemple typique de ce qui pourrait se passer qui se passe déjà. La "boule" américaine est parfaite en homme "artificialisé" car il est totalement captif de la machine pour sa survie immédiate. Il mange de l’artificiel. Il est en cours de fusion avec la machine, que ce soit par des prothèses externes quand il est jeune ou plus interne pour survivre aux différents soucis de santés qui surviendront.

      Même si c’est abusif d’anthropomorphiser, ça fonctionne bien de penser ainsi et de donner une volonté propre aux machine.
      C’est comme si les machines "complotaient" pour filer de la merde a bouffer aux humains avec comme objectif de les rendre malade, et qu’il se démènent pour trouver des solutions "techniques" qui leur font fabriquer plus de machines, plus perfectionnées, qui en retour vont les dénaturer encore plus, ce qui obligera les humains ensuite à inventer de nouvelles machines pour résoudre les problèmes causées par les précédentes, etc...

      Et oui, je te rejoint, la seule manière de sortir de ce cercle vicieux, c’est la métaphysique, ceci dit, une partie de l’humanité semble irrémédiablement attiré par ce techno-gouffre, entraînant derrière elle le reste. Est-ce que ceux qui font le chemin inverse pourront lutter contre cette "gravité" indéfiniment ? je ne sais pas. Jusqu’à présent, disons que c’était relativement faisable, mais la, les générations qui arrivent sont déjà tellement polluée de toutes sortes de merde du foetus dans le ventre de la mère bourré de plastiques perturbateurs endocriniens, en passant par l’enfance pluggée à des écrans, et l’adolescence dans la machine à propagande de l’ednat, puis à l’age adulte dans le système économico-capitaliste du salariat/mariage/sécu/retraite/congé payé/vote/prison (package prison à ciel ouvert ou prison tout court). Chaque couche consolide la précédente.

      Difficile de sortir de cette merde.

      Pour l’instant, je le formule ainsi. A titre individuel, mais ça serait mieux si dépassait ce cadre : il nous faut retrouver le mandat du ciel.


    • Conférençovore Conférençovore 11 janvier 12:07

      @yoananda2 "Est-ce que ceux qui font le chemin inverse pourront lutter contre cette "gravité" indéfiniment ? je ne sais pas."

      Vivant à la campagne, je trouve qu’il y a quand même un sursaut. Il s’explique assez paradoxalement par le désenclavement de celle-ci (numérique notamment). Il y a quelques décennies, les campagnes étaient isolées. A part les notables, les gens sortaient peu du pays (le village) vivant selon les aléas du temps et en conformité avec les cycles cosmiques.

      Les temps ont changé mais les gens peuvent désormais aussi comparer : ils travaillent parfois à la ville, vont à l’hôpital, à l’hypermarché, voyagent même un peu. La jeunesse n’y est pas épargnée par le modernisme mais elle est indéniablement plus saine, moins matrixée bien que le marché les ait tout autant dans le viseur dès la prime enfance. La fracture s’opère souvent dés le collège et s’aggrave considérablement au lycée, généralement dans des villes plus importantes. Le conformisme des jeunes y est assez inquiétant. Rien ne dépasse : mêmes attitudes, même consommation uniforme d’écrans. Nous avons échappé à cela mais eux n’ont guère le choix : pour s’intégrer il faut être sur "Insta", exposer, montrer qui l’on est, ce que l’on fait, like et hait.

      Il existe également une partie des générations x et y qui en reviennent de cette modernité. Il n’y a aucun hasard au fait que le plus important mouvement social depuis 95 (ou 68) soit parti de ces territoires, sans le fatras des idéologies, sans tous ces politocards croque-morts des espérances (au moins les premières semaines...).

      Impossible de dire si nous formerons une masse critique pour résister au rouleau-compresseur transhumaniste, mais il y a des raisons d’espérer qu’un peu partout, une partie de la population échappe, au moins en partie, à l’aliénation complète, à la servitude volontaire. Chassez le naturel...

      Retrouver "le mandat du ciel" est une façon intéressante de désigner l’impératif, j’aurais plutôt dit "des quatre éléments en général" mais je partage l’idée et pense qu’au moins de manière résiduelle, on parviendra à ne pas tout perdre (car tout n’est pas déjà perdu... medialter est excessif, comme dab smiley )


    • yoananda2 11 janvier 12:27

      @Conférençovore
      Oui, c’est un bon point que tu soulèves. Je décris la mécanique générale et une potentialité, mais il peut y avoir des nuances.

      Dans le "meilleur des mondes" il y a des réserves pour les sauvages. Les USA ont des réserves pour les indigènes.

      Je constate aussi un "mouvement" chez certains jeunes, notamment poussés par les questionnements écolo, de "des-alienation" mais aussi de fuite des villes (qui sont devenu en exagérant certes des égorgeoirs hallal à ciel ouvert et des pompes à taxes et loyers). Il y a un esprit différent qui plane, du moins dans certaine campagnes et des gens qui cherchent, qui agissent, s’organisent.
      Mais la mega-machine est vorace. Elle ne laisse quasi aucune zone sans aspirer toutes les ressources disponibles. Donc, même si des gens essayent de s’échapper, ils n’ont que 2 choix : aller dans des zones ou il n’y a plus rien, ou travailler localement pour la machine, à extraire les maigres ressources restantes.
      Il y a, pour être exhaustif, une petite frange qui vit "au dessus" de la machine, qui n’est pas broyée par elle, qui l’utilises sans perdre sa liberté, sans que sa conscience ne s’enfonce dans la matière.
      Les GJ sont aussi un "bon" (relativement) signe, mais avant que Medialter n’explose de rire, il faut que j’explique :
      a la base des GJ veulent juste être tondus un peu moins souvent, mais sont très content au final d’être des moutons. Donc, pas d’espoir à avoir de ce coté la. Mais, à force de LBD, je pense que quelque chose d’autre est (peut-être) en train d’émerger, et qu’ils se disent que finalement, peut-être qu’être loup ce n’est pas si mal. On verra. Pour l’instant je ne sais pas dire, mais je pense que oui, une partie des GJ ont compris que l’état n’est pas leur ami, contrairement à ce qu’ils croyaient.

      Est-ce qu’il y aura une masse critique ? du point de vue "global" non, je n’y crois absolument pas. Mais localement, dans certains lieux, ça me semble possible, en effet.

      Pourquoi je parle de "mandat du ciel" et pas des "4 éléments" : parce que le "ciel" désigne la sphère de la conscience, de l’immatériel, alors que les 4 éléments sont associés à la matière, ils ne donnent pas de mandat, et ils ne peuvent pas nous aider, c’est à nous de les maîtriser. Le ciel en revanche est le seul qui dispose des réponses et des solutions. Du moins du point de vue symbolique.


    • medialter medialter 11 janvier 17:19

      @Conférençovore
      "mais elle est indéniablement plus saine, moins matrixée bien que le marché les ait tout autant dans le viseur dès la prime enfance"
      *
      Je pense pas, j’ai beaucoup cotoyé ce petit monde jusqu’il y a peu, j’ai constaté que si elle ne sombre pas dans le consumérisme et le transhumanisme, elle se la joue spirituelle, mais version nouillage. Cad qu’elle est re-captée par la matrice, par l’autre versant. C’est là toute la puissance du mondialisme, avoir su inventer une religion pour récupérer les fuyards. Cette tendance n’est pas nouvelle, elle a déjà été dénoncée par Evola il y a longtemps, et ceux-là sont à mon avis les pires, à niveller une pseudo-spiritualité par le bas. Le fait d’être à la cambrousse n’y change rien, c’est le miroir aux alouettes, un pis-aller où t’es quand même dans l’obligation d’être connecté, donc à portée de formatage, à moins de vouloir vivre en ermite, mais ça, c’est pas possible en France, parce que t’es rattrapé partout.
      *
      "medialter est excessif, comme dab"
      *
      Non, réaliste pour la masse, qui n’aura de toutes manières que ce qui est conforme à sa nature. Pour une petite frange, je suis plutôt optimiste, cette plongée dans les enfers va raviver chez certains une flamme en veille et inexploitée, qui va activer les ressources fondamentales que personne n’utilise jamais. J’en ai déjà vu, et en voit encore qq uns sur ce forum, la proportion est infime, somme toute fort logiquement, puisqu’il s’agit de processus ultra-élitistes


    • yoananda2 11 janvier 19:15

      @medialter

      mais version nouillage. Cad qu’elle est re-captée par la matrice

      malheureusement oui. J’ai pas mal cottoyé ce milieu de la spiritualité McDo ou l’on devient chaman en un WE de stage tantrique du commandeur Ashtar.

      Dans le fond, il y a une intuition "vraie" de recherche de spiritualité en dehors du clergé discrédité, mais dans la pratique, c’est du consumérisme, du "je suis un grand maître" parce qu’on eu la tête qui tourne lors d’une séance de reiki quantique channelisé de la grande pyramide.

      Beaucoup cherchent une "alternative" au système, ne veulent plus être conseillé bancaire, technicien de surface et essayent de gagner leur vie dans ce nouveau milieu mais se retrouvent à devoir faire des compromissions pour bouffer.

      C’est un poil plus sain à la cambrouse, et, il y a des "ermites" (peu c’est vrai) ici ou la et des gens sincères. Mais je suis assez d’accord avec Medialter aussi.

      "medialter est excessif, comme dab"

      Je ne crois pas. Il est juste rendu "plus loin".

      J’espère quand même face au merdier qui devient de plus en plus évident et flagrant que certaines personnes se diront "c’en est assez" et qu’elles essayeront vraiment autre chose et que quelque chose pourra être sauvegardé.


  • crow crow 11 janvier 08:37

    Perso, je comprends que l’on puisse ne pas aimer le personnage, sa "sècheresse" physique et verbale ajoutée à son appui scientifique, lui confèrent un comportement autoritaire de "maître la morale arrogant" certainement inadapté, mais l’essentiel est d’entendre le discours annonçant un changement de paradigme imminent et y réfléchir pour s’y préparer.

    Si la pollution est en partie responsable du réchauffement climatique, le phénomène n’en est pas moins d’échelle humaine, les "super" responsables seront peut-être punis ou non mais la nature reprend ses droits, elle forcera les migrations sur tout le globe et chamboulera l’écosystème barbare à bout de souffle pour le remplacer par une organisation humaine que je ne souhaite pas mais prenant la voie du cheptel vif facilement gérable. Je suppose d’ailleurs, avec force même, que l’appauvrissement social violent subit par l’Europe est un avertissement à but d’asservissement au système rationnel qui se prépare, plus de survivalistes dans le monde de la jungle ?... oui, Capri c’est bien fini ! ... les résistants au monde de demain vont avoir du mal à éviter la sécheresse.


  • Zip_N 12 janvier 14:05

    Il dit a 30m30 que la réponse au problème est politique, dès lors lui en tant que scientifique il ne peut rien faire pour améliorer la situation, il a seulement le regard (il touche avec les yeux) ; se tire une balle dans le pied et perd sa crédibilité. Il a aucun plan d’action scientifique et mathématique. Son discours traduit que le plus grand défi de l’humanité est la diversité de la poésie.

    L’Australie qui brûle est un bon exemple des menaces et conséquences sous évaluées et mal étudiées. Pour des avions bombardiers ils trouvent l’argent alors que pour bombarder avec de l’eau comme par hasard les caisses sont vide, les officiers et généraux de la préservation des espèces sont absent, l’espérance de vie part en fumée.


  • Zip_N 13 janvier 14:26

    Il dit que la réponse à la question est politique et les autres qui veulent s’y prêter (techniciens et scientifiques) sont des imposteurs. C’est pour ça qu’il exprime pas la ou les solutions aux problèmes, cela lui permet de marcher en équilibre sur un seul pied. Technique et science c’est la méthode utilisée par la politique, il y a pas d’autre méthode connue. La politique à pas un chapeau magique de solution si c’est ce qu’il pense. La technique est un mécanisme scientifique d’automatisme et de stratégie d’optimisation indispensable au développement et protection de l’environnement.

    La question est comment sont les conditions et périmètre du pire scénario (celui a éviter) et comment réunir les conditions d’un périmètre du meilleur scénario celui à cheminer : revenir avant les erreurs est presque impossible.


    • yoananda2 13 janvier 15:42

      @Zip_N

      La question est comment sont les conditions et périmètre du pire scénario (celui a éviter) et comment réunir les conditions d’un périmètre du meilleur scénario celui à cheminer : revenir avant les erreurs est presque impossible.

      Ce qui nous sépare aujourd’hui de l’ère glacière c’est 5°C (en moyenne). Mais, depuis des millions d’années le cycle d’ères chaude/glacière se fait dans un tunnel. Si on sort de ce tunnel, c’est terrae incognitae, plus ou moins.

      Selon les modèles (il y a encore aujourd’hui de grosses incertitudes sur le rôle des nuages) on pourrait aller jusqu’à +18°C au total entre les différents mécanismes. Sachant que grosso modo pour 1°C de plus de température moyenne, comme c’est l’océan qui absorbe le plus, c’est +2° sur les terres et +4° aux poles (qui se réchauffement plus vite que les équateurs). Donc +18° ça pourrait très bien donner du +30° ou +40° en europe par exemple. Au dela de 45°C de température (ça dépends du taux d’humidité : plus l’air est saturé d’humidité, moins on peut transpirer et donc moins on supporte la chaleur) le corps des animaux "tempérés" n’est plus viable (d’ou le fait que la climatisation à un rôle majeur dans l’industrialisation de certains pays chauds). La température moyenne de surface actuelle est de 15°C. Si tu rajoutes +30 ou +40, de très grandes parties de la planète ne seront tout simplement plus viables pour l’homme (à moins d’inventer des superclims ou des villes sous dome ou je ne sais quoi), et pas que pour l’homme. Impossible d’élever des animaux en plein air.

      La vie ne disparaîtra pas complètement, les cafards, scorpions et bactéries survivront et même pourraient proliférer, mais, dans l’absolu, ça va faire mal, très mal.

      On estime généralement que +4° c’est la fin de la civilisation et au dela la fin d’une grande partie de la vie.

      Le problème c’est que le climat n’est pas un système linéaire. On rajoute du CO2, ça se réchauffe linéairement, mais à certains moment on enclenche des mécanismes de rétro-action positive : fonte du permafrost qui relâche du méthane qui réchauffe, fonte des glaces qui modifie l’albédo, disparition des forêts vierges (pour ceux qu’on a identifié). On estime qu’avec +2° on est super limite pour éviter des mécanismes d’emballement et qu’il faut rester en dessous, et que +1.5° serait le plus chaud "raisonnable". Sachant que quand on émet du CO2, il met 40 ans à produire son effet. D’ou le cri d’alarme du GIEC en 2019 : il ne reste que 2 ans, après, ça va être chaud cacao. La COP25 a été un échec. Grosso modo, c’est foutu pour le 1.5, et va falloir turbiner sec pour éviter le 2°, chaque année sans qu’aucune mesure ne soit prise, c’est autant de plus à rattraper ensuite. En 2019 les dernières études ont montré que le réchauffement se produit plus vite que prévu. L’Australie brûle, la Californie était limite à évacuer sa population en raison de la sécheresse (en 2018).

      Autant dire que ça se présente assez mal.

      Le dilemme est le suivant. Il n’y a que 3 possibilités (schématiquement). On ne fait rien, le coût climatique ira exponentiel, jusqu’au point de non retour. Scénario business as usual. On essaye de sauver le système économique en inventant des technologies "vertes" (capture de CO2, nucléaire, production de protéines moins couteuse, déporter l’industrie dans l’espace, etc...) en espérant que la démographie et la consommation par tête de pipe se stabilise. C’est le scénario transhumaniste / geo-ingénirie. Ou bien, on change de modèle économique, le problème c’est que TOUT est inter-relié actuellement et que toucher à un pan ferait s’effondrer l’ensemble (c’est pour ça que pour l’instant les politiques ne font rien : ils ne peuvent RIEN faire du tout sans que tout ne s’effondre). Notre système capitaliste ne peut aller que dans un seul sens, la croissance, sans elle, c’est des millions voire des milliards de morts assurés. Les théoriciens de la décroissance pensent qu’on peut le faire, mais ils sont les seuls.

      Voila. (Du moins dans ma compréhension des choses)


  • Zip_N 14 janvier 02:40

    Il y a un emballement de décennies en décennies, comme le levier de vitesse pour ne pas faire casser le moteur dans une pente trop raide, il est venu le temps de rétrograder pour pas prendre "le mur" au dernier moment. L’automobile de ville est construite avec des compteurs de 200 à l’heure servant à rappeler que gagner sur un circuit est pas un mythe mais une réalité contemporaine pour sa vie de tous les jours. Le virage écologique est pas acquis.

    La synthèse du problème est comprise unanimement, il manque les solutions et peut-être espérer revenir à un climat des années 1990.

    Diminuer les maxima et superflus ; quand le bateau prend l’eau il faut lâcher du lest et faire des concessions, cela ne suffit pas de monter en haut du mat, au pic de la montagne à l’air frais pour proclamer je suis le gagnant, c’est moi, je suis le dernier des survivants à voir la réalité en face ! (en photo, imaginez la médaille du vainqueur). 

    Si la population double pour stabiliser le processus de réchauffement il faudrait diminuer par 2 la consommation automobile (véhicules plus léger), diminuer la surface habitable. Augmenter les hydroliennes, les panneaux solaires...plusieurs secteurs d’étapes indispensables. 

    Il faut penser une chose plus il y a de diversité de flore plus il y a une diversité d’espèce de la faune, l’un attire l’autre, Les végétaux nous font vivre plus longtemps, Les végétaux c’est 50% de la pharmacie, ils soignent les gros maux, apaisent les petits creux à l’estomac. Leur ombrages protègent des coups de chaleurs.


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