En Indochine comme ailleurs, la Kampetaï, la gestapo japonaise, était présente et à Saïgon, elle était juste en face de la maison de mes grands parents, de l’ autre côté d’ un carrefour. La Kampetaï arrêtait surtout des Chinois (avant le coup de force des Japonais de 1945) et les battait, les tortionnaires disaient qu’ ils étaient ’infirmiers’, ils ne se disaient pas tortionnaires.
Mon père, alors enfant, discutait parfois un peu avec eux, c’ est drôle comme on peut torturer les gens et puis juste après vouloir être normal avec un enfant qui passe par là.