Latigeur Latigeur 14 octobre 2012 22:14

Quelle bêtise que ces films mais la citation de JJ Rousseau, penseur plus doué pour pleurer sur lui même que pour écrire l’histoire rajoute une couche à la nullité de ce post.


Si les institutions spartiates comprenaient bien une assemblée des égaux, cette dernière n’avait que des pouvoirs fort limités, les propositions soumises à son approbation étaient élaborées par 28 gérontes élus par acclamation, il n’y avait pas de débat, l’assemblée disait oui ou non et les géronte avaient un droit de veto sur les votes de l’assemblée. 

 Quel pouvoir pour le peuple ! Quelle grande liberté !

Ajoutons les éphores au nombre de 5, élus par l’assemblée et chargé de surveiller les 2 rois, car il y avait aussi des rois " L’un fait partie de la famille des Agiades, l’autre celle des Eurypontides" , ces rois ont le pouvoir militaire et religieux. Comme dit si bien Rousseau "la grande affaire des spartiates c’était la liberté".

On pourrait encore évoquer contre Rousseau la dialectique du maître et de l’esclave chère à Hegel :

"Une fois maître, l’individu devient passif/inactif. C’est son esclave qui travaille, qui s’accomplit. Ainsi le maître devient dépendant du travail de son esclave, il devient l’esclave de son esclave, car c’est en travaillant qu’on atteint la liberté."

Et Rousseau en avait eu l’intuition lorsqu’il disait :
« L’homme est né libre, et partout il est dans les fers. Tel se croit maître des autres, qui ne laisse pas d’être plus esclave qu’eux. »

Il y a enfin quelque indécence à assimiler le sort des vrais esclaves, ceux de l’antiquité ou ceux des traites négrières aux contraintes des travailleurs contemporains.





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