gregoslurbain
5 mars 2012 13:37
Nous sommes revenus à l’époque de l’aristocratie financière dont s’est inspiré Marx pour parler de luttes de classes...
" La monarchie de Juillet n’était qu’une société par actions fondée pour l’exploitation de la richesse nationale française dont les dividendes étaient partagés entre les ministres, les Chambres, 240 000 électeurs et leur séquelle. Louis-Philippe était le directeur de cette société : Robert Macaire [5] sur le trône. Le commerce, l’industrie, l’agriculture, la navigation, les intérêts de la bourgeoisie industrielle ne pouvaient être que menacés et lésés sans cesse par ce système. Aussi, celle-ci avait-elle inscrit sur son drapeau, pendant les journées de Juillet : Gouvernement à bon marché.
Pendant
que l’aristocratie financière dictait les lois, dirigeait la
gestion de l’État, disposait de tous les pouvoirs publics
constitués, dominait l’opinion publique par la force des faits
et par la presse, dans toutes les sphères, depuis la cour
jusqu’au café borgne se
reproduisait la même prostitution, la même tromperie
éhontée, la même soif de s’enrichir, non point
par la production, mais par l’escamotage de la richesse d’autrui déjà
existante. C’est notamment aux sommets de la société
bourgeoise que l’assouvissement des convoitises les plus malsaines et
les plus déréglées se déchaînait,
et entrait à chaque instant en conflit avec les lois
bourgeoises elles-mêmes, car c’est là où la
jouissance devient crapuleuse, là
où l’or, la boue et le sang s’entremêlent que tout
naturellement la richesse provenant du jeu cherche sa satisfaction.
L’aristocratie financière, dans son mode de gain comme dans
ses jouissances, n’est pas autre chose que la résurrection
du lumpenprolétariat dans les sommets de la société
bourgeoise."
http://www.marxists.org/francais/marx/works/1850/03/km18500301b.htm
Ajouter une réaction
Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe
