Vous connaissez René Quinton et son expérience sur la survit d’un chien ayant remplacé son sang par de l’eau de mer ?
André Mahé souligne que la « survitalité », toujours retrouvée dans les expériences du même type, laisse à penser que l’organisme trouve dans l’eau de mer, un apport vitalement supérieur au milieu intérieur dont on l’a soustrait8.
Une autre expérience de Quinton consista à injecter directement de l’eau de mer dans l’organisme pour voir comment celui-ci gérait un apport excessif. Le biologiste injecta ainsi en 12 heures 6,6 kg d’eau de mer à un chien de 10 kg. Les reins ont filtré sans aucun problème un volume d’eau 60 fois supérieur à l’habitude (10 kg d’urine en 12 heures). Cette expérience fut reprise par le docteur Hallion, membre de l’Académie de médecine, qui administra en 11h40, 10,4 kg d’eau de mer à un chien de 10 kg (soit 104 % de son poids). Le déroulement de l’expérience se déroule sans aucun trouble et le chien présente le lendemain un comportement « remarquablement vif et gai ». Quinton cherche alors à injecter brutalement (en 90 minutes) 3,5 kg d’eau de mer à un chien de 5 kg. L’animal présente alors des troubles fonctionnels, un ralentissement cardiaque, une abolition du réflexe cornéen. Mais, au onzième jour, l’animal rétabli de lui-même présente la même gaieté et la même exubérance constatées lors des expériences précédentes.
Pour terminer de prouver expérimentalement sa théorie marine, René Quinton cherche à tester la survie d’un globule blanc en milieu marin. Cette cellule, réputée fragile, ne survit dans aucun milieu artificiel : les liquides de l’organisme sont les seuls à pouvoir les maintenir en vie. Il constate alors, en diluant les globules blancs de nombreux organismes animaux dans de l’eau de mer, que l’ensemble de ces cellules présentent tous les signes d’une vie normale dans le liquide marin."
Ajouter une réaction
Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe
