Gaspard Delanuit
2 octobre 2011 15:32
Il y a probablement dans la circoncision et l’excision un phénomène de reproduction familiale analogue à celui qu’on remarque (pas systématiquement mais souvent) dans la reproduction de toute violence : le père qui a été battu dans son enfance bat son enfant, le violé devient violeur, etc. Tout le problème est de sortir du cercle vicieux. C’est cette chaîne qu’il faut couper... et pas une partie de son sexe !
Il y a aussi évidemment un immense conformisme social et une inertie intellectuelle. Un peu comme si le bétail d’un troupeau avait été dressé à se marquer lui-même de générations en générations, sous peine d’être exclu du troupeau. Après, toutes les justifications sont des mensonges de consolation : "Mheuuuu ! Regardez comme la partie de notre corps qui est marquée au fer rouge est bien propre, les sales poils n’y repoussent plus !" D’ailleurs le meilleur moyen d’avoir un sexe propre pour les gens incapables de laver un zizi entier tel que la nature l’a fabriqué, c’est de ne plus avoir de sexe du tout et de tout couper.
Le simple respect de la loi dans les pays respectant les droits de l’homme devrait suffire à condamner ces mutilations barbares et sadiques quand elles sont pratiquées sur des enfants.
Ensuite, si un adulte à envie de marquer son corps pour signifier son tribalisme, c’est son affaire (tatouage, scarification, piercing, circoncision, c’est le même genre).
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