poetiste
4 mars 2011 17:32
Pantomime
L’humanité pouvait bien devenir adulte
Toutes les conditions s’offraient en ce temps là
Paradoxalement, elle restait inculte
Ses instincts primitifs regagnaient çà et là.
Des hommes politiques, en de basses intrigues
Ne s’imaginaient pas n’être que des pantins
Cernés par les tropismes de postes que l’on brigue
Ils répondaient en fait à leurs plus bas instincts.
Ils s’imposaient au nom d’un peuple en esclavage
Au vent électoral, ils étaient ballottés
Jeu aveugle et binaire leur renvoyant l’image
La pauvreté morale de leur avidité.
Dans cette conjoncture, les électeurs spoliés
Ne trouvaient pas un homme à mettre en juste place
Ils étaient face aux urnes pieds et poings liés
Éprouvant leur mérite aussi dans cette glace.
Alors la société s’effondrait sur elle-même
Sentait la vanité d’opter pour un élu
Comment lui faire confiance et lui dire qu’on l’aime
Si un jour de son sein des hommes sont exclus ?
L’histoire ne dit pas ce qui est advenu
Après la régression des hommes de ce temps
Jouer les faux prophètes serait mal venu
Mais nous pouvons prier, il en est encore temps.
Prier pour recevoir des hommes responsables
Au service des autres dans le détachement
Chassons l’infantilisme et les châteaux de sable
L’illusion du pouvoir, de nous tout ce qui ment.
L’humanité pouvait bien devenir adulte
Trouver son harmonie, s’accorder ce temps là
Paradoxalement, elle restait inculte
N’entendait plus la vie qui lui donnait le « la ».
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