juanyves juanyves 6 août 13:31

Opération Bin Laden II. Bientôt va sortir le film, il est en préparation à Hollywood.

Un homme jette un coup d’œil par le rideau d’un balcon dans la "zone verte" de Kaboul, et vlan ! Deux missiles équipés de couteaux tranchants sont tirés sur son cœur. Il s’agissait, selon la Maison Blanche, d’Ayman al-Zawahiri, 71 ans, chef présumé d’Al-Qaïda. Pour une fois en 20 ans de clandestinité, le vieil homme tente de se faire la belle, il paie son imprudence de sa vie !

La CIA, le MI6, le BND, le MOSSAD, le MIT et d’autres services de renseignement occidentaux, présents dans ce pays depuis 40 ans, ne savaient même pas que cet individu faisait du tourisme avec ses épouses et ses petits-enfants au Pakistan et en Afghanistan - deux pays où se trouvent des bases militaires américaines - et qu’un informateur taliban était venu il y a un mois leur donner l’adresse du domicile du terroriste égyptien afin d’obtenir les 25 millions de dollars de récompense.

Pourquoi ne pas envoyer un commando pour l’attraper et l’interroger sur ses plans pour les prochaines attaques et découvrir les cellules terroristes qu’il dirige dans le monde entier ? Pourquoi ne pas demander à un tireur d’élite de le tuer et les contribuables paient aux usines d’armement 140 000 dollars de plus pour les deux missiles ? Cette année, le budget militaire a été de 840 milliards de dollars, dont une partie pour les bombes nucléaires dorsales !

Qu’ils n’ont pas l’ADN du corps, avoue le porte-parole de la Maison Blanche John Kirby - il n’y avait pas un seul CSI disponible pour faire le prélèvement ? "Sur la base de multiples sources et méthodes à partir desquelles nous avons recueilli des informations, nous n’en avons pas besoin." Vous voulez dire qu’il portait un turban et une barbe. Pas même une photo du corps, même si c’était un faux ?

Qu’ont-ils fait du corps, s’il n’y a pas de mer ou de rivière à proximité, pour éviter que la scène de crime ne "devienne un sanctuaire pour le djihadisme", comme ils l’ont fait en jetant le prétendu Ben Laden aux requins ?

Les voisins sont étonnés : ils auraient connu l’existence d’un homme dont la langue et les traits n’étaient pas afghans, mais arabes.

Ce qui est curieux, ce n’est pas que l’exceptionnalisme des États-Unis les ait conduits à mentir encore et encore pour justifier leurs agressions militaires contre des États souverains, mais que les journalistes n’aient même pas exigé de preuves.

Le lendemain, Nancy Pelosi, membre du Congrès américain, atterrit à Taïwan pour une visite semi-clandestine d’une nuit, qualifiée d’"illégale". De nombreuses organisations antimilitaristes américaines, telles que CODEPINK, les Femmes pour la Paix, avaient exigé l’annulation de la visite. "Pourquoi une telle provocation en ce moment et malgré le fait qu’elle posera des risques énormes ?" ont-ils demandé.

La gestion du voyage a été pleine de fake news, de manipulation de l’opinion publique et aussi de test de la réaction des alliés européens et asiatiques qui ne comprenaient pas une telle provocation inutile et stupide.

Fin du scénario : un remake


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