Djam Djam 2 juillet 15:04

Ce qui frappe dans ce long et intéressant entretien c’est la posture de D. Robert... l’on sent bien dans sa manière de faire le "journaliste enquêteur" qu’il tente de combiner sa conviction profonde et assez bétonnée (que l’on peut exprimer sous la forme de "moi, je suis persuadé que le covid c’est vachement dangereux et pire que tous les autres"), conviction qu’il essaie de masquer par une fausse ouverture au doute et pire, à l’éventualité qu’il se soit lui-même largement trompé dans ses conclusions sur l’épidémie.

Cela traduit chez ce journaliste une raideur personnelle totalement noyée dans une bonhommie un peu mollasse. J’irai jusqu’à dire que cet homme a développé une peur certaine de dire "l’interdit". Or, dans notre société, l’interdit suprême, le tabou absolu c’est de dire autre chose que la doxa officielle.

Denis ROBERT a été un courageux enquêteur, ses ouvrages sur le scandale "Clearstream" puis (suite de l’afaire) la "Boîte noire" lui ont valu une vie épouvantable : mis sur écoute, insultes, menaces des serves secrets, pressions des groupes privés mondiaux, cambriolages à son domicile et bien d’autres préjudices qui l’ont indiscutablement usé. Il a fini par se caser au Média, pour au moins continuer à faire son métier, mais on le sent définitivement archi méfiant à s’aventurer comme il le fit avec ténacité dans les deux affaires sus-citées.

Cela donne un homme impatient d’aller très vite à l’essentiel dans un entretien où son interlocuteur pèse ses propos, demeure dans la nuance avec raison et prend son temps pour développer ses hypothèses. Du coup, ROBERT manifeste de l’ennui (il ne sait plus écouter sans anticiper mentalement) et voudrait que l’interlocuteur lui délivre, à la façon des pseudos argumentateurs de notre époque, immédiatement et sans détour les "preuves" permettant de valider (comme avec le langage informatique : oui / non valider / annuler, etc... !) la réalité vraie ou le faux.

L’entretien est intéressant sur ce point en particulier qu’il démontre comment et avec quel discrédit le journalisme de la communication a remplacé l’investigation qui, comme la vie, exige doute, patience, remise en cause et ouverture d’esprit. ROBERT espère vraisemblablement être de ces journalistes qu’on qualifie d’ouvert et à l’écoute mais tout est faux chez lui. En tout cas, même s’il essaie d’être ouvert et à l’écoute on sent nettement qu’il voudrait bien que la conclusion soit déjà assénée vite-fait et si possible dans le sens de ses propres attentes.

C’est en cela que Denis ROBERT est comme la majorité des journalistes de la comm" officielle globale : un mauvais acteur dans un théâtre de mensonges qui tresse quotidiennement l’illusion globale dans laquelle, à la façon de "Matrix", les médias du monde enferme le cerveau collectif.

Le psychiatre interrogé a totalement raison pour le coup : D. ROBERT comme nous tous vit dans un délire collectif avéré.


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