Tchakpoum 26 mars 15:45

@Garibaldi2

Dans la première vidéo de l’article de Hiéronymus, Olivier Véran annonce un autre arrêté. Ce n’est pas la même chose.

Celui du 13 janvier, dont vous parlez, a classé le plaquénil (l’hydroxychloroquine), en médicament sur ordonnance.
Les autorités sanitaires, à la suite, ont recommandé de ne pas prescrire ce médicament dans le cadre de la lutte contre le coronavirus.
C’est le médecin qui reste juge auprès des patients, qu’il a diagnostiqués, pour prescrire les traitements qui leurs conviennent, cette fois-ci sur ordonnance s’il prescrit du plaquénil.
L’allocution d’Olivier Véran, annonce un arrêté qui retire au médecin cette liberté et restreint son usage à conditions particulières, pour les malades en hôpital avec les poumons atteints (alors que le plaquénil agirait possiblement sur le virus, mais en tout cas pas sur les poumons).

Des médecins et chefs de services, informés de l’expérience et des résultats de Didier Raoult, avaient déjà commencé le traitement du plaquénil avec l’antibiotique.

Par exemple, Christian Perronne, chef de service infectiologie à l’hôpital de Garches. Puisqu’il n’y a pas de traitement, il a commencé l’essai du traitement préconisé par Raoult dans son hôpital. A la suite de l’allocution de Véran, dans le première vidéo de cet article, la Direction d’Assistance Publique des Hopitaux de Paris a stoppé la fourniture du plaquénil et ce médecin ne peut plus continuer l’expérience de ce traitement.
https://www.facebook.com/quoi2newstv/videos/2928993840521844/

Philippe Juvin, chef du service des urgences à l’hôpital européen Georges-Pompidou à Paris recommande l’essai du traitement sans attendre les résultats de l’essai européen Discorvery. J’ignore s’il a réellement commencé dans l’hôpital.

Jean Paul Hamon, président de la fédération des médecins de France, recommande aussi l’essai sur les patients qui le souhaitent après les informations et préventions données par le médecin. Contaminé, il a pris lui-même le traitement, puis il l’a arrêté, car il en subit des effets secondaires.
https://www.youtube.com/watch?v=JVqowCkz1TE
Moi-même, à mon troisième voyage au long cours, j’avais arrêté le traitement antipaludéen, alors que ma copine d’alors et les amis avaient continué. A chaque fois, je démarrais le voyage avec maux de tête, vomissements, courbatures. Je trouvais qu’il n’était pas bon de commencer un voyage en étant malade alors qu’on se trouve en environnement plus infectieux. J’ai adopté des comportements de précaution, depuis, et je n’ai plus jamais pris aucun traitement allopathique durant mes voyages. D’ailleurs, je n’ai jamais eu aucune des maladies classiques du voyageur, alors que je continue à partir avec un sac au dos et à dormir à l’occasion chez l’habitant. Ceci pour vous renseigner que ce n’est pas un fondu de la chloroquine qui vous parle.

Le traitement préconisé par Raoult rentre dans le programme européen des essais cliniques Discorvery, mais sans accompagnement de l’antibiotique qu’il recommande, pour les malades déjà sévèrement atteints, alors que c’est préconisé en début de maladie, avant les effets sur les poumons. Autant dire que c’est fait pour présenter des résultats malhonnêtes aux recommandations de Raoult.

Encore une fois : le métier le médecin est d’adapter les traitements à ses patients qu’il connait. Si j’avais le virus, la chloroquine m’intéresserait quand même (j’y ai le droit chez moi) et je verrais alors avec mon médecin ce qui est mieux, en fonction de mon histoire, de ses connaissances et de son diagnostic.
Un essai clinique scientifique est opportun puisque qu’il n’y a pas de traitement reconnu contre ce virus, mais il n’y a pas de raison qu’il empêche les médecins de faire leur travail, avec les réalités de leurs patients et de leur situations d’activités. C’est stupide de ne pas utiliser leur intelligence et leur capacité à partager leurs résultats, à améliorer leurs traitements.

Dans une médecine idéale, les autorités régionales sanitaires devraient être au service des médecins, en l’occurrence faire la collecte progressive de leurs résultats et offrir ainsi un outil d’aide à la concertation et à la validation, à l’évolution ou à l’abandon du traitement. En leur retirant cela, l’Exécutif concentre toutes les décisions à prendre, avec des experts hors sols qui jugent au lieu de chercher un traitement, alors qu’il est déjà en mode panique à ne pas pouvoir fournir les masques, les tests, les respirateurs, les lits, pris par l’hystérie médiatique, les combats entre services régionaux et les big pharmas et une porte-parole qui parle de doigt dans le nez quand on lui dit qu’il n’y a pas de masques en France.


Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe