perlseb 27 décembre 2019 15:14

@Super Cochon
Quand je dis qu’on ne peut rien faire, c’est dans ce système. En particulier, que les chefs d’entreprise puissent choisir de modifier leur procédé de fabrication ou leur recette en cherchant à vendre leur produit comme avant (chocolats de Noël de mon premier exemple), c’est du vol. Ce sont les consommateurs qui doivent choisir ce qu’ils veulent, la recette de ce qu’ils achètent.

En somme, je demande tout le contraire de vous. Vous voulez un vrai chef, un "dur",. Je ne veux plus de chefs. Nous ne sommes pas égaux, mais nous ne sommes pas classables selon une relation d’ordre. Certains idiots bons à rien ont peut-être un patrimoine génétique qui permettra à l’espèce de survivre à un virus. Cas extrême pour expliquer que ce qui compte, ce n’est pas l’individu, mais le collectif. Ce n’est pas à certaines personnes de décider qui doit être récompensé pour bon larbinisme. La valeur d’une personne devrait être jugée par un collectif, par ses propres collègues de travail, par exemple.

En économie, la chose la plus idiote qui soit, c’est le chômage. D’un côté les chômeurs prélèvent aux autres pour continuer à survivre, de l’autre, ils ne produisent rien. Un système économique qui a besoin du chômage (pour tasser les salaires, pour permettre aux boulots sans intérêt d’être mal payés, toujours pour augmenter le profit des vrais décideurs) est une dictature qui ne veut pas se nommer. Quand on voit que pour les retraites, certains la demandent avant tout le monde parce que leur métier est très dur (ce qui est parfois vrai), vous croyez vraiment qu’on ne peut pas les recycler dans un boulot où ils seraient assis (et il n’y a pas que des métiers intellectuels où on est assis) ?

L’accès au travail devrait être la chose la plus simple qui soit et être obligé de passer par des recruteurs, des chefs d’entreprise ou autre oracle auto-proclamé est une grave atteinte aux droits de l’homme : nous sommes loin d’être égaux en droit.

Mais pour permettre à une société sans chef d’exister, il faut que les gens arrêtent d’être larbins, il faut qu’ils arrêtent de croire que ce sont d’autres qui vont résoudre leur problème, et il faut qu’ils arrêtent d’attendre que leur emploi du temps soit construit par d’autres. Et c’est précisément à cause de ces derniers points que je crois que le changement n’est pas si facile.

La société a inventé tout un tas de moyens pour qu’une personne seule puisse en piloter des milliers d’autres (monnaie, propriété privée, banques, assurances, etc...). Et c’est normal puisque ceux qui exploitaient déjà les autres avaient la possibilité de créer les lois et les "structures" pour rendre l’exploitation encore plus large (le système a toujours été pyramidal).

Maintenant, nous avons des moyens de communiquer entre nous et nous pourrions, si nous étions un peu intelligents, définir les méthodes pour que notre collectif soit géré par nous-même. Je prends 2 mauvais exemples : le financement participatif peut être une arnaque qui permet à certains (spécialistes en présentation) de récolter des fonds et de ne rien faire en contrepartie. Les cryptomonnaies, apparemment décentralisées, ne sont que des arnaques qui ont fait la fortune de ceux qui les ont créées et qui ne résolvent pas le problème de base de la monnaie (à savoir la formation des prix selon la loi de l’offre et de la demande, largement manipulée, injuste qui contribue à la première forme de vol). Mais bon, dans une société libre, plusieurs forment d’organisation pourraient coexister, à chacun de choisir son modèle qui lui correspondrait (débats => plusieurs possibilités d’organisation => plusieurs organisations => système libre où on a du choix et où on a participé à ce choix).

En somme, si nous ne voulons plus être esclaves, si nous voulons être libres, il faut être autonome. Et un collectif devrait être géré par ce même collectif, les bénéfices de ce collectif devrait revenir à ce collectif. C’est plus compliqué que d’avoir un chef et de s’écraser, mais c’est ça la civilisation, pour moi, cette conscience des autres, du groupe et son respect.

L’individualisme, l’élitisme, c’est l’instinct de survie animal magnifié de façon absurde. Ceux qui justifient les grosses inégalités prennent la nature en exemple. Et pourtant, quand on voit comment sont récompensés les pingouins intrépides qui se jettent à l’eau pour la première fois avant les autres (en étant avalé par des orques), on comprend que ce qui compte, c’est le groupe. Et la nature ne montre que ça, si l’on sait regarder.


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