Norman Bates Norman Bates 30 novembre 16:01

Il est faux d’affirmer que nous vivons dans un monde de plus en plus violent...

Jadis, une "révolution" c’était des têtes au bout d’une pique...désormais le frisson révolutionnaire c’est défoncer une porte de ministère au tire-palettes sans même molester le ministre...même pas une petite claque nerveuse...

Dans l’avenir on peut imaginer la "révolution" en boudant, avec éventuellement la menace du caca nerveux pour les plus extrémistes...

Vendre de la "révolution" est émoustillant pour l’éditorialiste qui veut faire de l’audience ou l’opportuniste qui a un bouquin à vendre, mais où est la victoire des mutilés et des éborgnés.. ?

La seule véritable (r)évolution est une prise de conscience des plus lucides de leur impuissance face à un "système" dont les "élites" supposément aux manettes ne sont que le vernis superficiel...en grattant un peu ça s’agite, ça semble lâcher du lest...la capitulation sans condition de ces pantins ne serait qu’un grand soir illusoire avant une mémorable gueule de bois agrémentée d’un coma démocratique cette fois débarrassé des retouches cosmétiques susceptibles de gruger les plus naïfs...

Le règne sans partage des puissances dominantes est un hiver glacial sans fin, surtout face à des esclaves ruminants fardés des pudeurs et des limites savamment instillées dans leurs crânes et leurs mémoires par leurs maîtres...

Les pulsions de révolte de la machine humaine sont elles aussi frappées par l’obsolescence programmée...


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