Djam Djam 3 septembre 2019 13:10

Moix, le bien nommé, est un symptôme à multiple causes de notre société malade. Cette pseudo affaire révèle surtout ceci :

le narcissisme de notre époque qui produit des esprits obsédés par la starisation d’eux-mêmes (je voulais absolument le Goncours ou le Renaudot, confiait le petit Yann avant son pavé intitulé "Naissance")

la maladie de la repentance infligé à toute personne considérée comme pensant mal en regard de la... bien pensance en cours, laquelle inclut, vous l’aurez compris, l’obligation d’être judéophile, LGBTphile, Gynophile, islamophile, europhile, monculsurlacommodophile...

— la nouvelle mode, très américaine ou japonaise, de l’excuse publique. Bientôt des tribunaux ad hoc ?

la perversion comme mode d’être : celle de Moix est une synthèse, comme dirait Blier.

Cet auteur, égocentrique à souhait, pervers dans son goût pour la dissimulation, calculateur pour sa propre célébration, capable de ramper devant son mentor objet à la fois de fascination et de détestation non avouée est le parfait représentant de la mentalité dont la modernité individualiste et matérialiste à accouché.

Cet esprit retord a juste oublié une chose essentielle : tout se paye dans la vie. Tôt ou tard, mais on paye et parfois plus cher que la magouille initiale.


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