pierrot19 9 août 16:19

Cette réaction suscite en moi la réflexion « quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt  ».

En effet, les propos de Michel Onfray relèvent d’un constat et d’une critique parfaitement justifiés. Le fait que l’énoncé de la vérité puisse blesser n’est pas à considérer, sauf à vouloir imposer le « politiquement correct » qui accompagne inconditionnellement l’enfumage médiatique que nous subissons quotidiennement.

Que dit Michel Onfray ? Il dit le manque d’humanité que l’image de Greta Thunberg renvoie (car c’est une fait), note l’hypocrisie autour de l’énoncé de son autisme, et pointe l’inadéquation entre sa situation et ses propos. Il rappelle également à quel point elle dépasse les bornes. En substance, la chose qu’il dénonce se situe quelque part entre l’erreur de casting et la manipulation médiatique.

Car enfin, lorsqu’on désigne un porte-parole pour aller s’exprimer jusque devant les plus hautes assemblées de pays étrangers, ce dernier ne devrait-il pas au moins un peu avoir le profil de l’emploi ? Sur la forme, sa personnalité et son apparence ne devraient-elles pas refléter a minima le discours qu’il porte ? Sur le fond, sa position et ses actes ne devraient-ils pas au moins s’accorder avec les arguments qu’il avance ? Ne devrait-il pas être irréprochable sur ces points, particulièrement quand son but est de mettre ses auditeurs en accusation ?

Si j’avais endossé son rôle, moi qui présente pourtant un CV beaucoup plus convainquant que cette adolescente, j’aurais parfaitement admis qu’on critique les défauts de ma personne et de ma façon d’être, parce que j’aurais eu conscience qu’ils n’auraient pas bien convenu à cette tâche. Ce n’est pas comme si l’on avait manqué de candidats.

Or, de par sa situation et sa personnalité, ignorante de la vie et incompétente dans la chose scientifique, Greta Thunberg aurait dû être parmi les dernières personnes autorisées à donner des leçons à nos députés, particulièrement en ce qui concerne leur méconnaissance de la vie et leur incompétence scientifique !

Alors, plutôt que l’une des milliers (millions ?) de personnes beaucoup mieux placées qu’elle, pourquoi l’a-t-on justement choisie ? Très certainement parce que ceux qui l’utilisent jouent sur les sentiments plutôt que sur la raison et tablent sur le « politiquement correct » pour faire taire les critiques, ce qui, à mon sens, mérite suspicion.

On doit à Michel Onfray de ne pas être tombé dans ce piège et de nous l’avoir désigné sans sensiblerie ni conformisme mal placé. Ceux qui le lui reprochent endossent juste le rôle d’idiots utiles, car ni la lutte contre le réchauffement climatique ni l’autisme ne sont en question dans cette affaire.


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