Zatara Zatara 10 juin 16:39

@maQiavel
Les processus d’abstraction ne conduisent pas forcément à une mauvaise « appréhension » des phénomènes sociaux

par mauvaise appréhension, je voulais dire qu’elles peuvent s’approcher d’une certaine réalité statistique valable... mais ça ne montre qu’une réalité statistique...
pas la réalité des phénomènes et des processus.

Tu dis vouloir illustrer par l’exemple la distinction entre un cliché et une catégorie sociale. Mais cette phrase ne veut rien dire ontologiquement. Un cliché relève d’une croyance ou d’un savoir simplifié populaire qui ne se base que sur une appréhension et d’une digestion culturelle (il y a donc aussi une notion de temps), alors qu’une catégorie sociale est le fruit d’une méthode pseudo scientifique (le biais des critères, des méthodes, des formules, des écoles de sociologie —différentes suivant les pays—) qui ne cherche qu’à représenter la réalité de certains phénomènes à l’échelle d’une population (là aussi critères de sélection, géolocalisme, et outils mathématique pour étendre un "prélèvement" d’info à l’échelle supérieur. Maintenant, qu’un mot est un sens (et une certaine ’profondeur’ depuis le savoir qui lui est associé) dans le vocabulaire spécifique du petit monde de la sociologie, et qu’il en ait un autre dans le sens courant, populaire, n’a rien de spécifique.

Tu es juste en train de rappeler que les sociétés fonctionnent mentalement depuis des symboles commun qui évoluent selon certaines règles, et que le corps professionnel qui se réclame légitimement le plus à même de définir le sens d’un mot n’a pas toute autorité et tout pouvoir sur son appréhension générale. Il faudrait plutôt aller gratter du côté de la télé et des merdias en générale, en tant qu’incubateur de changement de sens (bien qu’il s’agisse en réalité d’un échange entre médias et digestion des masses). Tout est mème quelque part... qui mène la danse des symboles ?


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