Joe Chip Joe Chip 15 septembre 2018 19:15

@Perre Sanders

Vous devriez lire ses écrits et écouter ses discours, déduire est toujours mieux que "savoir", surtout quand j’ai la courtoisie d’allez rechercher les liens pour illustrer mes propos. En l’occurrence Orban dit lui-même que la démocratie illibérale est en somme et en pratique ce qu’il appelle la "démocratie chrétienne".

Idem sur la Russie, Orban prône un simple rapprochement tactique avec la Russie mais sa vision sur le long terme reste globalement américano-centrée - comme celle de tous les dirigeants de pays de l’est - comme le démontrent encore une fois ses propos au sujet d’une future partition de l’Ukraine sur le modèle de Berlin, avec une partie est (russophone) abandonnée à la Russie et une partie occidentale sécurisée par l’armée américaine (OTAN). En gros, un nouveau mur de Berlin derrière lequel se trouverait cette fois toute l’Europe centrale et la majeure partie de l’Europe de l’Est, à l’exception de quelques territoires russophones et d’anciens satellites de l’URSS.

Ce n’est pas moi qui spécule ou qui réalise des "plans sur la comète", je n’ai fait que synthétiser et mettre en perspective des éléments du discours d’Orban, mais vous êtes sans aucun doute mieux placer que lui pour connaître ses projets politiques. 

En revanche, supposer l’existence d’une internationale de dirigeants "illibéraux" et conservateurs qui seraient voués à s’entendre contre les démocraties occidentales libérales est une vue de l’esprit, pas une réalité politique, au même titre que le "rapprochement avec Poutine". 

L’"UERSS", je ne sais pas davantage ce que c’est, à part une formule stéréotypée et rabâchée par certains adversaires de l’UE. 

Et pour finir, tout en prétendant ne pas spéculer vous envisagez sérieusement le scénario peu crédible d’une explosion de la majorité conservatrice allemande sous prétexte qu’il existe des différences d’appréciation entre CDU et CSU. Quelles que soient ces différences, la majorité allemande ne se tirera jamais une balle dans le pied qui la priverait du même coup de son hégémonie au parlement et l’obligerait à monter des coalitions aléatoires et douteuses avec des partis conservateurs étrangers. Je vous rappelle que la défense des intérêts nationaux allemands dans l’Union est constamment mise en avant dans les documents officiels relatifs à l’Europe. Même la décision de faire venir les migrants a été prise par l’Allemagne sans aucune concertation avec ses partenaires et sous la pression des industriels allemands.

Pour le reste, je vous laisse libre de vos opinions et notre échange s’arrête ici.


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